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5 conseils pour construire votre personal branding
Digital et Travail
5 conseils pour construire votre personal branding Le personal branding ou “marketing de soi” est une manière de se vendre en tant que marque. Au même titre qu’un produit ou une entreprise, vous êtes un individu doué de qualités et vous pouvez utiliser les méthodes du marketing pour vous faire mieux connaître en tant qu’expert de votre domaine. Auparavant préoccupation uniquement réservée aux hommes politiques, artistes ou autres personnalités publiques, le personal branding ou l’art de se vendre et de se construire une réputation en tant que personne est devenue une compétence concernant de plus en plus de monde. Que ce soit en tant qu’indépendant ou entrepreneur pour faire connaître ses services ou son entreprise mais aussi en tant que salarié pour se rendre visible et faire voir ses compétences. Aujourd’hui le personal branding se développe surtout via les médias et les réseaux sociaux. A l’heure du 21e siècle et du “réflexe Google ”, il est devenue une compétence des plus essentielles. Quelques conseils pour commencer... Construire votre personal branding : Apprenez à vous connaître Cela peut paraître anecdotique mais bien se connaître est la base avant d’entreprendre toute action de marketing de soi. Un peu d’introspection est nécessaire car le but n’est pas de correspondre aux standards mais de réfléchir à ce qui vous différencie. Quelles sont vos compétences ? (de part votre formation ou vos expériences) Quelles sont vos qualités ? Quelles sont vos passions ? Qu’est-ce qui vous pousse à vous lever le matin ? Qu’est-ce qui vous motive ? Comment les autres vous décrivent ? Qu’est-ce qui vous rend unique ? Quelle est votre différence ou valeur ajoutée ? Construire votre personal branding : Créez votre marque Une fois que vous avez identifié votre expertise, votre valeur ajoutée et vos motivations intrinsèques, vous êtes prêt à construire votre marque en sélectionnant ce que vous souhaitez mettre en avant. Votre histoire La première étape est de vous construire une histoire à partir des éléments que vous avez extrait de votre introspection. Quelle est votre histoire ? Comment vous pitchez-vous ? Soyez précis et percutant : votre présentation doit durer 1 min maximum et pouvoir être réutilisable dans tous les contextes, par exemple lors d'événements networking lorsque vous devez vous présenter. Votre image Ne négligez pas votre image ! A la fois votre apparence en soignant la façon dont vous êtes habillé et en sélectionnant l’image que vous souhaitez dégager mais aussi en faisant attention à vos supports visuels. : logo, charte graphique, carte de visite… Prenez des photos professionnelles et développez votre présence sur le web en apparaissant dans des vidéos par exemple ou en répondant à des questions de journalistes ou d’auteurs d’articles sur votre sujet. Que voit-on sur vous lorqu’on tape votre nom sur Google ? Construire votre personal branding : Construisez votre écosystème Pour être présent sur le web, il faut se construire un écosystème de plateformes. Le blog peut être la plateforme centrale, renvoyant vers les autres, ou encore votre site web. Ne négligez pas les réseaux sociaux et leur impact : nettoyez les vôtres, créez vous un profil pro, sur Facebook ou Twitter, n’hésitez pas à exploiter d’autres plateformes : Youtube, Instagram, Pinterest… Créez votre propre contenu sur votre blog ou dans les réseaux sociaux pour faire connaître votre expertise. Pensez toujours à apporter vos connaissances et de la valeur plutôt que de vendre vos services ou votre entreprise au risque de faire fuir ! Construire votre personal branding : Développez votre réseau Pour vous faire connaître, utilisez une stratégie à la fois online et offline. Suivez les influenceurs dans votre domaine sur les réseaux sociaux, échangez et discutez avec eux, assistez à des événements, soirées, meetups, rencontrez de nouvelles personnes... Animez et entretenez ce réseau en prenant aussi l’initiative des événements, en mettant en relation d’autres personnes entre elles, en rendant vous mêmes des services. Gardez en tête que développer son réseau est avant tout s’intéresser aux autres ! Construire votre personal branding : Surveillez votre réputation Enfin n’oubliez pas de surveiller votre réputation : soyez à l’affût de ce qu’on dit sur vous, sur Google, dans l’actualité, les médias, les autres sites internet et article… Répondez aux commentaires et aux questions qu’on vous pose. Analysez ce qu’on dit de vous et les tendances du marché. À retrouver sur le blog : Les outils du Web 2.0, “personal branding” et référencement et Mon offre de services garantit mon CDI.
