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Comment vaincre le syndrome de l'imposteur

Bonheur, Travail

11/21/2018

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comment vaincre le syndrome de l'imposteur

Comment vaincre le syndrome de l'imposteur : comment sortir de la dépréciation de soi et se sentir plus légitime au travail ? 

Se sentir légitime dans ce que l’on fait est l’une des clés essentielles de la confiance en soi au travail. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent de ce qu’on appelle communément le « syndrome de l’imposteur », c’est à dire du sentiment de ne pas être suffisamment qualifié ou capable pour occuper son poste, d’usurper la moindre de ses succès, et de façon générale de ne pas avoir de mérite. Alors, comment vaincre le syndrome de l'imposteur ?

Le syndrome de l'imposteur : diagnostic

Souffrez-vous de ce fameux syndrome ? Les prétendus « imposteurs » sont généralement des personnes ayant une vision distordue de la réalité, qui les pousse à avoir une appréciation négative de leurs performances et capacités. Malgré les preuves objectives de compétence, elles continuent à ne pas se sentir à la hauteur, et attribuent leur réussite personnelle à des facteurs extérieurs. Cette vision biaisée les conduit à considérer avec suspicion les compliments, à se dénigrer, ainsi qu’à tout mettre en œuvre pour ne pas être « démasquées ». Dans ce contexte, comment vaincre le syndrome de l'imposteur et aller de l'avant ?

Comment vaincre le syndrome de l'imposteur

Cette culpabilité face au succès et l’angoisse d’être reconnu incapable d’occuper ces fonctions conduit les « imposteurs » à s’enfermer dans un cercle anxiogène dont il est difficile de sortir. Les personnes souffrant du syndrome tendent à penser que l’on attend beaucoup plus d’elles que ce n’est réellement le cas, ce qui est à l’origine de leur insatisfaction chronique. Le sentiment d’imposture peut se muer en une souffrance dont les manifestations sont très concrètes, au travail ou dans la vie personnelle. Face à l’angoisse d’effectuer une tâche au travail, les « imposteurs » peuvent développer deux types de réaction, selon Kevin Chassangre, psychologue, docteur en psychopathologie et auteur de Traiter la dépréciation de soi, le syndrome de l'imposteur (éd. Dunod). La première consiste à reléguer la tâche le plus longtemps possible, à procrastiner, ce qui revient à se mettre soi-même en difficulté. A contrario, la deuxième réaction des « imposteurs » est de se surcharger de travail, d’en faire trop pour essayer de camoufler sa prétendue incompétence. Ponctuées d’insatisfaction chroniques, ces deux situations créent un véritable sentiment de mal-être pour qui souffre du syndrome de l’imposteur. Ce sentiment d’illégitimité conduit à un cycle de faillite permanente malsaine, qui, si elle n’est pas résolue, peut mener à des situations de mal-être psychologique graves.

Briser ce cycle anxiogène passe d’abord par adopter une vision moins dichotomique de la réalité, hors du « tout ou rien ». Plutôt que de se concentrer sur les choses ratées, les personnes qui se sentent illégitimes doivent commencer par évoquer ce qu’elles ont réussi, apprendre à accepter les compliments sans arrière-pensée, et à se détacher de la notion de performance, rarement objective.

Le phénomène du « syndrome de l’imposteur » est un fait de société plus important qu’on ne l’imagine, et dont les conséquences sont graves, à la fois pour les personnes qui en souffrent et pour leurs entreprises. Ce sentiment d’illégitimité est probablement t renforcé en France par une culture qui ne valorise pas suffisamment le succès et la réussite personnelle, au contraire de nos voisins anglo-saxons, toujours prompts à valoriser ceux qui ne cachent pas leurs ambitions et leur compétence.

A retrouver sur notre blog : Le syndrome de l’imposteur : qu'est-ce que c'est et Peut on mentir à un entretien d'embauche ?.

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