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Portage salarial Caen : C’est pour Caen ?

Portage salarial Caen : C’est pour Caen ?

PORTAGE SALARIAL CAEN: C’est pour Caen ? Le portage salarial est une relation contractuelle tripartite entre une entreprise cliente, un consultant/salarié porté et une entreprise de portage salarial. D'une part, un contrat de travail est établi entre le salarié porté et l'entreprise de portage salarial. D'autre part, un contrat commercial est établi entre l'entreprise de portage salarial et l'entreprise cliente ! Le portage salarial est donc une façon de travailler plus souple et nomade ! Chez OpenWork, on l’a bien compris ! Vous pouvez nous retrouver en autre, à Bordeaux, à Paris mais aussi à Lyon. Et aujourd’hui on vous présente le portage salarial Caen ! Et comme le disait si justement Madame de Sevigné à propos de la Normandie “Ce pays est très beau, et Caen la plus jolie ville, la plus avenante.... et enfin la source de tous nos plus beaux esprits” Portage salarial Caen : une ville gorgée d’histoire Portage salarial Caen, et si vous sautiez le pas ? La ville de Caen bénéficie d’une position géographique idéale ! Dans le Calvados, Caen en voiture est à environ 2h30 de Paris, 1h du Havre et de Rouen. Sans oublier l'Angleterre accessible rapidement en ferry ! Mais ce n’est pas tout ! Caen est une des villes françaises les plus favorables pour trouver un logement et un emploi! 💡 Bon à savoir : depuis 2016, Caen est le siège du conseil régional de Normandie et donc la capitale politique de la région tandis que Rouen avec le siège de la préfecture (chef-lieu) est la capitale administrative. Vivre à Caen, c’est avant tout vivre dans une ville remplie d’histoire ! Cette ville est intimement liée à Guillaume Le Conquérant, ainsi, trônent en plein centre de la ville, l'abbaye aux Dames ou se trouvent les tombeaux royaux ou encore, le Château Ducal. De même, Caen fut une ville stratégique pour nos alliés lors de la deuxième guerre mondiale. Ainsi, pour les férus d’histoire du XXème siècle, rendez-vous au Mémorial de Caen et dans toute la région. Enfin, Caen est le berceau d’une jeunesse dynamique et entrepreneuse. La French Tech Caen favorise l’émergence et le développement d’entreprises innovantes sur le territoire Portage salarial Caen : les avantages Portage salarial à Caen : selon L’Expresse Caen est la 9ème ville la plus attractive et une formidable ville pour se lancer dans le portage salarial Caen. Parmis les avantages à être en portage salarial Caen, voici les meilleurs : De nombreuses entreprises mondiales et européennes sont implantées dans la ville, Véritable carrefour, vous pourrez travailler auprès de clients à Paris, Rouen, le Havre, Cherbourg mais aussi Brest et le Mans, La ville évolue et s’adapte aux besoins des jeunes travailleurs. Par exemple, l’espace la “ Grande Halle ” à Colombelles pourrait être votre nouveau spot de travail préféré ? Portage salarial Caen est donc possible et propice aux opportunités, foncez !
Avantage travailleur handicapé : quels sont-ils ?

Avantage travailleur handicapé : quels sont-ils ?

Les avantages travailleur handicapé existent pour toute personne reconnue travailleur handicapé au terme de la procédure RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Le statut de travailleur handicapé procure des avantages en matière d'orientation et d'insertion professionnelle. Nous expliquons ici ce qu'est précisément cette reconnaissance. Les avantages travailleur handicapé sont nombreux, et permettent de faciliter grandement l'insertion d'un travailleur handicapé. Faisons-en un tour d'horizon. L'obligation d'emploi des travailleurs handicapés Le premier des avantages travailleur handicapé consiste en l'existance d'une obligation d'emploi des handicapés. En effet, la loi du 10 juillet 1987 a imposé à toute entreprise privée ou publique et toute administration publique, à condition qu'elle ait au moins 20 salariés, d'employer des travailleurs handicapés à hauteur de 6% de leurs effectifs. Les employeurs ne respectant pas ce dispositif doivent verser une contribution financière à l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées) pour le secteur privé ou au Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) pour le secteur public. Ainsi, un avantage travailleur handicapé pourrait être de jouer sur cette loi, et de parvenir à se faire embaucher pour éviter à une entreprise de payer une contribution. Le contrat aidé : un accès à l'emploi facilité Les travailleurs handicapés accèdent plus facilement à l'emploi grâce à un contrat créé spécialement pour eux : le contrat aidé. C'est là un deuxième avantage travailleur handicapé. Grâce au contrat aidé, une entreprise peut recruter un travailleur handicapé, et bénéficier d'aides de l'Etat. Par ailleurs, l'accès à la fonction publique est grandement facilité, soit par l'aménagement des différents concours, soit par une procédure spécifique pour le recrutement des contractuels. Des dispositifs spéciaux d'aide professionnelle Les avantages travailleur handicapé comportent aussi un certain nombre de dispositifs. Ces dispositifs sont soit financiers, soit d'ordre plus pratiques, pour favoriser l'insertion professionnelle. Parmi les dispositifs financiers, l'AGEFIPH met à disposition de chaque travailleur handicapé des conseillers cap emploi, pour leur accorder des aides financières. L'ensemble des aides financières de l'AGEFIPH en guise d'avantages travailleurs handicapés est disponible ici. Enfin, un certain nombre de dispositifs sont mis en œuvre, pour s'insérer professionnellement, mis en place par l'AGEFIPH : il s'agit des stages de réadaptation, de rééducations ou de formations professionnelles spécialisées pour les travailleurs handicapés. Des aménagements professionnels pour les travailleurs handicapés Enfin, les avantages travailleurs handicapés comportent des aménagements professionnels. Il est possible, pour un travailleur handicapé bénéficiant de la reconnaissance travailleur handicapé, de demander des horaires aménagés, ou un poste de travail plus facilement accessible aux personnes en situation de handicap. Enfin, en cas de licenciement ou de rupture du contrat de travail, la durée du préavis de licenciement peut être doublée.
Vous ne regarderez plus votre coiffeur de la même manière !

