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L'anxiété au travail, c'est du passé !
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La campagne pour les élections présidentielles de 2017 a fait surgir une question importante : faut-il ou non reconnaître le burn-out comme une maladie, donnant droit à des congés et des indemnités ? Si une telle question a pu être posée, c’est bien la preuve d’une évolution considérable des mentalités concernant l’anxiété au travail. Pendant un certain temps, les considérations sur l’anxiété au travail étaient reléguées au second plan. Le travail (dont nous rappelons l’étymologie : tripalium, signifiant « le joug») 😬 ne servait qu’à gagner de l’argent. Les considérations, progressistes pour une certaine époque, sur l’anxiété au travail n’étaient pas de bonne guerre. 👉 Néanmoins, ces dernières années, beaucoup d’efforts ont été faits pour concilier travail productif et environnement agréable. La progressive prise de conscience du problème de l'anxiété L’anxiété au travail constitue une problématique dont la prise de conscience a été tardive et progressive. Tout commence en 1936 (21 juin), lorsque le Front Populaire, crée deux semaines de congés payés, ainsi que la semaine de 40 heures de travail. Réduire le temps de travail, et permettre aux salariés de bénéficier des congés payés est considéré, pour cette époque, comme une manière d’atténuer l’anxiété au travail et d’augmenter le bien-être. Progressivement, s’ajoute une troisième, puis une quatrième, puis une cinquième semaine de congés payés. Par ailleurs, le gouvernement Jospin, en 1999, abaisse la durée du temps de travail à 35 heures. La problématique de l’anxiété au travail ne saurait néanmoins se limiter au seul cadre légal qui fixe le temps hebdomadaire de travail et les congés. Il s’agit aussi d’une problématique propre de la vie en entreprise. 👉 Là encore, de nombreux progrès ont été faits. L’atmosphère, au sein des entreprises, s’est détendue, avec, depuis les années 1990, la possibilité d’assouplir ses heures de travail ou même de télé-travailler. L’aménagement des locaux, les relations entre les différents salariés constituent, là encore, une problématique capitale. Des améliorations ont été faites, comme la création d’open-spaces, aménagés de manière à favoriser l’interaction avec les autres salariés, et la recherche du bien-être, avec des décors propices à la détente et à la concentration. 🔍 Sanofi, par exemple, aménage ses espaces pour mettre au premier plan la détente et la concentration des salariés. Ainsi, on peut dire que l’anxiété au travail appartient au passé. L'anxiété au travail demeure-t-elle toujours ? Malgré tous ces efforts, il serait faux de dire que l’évolution de la loi et les entreprises ont totalement réglé le problème de l’anxiété au travail, et que tout est parfait. Si les lois ont donné un cadre que les entreprises sont normalement tenues de respecter, et si les entreprises ont concentré leurs efforts sur l’aménagement d’espaces propices au bien-être et à l’harmonie des relations entre les salariés, néanmoins, des efforts restent à faire. Concernant l’application des 35 heures, force est de constater que, si d’un côté, dans le secteur public, les 35 heures sont respectées, en revanche, il n’en va pas du tout de même dans le privé. 🤔 👉 La plupart des entreprises proposent des contrats théoriques de 39 heures, mais où, en pratique, les salariés travaillent beaucoup plus. Dans certains secteurs particuliers, le temps de travail hebdomadaire peut même avoisiner les 60 heures. On est quasiment au double de la limite imposée par la loi de 1999. Par ailleurs, de nombreux efforts restent à faire en termes de santé au travail. Selon certaines organisations syndicales, plus d’un salarié sur trois en France a déjà été sujet au burn-out. De nombreux efforts restent ainsi à faire dans ce domaine-là, et, pour réduire l’anxiété au travail, l’employeur doit s’occuper de la santé de ses collaborateurs, et, pour le bien du salarié comme pour le bien de l’entreprise, prévenir le burn-out. Dans cette dynamique, depuis 2003, l’ANACT, l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail, organise tous les ans une semaine pour la qualité de vie au travail. Elle regroupe l’ensemble des acteurs de l’entreprise (chefs d’entreprise, responsables RH, managers, salariés…) autour de discussions et de débats, dans le but d’améliorer le bien-être au travail. 👉 Ainsi, on voit que des efforts restent à faire pour ranger totalement l’anxiété au travail dans la case passé. Pour faire face à cela, il est important de reconnaître les symptômes du stress. Il ne faut pas non plus hésiter à parler de son anxiété à un médecin du travail ou à son employeur. Une solution est toujours possible.
Quelle musique pour travailler et se concentrer faut-il écouter ?
