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Bien être et indépendance : trouver son Ikigai

Bonheur, Travail

10/13/2018

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La question de la valeur du travail est au cœur des interrogations de nos sociétés contemporaines : à l’heure où un salarié français sur deux affirme choisir son travail pour satisfaire une quête de sens, l’indépendance et l’affirmation de soi sont de vrais challenges dans le travail au quotidien.

Bien être et indépendance : trouver son Ikigai

Indépendance : Le droit au bien-être

Chief hapiness officer, techniques de management « innovantes », formations d’épanouissement personnel … Les entreprises suivent aujourd’hui le pas (forcé) d’un « meaning washing » qui répond à une forte demande, celle du bien-être au travail.
Ce bien-être passe évidemment par une quête de sens dans son activité. La lutte pour un travail intéressant, où l’on se sent utile, est ce qui anime les dernières générations qui rentrent sur le marché du travail. A ces attentes se cumule l’ombre du « bore-out » et du « burn-out », qui font frémir autant les entreprises que les travailleurs. Fatigue, déprime, baisse de l’estime de soi, représentent une angoisse permanente pour le travailleur d’aujourd’hui, qui cherche de plus en plus à trouver sa propre routine, et non suivre celle d’une entreprise.

Or à l’heure où vie personnelle et professionnelle ne sont plus étanches, il est difficile de délier indépendance d’épanouissement personnel, affirmation de soi et performance. De ce point de vue, la culture japonaise peut nous éclairer.

La pensée ikigai, nouvel eldorado de l’ indépendance ?

Source : https://medium.com/@WeAreHowDoI/how-ikigai-can-be-applied-to-early-stage-companies-bce2c5d92bfc

Source : https://medium.com/

Introspection, connaissance de soi, méditation … Sont autant de concepts qui ont pénétré le monde du travail pour atteindre ce graal de l’épanouissement, et par voie de conséquence, d’une certaine forme d’indépendance. Et la psychologie japonaise a beaucoup à nous enseigner à ce sujet. Dans un article fondateur publié en 2001, le professeur Akihiro Hasegawa, spécialisé en psychologie clinique, théorise l’ikigai. L’Ikigai, défini comme le sens (« gai ») à sa vie (« iki »), est une démarche de lente introspection permettant à chacun de trouver ce qui l’anime.

Si cette philosophie est présente dans le monde du travail japonais depuis les années 1970, ce n’est que très récemment qu’elle trouve son succès en Occident et ce notamment grâce à un ouvrage qui popularise le mot. Ikigai, le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse (Héctor García et Francesc Miralles, Fleuve, 2017) publié l’été dernier, conte l’histoire de l’archipel d’Okinawa. Cet écosystème unique se réclame de la philosophie ikigai depuis des siècles et compte évidemment, l’une des plus importantes concentrations de centenaires au monde.

"Trouver votre travail de rêve SIMPLEMENT en découvrant votre IKIGAI !"

Trouver son ikigaï (First, 2018), un essai publié par Christie Vanbremeersch, permet d’approfondir ce courant : pour l’autrice, il faut comprendre la philosophie nippone comme un moyen de trouver un équilibre entre ce à quoi nous sommes doués, ce dont le monde a besoin, et ce pour quoi nous serions utiles et qui mériterait que l’on reçoive salaire.

En bref, une philosophie qui donne tout son sens au portage salarial. Ce n’est en effet pas un hasard si les nouvelles générations aspirent à l’entrepreneuriat solidaire et à être leur propre patron : diriger son activité, choisir ses clients, savoir dire non aux missions que l’on trouve moins pertinente, c’est une manière de donner un sens à ce temps qui constitue parfois jusqu’à 10h de notre journée.

Dès ce week-end, réflechissez-y : quel est votre Igikai ? En dédramatisant la classique question du "pour quoi suis-je fait ? ", repérer les habitudes, lubies et éléments du quotidien qui nous font du bien est un moyen simple d’identifier ses motivations profondes. Sans tomber dans les clichés faciles de la recherche – d’ailleurs illusoire – du travail de ses rêves, identifier son Igikaï est un très bon moyen d’identifier cet équilibre précieux entre ce aptitudes, goûts, sens, et nécessités.

À lire aussi sur notre blog : Statut Consultant: pourquoi Openwork est-il un système équilibré ? et Le bonheur au travail : Entreprise et bonheur ne sont pas incompatibles

 

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