Ce qui se cache derrière le mot "scrum"

Futur et Travail

4/27/2020

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Aux origines du scrum

Cela pourrait ressembler à du latin, mais non, le mot scrum est employée pour la première fois par deux japonais Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka en 1986. Les deux enseignants en gestion et en management voulaient décrire avec ce terme une nouvelle méthode de travail, plus flexible et réactive pour développer de nouveaux produits.

La méthode scrum s’inscrit dans le cadre plus général des méthodes dites « agiles » : où l’on cherche à remplacer le développement en cycle en V par des allers retours entre l’utilisateur final et le développeur. Particulièrement adaptées pour le développement de produits liés aux nouvelles technologies (interfaces d’application, sites web, ...) ces méthodes ont fait leurs preuves et se développent maintenant dans la plupart des grandes entreprises (à lire).

En quoi consiste la méthode scrum ?

Dans une équipe travaillant en mode scrum, chaque membre a un rôle défini qui permet de l’intégrer aux différentes phases du projet. L’équipe se veut pluridisciplinaire, et doit posséder toutes les compétences nécessaires au développement du projet.

Elle comporte un scrum master, qui est chargé de la mise en place de la méthode scrum. Il ne s’agit pas d’un manager, mais d’un facilitateur : il cherche à améliorer la productivité et la communication au sein de l’équipe, mais ne peut pas décider seul des orientations que doit suivre le projet.

Un projet en mode scrum a également besoin d’un product owner, qui représente le client ou l’utilisateur final du projet que l’équipe cherche à développer.

Les autres membres sont les développeurs, et sont chargés de la réalisation du produit tel que demandé par le product owner. Une équipe en mode scrum fonctionne sans hiérarchie, et doit se réunir le plus souvent possible pour intégrer tous les feedbacks en temps réel au projet.

Le cycle du mode scrum

Lorsque l’on travaille en mode scrum, on parle « sprint » pour désigner les périodes d’itération du projet.

Pendant 2 à 4 semaines au maximum, les développeurs préparent une version du produit. A la fin du sprint, le produit doit avoir complété un objectif et une liste prédéfinie de fonctionnalités. Cet objectif et les fonctionnalités sont choisis par les membres de l’équipe lors d’une réunion de préparation au sprint.

Après chaque sprint, un bilan est fait par l’équipe scrum. Il s’agit de valider ensemble ce qui a été réalisé. Enfin, l’équipe scrum se réunit au quotidien. Pour les puristes de la méthode agile, ce briefing doit se faire en 15 minutes, et debout (ce qui évite à la réunion de s’éterniser...). Ce point bilan permet à l’équipe de synchroniser ses activités et de faire le plan pour les prochaines 24 heures.

OpenWork vous explique les règles d’or des méthodes agiles, et comment devenir un pro de ces méthodes.

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