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Les certifications HQE, BREEAM, LEED… Kesaco ?

Economie et Travail

11/21/2018

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Depuis 2010, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n’est plus seulement un effet de mode : c’est aussi et surtout un principe légal obligeant les entreprises cotées en bourse à indiquer dans leur rapport annuel une série d’informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités.
Conséquence directe de cette loi et de ces effets sur l’image et la communication des entreprises à ce sujet, de nombreuses certifications ont vu le jour pour garantir un respect optimal de différents critères écologiques, notamment en termes de construction ou de rénovation de bâtiments.
Les trois certifications les plus légitimes et reconnues d’entre elles dans ce domaine sont les certifications dites HQE, BREEAM ou encore LEED. Respectivement française, britannique et nord américaine, ces certifications s’intéressent à la conception, la construction et le fonctionnement de bâtiments écologiques.
Si leur but est bien de limiter à court et à long terme les impacts environnementaux d’une opération de construction ou de réhabilitation – tout en assurant aux occupants des conditions de vie saine et confortable – les méthodes qu’elles utilisent pour vérifier cela ont un impact direct sur le coût, pour l’entreprise, de se faire certifier.
 
Ainsi, la plus chère d’entre elles est HQE (Haute Qualité Environnementale) qui existe depuis 2004 et qui est délivrée depuis 17 ans maintenant par Certivea. Elle se compose de 14 critères dont:
•    L’éco-construction : relation entre bâtiment et environnement, matériaux, chantier à faible impact, etc.
•    L’éco-gestion : énergie, eau, déchets, maintenance.
•    Le confort : hygrothermique, acoustique, visuel, olfactif.
•    La santé : qualité sanitaire des espaces, de l’eau et de l’air.

S’il faut compter environ 20 700€ pour faire certifier un immeuble de 10 000m2, HQE permet ensuite d’obtenir encore d’autres labels de performance énergétique, ce qui la rend incontournable en France. A titre d’exemple, 284 bâtiments en Ile-de-France l’avaient obtenue en 2015 .

De son côté, la certification BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Methodology) regroupe un peu moins de critères (une dizaine en tout), ce qui la rend plus abordable financièrement. Pour un immeuble d’une surface identique au précédent, il faut compter cette fois 8 780€.
Enfin, LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), avec ses 9 critères d’études, est la moins chère. Si son coût n’est « que de 6740€ », elle reste néanmoins peu recherchée en France pour l’instant.

Cependant, et bien que pour le moment, ces trois certifications dominent principalement le marché du bâtiment en matière de respect de l’environnement, la création d’une plateforme dédiée à la responsabilité sociétale des entreprises créé en 2013 a pour mission de lancer une expérimentation de labels sectoriels dans le courant de l’année 2018, ce qui pourrait bien changer la donne.
Ainsi, la mise en relation de ces nouveaux acteurs pourrait bientôt permettre l’émergence de nouvelles certifications, aussi bien sur le plan des modalités à respecter que des coûts à engager pour obtenir ces sésames tant convoités !

 

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