Le podcast, le format idéal pour se motiver
Digital et Travail
Le podcast, vous en avez sûrement déjà entendu parler. Depuis quelques années, le podcast, ce format d’écoute s’est imposé comme la nouvelle façon de s’occuper de manière utile. Disponible sur Sounclound, iTunes et d’autres sites dédiés aux émissions que vous suivez, le podcast s’écoute partout, facilement. Il est l’outil idéal pour faire de vos séances de repassage et autres tâches ingrates, des activités où il est désormais possible de s’occuper intelligemment. Revue express des podcasts selon vos humeurs. Entrepreneurs en herbe ou en simple recherche de parcours inspirants, votre nouvel allié motivation De nombreux podcasts sont l’occasion de revenir sur des parcours riches et plein de rebondissements de la figure de l’entrepreneur. Le plus « successful », le Gratin : Pauline Laigneau, fondatrice de Gemmyo, la marque de joaillerie qui monte en France, a créé un podcast en invitant des têtes de file de leur domaine : à écouter, les podcasts de Lucile Woodward, coach sportif aux 177 K d’abonnés et sa combattivité pour la promotion du bien-être au travers du sport, et Ning Li, fondateur de Made.com qui nous explique comment passer de 0 à 200m€ de CA en 8 ans. Un beau challenge. Le plus faussement « bon élève » : Nouvelle Ecole Antonin du haut de ses 25 ans, interroge les figures montantes françaises de l’entrepreneuriat : du génie du code Rand Hindi à Morgane Sézalory et sa success story Sézane, en passant par le joueur professionnel de poker ElkY, il y en a pour tous les goûts, et toutes les réussites. Pour ceux, et celles, qui veulent entendre en particulier des femmes entrepreneuses, Génération XX revient sur créatives, passionnées, inspirées et inspirantes. Au hasard : les success stories de Birchbox (Episode 11), et Too good to go de Lucie Basch (episode 14). Le plus féministe : La poudre Ex-journaliste et rédactrice en chef du ELLE, Lauren Bastide reçoit toutes les deux semaines une femme exceptionnelle - artiste, intellectuelle, politique - pour une conversation intimiste. Sur un ton très personnel, se créer une discussion authentique qui bousculent les idées reçues. La journaliste interroge sur la féminité, mais aussi le parcours unique de chacune de ses interviewés, leurs échecs et leurs peurs. Et ce avec un casting de haut standing : Leïla Slimani, Najat Vallaud-Belkacem, Marlène Schiappa, Marie-Agnès Gillot, pour ne citer qu’elles. Tech Mania Avoir les clés pour réussir, comprendre le mécanisme des plus grands entrepreneurs, soit mais pour ceux qui ne veulent rien rater de l’actualité de leurs secteurs, des podcasts très pointus émergent sur les ondes. Les férus de tech : FrenchSpin Le rendez-vous tech des dernières technologies, des jeux vidéos, synthétise et simplifie toute l’actu tech, Internet et gadgets, pour livrer aux auditeurs un résumé simple et complet de tout ce qu’il faut retenir dans le domaine. Le “Gadget Lab” Gadget Lab Podcast, « your gadgets and how to use them » : un peu gadget-passionné sur les bords ? Voici le meilleur podcast pour rester à la pointe des innovations. Une revue de presse suivie d’un invité vous permettra de ne rien louper de toute l’actu tech. Dernier invité en vue ? Ivy Ross, responsable du design chez Google sur les produits hardware, à écouter absolument. Et enfin, parce qu’il en faut un peu aussi pour se détendre, une liste non-exhaustive des podcasts intimistes à écouter comme des histoires du soir : Sillages, le podcast des échos Start Des histoires inspirantes de la génération Y, des échecs, des doutes, et une première saison dont le thème en dit long sur son contenu : rebondir. A écouter, l’histoire de Jean et de son profil de cancre, une inaptitude qu’il a su transformer en softskill une fois trouvé sa voix sur le monde du travail … A méditer pour prendre du recul. Transfert, le podcast anonyme Deux rendez-vous par semaine, des histoires universelles qui transportent, mais aussi des leçons de vie. « L’apprentissage par le voyage », « une vie qui fourche », « le bonheur peut-il manquer d’à-propos », sont autant d’histoires d’anonymes. Secrets touchants au rendez-vous. Maintenant, à vos écouteurs !
Le télétravail nous rend-il associal ?