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Lorsque le travail peut paraître rébarbatif, la musique est souvent considérée comme le meilleur moyen d’atténuer cette dimension qui lui est inhérente. Néanmoins, pour travailler le mieux possible, il faut être efficace et concentré. La musique doit être susceptible de créer un environnement de travail agréable. Or, c’est à cet égard que la musique pourrait pécher. 🤔 Quelle musique choisir, pour être efficace au travail tout en atténuant sa dimension parfois rébarbative ? Choisir une musique sans paroles La musique avec paroles peut apparaître comme un facteur de déconcentration, dans la mesure où notre cerveau est davantage attiré par les paroles et peut donc se détacher du travail. La chercheuse Teresa Leisuk, de l’université de Winsor, recommande en effet de ne pas écouter de paroles pendant le travail : « Les paroles nous distraient cognitivement. Etant donné que le travail nécessite de manipuler par le langage notre réflexion intérieure, notre réflexion linguistique sera bien évidemment perturbée par le texte.» Si d’un côté, la musique chantée, avec des paroles, apparaît comme un obstacle à la concentration, en revanche, d’un autre, la musique instrumentale pourrait jouer le rôle totalement inverse. En effet, selon une étude de l’université de Cambridge, la musique instrumentale est une aide importante à la concentration. Les performances de concentration augmentent en effet de près de 8%, la musique stimulant certaines parties du cerveau, et le pousse à ne pas se distraire à d’autres occupations. ℹ️ La musique instrumentale semble donc la plus indiquée pour non seulement réduire les risques de déconcentration, mais aussi pour améliorer les performances au travail. Plus encore, choisir de la musique classique Si les paroles doivent être proscrites, il faut aussi que la musique ne soit pas trop énergique, pas trop agitée, mais plutôt calme. En effet, le rôle positif qu’on peut attribuer à la musique dans le travail ne se vérifie que lorsqu’on considère qu’on écoute des musiques calmes, qui jouent le rôle de musiques de fond, et qui ne perturbent pas l’attention du cerveau. Or toutes les musiques sans paroles ne sont pas à mêmes de jouer ce rôle. C’est notamment le cas des styles jazz ou rock, dont les accords sont fait pour animer le cerveau, et non pour l’apaiser. Dans cette perspective, une musique de fond à même d’augmenter la concentration serait assurément la musique classique. Certaines analyses vont même encore plus loin : la musique classique aiderait le cerveau à retenir des informations qu’il doit assimiler, et pourrait même réduire le temps de travail. C’est l’ analyse faite par l’université de Lund en Suède. Bien loin d’altérer la concentration de celui qui travaille, la musique classique, quand elle n’est pas écoutée avec un volume trop fort, aide à assimiler des informations capitales. 👉 Ainsi, nous recommandons expressément l’audition de la musique classique (dont nous excluons bien évidemment les chants) pour se concentrer. Choisir une musique qu’on aime avant tout Pour se concentrer, il semble néanmoins qu’il faille choisir avant tout une musique qu’on aime. Et pour cause, une musique qu’on aime ou qu’on connaît aide grandement à diminuer le stress, et à activer le système de la récompense. Selon la chercheuse Teresa Leisuk : « Lorsque vous êtes stressé, vous avez tendance à prendre des décisions hâtives. Au contraire, lorsque vous êtes dans un état positif, vous êtes plus à même d'envisager plusieurs options. » La musique, dans cette optique, aurait avant tout un rôle d’antistress, c’est-à-dire qu’elle permettrait d’envisager le travail avec davantage de calme et de recul, et donc d’augmenter la concentration. Le cerveau, en écoutant une musique qu’il apprécie, se sent loin de tout souci, et est plus à même de travailler avec sérénité. Néanmoins, il faut moduler cette analyse, en astreignant le cerveau à ne pas se concentrer sur la musique, mais bien sur le travail en lui-même. En effet, l’un des risques importants à écouter une musique qu’on aime, c’est de se concentrer davantage sur la musique que sur le travail. Or le travail et la musique doivent rester déconnectés, c’est-à-dire que la musique doit rester un moyen d’adoucir le caractère rébarbatif du travail, et ne pas le remplacer. Le cerveau ne doit pas ne plus s’occuper du travail à cause d’une musique qu’il apprécierait tout particulièrement, mais doit continuer d’être productif. 👉 Les effets d’une musique qu’on apprécie doivent donc rester quelque peu inconscients, et le travail doit rester notre préoccupation principale.
Quelle musique pour apprendre le piano ?
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Si la crise sanitaire mondiale pèse sur votre joie de vivre, vous serez peut-être tenter de vous évader de la morosité ambiante. Quoi de mieux que d’apprendre un nouvel instrument en 2020 ? Si les bonnes résolutions sont rarement réalisées, cet article va vous aider à débuter le piano en 2020. Dans ce but, vous avez besoin d’une musique pour apprendre cet instrument et de quelques conseils pour ne pas abandonner en route ! La discipline est en effet la clé de voûte de l’apprentissage d’un instrument. La courbe d’apprentissage est longue et il faut entretenir sa motivation. Pour plus d’informations sur la motivation, vous pouvez lire cet article du blog. Avant toute chose, gardez bien à l’esprit qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre quelque chose, même le piano. Comme le démontre cet article de France Musique, apprendre un instrument à l’âge adulte est tout à fait réalisable. Bien que vous ayez vraisemblement une activité professionnelle et bien des soucis à gérer, vous avez le choix de consacrer quelques dizaines de minutes par jour à l’apprentissage d’un instrument ! Quelle musique pour apprendre le piano ? Classique, jazz ou pop, le choix de musique importe généralement peu au départ. Avant de commencer à jouer des morceaux, il vous faudra vous familiariser avec le rythme, la lecture de notes et le clavier. Il n’est pas conseillé d’apprendre le piano depuis une application mobile qui vous indique quelle touche du clavier appuyer sans apprendre les notes. En effet, vous serez toujours bloqué sur cette application à l’avenir et apprendre les notes par la suite demandera encore plus de motivation. Pour débuter le piano, vous pouvez soit suivre la méthode Wikihow (que je déconseille) ou la méthode en ligne réalisée par Jejouedupiano.com. Cette dernière a l’avantage d’être très bien réalisée et offre une réelle progression sur plusieurs années. De plus, la méthode Jejouedupiano.com offre une catalogue de musiques pour apprendre le piano pour les vrais débutants à l’âge adulte. Il est ainsi possible d’acquérir les bases rythmiques et la lecture de note simplement en suivant cette méthode. De l’apprentissage des notes de la gamme à des morceaux difficiles de musique classique, le site propose un large choix de musiques pour apprendre le piano. Jejouedupiano.com offre même la possibilité de demander conseil en ligne sur un forum. Par la suite, il vous faudra certainement un professeur de piano pour vous corriger mais cette méthode convient parfaitement pour débuter à son propre rythme. Une autre méthode... Pour les plus feignants mais qui ne veulent pas abandonner, vous pouvez toujours suivre la méthode du YouTubeur Fidabulous. Si vous êtes à la recherche d’une musique pour apprendre rapidement le piano, cette méthode est peut-être pour vous. Il s’agit en effet d’apprendre le strict minimum : quatre accords, sans même apprendre le nom des notes mais en retenant les espaces entre chaque doigt et quelques formules pour improviser. Il faut toutefois reconnaître que cette méthode produit des résultats impressionnants pour l’auditeur. Vous trouverez un aperçu de cette méthode dans la vidéo ci-dessous...