Vous ne regarderez plus votre coiffeur de la même manière !

Rochna Zaki
Depuis quelques années, le terme freelance a envahi notre vocabulaire à tel point que tout le monde sait ce qu’il signifie, sans toutefois être certain de la réalité qu’il décrit réellement. S’il est parfois utilisé pour parler des travailleurs qui ne sont pas salariés de manière générale, bien souvent, il reste encore aujourd’hui privilégié pour décrire des situations de travail et des emplois relativement modernes et digitaux : il ne nous viendrait bien souvent pas à l’idée de décrire notre coiffeuse à domicile comme une freelance, par exemple ! Or, lorsque l’on sait que le monde du travail est en profonde mutation et que les travailleurs indépendants représentent déjà plus de 34 % de la force de travail aux Etats-Unis avec une tendance à la hausse constante, on en vient à se demander si finalement, nous ne sommes pas déjà entourés de freelance qui ne portent pas leurs noms ? Va-t-on, par exemple, bientôt qualifier les esthéticiennes à domicile de freelance ? Ou bien les fleuristes indépendants ? Et qu’en sera-t-il des agents immobiliers ? Car, bien que leurs métiers soient plus traditionnels, et présents sur le marché de l’emploi depuis (un peu) plus longtemps que tous ces nouveaux métiers qui ont pointé leurs nez à la suite d’internet, leurs préoccupations, challenges et conditions de travail sont souvent très similaires. Pour commencer, la définition de cet anglicisme désigne normalement l’ensemble des indépendants, et son étymologie révèle que le terme signifiait à l’origine « des soldats à louer, des mercenaires désignés par leur armement, la lance » . En somme : rien qui ne justifie une monopolisation de son utilisation par les métiers du numérique ! Ensuite : lorsque l’on y réfléchit, que l’on soit jardinier à son compte ou bien codeur, les avantages et inconvénients de cette situation sont les mêmes. D’un côté, une grande autonomie dans son travail : aussi bien en termes d’horaires, que de missions ou encore du choix des équipes avec lesquelles l’on souhaite travailler. Tout cela participant à l’épanouissement individuel du travailleur. De l’autre, une instabilité financière et la nécessité d’assurer l’ensemble des rôles clefs d’une entreprise classique (production, marketing, finance, juridique, vente, etc.) : une polyvalence qui peut d’ailleurs être compliquée à gérer, peu importe sa branche d’activités. Ainsi, un développeur pourra être très à l’aise sur des aspects de marketing et de production, mais se retrouver à manquer de savoir-faire en matière de relation client, là où un agent immobilier en freelance, lui, aura des compétences en vente, mais pourra se retrouver démunie face à des aspects pratiques liés à la comptabilité par exemple. De quoi mettre fin à ce monopole et prouver que sous ce terme anglo-saxon à la mode peuvent donc se cacher des métiers que l’on a l’habitude de considérer comme classiques et traditionnels !
Les voix du monde

