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Reprendre le travail après un burn-out

Bonheur, Travail

10/4/2018

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Reprendre le travail après un burn-out : des chiffres inquiétants 

Selon une enquête de 2015 réalisée par l'Institut Think pour le cabinet conseil Great Place to Work, deux salariés sur dix sont menacés par un risque de « burn out ». Alors, comment reprendre le travail après un burn-out ? Après des mois passés à se remettre de ce traumatisme, le retour au travail peut devenir une véritable épreuve. Voici quelques conseils pour reprendre son activité après une période de profonds questionnements sur soi et sur sa trajectoire professionnelle.

Reprendre le travail après un burn-out

Qu'est-ce qu'un burn-out ?

Littéralement, faire un « burn-out », c’est « brûler de l’intérieur, se consumer ». Ce terme anglo-saxon désigne un état d’épuisement psychologique voire physique lié à l’activité professionnelle. Il est souvent la conséquence d’un état de stress chronique favorisé par un manque de reconnaissance au travail, une continuité entre vie professionnelle et vie personnelle à cause des nouvelles technologies, ainsi que par une hyperactivité de plus en plus commune et valorisée dans nos sociétés.

Reprendre le travail après un burn-out : tous concernés

Le phénomène du « burn out » touche hommes et femmes, toutes professions confondues, et souligne l’importance de repenser notre rapport au travail de manière globale. Le « burn out » n’est pas un état mais un processus, et prendre des vacances ou s’autoriser un peu de repos ne suffisent pas à régler le problème. Pour éviter toute rechute, il est nécessaire de repenser intégralement son rapport au travail. Une première prise de conscience sur ce qui est arrivé est nécessaire. Il faut commencer par accepter ce qui est arrivé, admettre la gravité du « burn out », avant de chercher à identifier les paramètres ayant conduit à cet état d’épuisement.   

Catherine Vasey, psychologue et auteure de Burn-out : le détecter et le prévenir, conseille de commencer par identifier ce qu’elle nomme les « lieux d’usure » c’est-à-dire un fait récurrent parfois anodin mais particulièrement usant pour celui ou celle qui le subit : un téléphone qui sonne en permanence, une tâche chronophage mais inutile, un manager envahissant. Il faut identifier ces points d’achoppement et essayer de les modifier au mieux. Il faut néanmoins avoir à l’esprit que certains de ces lieux d’usure sont propres à un lieu de travail ou à une profession. On ne peut pas remédier à tout, et il faudra alors se demander s’il est judicieux de vouloir reprendre une activité professionnelle au même endroit.

Reprendre le travail après un burn-out : quelques questions à se poser

Il s’agit en second lieu de redonner sens à son activité, en s’éloignant des aspects stressants de son travail et en s’interrogeant sur ses motivations personnelles : qu’est ce qui me motive dans mon travail ? Qu’est ce qui me fait me sentir valorisé ? De quoi ai-je absolument besoin au quotidien ? Il faut essayer de trouver un compromis entre ces tâches « usantes » que l’on ne peut pas toujours évacuer, et celles qui nous permettent de nous sentir plus épanouis, celles qui nous ressourcent. Retrouver du temps pour soi-même sur son lieu de travail est primordial, afin de ne pas subir sa carrière et conserver le plaisir de travailler et de l’énergie pour sa vie privée.

À retrouver sur notre blog : De l’effet tunnel au "burn-out" comment s'en sortir? et Burn-out : Comment le déceler et l'éviter ?.

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