Logo OpenWork
'

Devenir consultant : se lancer en portage salarial

Portage Salarial

9/7/2020

0 commentaire(s)

Pour devenir consultant, le parcours est en général normatif : il est en général nécessaire de passer par une école de commerce, et de réaliser des stages. Les cabinets de conseil traditionnels accordent une importance au parcours et à l'école d'un salarié. Néanmoins, ce schéma traditionnel tend à se déliter progressivement, avec notamment l'apparition des consultants indépendants, et du portage salarial... 

Le conseil : un terme protéïforme

Une première question qu'on peut se poser, c'est de savoir, pour devenir consultant, de quel type de conseil il s'agit. En effet, plusieurs types de conseil existent. Le "conseil" est une notion vaste, qui recoupe plusieurs réalités.

Lorsqu'on parle de "conseil" tout court, en général, on pense au conseil en stratégie. Il s'agit d'une activité consistant à développer l'activité d'une entreprise, en s'appuyant uniquement sur des arguments économiques. Lorsqu'on parle des "grands cabinets de conseil", on pense aux grands cabinets de conseil en stratégie que sont McKinsey ou le BCG (Boston Consulting Group) : ils ne représentent à eux seuls qu'une toute petite partie des cabinets de conseil en stratégie qui existent dans le monde.

Mais c'est loin d'être la seule forme de conseil. En effet, on peut aussi distinguer le conseil en management et en organisation, qui consiste à mettre en place des processus pour parvenir aux objectifs de la direction générale d'une entreprise, ainsi que le conseil informatique. A cela s'ajoute un dernier type de conseil, le conseil en communication et en stratégie d'influence : il existe aussi des cabinets de conseil en communication, comme MCBG Conseil ou Taddeo. Devenir consultant, c'est d'abord et avant tout devenir consultant dans l'une de ces branches du conseil, mais il faut savoir laquelle.

Devenir consultant : l'importance d'un parcours normatif et des expériences en entreprise.

Néanmoins, force est de constater que pour devenir consultant, pour l'ensemble de ces branches, le parcours est extrêmement normatif. Il dépend, certes, de la notoriété du cabinet de conseil visé, mais on attend d'un étudiant en général qu'il soit passé par une école de commerce, une école d'ingénieur ou éventuellement un institut d'études politiques.

Ainsi, le BCG ou McKinsey, les deux plus grands cabinets de conseil en stratégie, ne sélectionnent quasiment que des profils venant, pour les écoles françaises, d'HEC, de l'ESSEC ou de l'ESCP. Sur le site d'Advancy, un cabinet de conseil en stratégie qui pointe à la neuvième place mondiale selon le dernier classement consultor de 2019, seules sont retenues les candidatures des étudiants provenant de ces trois écoles, ou d'une grande école d'ingénieur (Polytechnique, Centrale Paris, les Mines).

Les cabinets de conseil, de toute nature (qu'il s'agisse du conseil en stratégie, du conseil en management, du conseil informatique, et, dans une moindre mesure, du conseil en communication), possèdent des "écoles cibles". Encore plus discutable est une différence de rémunération des consultants selon les écoles de provenance, et les parcours suivis dans ces écoles. Ainsi, prenons l'exemple d'un cabinet de conseil de moyenne envergure, un consultant qui est passé par le programme grande école d'HEC sera bien plus rémunéré qu'un candidat qui est passé par celui de Skema ou de Kedge.

Devenir consultant : se lancer en portage salarial

Il sera aussi bien plus rémunéré qu'un candidat qui est passé par un mastère spécialisé strategic management d'HEC, alors qu'ils viennent de la même école. Pour devenir consultant, un premier conseil serait donc de viser la meilleure école possible, et le meilleur parcours possible. Par ailleurs, pour devenir consultant, les cabinets de conseil mettent l'accent sur la pratique, les stages et les expériences.

Il faut donc aussi multiplier les stages, qui permettront d'acquérir les techniques du conseil : analyse d'une situation, analyse de la concurrence, développement de la croissance externe, utilisation de données excel ou python… Autant de compétences qui ne peuvent que s'acquérir sur le tas, et qui nécessitent un entraînement régulier et assidu au métier de consultant.

Une normativité quelque peu battue en brèche par de nouvelles formes de conseil

Ces dernières années, devenir consultant semble néanmoins moins normatif qu'avant. Face à la pression exercée par les grands cabinets de conseil, de nombreuses formes de conseil indépendant se sont développées. Freelance, portage salarial, autant de mots qui décrivent la nouvelle réalité des consultants, qui ne sont pas nécessairement passés par cette formation très normative, et qui n'en sont pour autant pas moins compétents.

Citons un cabinet de conseil en stratégie, Tenzing Conseil : il met un point d'honneur à recruter des candidats venant de tous les horizons (notamment de l'université, voire même ayant suivi des études plus courtes comme des BTS), en prenant pour postulat que le conseil est un métier qui s'apprend par la pratique, qu'il est accessible à tous, et que rien ne justifie cet engouement pour les grandes écoles, présomptueusement assumé par les grands cabinets de conseil.

Le portage salarial offre ainsi de nombreuses occasions pour devenir consultant, qui sortent des sentiers battus. Il offre plus de souplesse, et permet à plus de potentiels consultants de recevoir leur chance. Il garantit une sécurité dans l'emploi (salaire mensuel, assurances prises en charge par l'entreprise), et met en valeur les compétences, davantage que le parcours. Pour devenir consultant, outre les parcours classiques et normés, de nombreuses autres occasions sont offertes, à condition de se lancer, de croire en ses compétences, et de s'inscrire dans une démarche moins académique, plus libre.

Que pensez vous de cet article ?