Les voix du monde

Jean-Hugues Zenoni
Nous les voyons régulièrement aux informations : envoyés spéciaux ou permanents sur place, les correspondants de presse à l’étranger sont essentiels pour permettre à un média d’obtenir de l'information sur différentes zones du globe. Ces travailleurs indépendants, travaillant souvent pour plusieurs rédactions et plutôt solitaires jusqu’à aujourd’hui, voient pourtant évoluer leur profession à toute vitesse, entre précarisation et mise en réseau. Le correspondant de presse à l’étranger est un journaliste indépendant installé de manière permanente dans une zone géographique différente de celle de la rédaction pour laquelle il travaille, et dont le travail est de reporter les actualités de cette zone à celle-ci. Pendant longtemps le travail de celui-ci était donc de récolter l’information dans différents titres de presses locales, d’aller la chercher auprès de diverses figures locales, éventuellement d’enquêter sur certains sujets nécessitant une attention spécifique. Ainsi, le correspondant de presse rédige ses propres articles, éventuellement ses propres photos et peut prendre l’initiative de proposer des sujets à la rédaction pour laquelle il travaille. À l’origine, il est donc un travailleur indépendant, au statut non-salarié, contrairement aux journalistes de la rédaction, et n’est pas subordonné à celle-ci. La rémunération pour les correspondants ne variant pas selon le pays couvert, avec quelques centaines d’euros par mois, la profession n’est pas destinée à être exercée à plein temps. Durant longtemps, la pratique de cet exercice a été pour de nombreux journalistes un travail gratifiant, permettant d’enquêter notamment sur des zones de conflits armés, sur des régimes politiques soumis à la censure, ou tout autre sujet sensibles, avec la protection conférée par la détention d’une carte de presse. Pourtant, pour de nombreux correspondants à l’étranger, les conditions de travail seraient devenues inacceptables. Depuis quelques années, les coups de gueule se succèdent depuis tous les points de globe. La cause du malaise ? La crise des médias occidentaux qui, restrictions budgétaires obligent, ne sollicitent plus de permanents sur place, ou réduisent leurs budgets alloués à l’actualité internationale. Si internet a amorcé la crise de la presse, c’est l’ensemble des pratiques journalistiques qui sont forcées d’évoluer, y compris celle de correspondant étranger. Cependant, l’évolution de la profession tendrait plutôt vers la précarisation des conditions de travail, l’exigence de flexibilité et d’information en continue forçant les correspondants à se mettre en danger dans leurs enquêtes. Les réseaux sociaux, et le développement de nombreuses sources de presse dans les pays émergents, ont rendu plus complexe le métier de correspondant étranger, nécessitant de recouper les informations, d’enrichir les dossiers et de trouver des approches toujours plus originales. Paradoxalement, la rémunération de ceux-ci n’augmente pas malgré la complexification des tâches. Quel avenir pour les journalistes francophones travaillant à l’étranger pour les titres de presse français ? Si l’ensemble des avis s’expriment du plus catastrophiste au plus positif, il semblerait que la structuration croissante d’un réseau de correspondants puisse constituer le futur de la profession. Internet aidant, les correspondants sont plus facilement amenés à s’organiser en réseau et à négocier ainsi avec les rédactions et les médias, alors que la profession était jusqu’à présent plutôt solitaire. Il semblerait donc qu’en plus d’intégrer de nouvelles compétences journalistiques, ceux-ci soient amenés à travailler de plus en plus en équipe pour valoriser leur travail. Si la profession journalistique traverse dans son ensemble une crise liée à la réinvention du modèle économique de la presse, ceux exerçant à l’étranger sont donc bien loin d’être épargnés. Pourtant le travail d‘enquête du correspondant local reste le meilleur outil pour obtenir de l’information fiable dans des contextes politiques souvent tendus et des contextes culturels complexes, difficiles à saisir pour les non-locaux.
Freelances : inspirez-vous des sportifs de haut niveau !

Freelances : inspirez-vous des sportifs de haut niveau !

Manel El Robrini
Les sportifs de haut-niveau et les freelances ont plus de points communs qu’il n’y paraît. Loin des salaires astronomiques des footballeurs, la plupart des sportifs doivent travailler beaucoup pour vivre et sont rémunérés à la performance… Quelles sont leurs techniques pour garder la motivation et atteindre leurs objectifs ? Rémunération aux résultats Quand on parle de sportifs de haut niveau, on image bien sûr les footballeurs de la Ligue 1… Mais ce n’est pas la réalité de la plupart des sportifs de haut-niveau. En février 2015, un rapport déposé au secrétaire d’Etat aux Sports soulignait que 40% des athlètes vivent dans des conditions difficiles. Certains sont même des champions olympiques. Mais le salaire ne dépend pas du palmarès : les athlètes sont le plus souvent rémunérés au contrat, à la compétition et au résultat. Par exemple, Mélina Robert-Michon est vice-championne du monde du lancer de disque. Grâce la Ligue nationale d’athlétisme, elle peut être salariée de son club, mais son contrat est renouvelé tous les ans en fonction de ses résultats. Ceux qui pratiquent des sports individuels sont les plus touchés par la précarité, car il y a moins de structures d’aide et d’accompagnement pour la pratique de leur sport et la gestion de leur carrière. Comme les freelances, les sportifs doivent faire face à un métier de vocation, mais aussi un métier difficile où la rémunération dépend des résultats… Des résultats qui sont même aléatoires pour les sportifs ! Comment font-ils pour se préparer mentalement et atteindre leurs objectifs dans ces conditions ? Le secret : visualiser son succès Cela peut paraître tout bête voire même naïf, mais c’est une technique puissante à ne pas sous-estimer que plusieurs sportifs utilisent : la visualisation. La visualisation consiste à s’imaginer dans une situation future et positive. Stéphane Heulot, ancien cycliste de haut niveau confie : “J’ai toujours visualisé, imaginé, rêvé de mes exploits avant qu’ils ne se réalisent. Pendant chaque entraînement, je visualisais tous ces moments, convaincu qu’ils arriveraient.” La visualisation consiste à s’imaginer en situation et plus cette visualisation est précise, plus elle est efficace. Il ne suffit pas simplement d’imaginer une image, mais aussi imaginer toutes les sensations associées. Par exemple l’odeur de l’asphalte, le souffle du vent sur la peau, les encouragements des spectateurs, la sensation de chaleur dans les cuisses au fur et à mesure qu’on pédale, la ligne d’arrivée et les applaudissements… Cette préparation mentale sert au sportif à se mettre en condition avant même que la situation ne se présente et entraîne son cerveau à avoir les bons réflexes. Des études ont prouvé qu’imaginer une action activait les mêmes régions du cerveau que le fait de l’accomplir réellement. La visualisation permet aussi de renforcer son mental en se focalisant sur le positif, la victoire, le succès plutôt que sur le négatif. Elle crée un désir, un élan énergique qui pousse à donner le meilleur de soi-même. Cette technique n’est pas réservée qu’aux sportifs… De même que le dépassement de soi non-plus. En tant qu’entrepreneur freelance, on a aussi des objectifs qu’on souhaite atteindre. Par exemple, si vous êtes rédacteur et que vous devez faire face à une mission particulièrement challenging avec des délais serrés, imaginez-vous en train d’écrire à votre bureau, la sensation des doigts qui courent sur le clavier au fur et à mesure que vous trouvez votre inspiration, la satisfaction du travail terminé et les félicitations de votre client… À vous de trouver les applications que la visualisation peut avoir dans votre travail, mais aussi pour tous les challenges de votre vie !
Splendeurs et misères : l’édition