Economie et Travail

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Digital et Travail
Le télétravail nous rend-il associal ? Le télétravail, ça fait rêver. Plus besoin de se jeter dans l’arène des transports en commun ou dans les bouchons dès le matin. Plus besoin de faire bonne figure devant les collègues quand en vrai, ça va pas fort. Et plus besoin de porter de pantalon ! Une chemise suffit dans le cas d’une éventuelle réunion skype. C’est sûr, ça donne envie. Mais n’est-ce pas un peu dangereux pour nos relations sociales ? Le télétravail : un phénomène encore limité A ce jour en France, on peut considérer que non, ce n’est pas - encore - un problème. Le télétravail reste somme toute une pratique limitée, et même si les ordonnances Macron vont dans le sens de faciliter cette option, l’écrasante majorité des employés se rendent encore sur leur lieu de travail plus d’une fois par semaine. Le télétravail est la porte ouverte vers une bien plus grande autonomie dans son travail. A la fois dans la manière de faire (en écoutant de la musique, en se parlant à haute voix, etc.) que dans l’apprentissage de l’autonomie. Perdre l'habitude de se sociabiliser Cependant, on constate que revenir travailler avec d’autres êtres humains après une période de télétravail peut être une épreuve. Outre ne plus se sentir à l’aise dans les espaces de travail, interagir physiquement avec des personnes s’avère être une chose encore plus complexe qu’il n’y paraît comme le relatent des habitués du télétravail. Ils disent avoir perdu l’habitude d’être interrompu pour un rien à tout moment par leurs collègues, mais aussi l’impression permanente d’avoir leur responsable qui les épie - à tort ou à raison. S’acclimater à nouveau au rythme et à l’environnement de travail est une torture pour certains qui ne savent plus du tout comment faire. Une bulle de liberté et d'autonomie Alors oui, le télétravail est un excellent moyen de s’offrir plus de liberté en s’éloignant physiquement des collègues et de son responsable. L’autonomie que l’on y gagne peut être un vrai plus dans son appréhension du travail. L’éloignement physique créée par le télétravail force à se développer d’une manière différente. On se découvre des capacités que l’on ignorait, on développe de nouvelles compétences et on trouve de nouvelles manières de faire. Le rapport à l’autorité change également. La façon de rendre des comptes au manageur est différente. Cependant, il est important de ne pas s’enfermer dans cette bulle. Bien qu’aujourd’hui, en France, le télétravail reste une pratique minoritaire, une façon ponctuelle de travail, il est bon de se prémunir des méfaits de cette pratique. L’humain est un animal social qui ne doit pas oublier comment interagir avec ses pairs. Sur le même thème : Le télétravail pour réduire son empreinte carbone ? et Vivre et travailler sans téléphone portable au 21ème siècle – est-ce possible ?.
RGPD : qu'est ce que la protection des données personnelles
Digital et Travail
Le RGPD : une nouvelle façon de penser la protection des données Fin mars, Christopher Wylie lance l’alerte : les données de 87 millions d’utilisateurs Facebook ont été collectées à travers le monde, et exploitées par l’entreprise britannique Cambridge Analytica, dans le but d’influencer des élections. La protection des données personnelles, les garanties de la démocratie, la libre concurrence, la lutte contre les monopoles et les abus de position dominante sont autant de sujets que l’Europe essaye de traiter avec la question de numérique. Et si cela représentait une nouvelle occasion de faire valoir ses droits ? UNE RELATION UE / US TENDUE Il s’agit tout d’abord d’une question de territoire. L’Union Européenne (UE) objecte à ce que les données des utilisateurs Européens soient transférées puis gardées hors du sol qu’ils contrôlent, comme c’est le cas aujourd’hui dans l’un des 3 millions de datacenters présents aux États-Unis (US). 10% de l’électricité fournie par l’État Fédéral servirait à l’alimentation de ces centres, selon le US Department of Energy. Les enjeux sont ensuite commerciaux. Le marché des données atteindrait 650 milliards de dollars à l’horizon 2020. Protéger ses données, c’est aussi une manière de lutter pour préserver la compétitivité au sein de l’UE (Amazon payant aujourd’hui 11 fois moins de taxes qu’une librairie ordinaire). En 2016, un premier accord bilatéral avait été ratifié : le « Privacy Shield ». Un progrès majeur, mais inefficace à faire changer les comportements. Grâce à un mécanisme d’auto-certification, il permettait avant tout aux entreprises US d’avoir des garanties juridiques en Europe. Trump signa même un Executive Order le 25 Janvier 2017 stipulant que toute politique de protection de la vie privée menée par le gouvernement exclut désormais tous les citoyens non-Américains, invalidant donc le « Privacy Shield ». LE 25 MAI : LE RGPD Le Règlement Général sur la Protection des Données, ou de son petit nom RGPD, est un projet lancé et soutenu par Viviane Reding, ancienne Vice-présidente de la Commission Européenne. Applicable dès le 25 mai 2018, il concerne tous les citoyens et entreprises européennes. Sa notion clé : le consentement de l’utilisateur. La liste des mesures est longue : Portabilité des données : permettre à un utilisateur de réclamer et de récupérer ses données personnelles, et de les transmettre à la concurrence (article 20). Droit à l’effacement : renforcer le droit à l’oubli (article 17). Facilitation du contrôle des données : plus d’obligation de passer par la CNIL, contrôle possible avant et après la collecte (article 25). Transparence : les organisations doivent fournir des indications claires du traitement des données (article 33). EFFETS SUR L’ENTREPRISE Des sanctions très dissuasives ! L’amende pouvait s’élever jusqu’à 20 millions d’euros ou 2 à 4% du chiffre d’affaire annuel pour les entreprises, si les mesures n’étaient pas appliquées. Le RGPD nécessite également un travail de contrôle très chronophage. L’article 35 demande la réalisation d’une « étude d’impact sur la vie privée » à chaque changement d’activité portant sur les données personnelles. Cependant, ces nouvelles mesures seront-elles suffisantes pour aider les utilisateurs à protéger leurs données ? À retrouver également sur notre blog : Freelance informatique: Consultants, gérez vos données en temps réel! et Travailler partout, travailler tout le temps : Les nouvelles technologies ont-elles mis fin à notre vie privée ?.
