Logo OpenWork (production deploy – branch:master)

Nos clients témoignent

Excellent

134 avis 4.9 sur 5 basé sur

Le Blog

Tous les articles

Nos Derniers Articles

Qualiopi : se repérer dans l'offre des formations professionnelles
Qualiopi : se repérer dans l'offre des formations professionnelles
🔾 Tout au long de sa carriĂšre professionnelle, il est utile, voire nĂ©cessaire, de continuer Ă  se former. Outre l’apprentissage permis par l’octroi de nouvelles missions, il est possible d’élargir ses compĂ©tences ou de dĂ©velopper son expertise dans un nouveau secteur d’activitĂ© Ă  travers une formation. 💡 Aujourd’hui, il existe un large Ă©ventail d’offres de formation sur divers sujets, certaines de qualitĂ© et d’autres plus mĂ©diocres, en ligne comme en prĂ©sentiel. Afin de choisir la formation appropriĂ©e, la certification Qualiopi a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par l’État pour garantir la qualitĂ© de l’offre proposĂ©e et aider les professionnels Ă  s’orienter. â„č Pour en savoir plus sur la mise en place de la certification Qualiopi, lisez l’article suivant 👉 Qualiopi, c’est quoi exactement ? ✅ La certification Qualiopi a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 2019 par le ministĂšre du Travail dans le cadre d’une loi pour la libertĂ© de choisir son avenir professionnel. Cette loi prĂ©voit une obligation de certification des organismes formateurs, basĂ©e sur un rĂ©fĂ©rentiel national unique, qui leur permet d’effectuer des demandes de subventions publiques. 🎯 Ce dispositif lĂ©gislatif permet de garantir une offre de qualitĂ©s aux professionnels français. De ce fait, la certification qualitĂ© Qualiopi garantit la qualitĂ© de l’offre des organismes formateurs et contribue Ă  amĂ©liorer la visibilitĂ© de l’offre de formation pour les entreprises et les indĂ©pendants. Les formateurs et les organismes dĂ©livrant des prestations visant Ă  dĂ©velopper ses compĂ©tences sont dĂ©sormais dĂ©signĂ©s comme des prestataires d’actions concourant au dĂ©veloppement des compĂ©tences. 👉 L’attribution de la certification Qualiopi est faite par les organismes certificateurs accrĂ©ditĂ©s par le ComitĂ© français d’accrĂ©ditation. Elle est obtenue Ă  la suite d’un processus d’audit, est valable pendant quatre ans et offre l’opportunitĂ© de crĂ©er des partenariats avec PĂŽle Emploi, les rĂ©gions, l’État et les structures publiques en gĂ©nĂ©ral. De plus, la certification Qualiopi permet de s’assurer que vous faites face Ă  des formateurs qualifiĂ©s, avec des moyens techniques et pĂ©dagogiques et une offre adaptĂ©e Ă  votre besoin de formation. 💡 Pour les indĂ©pendants et les entreprises qui proposent une offre de formation, voici un guide dĂ©taillĂ© pour vous permettre de choisir votre organisme certificateur en comparant les mĂ©thodologies et les modalitĂ©s d’intervention de diffĂ©rents organismes certificateurs. IL est disponible ici 👉 Qualiopi, un guide pour choisir son organisme certificateur. 👉 Si vous ĂȘtes indĂ©pendant ou consultant en portage salarial, la sociĂ©tĂ© OpenWork vous accompagne dans vos besoins de formation. N’hĂ©sitez pas Ă  contacter l’équipe pour connaĂźtre les modalitĂ©s de formation pour les salariĂ©s en portage salarial. 🧡
E learning : lancer son activitĂ© d’indĂ©pendant ?
E learning : lancer son activitĂ© d’indĂ©pendant ?
đŸ‘šâ€đŸ« L’ e learning (ou formation Ă  distance par l’intermĂ©diaire d’un ordinateur đŸ’») a littĂ©ralement explosĂ© ces derniĂšres annĂ©es. Ce n’est pas Ă©tonnant : il permet aux particuliers ou aux entreprises de se former Ă  moindre coĂ»t, puisque la formation est enregistrĂ©e une fois, mais vendue plusieurs centaines, voire milliers de fois. Ainsi, la plateforme de cours en ligne Coursera, fondĂ©e en 2012, compte aujourd’hui plus de 87 millions d’utilisateurs et gĂ©nĂšre presque $300 millions de revenu annuel. 🔾 Dans cet article, nous expliquons ce qu’est le e learning et comment vous pouvez l’utiliser pour gagner en compĂ©tence et ainsi dĂ©velopper votre activitĂ© d’indĂ©pendant. 💡 Pour dĂ©velopper votre activitĂ© d’indĂ©pendant, pensez au Portage Salarial ! Comment fonctionne le e learning Les premiĂšres tentatives d’automatisation de l’éducation remontent au 20Ăšme siĂšcle, mais c’est dans les 10 derniĂšres annĂ©es que le e learning a vĂ©ritablement pris de l’ampleur. Des plateformes comme Coursera đŸŽ„, fondĂ©e par deux professeurs de Stanford et basĂ©e en Californie, proposent de monter en compĂ©tence dans toutes sortes de disciplines, qu’elles soient acadĂ©miques ou plus professionnelles. Coursera propose des cours Ă  la fois destinĂ©s aux individus et aux entreprises, qui peuvent ensuite proposer des modules de formation Ă  leurs employĂ©s. Les cours sont Ă©laborĂ©s par une grande variĂ©tĂ© d’institutions, qui principalement des universitĂ©s ou des entreprises. Les Ă©lĂšves peuvent suivre des cours avec ou sans certificat/diplĂŽme. GĂ©nĂ©ralement, obtenir le certificat/diplĂŽme implique de payer la plateforme de e learning. Un cours est suivant organisĂ© par semaines, avec quelques vidĂ©os Ă  regarder, des documents Ă  lire et des exercices sous diffĂ©rentes formes (par exemple des QCM). Les vidĂ©os sont souvent Ă©laborĂ©es sur des formats relativement courts (quelques dizaines de minutes maximum), car il est plus difficile de se concentrer Ă  distance que dans un amphithĂ©Ăątre. 🏆 En l’espace de quelques semaines, il est donc possible d’obtenir un certificat sur un sujet donnĂ©. Comment utiliser le e-learning pour dĂ©velopper votre activitĂ© d’indĂ©pendant 🔾 Le monde change vite et cela nĂ©cessite de s’adapter perpĂ©tuellement. 👉 Dans le milieu professionnel, c’est encore plus vrai. Il ne suffit plus d’obtenir un diplĂŽme universitaire pour rĂ©ussir dans une carriĂšre. Il faut entrer dans un processus d’apprentissage constant qui permet de maintenir vos compĂ©tences Ă  jour, voire de pivoter si besoin dans votre parcours professionnel. Si vous ĂȘtes consultant informatique par exemple, vous allez ĂȘtre exposĂ© Ă  de nouvelles technologies comme la blockchain qui bouleversent le secteur et nĂ©cessitent de se former. Ainsi, vous pourrez faire appel Ă  une plateforme comme Coursera pour suivre un cours ou des formations sur le sujet et obtenir un certificat que vous pourrez valoriser auprĂšs de vos clients pour gagner plus de missions. 💡 L’Etat est conscient du phĂ©nomĂšne et propose des aides Ă  la formation qui financeront tout ou partie de votre certificat ou diplĂŽme. Pratique, non ? 🧡
Digital workplace: transformer le bureau par la technologie.