Avantages et inconvénients du statut d’expatrié
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Avantages et inconvénients du statut d’expatrié : l a vie d’expatrié fait souvent rêver, mais elle s’accompagne pourtant de plusieurs inconvénients qu’il est important d’avoir en tête avant de partir. Qu’est-ce qu’un expatrié ? Un salarié expatrié à l’étranger est un travailleur français du secteur privé. Il exerce son métier à l’étranger et est soumis à la législation dont dépend son contrat de travail. Un expatrié peut donc ne pas dépendre du droit du travail français ! Il est important de distinguer deux statuts: le salarié détaché et le salarié expatrié. Un salarié détaché est envoyé à l’étranger par une entreprise française et pour le compte de celle-ci. C’est le même employeur qui continue de le rémunérer pour une mission temporaire à l’étranger. En revanche, l’expatrié est un statut plus souple. Tous les salariés travaillant dans une entreprise française peuvent être concernés, que ce soit par avenant à leur contrat de travail français ou via un nouveau contrat de travail en droit local. Découvrez les métiers idéaux pour voyager : https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/metier-pour-voyager-6-idees-pour-le-trouver. Expatrié et cotisations sociales Un salarié détaché continue à cotiser au régime français de sécurité sociale. C’est un avantage, car le régime français est particulièrement protecteur (notamment en comparaison avec les systèmes anglo-saxons). De plus, il n’y a pas d’interruption dans ses cotisations retraites par exemple. Il est également exempté de démarches administratives puisque celles-ci sont prises en charge par son employeur. Toutes les informations sur le statut d’expatrié et la protection sociale sont disponibles sur ce site. Les expatriés doivent quant à eux cotiser auprès du régime local de sécurité sociale. Ils peuvent également faire le choix de cotiser au régime français de sécurité sociale, via la Caisse des Français de l’Etranger (CFE). Il s’agit d’une démarche non obligatoire, à effectuer par le salarié expatrié lui-même. Cette démarche peut être plus ou moins intéressante selon le régime social du pays où l’expatrié se trouve. Concernant le système des retraites, la situation varie selon le pays où le salarié expatrié a travaillé. Pour les expatriés dans des pays de l’UE, ces périodes de travail peuvent sous certaines conditions être prises en charge dans le calcul de leur retraite. Pour les Etats hors UE, la situation dépend des conventions éventuelles passées entre le pays et la France. Il existe en effet plusieurs conventions bilatérales avec des pays qui permettent de prendre en compte les périodes effectuées dans ces Etats. En l’absence d’une convention bilatérale, les expatriés peuvent cotiser pour leur retraite auprès de la CFE pour que ces périodes soient prises en compte. Et si vous travailliez depuis votre lieu de vacances ? Salaire et régime fiscal pour un expatrié Une idée très répandue est que les expatriés touchent un salaire très important. C’est le cas, mais pas systématiquement. D’autant plus que dans certains endroits du monde, le coût de la vie est très élevé et que même si un expatrié touche plus qu’en France, son pouvoir d’achat n’est pas forcément beaucoup plus élevé. Un site vous permet de calculer le salaire auquel vous pourrez prétendre en tant qu’expatrié selon votre pays de destination. Un autre cliché courant sur les expatriés est que ceux-ci ne payent pas d’impôts. En réalité, cela ne dépend pas du statut d’expatrié mais du lieu de localisation du foyer fiscal. Pour déterminer si le foyer fiscal se trouve en France, il faut remplir l’un des critères suivants : Avoir son foyer en France Travailler en France Avoir le centre de ses intérêts économiques en France (lieu d’investissement principal).
Manager : maîtrisez-vous l'intelligence émotionnelle ?