Les slashers, des freelances aux mille et une facettes
Digital et Travail
Avez-vous déjà entendu parler des slashers ? Ces gens qui sont graphiste « slash » photographe? Ou encore informaticien/peintre, musicien/traducteur, journaliste/professeur ? Bref, vous l’avez compris, les slashers sont des travailleurs aux multiples facettes qui cumulent plusieurs métiers ! Le slasher, une nouvelle tendance ? Le terme slasher vient du mot anglais « slash » qui représente ce symbole « / ». ll a été popularisé par  Marci Alboher dans son livre One Person/Multiple Careers qui parle de la difficulté de certaines personnes de se présenter en fonction de leur métier… puisque celles-ci n’ont pas un métier mais plusieurs ! Dans son livre, la sociologue Marci Alboher présente le « slashing » comme un antidote que certaines personnes ont adopté contre l’ennui, le burn-out, l’insécurité du travail…  et comme un moyen de s’épanouir professionnellement et personnellement. Pour la majorité des slashers, cumuler plusieurs activités est un choix. L’idée n’est pas de d’accumuler les petits boulots pour arranger les fins de mois. Les slashers peuvent avoir un job qui leur convient très bien à la base mais pour eux, faire plusieurs activités est tout simplement un moyen de ne pas se limiter à une « case » et d’exprimer plusieurs facettes de leur identité, de leur personnalité. On peut être expert dans un domaine, avoir une passion qui n’a rien à voir et vouloir faire les deux ! D’ailleurs, selon une étude menée au salon des micro-entrepreneurs en octobre 2016, il a été estimé que dans 77% des cas où les personnes cumulaient au moins deux emplois, ceux-ci étaient dans des domaines complètement différents.  À titre d’exemple, le magazine ChEEK Magazine a fait le portrait de 15 femmes « Recto / Verso » qui ont deux activités très différentes : elles sont ingénieure/activiste, styliste/judoka, psy/youtubeuse, écrivaine/photographe, fleuriste/DJ… Cette idée séduit de plus en plus de jeunes dits de la « génération Y ». Nés entre 1980 et 2000, ils ont été habitués à l’idée qu’ils ne pratiqueront pas le même métier pendant 40 ans de leur vie. Les jeunes de la génération Y ont aussi une autre vision du travail et une autre façon de travailler, à l’heure où les nouvelles technologies permettent de travailler à distance et en horaires décalés… et donc de cumuler plusieurs activités plus facilement ! Toujours selon l’étude menée au salon des micro-entrepreneurs, la plupart des slashers, même s’il n’y a pas de profil type, sont jeunes (moins de 30 ans pour 25% d’entre eux) et indépendants (pour un tiers). Le statut d’auto-entrepreneur facilite en effet cette tendance en donnant un cadre aux slashers entrepreneurs dans l’âme. Trouver l’équilibre Évidemment, être un slasher ou « pluriactif » en Français, n’est pas de tout repos et demande beaucoup d’organisation. L’équilibre n’est pas toujours facile à trouver. Dans sa série de portraits de slashers, L’Obs prend l’exemple de Myriam Pro-Poilvet, 40 ans, doctorante en histoire de l’art/conseillère en stratégie numérique/entrepreneuse/enseignante en stratégie culturelle. Elle donne des cours de stratégie culturelle à l’Ecole du Louvres, à Sciences Po et au Celsa ; elle mène des missions de conseil auprès de grandes entreprises et start-up sur leur stratégie de communication ; elle a fondé La Dentellière Éditions Numériques, une startup qui édite des œuvres sur tablette pour les enfants… tout en faisant une thèse en Histoire de l’Art. Elle explique qu’au départ, elle travaillait 24/24h et 7/7j… avant d’apprendre à s’organiser autrement. Elle confie même se chronométrer parfois pour mieux gérer son temps ! Elle partage son emploi du temps hebdomadaire qui est loin de ce qu’on pourrait appeler la routine. Lundi : travail pour un client en stratégie ; Mardi : cours de stratégie pour des étudiants ; Mercredi : tâches administrative pour ses deux entreprises ; Jeudi : animation d’un séminaire pour un client ; Vendredi : séance de travail et marketing pour sa start-up… Si mener plusieurs activités peut être stressant, pour elle c’est juste un moyen de « s’aérer le cerveau » !