Digital workplace: transformer le bureau par la technologie.
Digital workplace : transformer le bureau par la technologie Digital workplace : Il fut un temps oĂč le bureau (ou « workplace » en anglais) Ă©tait un espace physique, peuplĂ© de moults bureaux, oĂč l’on se rendait Ă  horaires fixes du lundi au vendredi. L’avĂšnement des ordinateurs portables et des smartphones a quelque peu changĂ© ce prĂ©cepte, faisant disparaĂźtre la barriĂšre jusqu’alors trĂšs claire entre loisir et temps de travail. En effet, les employĂ©s pouvaient dĂ©sormais recevoir des notifications de leur boss Ă  toute heure du jour et de la nuit, le week-end et mĂȘme en vacances Ă  la plage. Cela a d’ailleurs poussĂ© le lĂ©gislateur Ă  rĂ©guler ce temps de travail hors du bureau, en instituant un « droit Ă  la dĂ©connexion » et d’autres mesures protectrice du salariĂ© surmĂ©nagĂ© Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme des contrats de travail. Digital workplace : le monde du travail en pleine transformation Si l’existence des bureaux semblait essentielle jusqu’à la fin du XXĂšme siĂšcle, lorsque le papier Ă©tait encore largement utilisĂ© et que les employĂ©s avaient besoin d’ĂȘtre prĂ©sents l’un Ă  cĂŽtĂ© de l’autre pour travailler, il faut avouer que de nos jours ils ont l’air quelque peu obsolĂštes. Vous est-il dĂ©jĂ  arrivĂ© de flĂąner dans la rue et de voir un immeuble de bureau oĂč des centaines de personnes sont placĂ©e l’une Ă  cĂŽtĂ© de l’autre, chacun les yeux rivĂ©s sur son propre ordinateur ? Ce sont les mĂȘmes personnes qui envoient un email Ă  leur collĂšgue pourtant situĂ© Ă  quelques mĂštres de distance. Absurde, n’est-ce pas ? En fait, on se rend compte que si les bureaux Ă©taient nĂ©cessaires dans le passĂ©, ils sont aujourd’hui un reliquat de temps rĂ©volus plutĂŽt que les dĂ©positaires d’une vĂ©ritable fonction Ă©conomique. Bien sĂ»r, les bureaux permettent aux collĂšgues de discuter informellement, ou de manger ensemble Ă  la cantine, ou bien encore de se retrouver autour de la machine Ă  cafĂ©. Mais leur existence n’est plus strictement essentielle au bon dĂ©roulĂ© de la vie de l’entreprise. Pour mieux comprendre le phĂ©nomĂšne de la digital workplace, vous pouvez lire cette Ă©tude du cabinet Deloitte intitulĂ©e " The digital workplace : Think, Share, Do : Transform your Employee Experience" Digital workplace : la technologie au cƓur du processus L’émergence de la digital workplace a Ă©tĂ© permise par les dĂ©veloppements de technologie informatique, et la naissance d’application comme Skype, Zoom, Teams, Slack, Google Drive et j’en passe. Ces diffĂ©rentes technologies permettent aux employĂ©s de collaborer et de communiquer avec une rapiditĂ© et une aisance sans prĂ©cĂ©dent, ce qui augmente leur productivitĂ© et rĂ©duit les coĂ»ts pour l’entreprise. Un exemple simple est celui de la signature de contrats, qui nĂ©cessitait jusqu’alors une prĂ©sence physique simultanĂ©e de l’ensemble des signataires. Dans le cas de contrats internationaux, cette simple formalitĂ© engendrait de considĂ©rables frais de dĂ©placement et prenait un temps assez long aux signataires. Aujourd’hui, des logiciels de signature Ă©lectronique permettent d’authentifier les signataires et de signer les documents en quelques secondes, sans qu’aucune des parties ne doive se dĂ©placer physiquement. S’il y a une leçon Ă  retenir du dĂ©veloppement de la digital workplace, c’est bien qu’il est inĂ©vitable car il apporte d’immenses bĂ©nĂ©fices au monde des affaires. Les entreprises ont tout intĂ©rĂȘt Ă  s’y prĂ©parer et Ă  former leurs employĂ©s aux outils les plus rĂ©cents, tout en respectant leur temps de travail et leur droit Ă  la dĂ©connexion. Le portage salarial est une excellente façon d’atteindre cet objectif ! 📣 Pour en apprendre davantage sur cette façon innovante de travailler, n’hĂ©sitez pas Ă  lire cet excellent article intitulĂ© " Le Portage Salarial"
Portage salarial Caen : C’est pour Caen ?
Portage salarial Caen : C’est pour Caen ?