Splendeurs et misères : l’édition

Jean-Hugues Zenoni
Dans l’histoire de la littérature, la figure de l’écrivain maudit, génie incompris condamné à la misère avant de connaître une gloire, tient tant de la réalité historique que du fantasme romantique. Balzac mourut effectivement accablé de dettes après des décennies à chercher la gloire et la fortune, Allan Poe vécu toute sa vie dans la pauvreté avant de connaître une gloire posthume et Zola passa lui aussi de nombreuses années dans la misère. Cependant, l’image de l’écrivain sans le sou est avant tout une figure moderne. Demeure néanmoins chez les écrivains d’aujourd’hui une relation complexe à leur rémunération. Réservée pendant longtemps à une élite aristocratique, l’écriture était avant tout un loisir auquel se livraient les grandes figures intellectuelles des cours européennes, les d’Aubigné, les La Rochefoucauld, les Montesquieu, les Chateaubriand, qui illuminaient leur époque de leurs pensées. Pour ces illustres auteurs, la question de la rémunération se posait peu, puisqu’ils détenaient chacun des patrimoines personnels liés à leur noblesse. Cependant, grâce à la révolution de l’imprimerie et aux progrès des Lumières, commencent à apparaître des écrivains d’une nouvelle trempe, issus du peuple, des Molière et Rousseau. Avec la naissance de l’édition, la question de la fortune devient pour les écrivains professionnels à la fois objet de désir et de tabou. Car l’écrivain, comme de nombreuses professions artistiques, entretien un rapport paranoïaque à l’argent. S’il rêve de pouvoir vivre de sa plume, voire de s’en enrichir, dans la réalité l’écrivain a souvent du mal à faire rémunérer son travail à sa juste valeur. L’édition reste en effet aujourd’hui l’une des seules industries créatives à ne pas se reconnaître comme une industrie et à rester opaque sur la rémunération de sa matière première : les auteurs. Si quelques auteurs stars peuvent gagner des fortunes, pensons par exemple à J.K Rowling, auteure de la saga Harry Potter, écrivaine la mieux payée du monde avec 96Mo d’euros gagnés en 2016, l’immense majorité des écrivains peine à vivre de sa plume. En France, le système de rémunération des auteurs est particulièrement opaque, reposant tant sur les talents artistiques d’un auteur, sur sa renommée, que sur sa capacité de négociation avec les maisons d’éditions. Un écrivain en France est rémunéré sur deux sources de revenus : les droits d’auteur, un pourcentage sur les ventes, et les à-valoir, une rémunération versée en avance par la maison d’édition sur le succès espéré du livre. Classiquement, un contrat de droit d’auteur avec une maison d’édition française repose sur la règle des 8/10/12 pour les droits d’auteur : pour 10.000 livres vendus, l’auteur touchera 8% des ventes, entre 10.000 et 20.000, il en touchera 10% et 12% au-dessus de ce seuil. Certains auteurs en vogue comme Jean D’Ormesson toucheraient néanmoins des chiffres avoisinant les 18% grâce à leurs négociations avec les maisons d’édition. Si dans l’idée ce système de rémunération devrait permettre aux auteurs de vivre de leur plume, dans la réalité, une toute petite proportion d’entre eux parvient ne serait-ce à compenser leurs frais. Sur les 40 000 titres publiés par an en moyenne en France, 50% d’entre eux, seulement, s’écouleraient à plus de 500 exemplaires, et 1% dépasserait le seuil des 2 000 exemplaires vendus. La tendance décroissante du marché du livre, la surproduction éditoriale et la surconsommation des succès d’édition concourent donc à précariser d’autant plus le métier d’écrivain, fondé sur des revenus incertains et aléatoires. Pour compenser cette dynamique, de nombreux éditeurs ont donc fait de l’à-valoir un mode de rémunération discret, dont le montant est rarement connu, permettant de rémunérer un auteur selon des conditions négociées entre les deux parties prenantes. Force est néanmoins de conclure qu’écrivain n’est pas un métier comme les autres : s’il attire par le prestige qu’il peut conférer, il est aussi un réservoir de relations conflictuelles, avec l’argent notamment. Sans l’apport d’une autre source de capital alternative (patrimoine, second métier…), de nombreux écrivains contemporains vivraient dans la misère. Pour nombre d’entre eux d’autres alternatives restent possible : vente de droits dérivés, notamment audiovisuels, bourses, aides de l’état, etc. Reste néanmoins que le métier est avant tout une profession artistique, par nature à risque, conditionnée par le talent de l’auteur et sa capacité à promouvoir son œuvre.
Quand apprendre rime avec entreprendre