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➡️ Manager : maîtrisez-vous l’intelligence émotionnelle ? Les soft skills sont à la mode en entreprise. Un manager se doit d’avoir de nouvelles compétences, parmi lesquelles l’intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle, qu’est-ce que c’est ? On parle de plus en plus d’intelligence émotionnelle, pour les responsables RH, le manager … Il s’agit de la capacité d’un individu à identifier et comprendre les émotions. Leurs propres émotions, mais également celles de leurs collègues. L’objectif étant d’arriver à mieux comprendre les autres et soi-même, pour mieux travailler ensemble, et être en fin de compte plus efficaces. 👍 🔍 Découvrez en vidéo comment progresser avec l’intelligence émotionnelle : Il existe plusieurs méthodes pour développer son intelligence émotionnelle en tant que manager. Apprendre à être à l’écoute, donner du feedback, faire preuve d’empathie … La mise en place de temps d’échanges, des ateliers de team building ou un mode d’évaluation à 360° par exemple, peuvent faciliter le développement de l’intelligence émotionnelle. Les critiques du manager Le manager est souvent sous le feu des critiques. Pris en tenaille entre ses équipes et sa hiérarchie, il fait parfois face à des problèmes face auxquels il est dépourvu. 🥺 Tensions entre des collègues, baisse de motivation, perte de confiance dans ses équipes… les nouveaux modes de travail ne permettent pas toujours résoudre tous ces problèmes. Au contraire, le changement des environnements de travail crée parfois une perte de repères et peut générer des frustrations qui sont autant de défis pour le manager ! Par ailleurs, les « jeunes générations », les membres de la génération Y et Z, sont de plus en plus exigeant à l’égard d’un manager. Il s’agit pour le manager de s’assurer qu’il comprend ses collaborateurs, pour mieux les accompagner dans leur travail. Parlons un peu de bien-être au travail et d' ikigai… L’intelligence émotionnelle, un remède pour le manager ? Dans le recrutement d’un manager aujourd’hui, il est certain que les soft skills sont aussi voir plus importantes que les fameuses hard skills ou compétences. Parmi ces soft skills, l’intelligence émotionnelle est devenue une clé incontournable. Si historiquement les émotions ont été bannies du monde de l’entreprise, qui se devait d’être le plus rationnel possible, elles font aujourd’hui leur grand retour. Voilà par exemple qu’un des métiers les plus tendances est le Chief Happiness Officer! 🧡 La logique derrière la réintroduction des émotions consiste à voir celles-ci comme l’expression d’un besoin, qui est tout à fait rationnel si l’on se place du point de vue de l’employé concerné. En prenant conscience des expressions de ses collaborateurs, en les encourageant à s’exprimer, le manager renoue avec eux et peut envisager les modifications nécessaires avec sérénité. ✅
Qu'est-ce que la reconnaissance travailleur handicapé ?
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Qu’est-ce que la reconnaissance travailleur handicapé ? La reconnaissance travailleur handicapé permet de mieux intégrer au monde du travail les porteurs de handicap. Les démarches pour avoir la reconnaissance travailleur handicapé Le Code du Travail à l’article L5213-1 définit ce l’expression « travailleur handicapé». Il s’agit de « toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychiques ». La reconnaissance travailleur handicapé permet à tous ceux dont le handicap a des répercussions sur la capacité de travail d’être reconnus, pour faciliter l’accès à l’emploi ou améliorer la situation professionnelle. La reconnaissance travailleur handicapé est systématiquement engagée pour les personnes touchant ou demandant à toucher l’allocation adultes handicapés. Pour ceux ne percevant pas cette allocation, il faut remplir un formulaire et fournir différents justificatifs. Ces documents sont à faire parvenir à la Commission des droits et de l’autonomie handicapées. C’est cette commission qui attribuera ou non la reconnaissance travail handicapé. Une plaquette officielle qui résume ce qu’il faut savoir sur la RQTH. Une meilleure protection des travailleurs handicapés Les travailleurs handicapés peuvent bénéficier de dispositif « emploi accompagné». Ce dispositif permet d’aider les travailleurs handicapés à obtenir et à conserver leur emploi hors structures spécialisées, en leur proposant un accompagnement médico-social et un soutien à l’insertion professionnelle. L’employeur bénéficie également d’un accompagnement, qui lui permet par exemple de pouvoir adapter le poste de travail. Pour favoriser l’insertion des travailleurs handicapés, il existe une obligation légale pour les employeurs. En effet, toutes les entreprises d’au moins 20 salariés sont tenus d’employer des personnes avec une RQTH dans une proportion de 6% de leurs effectifs totaux. Si l’employeur ne respecte pas son obligation d’emploi, il est tenu de verser une contribution annuelle à l’Association de gestion du fond pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Se faisant, tous les employeurs sont amenés à se pencher sur ce sujet et à se sentir concernés. En ce sens, être reconnu "travailleur handicapé" peut-être perçu comme un plus pour votre futur employeur : pensez-y. Les employeurs peuvent également bénéficier d’une aide financière pour l’embauche de travailleurs handicapés. Malgré tous ces dispositifs, la situation concernant l’emploi des travailleurs handicapés est loin d’être parfaite… Par ailleurs, des conseillers Pole Emploi dédiés peuvent conseiller les personnes avec une reconnaissance travailleurs handicapés. Dans l’actualité récente, la question de la reconnaissance travailleur handicapé dans le projet de loi sur les retraites soulève de nombreuses interrogations. Être formé sur ces sujets permet de mieux comprendre les enjeux sur ces sujets, et de savoir quoi faire lorsque l’on est concerné…
Comment réussir sa réorientation professionnelle ?