PORTAGE SALARIAL CAEN: C’est pour Caen ? Le portage salarial est une relation contractuelle tripartite entre une entreprise cliente, un consultant/salariĂ© portĂ© et une entreprise de portage salarial. D'une part, un contrat de travail est Ă©tabli entre le salariĂ© portĂ© et l'entreprise de portage salarial. D'autre part, un contrat commercial est Ă©tabli entre l'entreprise de portage salarial et l'entreprise cliente ! Le portage salarial est donc une façon de travailler plus souple et nomade ! Chez OpenWork, on l’a bien compris ! Vous pouvez nous retrouver en autre, Ă  Bordeaux, Ă  Paris mais aussi Ă  Lyon. Et aujourd’hui on vous prĂ©sente le portage salarial Caen ! Et comme le disait si justement Madame de SevignĂ© Ă  propos de la Normandie “Ce pays est trĂšs beau, et Caen la plus jolie ville, la plus avenante.... et enfin la source de tous nos plus beaux esprits” Portage salarial Caen : une ville gorgĂ©e d’histoire Portage salarial Caen, et si vous sautiez le pas ? La ville de Caen bĂ©nĂ©ficie d’une position gĂ©ographique idĂ©ale ! Dans le Calvados, Caen en voiture est Ă  environ 2h30 de Paris, 1h du Havre et de Rouen. Sans oublier l'Angleterre accessible rapidement en ferry ! Mais ce n’est pas tout ! Caen est une des villes françaises les plus favorables pour trouver un logement et un emploi! 💡 Bon Ă  savoir : depuis 2016, Caen est le siĂšge du conseil rĂ©gional de Normandie et donc la capitale politique de la rĂ©gion tandis que Rouen avec le siĂšge de la prĂ©fecture (chef-lieu) est la capitale administrative. Vivre Ă  Caen, c’est avant tout vivre dans une ville remplie d’histoire ! Cette ville est intimement liĂ©e Ă  Guillaume Le ConquĂ©rant, ainsi, trĂŽnent en plein centre de la ville, l'abbaye aux Dames ou se trouvent les tombeaux royaux ou encore, le ChĂąteau Ducal. De mĂȘme, Caen fut une ville stratĂ©gique pour nos alliĂ©s lors de la deuxiĂšme guerre mondiale. Ainsi, pour les fĂ©rus d’histoire du XXĂšme siĂšcle, rendez-vous au MĂ©morial de Caen et dans toute la rĂ©gion. Enfin, Caen est le berceau d’une jeunesse dynamique et entrepreneuse. La French Tech Caen favorise l’émergence et le dĂ©veloppement d’entreprises innovantes sur le territoire Portage salarial Caen : les avantages Portage salarial Ă  Caen : selon L’Expresse Caen est la 9Ăšme ville la plus attractive et une formidable ville pour se lancer dans le portage salarial Caen. Parmis les avantages Ă  ĂȘtre en portage salarial Caen, voici les meilleurs : De nombreuses entreprises mondiales et europĂ©ennes sont implantĂ©es dans la ville, VĂ©ritable carrefour, vous pourrez travailler auprĂšs de clients Ă  Paris, Rouen, le Havre, Cherbourg mais aussi Brest et le Mans, La ville Ă©volue et s’adapte aux besoins des jeunes travailleurs. Par exemple, l’espace la “ Grande Halle ” Ă  Colombelles pourrait ĂȘtre votre nouveau spot de travail prĂ©fĂ©rĂ© ? Portage salarial Caen est donc possible et propice aux opportunitĂ©s, foncez !
Avantage travailleur handicapé : quels sont-ils ?
Avantage travailleur handicapé : quels sont-ils ?
Les avantages travailleur handicapĂ© existent pour toute personne reconnue travailleur handicapĂ© au terme de la procĂ©dure RQTH (reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ©). Le statut de travailleur handicapĂ© procure des avantages en matiĂšre d'orientation et d'insertion professionnelle. Nous expliquons ici ce qu'est prĂ©cisĂ©ment cette reconnaissance. Les avantages travailleur handicapĂ© sont nombreux, et permettent de faciliter grandement l'insertion d'un travailleur handicapĂ©. Faisons-en un tour d'horizon. L'obligation d'emploi des travailleurs handicapĂ©s Le premier des avantages travailleur handicapĂ© consiste en l'existance d'une obligation d'emploi des handicapĂ©s. En effet, la loi du 10 juillet 1987 a imposĂ© Ă  toute entreprise privĂ©e ou publique et toute administration publique, Ă  condition qu'elle ait au moins 20 salariĂ©s, d'employer des travailleurs handicapĂ©s Ă  hauteur de 6% de leurs effectifs. Les employeurs ne respectant pas ce dispositif doivent verser une contribution financiĂšre Ă  l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapĂ©es) pour le secteur privĂ© ou au Fonds pour l’insertion des personnes handicapĂ©es dans la fonction publique (FIPHFP) pour le secteur public. Ainsi, un avantage travailleur handicapĂ© pourrait ĂȘtre de jouer sur cette loi, et de parvenir Ă  se faire embaucher pour Ă©viter Ă  une entreprise de payer une contribution. Le contrat aidĂ© : un accĂšs Ă  l'emploi facilitĂ© Les travailleurs handicapĂ©s accĂšdent plus facilement Ă  l'emploi grĂące Ă  un contrat crĂ©Ă© spĂ©cialement pour eux : le contrat aidĂ©. C'est lĂ  un deuxiĂšme avantage travailleur handicapĂ©. GrĂące au contrat aidĂ©, une entreprise peut recruter un travailleur handicapĂ©, et bĂ©nĂ©ficier d'aides de l'Etat. Par ailleurs, l'accĂšs Ă  la fonction publique est grandement facilitĂ©, soit par l'amĂ©nagement des diffĂ©rents concours, soit par une procĂ©dure spĂ©cifique pour le recrutement des contractuels. Des dispositifs spĂ©ciaux d'aide professionnelle Les avantages travailleur handicapĂ© comportent aussi un certain nombre de dispositifs. Ces dispositifs sont soit financiers, soit d'ordre plus pratiques, pour favoriser l'insertion professionnelle. Parmi les dispositifs financiers, l'AGEFIPH met Ă  disposition de chaque travailleur handicapĂ© des conseillers cap emploi, pour leur accorder des aides financiĂšres. L'ensemble des aides financiĂšres de l'AGEFIPH en guise d'avantages travailleurs handicapĂ©s est disponible ici. Enfin, un certain nombre de dispositifs sont mis en Ɠuvre, pour s'insĂ©rer professionnellement, mis en place par l'AGEFIPH : il s'agit des stages de rĂ©adaptation, de rĂ©Ă©ducations ou de formations professionnelles spĂ©cialisĂ©es pour les travailleurs handicapĂ©s. Des amĂ©nagements professionnels pour les travailleurs handicapĂ©s Enfin, les avantages travailleurs handicapĂ©s comportent des amĂ©nagements professionnels. Il est possible, pour un travailleur handicapĂ© bĂ©nĂ©ficiant de la reconnaissance travailleur handicapĂ©, de demander des horaires amĂ©nagĂ©s, ou un poste de travail plus facilement accessible aux personnes en situation de handicap. Enfin, en cas de licenciement ou de rupture du contrat de travail, la durĂ©e du prĂ©avis de licenciement peut ĂȘtre doublĂ©e.