Quand apprendre rime avec entreprendre

Rochna Zaki
On a pu en apercevoir une caricature dans le film La crème de la crème de Kim Chapiron : mais qui sont vraiment ces étudiants qui se lancent dans le freelancing ou l’entreprenariat ? De plus en plus d’étudiants choisissent en effet de financer leurs loisirs ou leurs études en se lançant dans ce genre d’aventures plutôt que de prendre un job étudiant. Du job étudiant au freelancing En France, 70% des étudiants travaillent chaque année en parallèle de leurs études. Travailler dans un fast-food, dans une boulangerie, garder des enfants, donner des cours : nombreux sont les petits jobs qui permettent aux étudiants de gagner un peu d’argent. Cependant, force est de constater que la majorité de ces jobs sont peu valorisantes pour l’étudiant et ne lui permettent pas vraiment d’acquérir une expérience professionnelle en lien avec leur domaine d’études.  Alors un certain nombre d’entre eux, en particulier dans les écoles de commerce, de design ou encore d’informatique, se sont lancés dans l’aventure freelance. La plateforme La crème de la crème, inspirée du film de Chapiron, propose par exemple aux entreprises les services des étudiants issus des meilleurs établissements français prenant le statut de freelance. Dans les grandes écoles, les Junior Entreprises, qui proposent des missions diverses à vocation pédagogique et lucrative aux étudiants, ont elles aussi grandement acquis en crédibilité auprès des entreprises. Des étudiants devenus experts du numérique Qu’est-ce qui pousse donc les étudiants à se lancer dans le freelance au fond ?  Une meilleure rémunération, une charge de travail flexible, une grande autonomie, un gain d’expérience professionnel, une expertise ? Probablement un peu de tout ça à la fois. Du côté des entreprises, c’est une preuve de confiance que de confier une mission à un étudiant, mais souvent une expérience concluante. En effet, sur des marchés où certaines compétences, notamment liées au digital, sont encore très rares ou très coûteuses (data analyse, community management, développement web…) les étudiants ont une longueur d’avance sur de nombreux salariés. Pour les associations, les PME, mais aussi les grandes entreprises, proposer une mission à un étudiant freelance est donc devenu une alternative très sérieuse à l’embauche d’un nouveau profil, ou au recours à une agence spécialisée. De l’autre côté, c’est l’occasion pour l’étudiant de mettre un pied (voire les deux) dans son futur environnement de travail. Le travail indépendant : une tendance générale du marché du travail Ce mouvement d’autonomisation des étudiants peut d’autre part être relié à deux tendances plus lourdes dans notre société : l’augmentation du nombre d’années d’études et du prix de celles-ci d’une part et l’émergence d’une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants. En effet, d’un côté 44.7% d’une classe d’âge obtient aujourd’hui un diplôme du supérieur (là où environ 28% de la génération née entre 1966 et 1970 en obtenait) : il n’y a donc jamais eu autant d’étudiants du supérieur. De l’autre, depuis 2004, le nombre de freelance a augmenté de 45%, et les moins de 26 ans représentent 12% d’entre eux. Que peut-on en conclure ? Que de plus en plus d’étudiants étudient de plus en plus longtemps et qu’ils sont en passe de devenir une ressource humaine pour les entreprises qui peuvent trouver parmi eux des compétences qu’elles ne possèdent pas encore en interne. Les étudiants freelance ont beau être dans l’ombre de la masse des travailleurs indépendants, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer chaque année.
 Salariés de jour, freelance de nuit : les héros du travail