Upwork, Hopwork, Toptal… Qui sont les utilisateurs de ces plateformes à succès ?
Digital et Travail
Depuis 2010, les plateformes de freelance fleurissent sur le web ! Certaines sont généralistes là ou d’autres sont spécialisées dans un secteur particulier ; elles sont françaises, américaines ou australiennes ; elles peuvent être gratuites ou bien payantes… Bref, il y en a pour tous les goûts ! Car la montée en puissance de ces différents sites depuis quelques années ne doit rien au hasard : elle est la conséquence directe des transformations culturelles et économiques rencontrées dans le monde du travail depuis le début des années 2000. Pour commencer, depuis plus de dix ans, les métiers du numérique ont le vent en poupe : développeurs, datascientists, webdesigner… Toutes les entreprises s’arrachent ces compétences encore trop rares aujourd’hui (ils représentent près des 2/3 des demandes des clients sur les plateformes, mais seuls 1/3 de ces freelances sont disponibles) . Ces professionnels sont donc très souvent courtisés par les grands groupes, or nombreux sont ceux à préférer rester travailler à leur compte, en s’engageant uniquement le temps d’une mission auprès de différents prestataires plutôt que de signer un contrat de longue durée avec une entreprise unique. Ainsi, s’il fallait dresser le portrait-robot de ces « néo-travailleurs », on présenterait un homme (les freelances sont à 60% masculins), jeune (35 ans en moyenne), habitant en province (à plus de 60%) et célibataire (à 66% environ) . Ce serait donc une question de génération ? De poste ? De carrière ? Probablement un peu des trois ! Une chose est sure en tout cas : ces nouveaux talents auraient tort de s’en priver lorsque l’on sait que leurs activités se prêtent justement extrêmement bien au rythme et aux pratiques de la freelance. Comme évoqué précédemment, il existe ainsi pléthores de plateformes ciblant différents profils de freelance et dont le nombre de clients varie. Prenons par exemple Toptal : créée en 2010, cette compagnie américaine s’est spécialisée dans les « profils techniques ». C’est-à-dire que ses utilisateurs exercent des métiers de type designer, développeur, ingénieur informaticien ou encore expert financier. Extrêmement sélective, elle ne sélectionne que le top 3% des freelances qui postulent, et elle compte à ce jour plus de 2 000 clients. En novembre 2015, elle était même désignée par Deloitte comme la plateforme de talents se développant le plus rapidement en Amérique du Nord ! De son côté, Hopwork est une plateforme 100% française qui a vu le jour en 2013 et compte déjà plus de 35 000 travailleurs freelances répertoriés. Upwork, quant à elle, est issue de la fusion entre Elance et O-Desk en 2015, et elle est la plus grande plateforme du marché freelance avec 3 millions d’annonces postées chaque année et plus de 5 millions de clients enregistrés. Néanmoins, si des géants se partagent la majorité du marché, il existe également beaucoup d’autres plateformes, plus modestes mais toutes aussi dynamiques telles que Guru.com, Freelancer.com, Fiverr, Twago, Kaggle, Creads, … etc. En somme : toutes ces plateformes ont encore de très beaux jours devant elles !
Vloggeur : nouvelle star du digital ?