Dyslexie: Le mal du siĂšcle
Dyslexie: Le mal du siĂšcle
Le 10 octobre prochain, sera cĂ©lĂ©brĂ©e la journĂ©e nationale des « dys ». Ces trois lettres Ă©voquent l’ensemble des troubles cognitifs de l’apprentissage telles que la dyslexie ou la dyspraxie. En France, la dyslexie, trouble durable du langage alterant la lecture, l’orthographe et l’écrire, affecterait 5 Ă  10% de la population. â„č Pour info : la dyslexie est plus frĂ©quente dans les pays oĂč la langue est plus difficile! La dyslexie est souvent source de prĂ©jugĂ©s et d’incomprĂ©hensions mais, bien diagnostiquĂ©, ce trouble est trĂšs bien traitĂ© Dyslexie en entreprise : faire valoir ses droits Il aura fallu attendre la loi du 11 fĂ©vrier 2005 pour que la dyslexie soit reconnue. Toujours incompris en entreprise, ce trouble est souvent confondu avec la paresse, des lacunes orthographiques ou une inaptitude Ă  rĂ©aliser certaines tĂąches. Or, ĂȘtre dyslexique ne doit pas ĂȘtre discriminatoire pour votre carriĂšre! Le code du travail Ă©nonce qu’aucune personne ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©e, Ă©cartĂ©e ou licenciĂ©e en raison de son Ă©tat de santĂ© ou de son handicap (sauf inaptitude constatĂ©e par un mĂ©decin du travail). La dyslexie vous assure donc les mĂȘmes droits qu’un salariĂ© « normal ». MĂȘmes heures, salaire et avantages ! Soyez attentifs ! â„č La discrimination est un sujet complexe et souvent liĂ© Ă  des questions sociales, rendez-vous ici pour en apprendre davantage. Il faut donc ne pas hĂ©siter Ă  communiquer auprĂšs de votre manager ou de votre Ă©quipe. L’ignorance fait souvent place Ă  la bĂȘtise ! De lĂ , vous trouverez plus facilement des solutions et amĂ©nagements pour contourner les problĂšmes. Dyslexique : comment amĂ©liorer ses conditions de travail Face Ă  cet handicap invisible, des solutions existent pour amĂ©liorer les conditions de travail : Comme dit prĂ©cĂ©demment, n’ayez pas peur de parler de votre dyslexie. Votre manager ou vos collĂšgues doivent ĂȘtre informĂ©s. Ils comprendront mieux vos petites lacunes, pourront vous aider sur certains points et vous serez plus serein dans votre intĂ©gration. Adapter vos missions avec votre Ă©quipe. PrivilĂ©giez le travail Ă  l’oral, lĂ  oĂč vous ĂȘtes plus Ă  l’aise. RĂ©servez l’usage de l’écrit pour des tĂąches ponctuelles et concises. D’un point de vue matĂ©riel, pourquoi ne pas demander un Ă©cran trĂšs grand ? Vous serez plus Ă  l’aise. Vous pouvez Ă©galement vous renseigner auprĂšs du service IT de votre entreprise pour savoir quels logiciels ont-ils ? La mise en place d’outils tels que les correcteurs grammaticaux, orthographiques, les logiciels de dictĂ©e vocale, et ceux de lecture qui sont un soutien non nĂ©gligeable. Enfin, selon le profil et le type de dyslexie, des formations professionnelles sont dispensĂ©es pour accompagner les personnes dyslexiques dans leur prise de poste. La fĂ©dĂ©ration Française des Dys les regroupe toutes sur son site.