Salariés de jour, freelance de nuit : les héros du travail

Manel El Robrini
Moolighter, ce mot ne vous dit probablement rien, pourtant, il est entré dans le vocabulaire anglo-saxon depuis quelques années déjà. En France, il n’existe pas encore de mot spécifique pour désigner cette catégorie spécifique de freelance. En Angleterre et aux Etats-Unis, « moonlighter » désigne une catégorie de freelances qui ont une activité salariée principale, et accomplissent des missions en indépendants après leur journée de travail normale, à la nuit tombée. Si le mot n’existe pas encore en France, le phénomène est loin d’être nouveau. La littérature classique nous offre de nombreux exemples de salariés exerçant des fonctions indépendantes : J.R.R Tolkien, auteur de la saga du Seigneur des anneaux, était avant tout professeur de littérature anglaise à Oxford, J.K Rowling, qui a donné naissance à l’univers de Harry Potter enseignait l’anglais dans différentes Universités européennes. La musique a elle aussi vu de nombreux individus portant une double casquette : Sting, le chanteur du groupe The Police fut brièvement professeur de français par exemple. Dans les classes populaires, le cumul de travail est lui aussi un phénomène ancien. Alors que le travail des femmes se généralise à la fin du XVIIIe siècle, notamment dans les usines de textile, nombreuses sont celles qui continuent à effectuer des petits travaux de couture ou autres petits travaux de service pour augmenter légèrement leurs revenus. Aujourd’hui encore, les femmes sont les plus touchées par le cumul de travail et la précarisation. Que ce soit chez les intellectuels ou dans les classes populaires, le cumul de plusieurs travails, salariés et indépendants, était surtout lié à des conditions de précarité. Aujourd’hui, les moolighters représentent 25% des auto-entrepreneurs en France. Une grande partie d’entre eux sont des travailleurs peu qualifiés, complétant leurs salaires avec des missions principalement dans le service : ménage, garde d’enfants, promenade de chiens, etc. Cependant, un nombre grandissant de moonlighters sont des travailleurs très qualifiés, dont les compétences sont recherchées sur le web – rédaction, marketing, web design. Le numérique permet à ces nouveaux moonlighters de mener des activités de conseil en plus de leur activité salariée (tant que leur activité secondaire n’excède pas 1200h par an et ne fait pas concurrence à leur activité principale). En somme, le travail indépendant ne concerne plus seulement les populations précaires, mais devient le tremplin d’une nouvelle catégorie de travailleurs hautement qualifiés. Pour un certain nombre d’entre eux, le moolighting peut aussi être une phase de transition avant de se lancer dans une activité de freelance à plein temps. Pour ceux-ci, le portage salarial s’avère souvent une option idéale, en leur permettant d’alléger le poids de la gestion administrative et de continuer à être rattaché aux régimes sociaux classiques. Dans tous les cas, ce phénomène de cumul de plusieurs activités à forte valeur ajoutée est peut-être annonciateur d’un mouvement plus large d’autonomisation des travailleurs et d’une obsolescence annoncée du modèle du salariat.
Le lourd prix d’une médaille

Le lourd prix d’une médaille

Manel El Robrini
Le dernier transfert de Neymar a coûté 222 millions d’euros au PSG. Mais derrière les montants vertigineux échangés dans le milieu du football - pour rappel, les salaires des joueurs du PSG s'échelonnent entre 400k€ et 1,1Mo€ par mois - se cache la réalité du reste du sport de haut niveau. Derrière les podiums, les médailles et la lumière des projecteurs, un fait : s’ils sont admirés, voire adulés par une grande partie de la population, les athlètes de haut niveau sont avant tout des professionnels aux niveaux de rémunération très variables, voire précarisants, liés à leurs performances. Pour la majorité d’entre nous, la manière dont les sports de hauts niveaux sont rémunérés reste une question obscure. Commençons par éclaircir ce point. Dans la majorité des sports, le revenu d’un sportif de haut niveau est composé d’une base fixe et d’une partie variable, pour les clubs et les fédérations qui peuvent se le permettre, c’est-à-dire une petite partie d’entre eux. Le partie fixe est assurée par la fédération sportive à laquelle un sportif appartient. Tirant leurs revenus des licences sportives, de subventions d’état, d’éventuels partenariats privés et parfois de droits d’image, les fédérations reversent chaque année une partie de ces revenus à leurs athlètes, à l’échelle de quelques centaines ou milliers d’euros par individu, en fonction de leurs moyens. Cette rémunération est souvent loin du revenu annuel minimum ( 17 760,20€ brut) : rares sont les fédérations à l’aise financièrement. Parfois, en plus de ce revenu de base viennent s’ajouter des aides personnalisées (remboursement de frais de scolarité, pourcentage de loyers, etc.). Le calcul de cette base, de revenu s’effectue non seulement en fonction du ministère auquel la fédération est rattachée, mais aussi en fonction de l’âge du sportif et de son niveau (junior, senior, élite). Sur cette base de rémunération, vient s’ajouter un complément variable versé par le club auquel le sportif est rattaché. Pour des sportifs d’envergure internationale comme Florent Manaudou en natation, cette rémunération s'élèverait à un peu plus de 2 0 00€ par mois. Pour la majorité des sportifs de haut niveau, lorsqu’ils ont le droit à une rémunération, ce montant s’élève à quelques centaines d’euros. Il est cependant nécessaire de noter que ces revenus sont intrinsèquement liés aux performances des sportifs, à leur niveau de qualification notamment : ainsi, pour un sportif de haut niveau, une non-qualification à une compétition peut équivaloir à la suppression de ses subventions. Autrement dit, le revenu d’un sportif de haut niveau est souvent précaire, source de stress et relié à ses performances ainsi qu’à la popularité et à la médiatisation de son sport.  Au final, chaque sport a son système de rémunération propre, mais de nombreux sportifs professionnels se voient obligés de trouver des sources de financements alternatifs. Quelques personnalités emblématiques peuvent compter sur la publicité, qui raffole de leur image, mais pour la majorité, c’est sur des revenus annexes qu’il faut compter : la famille pour les chanceux, un travail salarié pour la majorité. Ainsi, la vie d’un sportif de haut niveau, si elle est ponctuée de moments de gloire et de joie intense, est aussi celle d’un professionnel qui se dédie entièrement à sa discipline. Milieu de la performance par excellence, les revenus aussi sont indexés sur des normes compétitives. P eu de sportifs gagnent beaucoup d’argent, mais tous s’engagent dans cette voie pour le plaisir de leur sport. Dans de nombreux sports, les fédérations n’ont pas la possibilité de rémunérer leurs sportifs du tout, et la charge du financement de leur entraînement revient alors à ceux-ci. A quand une protection sociale équitable des sportifs de haut niveau ?
Les militaires : des expatriés comme les autres