Digital et Travail
On connaissait les blogueurs, ces écrivains du net, qui monétisaient parfois leur site… aujourd’hui, place aux vloggeurs, ces rois de la vidéo qui gagnent leur vie grâce à Youtube. Le vlog, la nouvelle tendance du net Vlog. Mais que veut dire ce mot étrange ? Un vlog est un blog vidéo. Vous vous souvenez, les blogs, ces sites internet personnels où l’on pouvait raconter sa vie, partager sa passion ou son expertise sur un domaine ? Et bien un vlog, c’est la même chose mais sous forme vidéo ! Les “vloggeurs” qui font ces vidéos parlent face caméra et sont en général jeunes (moins de 30 ans). La plupart de leurs vidéos se trouvent sur Youtube c’est pourquoi les vloggeurs à succès sont plus couramment appelés “Youtubeurs”. Ils font des vidéos humoristiques (Norman, Hugo tout seul, Cyprien…), partagent leurs réflexions sur la vie (Solange te parle), font des tutoriels maquillage et beauté (Enjoy Phoenix) ou encore parlent de jeux vidéos...  il n’y a pas de limite thématique tant que le sujet intéresse les internautes. Un secteur lucratif Si certains font ces vidéos pour le plaisir et s’amuser, d’autres sont allés plus loin et en ont fait une véritable entreprise. Car les vidéos sur Youtube se monétisent. Les vidéastes peuvent être rémunérés par la plateforme en fonction du nombre de vues de la vidéo et de leur popularité. Cette rémunération, générée par la publicité, est estimée à environ 60 centimes pour 1000 vues, soit 600 euros pour 1 million de vues. Ainsi, selon le youtubeur Poisson Fécond en 2016, il y aurait 350 francophones à gagner au moins un smic par mois grâce à Youtube. Les youtubeurs peuvent aussi se faire rémunérer grâce à des partenariats avec des marques pour faire du placement de produit. Les Youtubeurs populaires sont de véritables influenceurs qui peuvent faire de la promotion pour certaines marques comme Marie Lopez alias Enjoy Phoenix qui fait des vidéos maquillage et cumule quelque 3 millions d’abonnés. Le magazine Forbes a même fait un palmarès mondial des Youtubeurs les plus riches. A la première position, PewDiePie, un Suédois qui testait à l’origine des jeux vidéo et dont la fortune est estimée à 15 millions de dollars. A 27 ans, il est suivi par 53 millions de personnes et ses vidéos ont été vues plus de 14 milliards de fois ! Les Youtubeurs qui suivent dans le palmarès sont pour la plupart Américains (la langue anglaise étant un facteur avantageux pour l’audience). Ubériser le secteur artistique ? Grâce à Youtube, certaines personnalités ont émergé sans passer par les canaux traditionnels. C’est même un moyen pour ceux qui ont du talent de réussir à se faire connaître grâce aux internautes, le tout à moindre coût et à moindre risque. Il suffit de poster une vidéo et si ça ne marche pas, tant pis ! Par exemple, Ina Mihalache, alias Solange te parle, a échoué à quatre reprises au concours d'entrée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Elle a ensuite commencé sur Youtube “juste pour essayer”. Mais aujourd’hui, grâce à son succès, elle s’est diversifiée : elle a réalisé un court-métrage et écrit un livre. Autre exemple : Norman, qui s’est fait connaître grâce à ses vidéos comiques sur Youtube, s’est lancé dans le spectacle avec son show “Norman sur scène”, un moyen d’aller à la rencontre de ses fans et d’en conquérir de nouveaux. Du virtuel au réel, il n’y a parfois qu’un pas...
Les architectes du web travaillent seuls
Digital et Travail
Développeurs web, front-développeurs, développeurs back-end, ingénieurs système, intégrateurs : les architectes du web exercent des métiers aux noms exotiques pour la majorité d’entre nous. Pourtant, dans l’ombre de la révolution numérique, ils sont les pionniers d’une nouvelle manière de travailler, indépendante et flexible : le freelancing. Des pionniers du freelancing Selon les dernières études sur la catégorie des travailleurs indépendants en France (ou freelance), les métiers de l’informatique représentent 26% de cette catégorie, soit la catégorie proportionnellement la plus importante, avant les métiers créatifs et les métiers de la communication et du marketing. Or, ces métiers connaissent une forte croissance avec l’essor des technologies numériques. Parmi les architectes du web, beaucoup choisissent le travail indépendant car il leur garantit un salaire plus élevé, plus de flexibilité et la possibilité de choisir ses projets. Sur ces 10 dernières années, les métiers de l’informatique ont tiré le marché du freelancing, qui a cru de 85% sur la période. Des compétences très recherchées sur le marché Les entreprises le savent aujourd’hui : le recrutement d’un profil IT peut s’avérer très difficile, car le marché pour ces compétences souffre d’un grand déséquilibre, la demande étant beaucoup plus forte que l’offre. Ainsi la maîtrise de certains langages informatiques (sublyme, php, …) reste assez rare pour que les développeurs les maîtrisant puissent se permettre d’être difficiles par rapport aux missions qui leur sont proposées. Si certains d’entre eux s’engagent dans des CDI, nombreux sont ceux qui préfèrent aujourd’hui