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Complexe imposteur, comment le comprendre pour mieux le gérer

2/22/2021

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Vous êtes-vous déjà dit que le dernier job que vous avez décroché était un coup de chance ? Que vous ne méritez pas votre promotion ou encore que votre client va forcément découvrir que vous n’êtes pas à la hauteur ? Si toutes ces questions vous semblent familières, c’est que vous souffrez sûrement du syndrome ou complexe de l’imposteur. Ce complexe touche une partie croissante de la population : selon le Journal of Behavioral Science 70% des personnes dans le monde souffrent du syndrome de l’imposteur à un moment de leur vie, et cela indépendamment de leur niveau d’étude ou de poste. Le complexe imposteur, lorsqu’il est très présent, se manifeste par une forme d’angoisse, de peur de l’échec et de sentiment d’impuissance. Mais plus largement, nous avons tous, à un moment ou un autre de nos vies professionnelle et personnelle, ressenti ce qui le nourrit le plus : le doute. Le complexe imposteur doit donc pour mieux s'appréhender, mieux se comprendre.

Complexe imposteur : l’identifier pour mieux le désamorcer

Le complexe imposteur est un phénomène courant beaucoup étudié par les psychologues.Identifié pour la première fois en 1978 Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes, deux psychologues américaines. Il se manifeste en trois étapes, souvent consécutives :

- Le complexe imposteur commence par l’impression de tromper son monde concernant ses réelles capacités et compétences. Le sujet se perçoit alors comme un imposteur. En conséquence de ce sentiment d’imposture, la personne ressent une peur et une angoisse à l’idée d’être démasquée.

- Enfin, la personne souffrant d’un complexe imposteur a généralement tendance à faire fonctionner un biais cognitif le poussant de façon systématique à considérer sa réussite comme non méritée. Le mécanisme qui mène “l’imposteur” à cette conclusion est la prise en compte uniquement des causes externes (donc instables et sur lesquelles il n’a pas de contrôle). Pour lui, ce sont des causes externes (“j’ai de la chance”, “j’étais là au bon moment”, “ils m’ont donné cette promotion parce qu’ils me trouvent seulement sympa”...) et non pas internes (les compétences, la confiance en soi, l'expérience...) qui sont responsables de ses succès. Pourtant, ces personnes se sentant comme des ’“imposteurs” (sans d’ailleurs parfois être capables de mettre des mots dessus) sont souvent perçues par leur entourage comme particulièrement compétentes dans la gestion de leur carrière et de leur vie personnelle, ce qui renforce généralement le sentiment de tromperie ressenti ou de ne pas être à sa place.

Comprendre que le complexe imposteur n’est pas irrémédiable

Alors comment s’en débarrasser ? Tout d’abord, le terme même de “complexe” ou syndrome a tendance à faire comprendre ce phénomène comme une pathologie, une affection à soigner.

Or, le complexe imposteur n’est rien de cela, car il n’est pas considéré comme une maladie par le corps médical. Il relève de schémas de pensée à débloquer pour avancer, parfois avec l’aide d’un psychologue.

Généralement, ce dernier aidera le sujet à entamer un travail de restructuration mentale et d’assouplissement du biais cognitif évoqué plus haut. Parmi les réflexes à acquérir, ré-apprendre à reconnaître ses succès et mettre de la nuance dans les jugements que l’on porte sur soi-même sont clés pour prendre conscience de son potentiel et de sa valeur, dans tous les domaines qui soient. Il s’agit d’une gymnastique mentale à acquérir peu à peu, qui peut d’ailleurs être boostée par des podcasts, un format idéal pour se motiver  -- par exemple en ciblant les interviews de personnes qui nous inspirent dans leur gestion de l’échec ou de la réussite -- ou encore la méditation qui aide à se recentrer sur l’essentiel et permet de faire évacuer les pensées négatives.

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