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Accueillir les migrants: le travail comme facteur d'intégration

6/12/2018

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Accueillir les migrants: le travail comme facteur d'intégration

Le travail constitue dans les sociétés humaines, tout comme la famille ou la communauté religieuse, un important vecteur de socialisation. Le travail comme facteur d'intégration, une solution pour accueillir les migrants ? Il permet aux individus de se définir par rapport à la société, et de s’y insérer en tissant des liens avec d’autres de ses membres. L’activité professionnelle est également un aspect important dans la constitution de l’identité personnelle. Ce n’est donc pas fortuitement que de nombreuses associations d’aide aux migrants ont fréquemment souligné l’efficacité de l’intégration de ces personnes à leurs sociétés d’accueil par le travail. L’importance donnée à l’activité professionnelle comme vecteur d’intégration des migrants est un exemple patent du rôle social de l’activité professionnelle.

Accueillir les migrants: le travail comme facteur d'intégration

L’accès à un emploi est un des moyens les plus complets et les plus efficaces de s’intégrer à une société d’accueil, grâce à l’accès à une couverture sociale, un hébergement, ainsi que par l’apprentissage d’une culture et d’une langue. L’activité professionnelle permet également de tisser des liens avec des citoyens du pays d’accueil, mais aussi de gagner une « utilité sociale » à leurs yeux, c’est-à-dire de participer au projet de construction nationale et de se défaire d’une image négative de « parasite » des structures sociales.

Forts de ce constat, de nombreux programmes nationaux et européens ont placé l’accès à l’emploi au cœur de leurs stratégies d’intégration. C’est notamment le cas du programme HOPE (Hébergement, orientation, parcours vers l’emploi) développé depuis l’été 2017 par le gouvernement français. Ce partenariat public privé permet à 1 000 réfugiés de commencer un apprentissage du français et d’un métier en déficit dans les entreprises françaises. Les expérimentations déjà réalisées dans les Hauts-de-France et en Île de France ont démontré des résultats positifs, avec 71% des bénéficiaires du programme ayant décroché un diplôme à l’issue de la formation, et 62% ayant trouvé un emploi dès la fin de leur cursus.

Dans la même idée, en mai 2017, la Commission Européenne a lancé un nouveau programme intitulé Employers together for integration, consistant à mettre en avant les pratiques et initiatives d’employeurs européens dans le processus d’intégration des migrants. Les entreprises recrutant des membres de pays tiers comme apprentis peuvent aussi rejoindre une autre initiative lancée par la Commission, la European Alliance for Apprenticeship. De manière générale, l’Union Européenne (UE) œuvre en faveur d’une meilleure coordination des outils permettant l’intégration des ressortissants de pays tiers au marché du travail européen. En juillet 2017, la Commission Européenne a ainsi inauguré un outil de profilage de ses personnes, afin de collecter des informations sur leurs trajectoires professionnelles pouvant être utiles aux entreprises européennes.

Ces différentes initiatives s’enracinent dans l’idée que le travail est le meilleur constructeur de lien social, et le vecteur le plus efficace d’intégration, à la fois pour les ressortissants de pays tiers, mais aussi pour les nationaux des pays de l’UE.

A lire aussi sur notre blog après le travail comme facteur d'intégration : Vaincre la solitude au travail et Le bonheur au travail : Entreprise et bonheur ne sont pas incompatibles

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