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“Le monde de l’art n’est pas celui de l’immortalité, c’est celui de la métamorphose”. André Malraux disait dans Antimémoires. Il est vain d’espérer rester à l’écart des bouleversements socio-économiques contemporains. Avoir fait de bonnes études et posséder des compétences rares n'immunise en aucun cas face à un risque futur. Aujourd’hui comme hier, le monde du travail est le sujet de transformations radicales. Il est donc impératif d’apprendre sans relâche tout au long de sa vie. Dans un rapport annuel, l’OCDE prévoit que 60% des métiers en 2030 devront fortement évoluer. Face à cette réalité, de nombreux individus opèrent une réorientation professionnelle à un moment clé de leur carrière. Une réorientation professionnelle peut prendre des formes variées : elle peut être subie suite à un licenciement ou volontaire avant un burn-out; au sein de la même branche professionnelle ou complètement étranger. Réussir sa réorientation est alors tout un art. Cet article livre quelques pistes de réflexions sur la réorientation professionnelle. Se réinventer L’acquisition de compétences est de plus en plus rapide. Toujours selon l’OCDE, il fallait 20 ans dans les années 1970 pour qu’une technologie soit obsolète; aujourd’hui, la durée de vie d’une technologie est inférieure à 12 mois. Par ailleurs, les métiers de demain offrent d’infinies perspectives de développement : internet, développement durable, intelligence artificielle et machine learning … Les employeurs sont donc à la recherche des bonnes personnes plutôt que des bonnes compétences. Ces fameuses soft-skills prennent ici une place importante dans l’évolution de carrière. Ainsi, réussir sa réorientation requiert avant tout d’être prêt à se remettre en question pour apprendre de nouvelles compétences. Quel est le secret d’une réorientation réussie ? Compte tenu de la vitesse actuelle de l’innovation, il est impossible de se projeter à long terme pour se rassurer sur la pérennité de son activité professionnelle. Toutefois, il vaut mieux anticiper plutôt que de subir sa réorientation professionnelle “dos au mur”. De cette tension naît le besoin de prendre conseil autour de soi. En l’absence d’une direction des ressources humaines compétente, il convient de faire appel à un accompagnement externe et réaliser régulièrement des bilans de compétences. Plutôt que Pôle Emploi, il est plus judicieux de s’adresser à des structures d’accompagnement dévouées à votre cause. Il existe en effet de nombreuses associations, réseaux et cercles professionnels offrant un espace d’échange utile à la maturation de votre projet professionnel. Quelles solutions pour se réorienter ? Pour réduire les incertitudes liées à une réorientation, il convient de citer quelques solutions existantes. En premier lieu, le Compte professionnel de formation répond justement à ce besoin d’acquisition de compétences tout au long du parcours professionnel. Vous trouverez plus d’informations sur le CPF dans cet article du blog. Si la disruption technologique nuit à la stabilité, elle offre en revanche de nouvelles solutions pour accompagner ce processus de réorientation. Fini le CNED, Openclassrooms propose de suivre des formations diplômantes à distance. A titre d’exemple, vous pouvez devenir data analyst, data scientist, web developer, développeur d’application, etc. En parallèle d’Openclassrooms, d’autres solutions existent. Vous trouverez ainsi dans cet article une liste de structures d’apprentissage en ligne. Pour conclure, réussir sa réorientation nécessite d’anticiper et d’apprendre sans relâche tout au long de sa carrière. Heureusement, il existe de nombreuses solutions facilitant ce processus. Il ne reste que le plus difficile : être motivé pour réussir avec succès sa réorientation professionnelle.
Travailler chez soi : trouver la bonne discipline
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Travailler chez soi, un avantage indéniable Traducteurs, consultants, écrivains, freelance de tous les domaines, travaillent généralement beaucoup depuis chez eux. Appelé travail depuis chez soi, téléportage ou télétravail, toutes ces formes impliquent d’avoir une autonomie pour travailler depuis l’espace de la maison. Le travail depuis chez soi a un gros avantage : ne pas être déconcentré. Le télétravail permet en effet de ne pas être coupé par de multiples réunions et autres petits moments du quotidien qui cassent une dynamique de travail. C’est tout le propos de Jason Fried, qui dans son TEDX. “ Why work doesn’t happen at work ? ” s’intéresse aux conditions de travail des employés. Il remarque en effet que les travailleurs dans les entreprises sont les plus efficaces partout, mais pas au sein de leurs bureaux. A la question “where do you go when you need to get something done ?” (où allez vous lorsque vous voulez terminer une tâche pour le travail ?) que pose Jason Fried, les travailleurs interrogés répondent : la bibliothèque, le train, le café, mon grenier, ma cave, une pièce isolée, ou encore “n’importe où tant que c’est très tôt le matin ou très tard le soir ou le week-end”. Mais personne ne répond : au bureau. Jason Fried analyse en effet la journée de travail au bureau comme une journée éclatée en milliers de petits moments : 15 minutes par-ci, 15 minutes par-là, et puis c’est l’heure du déjeuner, puis quelqu’un vous pose une question à nouveau, et puis la journée est terminée. Ce qui créer frustration et inefficacité. D’où l’idée que travailler depuis chez soi est un avantage majeur dans la productivité des employés. Le monde du travail change : l’habitude du