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De l’effet tunnel au "burn-out" comment s'en sortir?

Bonheur et Travail

6/23/2014

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De l’effet tunnel au "burn-out" comment s'en sortir?- Il nous arrive souvent, et ce quelle que soit l’entreprise où l’on travaille, que la perte de l’objectif initial, la non résolution des tâches.

L’effet tunnel comme certains aiment à l’appeler, viennent violemment frapper à notre porte. Et là on n’arrive plus à écluser les tâches.

Elles s’empilent… Et on ne peut rien y faire. On voit souvent comme solution le fait de résoudre ces tâches qui s’empilent mais elles s’empilent alors encore plus vite, et du coup on ne sort plus la tête de l’eau. Des fois…. Ça ne veut pas, c’est comme ça ! Certains diront que c’est le karma, d’autres la malchance, ou enfin qu’on expie ses fautes passées !

l’effet tunnel

l’effet tunnel

Dans le film « Les Remplaçants », c’est l’effet “Quick sand” résumé par Keanu Reeves… Et c’est une peur que beaucoup de personnes, à commencer par votre serviteur, ont en permanence. Parce que ne pas réussir à accomplir ce qu’on nous a confié, ou ce qu’on s’est imposé soi-même, impacte fortement le moral.

Le problème vient en fait de la valeur d’engagement et du besoin en fonds de roulement humain. Un ami m’a un jour dit que le BFR d’une entreprise est comparable à celui d’un être humain. Lorsque le besoin en fonds de roulement d’un être humain est trop important, ce dernier se “crame”, ou encore n’arrive pas à satisfaire ses besoins opérationnels. 2 solutions s’offrent à lui : soit il coupe certains postes pour survivre, soit il brûle. Si une entreprise dépose le bilan, que représente le dépôt de bilan de quelqu’un ? Sa mort pour le travail ? Bien souvent, c’est une dépression, un découragement global et la procrastination qui prennent le relais, suivis logiquement par la perte de la motivation.

Ce qui effraie les gens c’est l’effet que produit cette impression sur le moral et sur son attitude. La sensation que tout arrive simultanément ! On redoute grandement ces phases de démoralisation, spécialement lorsqu’on est consultant indépendant ou entrepreneur. Le plus difficile à cet instant est de réussir à lâcher prise, prendre du recul et se poser en observateur pour se demander : “ Que me manque-t-il pour atteindre mes objectifs ?”. Souvent, cette posture, si elle est correctement adoptée, révèle les plus grandes innovations. Si au contraire le recul n’est pas opéré, elle conduit à la perte totale de la pensée, le “craquage” comme on l’appelle.

C’est durant cette période critique qu’on se doit d’être encore plus à l’écoute, et de ses proches (qui ont souvent une vision plus objective de la situation), et de l’environnement, mais jamais en paniquant. Les solutions existent mais seul un recul suffisant permet de les distinguer.

L’innovation aboutit en revanche à un incroyable apprentissage, beaucoup plus rapide que si tout avait fonctionné sans accroc. Parce que dans une situation extrême, on apprend souvent plus vite à résoudre les problèmes qui nous freinent, pour peu que nous ayons suffisamment de recul sur l’analyse de ces éléments. A ce moment-là, on atteint un cycle d’apprentissage extrêmement performant, associé à une écoute accrue de notre environnement professionnel. Un recul stratégique aux moments clés d’un projet permet ainsi de repousser ses limites en permanence.

Si un jour, vous sentez un de ses symptômes s’imposer à vous, essayez juste de prendre du recul, de poser les problématiques sur papier (de les formaliser) et de voir les axes sur lesquels vous devriez apprendre. Ce sera bien souvent le moyen de sortir du « Quick sand », presque systématiquement générateur d’un effet de “Burn out”. Mais on dit aussi que le repos peut régler les problèmes. Le repos sans l’innovation et le recul sur les tâches est inutile, mais un regard différent nous apporte bien souvent une solution à laquelle on n’avait pas pensé de prime abord !

De l’effet tunnel au "burn-out" comment s'en sortir?- Fabien Salicis- Le Monde Après

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