Des confréries à l'entreprenariat social
Des confréries à l'entreprenariat social
Rochna Zaki
L'Ă©conomie sociale et solidaire est une des expressions fortes de 2017, qui a fait son apparition en force dans les discours sociaux et politiques. La loi Hamon en a fait beaucoup parler en 2014 en tentant de clarifier son pĂ©rimĂštre d'action, sans pour autant parvenir Ă  une dĂ©finition dĂ©finitive. Et pour cause, l'Ă©conomie sociale et solidaire regroupe une grande diversitĂ© d'organisations, entreprises, associations, mutuelles, etc. Mais avec un but commun : concilier activitĂ© Ă©conomique et Ă©quitĂ© sociale. L'ESS s'interroge sur de nombreux enjeux sociĂ©taux contemporains : immigration, handicap, environnement, Ă©galitĂ© des chances, etc. Quel poids et quelles perspectives pour cette Ă©conomie " tiers " en France ? Pour commencer, si le terme " Ă©conomie sociale et solidaire " est aujourd'hui prĂ©sent dans les dĂ©bats sociĂ©taux, l'idĂ©e en elle-mĂȘme est loin d'ĂȘtre nouvelle, et profondĂ©ment ancrĂ©e dans notre culture rĂ©publicaine. Les organisations de l'Ă©conomie sociale adhĂšrent Ă  des principes fondateurs, parmi lesquels : la recherche d'une utilitĂ© collective, la non-lucrativitĂ© ou la lucrativitĂ© limitĂ©e (bĂ©nĂ©fices rĂ©investis au service du projet collectif) et une gouvernance dĂ©mocratique. On peut retrouver les racines de ces grands principes dĂšs le moyen-Ăąge autour des organisations professionnelles comme les guildes, les confrĂ©ries, les compagnonnages. AprĂšs l'abolition de ces corporations aprĂšs la rĂ©volution française, c'est au tour des sociĂ©tĂ©s de secours mutuel de crĂ©er de l'entraide entre leurs adhĂ©rents pour rĂ©duire l'impact de problĂšmes tels que la maladie, l'infirmitĂ©, les accidents, le chĂŽmage, le dĂ©cĂšs ou, plus marginalement, la retraite. À Grenoble, la sociĂ©tĂ© de bienfaisance mutuelle des gantiers est crĂ©Ă©e dĂšs 1800 et demeurera longtemps l'une des plus importantes de ces sociĂ©tĂ©s, en protĂ©geant les professionnels du gant. Ainsi, l'idĂ©e qu'une Ă©conomie tierce Ă  l'Ă©conomie privĂ©e purement lucrative et une Ă©conomie sociale totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©e semble remonter aux dĂ©buts de notre systĂšme politique. Le 19e siĂšcle verra aussi se dĂ©velopper le systĂšme de la banque mutualiste, c'est-Ă -dire une entitĂ© dans laquelle les sociĂ©taires ont la double-qualitĂ© d'usagers et de propriĂ©taires, venant contrer un certain Ă©litisme des grandes banques commerciales privĂ©es. Si on prend en compte les organismes d'assurance mutualistes ou les banques coopĂ©ratives hĂ©ritiĂšres de ce systĂšme collectif, l'Ă©conomie sociale prĂ©sente une proportion importante des entreprises et des emplois au sein de l'Union europĂ©enne aujourd'hui. On estime ainsi qu'en France, ce secteur reprĂ©sente 10% des emplois salariĂ©s. En somme, l'Ă©conomie sociale et solidaire postule une forme de rĂ©ciprocitĂ© entre la sociĂ©tĂ© et l'activitĂ© Ă©conomique, refusant les principes du marchĂ© et de la distribution. Elle dĂ©signe l'ensemble des activitĂ©s contribuant Ă  la dĂ©mocratisation de l'Ă©conomie et Ă  la participation citoyenne. Si le mouvement s'est surtout affirmĂ© dans les annĂ©es 1990, il connaĂźt un regain de dynamisme autour de la Civic Tech, qui est l'Ă©cosystĂšme d'acteurs utilisant la technologie dans le but de renforcer le lien dĂ©mocratique entre les citoyens et le gouvernement, ou d'autres initiatives fondĂ©es ou non sur la technologie : cryptomonnaies, plateformes de mises en rĂ©seau d'AMAP, entreprenariat social. Les rĂ©flexions sur l'ESS sont donc plus que jamais en avant des dĂ©bats sur l'innovation sociale dans notre sociĂ©tĂ©, plaçant la solidaritĂ© comme un fondement Ă©conomique.
Connaissez-vous les Entreprises Solidaires d'Utilité Sociale ?
Connaissez-vous les Entreprises Solidaires d'Utilité Sociale ?
Jean-Hugues Zenoni
Les Entreprises Solidaires d’UtilitĂ© Sociale (ESUS° sont des entreprises identifiĂ©es comme Ă©tant Ă  forte utilitĂ© sociale et rĂ©pondant Ă  des besoins spĂ©cifiques. Disposant d’un agrĂ©ment particulier, l’agrĂ©ment ESUS, elles peuvent bĂ©nĂ©ficier de dispositifs de soutien et de financement. Qu’est-ce que l’agrĂ©ment ESUS ? DĂ©fini dans la loi sur l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) de 2014, l’agrĂ©ment ESUS devient un agrĂ©ment exclusivement pour les entreprises de l’ESS. Il a pour but d’inciter les financeurs privĂ©s Ă  se tourner davantage vers les entreprises sociales pour y investir, afin de donner plus de sens Ă  leur investissement, d’amĂ©liorer leur impact social et de crĂ©er de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale un Ă©cosystĂšme favorable au dĂ©veloppement des entreprises sociales. Les avantages fiscaux sont Ă©galement attrayants : les investisseurs qui choisissent d’investir dans une entreprise sociale bĂ©nĂ©ficient de 18% de rĂ©duction d’impĂŽts et de 50% de rĂ©duction d’impĂŽt sur la fortune. Il existe ainsi des fonds spĂ©cialisĂ©s dans l’investissement d’impact et les entreprises sociales et solidaires comme par exemple Le Comptoir de l’Innovation qui est la sociĂ©tĂ© d’investissement et de conseil du Groupe SOS. Il gĂšre un fonds de 100 millions d'euros et soutient les entreprises sociales dans leur changement d’échelle, qui est souvent une des grosses difficultĂ©s des entreprises sociales. Le Comptoir de l’Innovation propose aussi d’autres services aux entreprises : du conseil stratĂ©gique, de l’évaluation financiĂšre et un incubateur pour les projets de reprise ou de dĂ©veloppement d’entreprises sociales dans le Grand Paris par des jeunes entrepreneurs de 18 Ă  30 ans. Ou encore le fonds d'investissement NovESS de la Caisse des dĂ©pĂŽts. Il s’agit d’un fonds de 100 millions d’euros Ă©galement qui accompagne les entreprises sociales dans le changement d’échelle, en particulier “celles avec au moins six ans d’existence, qui portent des projets de grande envergure. Ces entreprises pourront bĂ©nĂ©ficier de tickets de financement importants compris entre 1 million et 5 millions d'euros. Et les entreprises en phase d’accĂ©lĂ©ration de croissance avec au moins trois ans d’existence, porteuses d’innovations, notamment sociales. Il s’agit surtout de startups de l’ESS. Les tickets de financement sont compris entre 100 et 500 000 euros.” Comment obtenir l’agrĂ©ment ESUS ? Il faut rĂ©pondre aux critĂšres qui dĂ©finissent les Entreprises Sociales et Solidaires aux termes de l’article L3332-17-1 du code du travail. Le terme d’entreprise peut inclure cependant, depuis la loi de 2014 relative Ă  l'Ă©conomie sociale et solidaire, toutes formes de structures : des associations, coopĂ©ratives, mutuelles, fondations ou sociĂ©tĂ©s commerciales. Les critĂšres sont les suivants : la poursuite d’un but d’utilitĂ© sociale ou d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ; une gouvernance dĂ©mocratique, associant les parties prenantes de l’entreprise ; le rĂ©investissement de la majoritĂ© des bĂ©nĂ©fices dans le fonctionnement de l’entreprise pour assurer son maintien et son dĂ©veloppement. Pour faire la demande d’agrĂ©ment, il faut l’adresser en 3 exemplaires Ă  la Directte (direction rĂ©gionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) du dĂ©partement oĂč l’entreprise a son siĂšge social par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception (AR) ou par dĂ©pĂŽt contre rĂ©cĂ©pissĂ©. En l'absence de rĂ©ponse 2 mois Ă  partir de la rĂ©ception du dossier complet, l'agrĂ©ment est considĂ©rĂ© comme acceptĂ©.