travailler chez soi est un marqueur important des mutations du monde du travail De ce point de vue, 82 % des salariés en France (70% dans le monde) travaillent chaque semaine au moins un jour par semaine hors de leur bureau. Plus de la moitié (55% en France et 53% dans le monde) travaille à distance la moitié de la semaine ou plus, tandis que plus d'une personne sur dix (14 % en France et 11% dans le monde) travaille hors de son entreprise cinq fois par semaine, d’après l’édition 2019 IWG (International workplace Group) de l’étude “ THE ANNUAL IWG GLOBAL WORKSPACE SURVEY ”. Et si le télétravail se répand, c’est bien parce que les entreprises ont compris que ces nouvelles manières de travailler permettent vraiment de réduire le problème du temps de trajet de leurs employés, comme le montre ce témoignage sur Welcome to the Jungle : https://www.welcometothejungle.co/fr/articles/distance-entreprise-maison. Anonyme, ce témoignage raconte l’accès au télétravail et les impacts sur la vie quotidienne de l'employé : ses 3 jours en télétravail ont été une vraie solution à son trajet de 4h quotidien qui a failli le mener au burn-out. Partage vie professionnelle / vie privée plus clair, souplesse, une plus belle part aux activités qui participent au bien-être (jogging le matin, etc.), travailler chez-soi offre donc pléthore d’avantages qui permettent de maintenir un bon équilibre de vie tout en restant productif. Trouver le bon équilibre : motivation et discipline pour travailler chez soi efficacement Mais avec tous ces avantages, travailler chez soi implique aussi quelques risques … notamment la tentation de faire d’autres choses, et d’être déconcentré non pas par les autres mais par des choses à faire chez soi comme les tâches ménagères, les courses, et autres activités indispensables desquelles on s'occupe généralement après ses heures de travail. Alors que le télétravail est désormais inscrit dans le code du travail, travailler chez soi présente donc aussi le risque de la procrastination. Mais trouver ses repères demande parfois quelques solutions assez simples : suivre son biorythme (si on est plutôt du matin ou du soir), se faire une vraie pause déjeuner, se fixer des objectifs par jour, se fixer une ou deux heures pour une tâche en particulier... autant de conseils distillés en commandements à retrouver dans ce livre : des " 35 repères pour travailler chez soi". Mais pour aller plus loin si vous avez envie de sauter le pas, découvrez également comment créer un espace de travail chez soi propice à la productivité et ce que veut dire le flexi-travail.
De la musique pour travailler au bureau. Bonne ou mauvaise idée ?
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Choisir une musique pour travailler au bureau est souvent conseillé. La musique peut aider à mieux se concentrer, à mieux se tenir à l’écart des distractions et rapidement effectuer vos tâches. Cet article mêle études scientifiques et idées musicales pour vous aider à créer un environnement de travail optimal. Avez-vous vraiment besoin d’écouter de la musique pour travailler au bureau ? On entend souvent que la musique aide à se concentrer. La musique classique notamment serait idéale et comparativement supérieure aux autres genres musicaux dans ce but. L’effet Mozart est souvent cité suite à une étude scientifique. La musique de Mozart serait en effet si parfaite que son écoute augmenterait les capacités cérébrales. Toutefois, cet effet Mozart a été exagéré et même réfuté dans d’autres études scientifiques postérieures. En effet, peu importe le genre musical, des chercheurs de l’université de l’Illinois ont découvert que la musique augmente les performances au bureau de 6,3%. Mais d’autres études ont prouvé que les résultats dépendent fortement du sujet. C’est à dire que la musique favorise effectivement les performances de l’un mais désavantage un autre. En définitive, il n’existe aucune vérité absolue. Tout dépend de votre personnalité et de l’environnement de travail. Si celui-ci est particulièrement bruyant, alors écouter de la musique pour travailler au bureau semble être judicieux. Si vous pensez avoir besoin de musique au bureau, voici quelques suggestions. Du classique pour travailler Il existe déjà des dizaines de playlists disponible sur internet à ce sujet. Il suffit de rechercher “classical music for studying” sur YouTube. Vous pouvez aussi consulter cet article du Blog pour découvrir ou redécouvrir des classiques. Par ailleurs, vous pouvez aussi écouter des adaptations de pop version classique. Les artistes les plus connus sont 2cellos, The Piano Guys et Vitamin String Quartet. De la musique d’ambiance La musique d’ambiance est composée de sorte que celle-ci ne capte pas l’attention de votre cerveau et vous permettre de pleinement travailler sur vos tâches. C’est un excellent musique pour travailler au bureau. Le pionnier dans ce genre est resté la référence. Brian Eno a composé de la “musique d’aéroport” qui déstresse les passagers avant de monter dans l’avion. Le bruit de fond Lorsqu’on recherche de la musique pour travailler au bureau, on ne pense pas forcément à écouter du bruit. Pourtant, il existe des applications pour justement reproduire un bruit d’ambiance calme et bénéfique pour votre concentration. Noisli est connu pour être la référence dans ce domaine. Choisir la bonne musique pour travailler au bureau dépend de votre personnalité, de votre humeur du moment et de vos besoins. Il suffit donc d’essayer sans cesse pour mieux vous connaître et savoir exactement quelle musique vous avez besoin au moment opportun.
Syndrome imposteur : de quoi s'agit-il ?