Les militaires : des expatriés comme les autres

Jean-Hugues Zenoni
Lorsque l’on pense « expatrié », on imagine bien souvent un cadre d’entreprise parti travailler quelques années pour sa compagnie en Amérique ou en Asie afin de monter les échelons et de prendre plus de responsabilités. Ce que l’on imagine moins, ce sont nos soldats, installés sur des bases européennes ou en missions opérationnelles plusieurs mois d’affilés en zone de conflit. Et pourtant ! Bien que cela puisse nous paraître étrange, ces situations sont plus similaires qu’on ne le croit : entre ambition, déracinement et compromis familiaux, la vie loin de la France est toujours pleine de challenges ! Une vie en pointillés pour nos troupes… Sans compter les effectifs de la Marine nationale, ils étaient 6 500 soldats en 2015, répartis principalement au Sahel, en Centrafrique ou au Liban : tous membres de ce que l’on appelle les « Forces françaises hors de la métropole ». Si l’on ajoute à cela les forces de « présence » et « souveraineté » stationnées en outre-mer le chiffre, s’élève alors à près de 20 000… Et il ne comprend pas encore les forces mobilisées exceptionnellement sur des zones de crise (écologique ou politique) ! Bien que tous ces militaires n’aient pas le choix de la destination, ils bénéficient, tout comme leurs compatriotes des secteurs privés ou publics, de primes de missions afin de compenser autant que possible les désagréments liés à ces périodes d’éloignement régulières. Ainsi, l’armée communique par exemple le chiffre de 12 500 euros de prime au retour d’une mission d’environ quatre mois à l’étranger. Car, habitués des décalages horaires et des adieux douloureux sur le quai de la gare ou à l’aéroport, pour eux, le compagnon de voyage est donc bien souvent ce sentiment de déracinement que beaucoup éprouvent lorsque revient le temps de prendre la route après les périodes (plus ou moins longues) de permission. … Ainsi que pour leurs conjoints ! Mais si l’éloignement familial est l’élément qui pèse le plus lourd sur nos troupes à chaque nouveau départ, il en est de même pour les proches qu’ils laissent derrière eux. Qu’il s’agisse d’une mission de quelques mois ou d’un contrat de plusieurs années, la distance est toujours difficile à gérer. Face à ces situations, et en ce qui concerne les soldats situés sur des bases à l’étranger (comme la France en possède en Allemagne par exemple), différents cas de figure sont possibles pour les conjoints : rester en France et s’adapter au rythme militaire de son/sa partenaire ou bien partir à son tour s’installer sur la base en question afin de l’y rejoindre. Tout comme pour les conjoints d’expatriés plus « classiques », ce choix est lourd de conséquences : aussi bien en terme d’adaptation sociale que professionnelle, tout est alors à (re) construire.
Syndiqué et discriminé