Vous ne regarderez plus votre coiffeur de la mĂȘme maniĂšre !
Vous ne regarderez plus votre coiffeur de la mĂȘme maniĂšre !
Rochna Zaki
Depuis quelques annĂ©es, le terme freelance a envahi notre vocabulaire Ă  tel point que tout le monde sait ce qu’il signifie, sans toutefois ĂȘtre certain de la rĂ©alitĂ© qu’il dĂ©crit rĂ©ellement. S’il est parfois utilisĂ© pour parler des travailleurs qui ne sont pas salariĂ©s de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, bien souvent, il reste encore aujourd’hui privilĂ©giĂ© pour dĂ©crire des situations de travail et des emplois relativement modernes et digitaux : il ne nous viendrait bien souvent pas Ă  l’idĂ©e de dĂ©crire notre coiffeuse Ă  domicile comme une freelance, par exemple ! Or, lorsque l’on sait que le monde du travail est en profonde mutation et que les travailleurs indĂ©pendants reprĂ©sentent dĂ©jĂ  plus de 34 % de la force de travail aux Etats-Unis avec une tendance Ă  la hausse constante, on en vient Ă  se demander si finalement, nous ne sommes pas dĂ©jĂ  entourĂ©s de freelance qui ne portent pas leurs noms ? Va-t-on, par exemple, bientĂŽt qualifier les esthĂ©ticiennes Ă  domicile de freelance ? Ou bien les fleuristes indĂ©pendants ? Et qu’en sera-t-il des agents immobiliers ? Car, bien que leurs mĂ©tiers soient plus traditionnels, et prĂ©sents sur le marchĂ© de l’emploi depuis (un peu) plus longtemps que tous ces nouveaux mĂ©tiers qui ont pointĂ© leurs nez Ă  la suite d’internet, leurs prĂ©occupations, challenges et conditions de travail sont souvent trĂšs similaires. Pour commencer, la dĂ©finition de cet anglicisme dĂ©signe normalement l’ensemble des indĂ©pendants, et son Ă©tymologie rĂ©vĂšle que le terme signifiait Ă  l’origine « des soldats Ă  louer, des mercenaires dĂ©signĂ©s par leur armement, la lance » . En somme : rien qui ne justifie une monopolisation de son utilisation par les mĂ©tiers du numĂ©rique ! Ensuite : lorsque l’on y rĂ©flĂ©chit, que l’on soit jardinier Ă  son compte ou bien codeur, les avantages et inconvĂ©nients de cette situation sont les mĂȘmes. D’un cĂŽtĂ©, une grande autonomie dans son travail : aussi bien en termes d’horaires, que de missions ou encore du choix des Ă©quipes avec lesquelles l’on souhaite travailler. Tout cela participant Ă  l’épanouissement individuel du travailleur. De l’autre, une instabilitĂ© financiĂšre et la nĂ©cessitĂ© d’assurer l’ensemble des rĂŽles clefs d’une entreprise classique (production, marketing, finance, juridique, vente, etc.) : une polyvalence qui peut d’ailleurs ĂȘtre compliquĂ©e Ă  gĂ©rer, peu importe sa branche d’activitĂ©s. Ainsi, un dĂ©veloppeur pourra ĂȘtre trĂšs Ă  l’aise sur des aspects de marketing et de production, mais se retrouver Ă  manquer de savoir-faire en matiĂšre de relation client, lĂ  oĂč un agent immobilier en freelance, lui, aura des compĂ©tences en vente, mais pourra se retrouver dĂ©munie face Ă  des aspects pratiques liĂ©s Ă  la comptabilitĂ© par exemple. De quoi mettre fin Ă  ce monopole et prouver que sous ce terme anglo-saxon Ă  la mode peuvent donc se cacher des mĂ©tiers que l’on a l’habitude de considĂ©rer comme classiques et traditionnels !