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Syndrome imposteur : de quoi s'agit-il ? Le syndrome de l’imposteur est un phénomène qui a trait à la psychologie. Découvert par deux psychologues américains, Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes en 1978, le syndrome de l’imposteur doit réunir plusieurs conditions pour pouvoir être reconnu comme tel : L’incapacité à s’attribuer une réussite L’impression d’être surestimé (et donc de bluffer son entourage) La peur d’être démasqué Souvent, il s’agit d’une perception fausse de la réalité qui joue sur le moral et le bien-être des personnes concernée. Une étude montre que 20% de la population serait concernée ( Kevin Chassangre et Stacey Callahanet, 2017). Selon les personnalités de chacun, les causes sont plus ou moins variables. Mais dans le milieu du travail, le syndrome imposteur est un grand classique. Peu de confiance en soi, penser que l’on n’est pas à sa place, que nous avons seulement eu de la chance à l’entretien, ne pas assumer ses réussites, sont des motifs que l’on retrouve très souvent chez les personnes touchées par ce syndrome. Bien évidemment et comme l’indique une certaine disparité homme-femme dans le milieu du travail (principalement par rapport au niveau de poste occupé et par rapport au salaire), ce sont en particulier les femmes qui sont touchées, comme l’indique cet article de Madame figaro. Selon Kevin Chassangre, le syndrome apparaît surtout lors de périodes de transition, pour l’obtention d’une promotion, ou le début d’un nouveau job. Comment aborder le syndrome imposteur plus sereinement ? Comment dédramatiser pour transformer ce sentiment et se sortir du devoir de légitimité appris dès l’enfance ? Syndrome imposteur : La comparaison sociale ascendante Mais pour agir en conséquence, il faut comprendre les origines de ce sentiment que l’on ressent de ne pas être à sa place. Un des éléments à prendre en compte dans le syndrome imposteur, c’est l’effet de comparaison. En effet, c’est parce qu’on se compare aux autres, que l’on est plus susceptible de ressentir l’effet du syndrome imposteur. C’est ce que le psychosociologue Léon Festinger appelle la “comparaison sociale ascendante” : on se compare de manière irrationnelle, par exemple à son collègue ayant dix ans de plus d’expérience que nous. La bonne tactique, c’est d’inverser la tendance en transformant les personnes avec qui nous nous comparons, en mentors : ce collègue à qui vous vous comparez, peut être une personne qui peut vous apprendre beaucoup pour atteindre le même niveau de compétence que lui. Les outils pour faire face au syndrome imposteur Enfin, face au syndrome imposteur, quelques outils pour changer d’état d’esprit existent. Un carnet de réussite : Parce qu’on a souvent tendance à ne pas forcément retenir le positif, il est important de retenir ce qu’il nous a été dit. Par exemple, dès que vous finissez un stage ou faites un point dans un job avec votre supérieur, obligez vous à noter tout ce qui a été dit. Avec le temps, cela permet de revenir dessus, et repenser à des choses qu’on aurait pu oublier, par exemple que vous avons su gérer une situation de crise au travail. Accepter les compliments : On nous apprend souvent à minimiser les compliments qu’on reçoit “oh, non, mais n’importe quoi”, “merci beaucoup mais vraiment tu exagères”... Sont souvent des verbatim que l’on peut entendre quand l’on reçoit un compliment. Mais oser dire simplement merci, c’est ancrer ces compliments dans une réalité : ils existent car quelqu’un les a pensés. Assumer sa réussite, c’est tout un processus. Dédramatiser : C’est souvent au cours d’une conversation que l’on découvre que nous ne sommes pas les seuls à ressentir l’effet d’un syndrome imposteur. L’accepter et en parler librement vous permettra d’une part de vous alléger d’un poids mais aussi de relativiser face à un syndrome imposteur qui touche un grand nombre de personnes. Relativiser la critique : À l’inverse, lorsque vous recevez une critique, il est important de se rappeler que la perfection n’est pas forcément la bonne échelle d’évaluation : avant de tirer des leçons d’un échec, demandez-vous si la personne qui vous fait ce reproche est légitime pour vous faire un retour d’expérience pertinent. Pour vous renseigner sur la manière de recevoir la critique, vous pouvez d’ailleurs lire cet article du blog. Pour finir, ne vous découragez pas : Les mécanismes du syndrome de l’imposteur peuvent vraiment être inversés. Le mot qu’il faut retenir ? Le conditionnement. Se conditionner à challenger les pensées négatives qui déforment la réalité est indispensable. Et n’oubliez pas que vous octroyer des moments de décompression pour se libérer du stress!
Le storytelling pour se réconcilier avec un échec
Bonheur et Travail
Un échec fait forcément partie intégrante de nos vies. Selon nos cultures, nous apprenons plus ou moins bien à se familiariser avec lui, à en avoir plus ou moins peur, à l’accepter non pas comme une défaite mais un apprentissage. Mais quand l’échec touche à notre vie professionnelle, nous remettons souvent tout en cause : nos capacités, notre manière de travailler, et même parfois notre légitimité. Comment dès lors apprivoiser l’échec comme partie prenante de la vie en entreprise ? échec : Comprendre ses racines en France Un échec a une spécificité culturelle rattachée à la France : c’est en regardant nos voisins que nous pouvons comprendre que l’échec est crucial dans l’environnement dans lequel nous grandissons. La notion d’échec scolaire par exemple est très française, et qualifie souvent les mauvaises notes. La note de 20 est alors pour beaucoup d’élèves français, l’unique but à atteindre, bien plus que le bon comportement ou la valorisation du sport par exemple. A ces notes se joignent les fameux “peut mieux faire”, “médiocre”, construisant un système scolaire français basé sur la faute, avec cette impossibilité d’atteindre la perfection. En soulignant ce que l’élève a raté, avant de montrer ce qu’il a réussi, on considère que les choses ne sont jamais finies. Le travail vers la perfection est la quête de toute une vie, et change notre perception à l’échec, influencé par une philosophie de la rigueur et de l’exigence qui laisse peu de place à la confiance en soi : tout devient potentiellement un échec. L’expérience américaine d'un échec : raconter son histoire Si l’on regarde de l’autre côté de l’Atlantique, l’expérience de l’échec est complètement différente. Les américaines n’enlèvent pas de point, mais situent un niveau en fonction des lettres. La grande différence ? Non seulement une manière de concevoir l’échec mais aussi de le raconter. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder le Tedx Rethinking Failure, désormais célèbre, de Barbara Corcoran. Née en 1949 dans le New Jersey et issue d’une famille modeste, elle traverse une scolarité chaotique et plutôt courte, en partie due à sa dyslexie. Elle cumule les petits boulots de serveuse, mais aussi dans plusieurs agences de locations immobilières auprès desquelles elle apprend le métier. En 1973, elle suit son petit ami à New York, et ils décident ensemble, avec seulement 1000 dollars en poche, de lancer une agence immobilière, le “corcoran group”. Très bonne vendeuse, et très bonne gestionnaire de ses comptes, Barbara vit un succès phénoménal : aujourd’hui, la firme emploie plus de 700 salariés et vend des biens aux plus grandes personnalités de Manhattan. Si ce récit est surtout une success story très américaine, la manière dont Barbara raconte son histoire, à travers son TEDX basé sur son livre, “loser magnifique”, rappelle à quel point l’échec peut faire partie d’une histoire que l’on tourne à son avantage, comme faisant partie de notre cheminement. La manière dont on se présente aux autres dans la société peut donc modifier la notion subjective d’échec. En racontant son échec, on peut le transformer en réussite pour soi et pour la société : il ne devient plus alors seulement une anecdote, mais une forme de norme, et même, un vecteur d’intégration au groupe. Le storytelling de l’échec Pour comprendre à quel point le storytelling de l’échec est intégré de plus en plus dans la société, le phénomène des “slashers” est un exemple parlant. Le mot s’est de plus en plus intégré dans le langage commun, en référence à la ponctuation permettant d’exprimer le « et/ou », et donc, désignant le fait d’exercer plusieurs métiers en même temps. Phénomène très présent aux Etats-Unis, où cumuler les petits jobs est culturellement une tradition pour les jeunes (coïncidence, les Américains ayant inventé le récit de l’échec … ?). Les “ slasheurs ” sont pour la plupart issus de la génération Y, âgés de 25 ans à 35 ans. Cette génération biberonnée à internet avec quinze onglets ouverts, une capacité d’attention de plus en plus limitée et avec l’envie de mêler passion(s) et travail, cette génération ouvre la voie à une autre perception de l’échec. Celui-ci devient un moteur des parcours atypiques et fait naître des récits hors du commun. Développer une manière de raconter son parcours atypique et découpé mais surtout passionné, est donc devenu indispensable. Une manière de le faire est de s’inspirer (à nouveau) des Américains et notamment de Steve Jobs dont le discours à Stanford en 2005 a fait date. Dans ce discours, Steve Jobs commence par dire qu’il va raconter “trois histoires” qui sont des “zooms” sur certaines périodes de sa vie (arrêter l’université, quitter son entreprise, faire face à un cancer …). Le discours de l’échec est personnalisé, une manière plus personnelle de raconter des moments marquants de manière intime. Si cet article vous a plu et que vous souhaitez retrouver la motivation, lisez aussi : Retrouver la motivation.
La définition du bien être au travail
Bonheur et Travail

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Futur et Travail
Alors que la rentrée commence, pourquoi ne pas recommencer le travail avec de nouveaux objectifs de bien être au travail ? Définition du bien être au travail : les éléments essentiels A l’heure du numérique, nous avons l’impression de ne jamais nous déconnecter du travail. Il nous suit partout, en vacances, le dimanche, tard le soir .. Il est donc important de s’assurer qu’on l’a bien saisi la définition du bien-être au travail pour vivre au mieux les longues heures de travail. Un élément essentiel de la définition du bien être au travail, c’est l’intérêt que l’on porte à son travail. Il faut être motivé par ce que l’on fait, et s’assurer que l’on porte de l’intérêt au contenu de son travail. Se sentir ennuyé, lassé et désintéressé par son quotidien professionnel est un signe que la définition du bien être au travail ne peut pas être complète. Il faut alors s’interroger sur les autres possibilités que l’on a : changer de poste de travail, changer d’entreprise, avoir une nouvelle mission … L’environnement de travail est également crucial dans la définition du bien être au travail. Bien s’entendre avec ses collègues, avoir des locaux agréables, un bon matériel… certains détails peuvent paraître anodins mais ont souvent un véritable impact quand il s’agit de bien être au travail. La relation avec son manager est également très importante. La qualité de la relation influe grandement sur l’épanouissement que l’on peut avoir dans son travail. La communication, le team-building, les moment de convivialité etc, permettent de renforcer cette relation et d’avoir une bonne définition du bien être au travail. Définition du bien être au travail : avoir le contrôle Pour être heureux et s’épanouir la solution est souvent de prendre les devant et de chercher à se réaliser avec un nouveau statut. Auto-entrepreneur, consultant indépendant, ou encore salarié porté : les possibilités sont nombreuses pour se lancer. La liberté du choix de missions, la possibilité de fixer ses propres tarifs et d’organiser temps et espace de travail de la manière dont on le souhaite permet de développer sa propre définition du bien être au travail. Un documentaire inspirant sur le bonheur au travail : Des choix osés et qui peuvent paraître dangereux et compliqués de prime abord peuvent s’avérer sur le long terme des investissements très rentables en terme de développement personnel. La définition du bien être au travail c’est aussi d’arriver à sortir de sa zone de confort. A lire aussi : https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/bien-etre-et-independance-trouver-son-ikigai https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/une-entreprise-qui-se-parle-5-conseils-pour-favoriser-le-dialogue https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/le-management-agile-lachez-du-lest

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