Syndiqué et discriminé

Rochna Zaki
Comment peut-on être discriminé en étant syndiqué ? Lorsqu’on parle de diversité, il est essentiel de se rappeler de quelques notions de discrimination. La loi prévoit en effet un article (le 225-1 du code pénal) où elle liste tous les critères discriminatoires. Ils sont au nombre de 23, à savoir : origine, sexe, situation de famille, grossesse, apparence physique, particulière vulnérabilité résultant d'une situation économique apparente ou connue de son auteur, patronyme, lieu de résidence, état de santé, perte d'autonomie, handicap, caractéristiques génétiques, mœurs, orientation sexuelle, identité de genre, âge, opinion politique, activités syndicales, capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée. Parmi ces critères, on retrouve bien l’idée que les opinions politiques ou les activités syndicales sont un motif de discrimination. Si cela est avéré et qu’un traitement défavorable est constaté sur une personne, celle-ci peut porter plainte au regard de l’article 225-1 du code pénal. Le cas de l’opinion politique ou syndicale est un cas fréquent de discrimination dans l’entreprise. En effet, les personnes décidant de se faire élire pour un mandat de représentant du personnel ont par la suite du mal à réintégrer une équipe de travail classique. Ils subissent régulièrement des situations de mise au placard. Cela est généralement dû aux préjugés qui courent sur le comportement ou l’attitude de ces personnes. Ils peuvent être décrit comme vindicatifs, peu coopératifs, peu enclins à travailler en équipe. Bien évidement, ces clichés sont loin de représenter la réalité de ces situations, mais ils influencent beaucoup les managers lors de leurs évaluations ou de la constitution de leurs équipes. Ainsi, un représentant du personnel va de manière générale avoir beaucoup plus de difficulté à évoluer dans la hiérarchie de son entreprise. L’augmentation de salaire ne va pas être aussi prononcée que pour d’autres personnes de l’équipe ou l’évaluation annuelle va prendre en compte l’activité syndicale. Les cadres sont également très peu représentés dans ces instances, car, cela leur est déconseillé. Retrouver un emploi et une équipe à l’issue d’un mandat est aussi une tâche compliquée pour laquelle personne n’est vraiment formé et informé. La transition est souvent douloureuse pour le salarié qui va se sentir isolé et mal accompagné. La discrimination peut également survenir en fonction du type de syndicat auquel le salarié est affilié. En effet, certains syndicats comme la CGT ou FO ont une réputation beaucoup plus controversée que d’autre. Cela serait surtout dû à des raisons historiques et ne prendrait pas en compte les spécificités de chaque entreprise. De manière générale, les préjugés ont la peau dure en manière de syndicats et d’activité syndicale. Ce sont ces préjugés qui peuvent entraîner de la discrimination. Le plus difficile reste à prouver le caractère discriminatoire, car il est nécessaire d’apporter des éléments justificatifs à la demande.
Les entreprises font leur cinéma

Les entreprises font leur cinéma

Rochna Zaki
De plus en plus d’entreprises font le choix du digital pour leur communication interne. C’est en effet un moyen de promouvoir la marque employeur en interne et de permettre à tous les employés de se sentir concernés par l’entreprise et son avenir. Cette communication peut se dérouler par le biais de l’intranet par exemple qui est souvent ouvert aux propositions des salariés. Pourtant de nouveaux moyens de communication et de valorisation de l’activité sont aujourd’hui étudiés. Par exemple, les entreprises se mettent à réaliser des films promotionnels sur leurs activités internes. Cela permet de communiquer parfois à l’externe également. Dans les grandes entreprises, certaines divisions peuvent mettre en valeur leur projet grâce à un court métrage qui reprend souvent les codes de l’amateurisme et de la spontanéité. La vidéo est aussi un excellent moyen de toucher plus de monde : elles sont partagées plus facilement, plus regardées aussi car chacun peut prendre deux minutes sur son temps de pause et c’est plus interactif qu’un article. Les entreprises utilisent donc ce vecteur pour pousser leurs salariés à s’impliquer plus personnellement dans leur environnement de travail. Ils deviennent des acteurs de leur quotidien. Ils prennent surtout en charge la communication de ce qu’ils font et de leurs projets. Ces films internes peuvent soit être produits à la demande de l’entreprise, soit à l’initiative des salariés. C’est dans le second cas principalement que peut être souligné l’investissement des uns et des autres. L’objectif est ainsi de faire intervenir des personnes qui peuvent témoigner ou présenter leur métier et ainsi partager leur vision des choses, leur expertise. Lorsqu’on parle de cinéma, impossible de ne pas penser à de la mise en scène. Ces films, diffusés en interne et parfois à l’externe sont ainsi à double tranchant car ils peuvent faire passer des messages qui peuvent paraître artificiels. Ils prennent souvent la forme de web séries pour présenter différents métiers ou les différentes étapes d’un projet par exemple. Les films tournés en interne sont aussi le moyen de présenter l’entreprise aux clients ou aux nouveaux entrants. Cela permet de faire découvrir une stratégie, une philosophie. C’est l’occasion d’envoyer des messages forts car le pouvoir des images est plus important que celui des mots. Il permet de contextualiser et de faire ressentir des éléments de communication plus frappant qu’un simple slogan. C’est aussi l’occasion de prouver que l’entreprise respecte ses valeurs. Les cabinets de conseil, les agences de publicité ou de communication ont de manière générale tendance à privilégier ce moyen de communication à l’externe pour assurer de la faisabilité de leurs solutions et de la mise en place de leur stratégie. Ils vendent en effet une solution pour leurs clients qu’ils ont besoin de séduire. Le film dans l’entreprise n’a pas fini de séduire, que ce soit à l’interne ou à l’externe. L’objectif est aujourd’hui de communiquer toujours plus et les méthodes sont de moins en moins classique : toutes les disciplines ont leur place dans l’entreprise moderne.

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