Les voix du monde
Les voix du monde
Jean-Hugues Zenoni
Nous les voyons rĂ©guliĂšrement aux informations : envoyĂ©s spĂ©ciaux ou permanents sur place, les correspondants de presse Ă  l’étranger sont essentiels pour permettre Ă  un mĂ©dia d’obtenir de l'information sur diffĂ©rentes zones du globe. Ces travailleurs indĂ©pendants, travaillant souvent pour plusieurs rĂ©dactions et plutĂŽt solitaires jusqu’à aujourd’hui, voient pourtant Ă©voluer leur profession Ă  toute vitesse, entre prĂ©carisation et mise en rĂ©seau. Le correspondant de presse Ă  l’étranger est un journaliste indĂ©pendant installĂ© de maniĂšre permanente dans une zone gĂ©ographique diffĂ©rente de celle de la rĂ©daction pour laquelle il travaille, et dont le travail est de reporter les actualitĂ©s de cette zone Ă  celle-ci. Pendant longtemps le travail de celui-ci Ă©tait donc de rĂ©colter l’information dans diffĂ©rents titres de presses locales, d’aller la chercher auprĂšs de diverses figures locales, Ă©ventuellement d’enquĂȘter sur certains sujets nĂ©cessitant une attention spĂ©cifique. Ainsi, le correspondant de presse rĂ©dige ses propres articles, Ă©ventuellement ses propres photos et peut prendre l’initiative de proposer des sujets Ă  la rĂ©daction pour laquelle il travaille. À l’origine, il est donc un travailleur indĂ©pendant, au statut non-salariĂ©, contrairement aux journalistes de la rĂ©daction, et n’est pas subordonnĂ© Ă  celle-ci. La rĂ©munĂ©ration pour les correspondants ne variant pas selon le pays couvert, avec quelques centaines d’euros par mois, la profession n’est pas destinĂ©e Ă  ĂȘtre exercĂ©e Ă  plein temps. Durant longtemps, la pratique de cet exercice a Ă©tĂ© pour de nombreux journalistes un travail gratifiant, permettant d’enquĂȘter notamment sur des zones de conflits armĂ©s, sur des rĂ©gimes politiques soumis Ă  la censure, ou tout autre sujet sensibles, avec la protection confĂ©rĂ©e par la dĂ©tention d’une carte de presse. Pourtant, pour de nombreux correspondants Ă  l’étranger, les conditions de travail seraient devenues inacceptables. Depuis quelques annĂ©es, les coups de gueule se succĂšdent depuis tous les points de globe. La cause du malaise ? La crise des mĂ©dias occidentaux qui, restrictions budgĂ©taires obligent, ne sollicitent plus de permanents sur place, ou rĂ©duisent leurs budgets allouĂ©s Ă  l’actualitĂ© internationale. Si internet a amorcĂ© la crise de la presse, c’est l’ensemble des pratiques journalistiques qui sont forcĂ©es d’évoluer, y compris celle de correspondant Ă©tranger. Cependant, l’évolution de la profession tendrait plutĂŽt vers la prĂ©carisation des conditions de travail, l’exigence de flexibilitĂ© et d’information en continue forçant les correspondants Ă  se mettre en danger dans leurs enquĂȘtes. Les rĂ©seaux sociaux, et le dĂ©veloppement de nombreuses sources de presse dans les pays Ă©mergents, ont rendu plus complexe le mĂ©tier de correspondant Ă©tranger, nĂ©cessitant de recouper les informations, d’enrichir les dossiers et de trouver des approches toujours plus originales. Paradoxalement, la rĂ©munĂ©ration de ceux-ci n’augmente pas malgrĂ© la complexification des tĂąches. Quel avenir pour les journalistes francophones travaillant Ă  l’étranger pour les titres de presse français ? Si l’ensemble des avis s’expriment du plus catastrophiste au plus positif, il semblerait que la structuration croissante d’un rĂ©seau de correspondants puisse constituer le futur de la profession. Internet aidant, les correspondants sont plus facilement amenĂ©s Ă  s’organiser en rĂ©seau et Ă  nĂ©gocier ainsi avec les rĂ©dactions et les mĂ©dias, alors que la profession Ă©tait jusqu’à prĂ©sent plutĂŽt solitaire. Il semblerait donc qu’en plus d’intĂ©grer de nouvelles compĂ©tences journalistiques, ceux-ci soient amenĂ©s Ă  travailler de plus en plus en Ă©quipe pour valoriser leur travail. Si la profession journalistique traverse dans son ensemble une crise liĂ©e Ă  la rĂ©invention du modĂšle Ă©conomique de la presse, ceux exerçant Ă  l’étranger sont donc bien loin d’ĂȘtre Ă©pargnĂ©s. Pourtant le travail d‘enquĂȘte du correspondant local reste le meilleur outil pour obtenir de l’information fiable dans des contextes politiques souvent tendus et des contextes culturels complexes, difficiles Ă  saisir pour les non-locaux.
Les archéologues français : des Indiana Jones 2.0 ?
Les archéologues français : des Indiana Jones 2.0 ?
Jean-Hugues Zenoni
DĂ©couvrir le tombeau perdu d’un ancien pharaon grec, mettre Ă  jour les vestiges d’une civilisation disparue depuis des millĂ©naires ou encore reconstituer un squelette de dinosaure
 ce sont souvent ces images qui nous viennent en tĂȘte lorsque l’on pense Ă  l’archĂ©ologie ou que l’on s’imagine, enfant, rĂ©aliser ce mĂ©tier. Pourtant, cette reprĂ©sentation est aujourd’hui bien dĂ©passĂ©e ! Cinq annĂ©es d’études plus tard, ce ne sont plus des jungles inexplorĂ©es que les jeunes diplĂŽmĂ©s s’apprĂȘtent Ă  arpenter, mais plutĂŽt des sites high-techs oĂč se cĂŽtoient les meilleurs experts scientifiques de tous les pays. VĂ©ritables laboratoires de recherche, les sites de fouilles sur lesquels les archĂ©ologues français sont amenĂ©s Ă  travailler ne sont pas pour autant seulement des espaces scientifiques. Ils agissent en effet pour la France comme de vĂ©ritables plateformes diplomatiques. Dans ce cadre, il existe actuellement dans le monde 12 instituts de recherche français Ă  l’étranger ayant une activitĂ© dans le domaine archĂ©ologique. Ils se situent en Afghanistan, en Afrique du Sud, en Éthiopie Ă  JĂ©rusalem-Ouest, au Kenya, au KoweĂŻt, au Moyen-Orient (Liban – Irak – Jordanie – Syrie), en AmĂ©rique Centrale (Mexique – Guatemala), an AmĂ©rique du Sud (PĂ©rou – Bolivie – Colombie – Équateur), en Russie, au Soudan et enfin en Turquie. Mais il est important de noter Ă©galement que de trĂšs nombreux partenariats se mettent aussi en place en dehors de ces zones : ainsi, la France est par exemple le seul pays Ă©tranger Ă  disposer d’une Ă©quipe de recherche en CorĂ©e du Nord (mission archĂ©ologique Ă  KaesƏng, dirigĂ©e par E. Chabanol), suite Ă  la sollicitation de la National Authority for the Protection of Cultural Heritage (NAPCH) . Car si la France est si bien implantĂ©e Ă  l’étranger, c’est parce qu’elle s’est dotĂ©e trĂšs tĂŽt (dĂšs 1945 !) d'une instance d'Ă©valuation et d'orientation de sa politique archĂ©ologique en dehors du territoire : la Commission des fouilles. CrĂ©Ă© dans une perspective traditionnelle d'Ă©changes entre l'archĂ©ologie extra-europĂ©enne et la diplomatie française, cet organisme permet une politique suivie quant au choix des partenaires comme Ă  l'exigence d'une rigueur scientifique. Regroupant les grands acteurs de la recherche nationale (musĂ©es, C.N.R.S., universitĂ©s, CollĂšge de France, École pratique des hautes Ă©tudes, I.N.R.A.P.), la commission soutenait financiĂšrement, en 2005, plus de cent quarante missions rĂ©parties dans soixante pays. Elle permet ainsi Ă  prĂšs de 1 800 personnes chaque annĂ©e (dont prĂšs de 800 non-français) de travailler Ă  l’étranger. Si ces places sont trĂšs majoritairement rĂ©servĂ©es aux cadres scientifiques, ce fonctionnement permet Ă©galement Ă  certains Ă©tudiants en fin de master de participer Ă  des missions exceptionnelles et de leur faire dĂ©couvrir le terrain, entre collĂšgues internationaux et outils numĂ©riques dernier cri !