aller d’un projet à un autre en mettant leurs compétences au service du plus offrant -ou du plus intéressant. On pourrait dire que les architectes du web ont imposé leurs règles aux entreprises, qu’elles soient des Startup ou des entreprises cotées au CAC40 : chacune y va de sa promesse pour les attirer. Une nouvelle culture du travail. Ce que les entreprises peinent cependant à saisir, c’est que ces acteurs de la nouvelle économie du web sont aussi émissaires d’une nouvelle culture de l’entreprise, en grande partie portée par les géants de la Silicon Valley. Rappelons en effet que le web 2.0 est né aux Etats-Unis, en Californie, dans les garages et les laboratoires universitaires de la Silicon Valley. Le web est donc vecteur d’un système de valeurs élaboré par une communauté d’individus qui irriguent toujours la structure de l’Internet et influencent ceux qui travaillent à la perfectionner. Autrement dit, les développeurs ne sont pas des travailleurs comme les autres ; leurs modèles : les hackeurs, Bill Gates et autres Steve Wozniak croient à l’information libérée, à la co-construction, mais surtout à l’indépendance comme moteur de réussite. En somme, ce n’est pas un hasard si les développeurs voient dans le freelancing un statut de travail plus satisfaisant qu’un poste permanent dans une entreprise classique. Alors que les métiers créatifs revendiquent depuis longtemps la nécessité d’un cadre de travail plus souple pour s’épanouir professionnellement, les développeurs sont devenus des nouveaux pionniers du travail indépendant. Grâce à un marché du travail déséquilibré, ils en viennent à imposer une nouvelle culture de l’entreprise où il n’est plus nécessaire d’être présent tout au long de la vie de celle-ci, mais où il est préférable de s’y impliquer ponctuellement sur des projets de développement plus excitants.
Ecris-moi une histoire, crée-moi un contenu
Digital et Travail
Les rédacteurs le savent aujourd’hui : internet est le royaume des créateurs de contenu. En particulier, le texte y est maître. Pas une entreprise, une association, une institution qui ne soit amenée à créer un site web ou une plateforme sociale pour se présenter et se mettre en valeur. N’ayant pas nécessairement les compétences en interne ni le temps pour créer eux-mêmes les contenus, les organisations font alors appel à des freelances en rédaction. Portait des professionnels du texte. Pour commencer, le métier de rédacteur n’est pas tout à fait un métier neuf. Dans toutes les sociétés d’écriture, la fonction de création ou de conservation du discours a toujours été déléguée à un ensemble d’individus doués avec les mots. Le 19 ème aura ainsi été en Occident l’apogée des métiers de journalisme et des piges. Internet a néanmoins donné une ampleur sans précédent aux métiers de plume puisque qu’aujourd’hui toutes les organisations peuvent devenir des médias et parler à leurs parties prenantes sans passer par voie de presse. Dans la nouvelle économie du web, toutes les organisations sont, en effet, amenées à s’exprimer. Ce ne sont plus seulement les grandes marques commerciales qui doivent promouvoir leurs produits par voie de publicité ; chaque organisation est amenée à justifier sa raison d’exister. Et pour émerger dans un bruit médiatique intense, un grand nombre de ces organisations fait le choix d’user des techniques des professionnels de la communication et du marketing : brand content , content marketing , storytelling . Ces techniques, classiques ou plus récentes, ont pris une toute nouvelle ampleur à l’ère du numérique, car ils permettent aux marques de s’incarner. Seulement, raconter une histoire ou éditer un contenu ne sont pas des compétences innées : ceux qui possèdent les techniques d’écriture sont donc de plus en plus sollicités par les organisations, notamment dans des missions de freelancing. Le rédacteur de contenus est, en effet, devenu un maillon indispensable de la chaîne de valeurs de toutes les entreprises modernes, mais travaille souvent pour plusieurs entreprises à la fois. Le web impose aussi aux organisations des formats de référencement qui nécessitent de solides connaissances en SEO, en balisage de contenus, de manière à les rendre visibles dans les moteurs de recherche. Cette compétence de mise en valeur du contenu est d’autant plus importante qu’elle détermine l’influence d’une organisation sur son secteur. A autorité celui qui, dans la page de recherche Google apparaît en premier ou en second résultat ; graal du rédacteur web, le référencement de l'algorithme de recherche demande des connaissances profondes de sa logique. L’ère du numérique impose donc à toutes les organisations une injonction de présence digitale, mais aussi de production de contenu de qualité. Or la production régulière, de qualité, suivant une stratégie éditoriale et optimisée pour le référencement est un travail en soi, que les organisations délèguent de plus en plus à des freelances professionnels. La demande de rédacteurs a ainsi explosé au cours des cinq dernières années pour atteindre le record de croissance de + 157% en 2016.
