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Confidentialité et vie professionnelle : les bonnes pratiques

3/24/2020

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Garder une confidentialité de sa vie privée au travail : le blurring, phénomène du monde du travail contemporain

De plus en plus de travailleurs confessent avoir du mal à gérer vie privée et vie professionnelle. Ces difficultés portent bien sur la confidentialité : que garder en dehors de la vie professionnelle ? Que garder pour soi ? Doit-on tout partager ? Comment réussir à cloisonner ? Ces difficultés et cette tendance à tout mélanger a un nom : le blurring.

En effet, selon une étude de Edenred Ipsos de 2015, "les cadres seraient 81% à régler des problèmes personnels au travail". Plus récemment, une autre étude, « Révélez vos talents » d’Automatic Data Processing (ADP) qui a interrogé plus de 2 500 travailleurs montre que 39% des salariés interrogés ne pensent pas avoir un bon équilibre vie professionnelle-vie privée. Pourtant, toujours selon l’étude, trois quarts des salariés français (75%) préfèrent garder bien distinctes et clairement séparées leur vie professionnelle et leur vie personnelle : quelles sont les clés pour préserver une forme de confidentialité au travail tout en ne se laissant pas trop impacter par sa vie professionnelle dans sa vie personnelle ?

Confidentialité et vie professionnelle : les bonnes pratiques

Derrière ce nom de "blurring", en réalité donc, une idée toute simple : le bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle est en effet difficile à tenir et la frontière est rapidement floue entre ces deux domaines, et ce, d’autant plus à l’heure des technologies digitales. Celles-ci accentuent le flou : le travail s’infiltre à la maison, on transporte partout nos ordinateurs portables et on continue à consulter nos mails dans les transports en commun. Ces comportements touchent autant les cadres que les freelances ou les télétravailleurs pour lesquels pourtant il existe des méthodes permettant de se déconnecter. Dans ce cadre, la confidentialité de sa vie privée est parfois dure à garder et à maîtriser, notamment sous le fait du stress.

Doit-on tout révéler à ses collègues ?

En effet, nous passons près de 1.500 heures par an au travail avec généralement, un même groupe de personnes dans un lieu clos. C’est finalement plus que le temps consacré à notre famille ou à nos amis. Cette promiscuité peut encourager les confidences, sans se soucier des conséquences. Mais s’il est indispensable de parler de soi pour s’intégrer, les liens se faisant à mesure que l’on est capable de connaître quelqu’un. Il convient aussi de le faire avec prudence en choisissant bien son cercle de collègues proches, pour ne pas ébruiter des informations sur sa vie privée qu’on souhaiterait ne pas voir divulguées.

Mais comment trouver la bonne mesure entre confidentialité exacerbée et bonne entente avec ses collègues ? Une règle simple permettra d’éviter de tout mélanger : commencer par écouter les autres avant de se livrer reste une règle évidente quoiqu'efficace. Plus précisément, selon Olivier de Clermont-Tonnerre, coauteur de «Toutes les clés du savoir-vivre en entreprise» dans un premier temps, une règle pour garder une forme de confidentialité est de se cantonner à la sphère personnelle. Celle-ci désigne les discussions sur des événements anodins de la vie quotidienne (goûts musicaux, commentaire d’un match de foot …) et des éléments de ressenti assez vastes (ses lieux de vacances, son jour préféré de la semaine...). Révéler plus que cela, c’est, selon Olivier de Clermont-Tonnerre, c'est entrer dans une zone d’intimité, c’est-à-dire ouvrir le jardin secret qu’on partage seulement avec ses amis : histoires sentimentales, réseaux privés, événements familiaux…

Confidentialité au travail : pourquoi un tel besoin d’équilibre ?

Pourquoi cela est important ? En effet, dans un monde idéal, pourquoi, si nous sommes passionnés par notre travail, ne pas voir naturellement nos deux sphères s’entremêler ? Pourquoi faut-il absolument voir le cloisonnement comme un risque ? En réalité, il faut garder en tête que si la confidentialité est une question à se poser, c’est parce que pour pouvoir apprécier individuellement ces deux vies menées côte à côte, celles-ci ne devraient pas avoir d’influence l’une sur l’autre. Etre irritable en rentrant chez soi lorsqu’un projet ne s’est pas déroulé comme prévu, se sentir préoccupé par un collègue ayant mal agi, est très courant et peut impacter notre quotidien. De la même manière, la vie personnelle a souvent de lourds impacts sur notre performance professionnelle. D’où la nécessité de préserver un certain équilibre.
 

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