“L’impatriation” ou le difficile retour des expatriĂ©s
“L’impatriation” ou le difficile retour des expatriĂ©s
Manel El Robrini
On parle souvent des Français qui partent Ă  l’étranger, mais beaucoup moins de ceux qui rentrent au pays. Pour eux, le retour est parfois difficile, que ce soit administrativement, professionnellement ou psychologiquement. Les impatriĂ©s, ces oubliĂ©s de l’administration PrĂšs de 2,5 millions de Français vivent Ă  l’étranger selon les chiffres de l’OCDE et environ 70 000 rentrent au pays chaque annĂ©e. Retourner vivre en France n’est pourtant pas si simple et peut se rĂ©vĂ©ler ĂȘtre une “nouvelle expatriation” Ă  part entiĂšre. Les expatriĂ©s qui rentrent en France sont considĂ©rĂ©s comme des Français comme les autres et ne bĂ©nĂ©ficient pas de statut particulier. Or, des dĂ©marches simples comme obtenir une carte vitale, ou trouver un logement ou un emploi peut relever du parcours du combattant lorsque l’administration demande des documents que les anciens expatriĂ©s sont incapables de fournir. Par exemple, pour le logement, les propriĂ©taires demandent des avis d’imposition. Cependant, certains expatriĂ©s ne paient plus d’impĂŽts en France depuis des annĂ©es. Idem pour les quittances de loyer ou fiches de paie en français qui sont difficiles Ă  fournir pour les expatriĂ©s. Remettre les pieds dans le marchĂ© du travail français, avec ses codes et ses spĂ©cificitĂ©s, et faire reconnaĂźtre des compĂ©tences ou des qualifications obtenues Ă  l’étranger n’est pas non plus une mission facile. Une amĂ©lioration en cours Pour HĂ©lĂšne Conway-Mouret, sĂ©natrice (PS) reprĂ©sentant les Français Ă©tablis hors de France, “ les Français n'ont jamais vu d'un bon Ɠil ceux qui partent. La mobilitĂ© ne fait pas partie, comme l'immigration d'ailleurs, de la culture française. On ne s'est jamais vraiment intĂ©ressĂ© Ă  ceux qui partent, et encore moins au fait qu'ils rentrent un jour.” La sĂ©natrice s’est attaquĂ©e Ă  ce problĂšme en 2015 en remettant le rapport “ Retour en France des Français de l’étranger ” auprĂšs du Premier ministre qui propose 49 mesures de simplification. Parmi celles-ci, la mise en place d’un site internet pour rĂ©pondre aux questions des expatriĂ©s en fonction de leur situation. Une autre personne s’est Ă©galement attaquĂ©e Ă  cette question. Anne-Laure FrĂ©ant, ancienne expatriĂ©e confrontĂ©e Ă  toutes ces difficultĂ©s, a eu l’idĂ©e de crĂ©er un site pour aider les personnes qui Ă©taient dans la mĂȘme situation qu’elle. Elle a ainsi crĂ©Ă© une communautĂ© d’entraide de plus de 9 000 membres sur Facebook. Le choc psychologique Si les galĂšres administratives et professionnelles sont prĂ©sentes, le choc le plus important pour les expatriĂ©s de retour en France peut ĂȘtre psychologique. MĂȘme s’ils retrouvent les lieux et les relations sociales d’avant, certains expatriĂ©s sont confrontĂ©s Ă  l’incomprĂ©hension de leurs proches. Une ancienne expatriĂ©e tĂ©moigne : “ Les gens oublient que l'on est revenu au dĂ©but, et puis, quand ils s'en souviennent, ils oublient que l'on est parti. Ils ne nous posent pas de questions sur notre expĂ©rience. Ils parlent de leur quotidien, qui nous semble parfois fade. On se rend compte que l'on n'a plus grand-chose Ă  se dire, que l'on n'a plus les mĂȘmes points communs. ” L’autre difficultĂ© : Ă©voluer dans un modĂšle français trĂšs uniculturel. Lorsqu’on a vĂ©cu une ou plusieurs expĂ©riences Ă  l’international et que l’on souhaite apporter ou proposer des façons de faire inspirĂ©es de l’étranger, que ce soit dans le cadre du travail ou ailleurs, on peut facilement ĂȘtre confrontĂ© Ă  une incomprĂ©hension, crispation, voire mĂȘme rigiditĂ©. François Chauvet, vice-prĂ©sidente de l’association pour l’accueil des expatriĂ©s en France dĂ©clare : “Les gens ne se rendent pas compte que faire un voyage en Birmanie et y vivre, ce n'est pas la mĂȘme chose. Finalement, on peut se retrouver plus proche d'une personne ayant vĂ©cu une expĂ©rience similaire, mĂȘme dans un autre pays que nous, que de ses propres amis.”

1-12 of 98 résultats

12345...9