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Portage Salarial
Les professions créatives représentent aujourd’hui 27% des travailleurs indépendants, un chiffre fortement soutenu par la catégorie des graphistes, qui sont de plus en plus nombreux à travailler à leur compte. Un graphiste, c’est un professionnel chargé de transmettre l’esprit d’une organisation ou d’une entreprise à travers une identité visuelle (logo, charte graphique, etc.) et de la décliner en différents supports : plaquettes, flyers, bannières, packaging, site internet, etc. Si ce métier fait appel à des compétences techniques pointues, en plus de la créativité nécessaire, beaucoup d’entreprises pensent pourtant pouvoir se passer d’un graphiste. Mauvaise idée ? Avec l’évolution des nouvelles technologies, les entreprises, les start-up, les PMI et les PME ont de plus en plus besoin d’experts qualifiés pour la création de supports de communication ou de sites web. Or, il est courant que les chefs de ces petites et moyennes entreprises demandent au chargé de communication, au responsable du marketing, voire pire, tentent de se charger eux-mêmes de la création de l’identité graphique de l’entreprise. Embaucher un graphiste pour une petite entreprise n’est pas une obligation. Cependant, on ne peut pas s’improviser graphiste, loin s’en faut : un mauvais design se repère très rapidement et l’image de l’entreprise en pâtit. Les compétences à connaître pour être graphiste, au-delà des goûts personnels, sont nombreuses : traits de coupes, résolution d’image, colorimétrie, fonds perdus, etc. Faire des économies sur un poste de graphiste à plein temps peut être pertinent pour une petite entreprise, mais il existe néanmoins des graphistes en freelance à la portée de toutes les bourses. En effet, à l’ère du numérique, toutes les entreprises peuvent avoir besoin des compétences d’un graphiste de manière ponctuelle : analyse des besoins en identité visuelle, création de logos et chartes graphiques, maquettage de sites web, création de supports commerciaux. Il existe par différentes sortes de graphistes, avec différentes spécialités : web, impression ou parfois les deux. Grâce à cette expertise et à son mode de travail, un freelance peut réaliser des travaux plus rapidement et avec plus de flexibilité qu’une agence spécialisée. Le tarif journalier du graphiste freelance débutant tournera autour des 250 à 300 euros par jours HT. Cela peut paraître cher, mais contrairement à ce qu’on l’air de penser de nombreux chefs d’entreprise, un bon graphisme n’est pas un luxe, c’est un minimum lorsque l’image que renvoie l’entreprise, notamment sur le web, conditionne une grande partie de son chiffre d’affaires. La solution pour répondre aux besoins ponctuels en graphisme d’une entreprise ? L’externalisation à un freelance. Et que dire des graphistes « gratuits » ? Quand certaines entreprises prennent en effet conscience qu’elles ont besoin des compétences d’un graphiste, elles choisissent de se tourner vers un amateur débrouillard sur les logiciels de PAO, ou vers un étudiant en école de graphisme et leur demandent des prestations gratuites « pour s’entraîner ». Dans le premier cas, c’est une véritable prise de risque pour l’entreprise, si on se rappelle que toutes les organisations ont des besoins différents et uniques, et que les techniques pour y répondent sont variées, et sont l’objet d’une véritable expertise professionnelle. Dans le second, même si un étudiant peut effectuer des travaux en freelance, en particulier en dernière année, il s’agit tout de même d’un travail, qui appelle donc une rémunération et à un cadre légal. Si les tarifs d’un étudiant peuvent être moins élevés qu’un diplômé, il n’en reste pas moins un travailleur indépendant lui aussi, à qui une rémunération est due pour tout travail. En somme, le métier de graphiste peine encore à être reconnu à sa juste valeur. Cependant, l’essor d’internet rend les graphistes de plus en plus indispensables aux entreprises, et un certain nombre d’entre eux choisissent de se lancer dans le freelancing, qui leur demande d’apprendre aussi des compétences commerciales. Les graphistes indépendants peuvent aussi se tourner vers le portage salarial qui leur permet de confier leur travail administratif à des spécialistes et de se concentrer sur l’exercice de leur créativité.
Payés pour voyager : un travail éreintant ?
Digital et Travail
Levé de soleil sur le Grand Canyon, sieste sous un cocotier à Kho-Phi-Phi, road trip en Afrique du Sud, nuit sous les étoiles de Norvège,… le long de nos feeds Instagram, la vie des instagrameurs spécialisés en voyages à tout pour nous faire rêver. Envoyés par des offices du tourisme locaux ou par des marques, désireuses de profiter de l’influence de ces photographes, ce n’est pourtant pas un travail de tout repos. Il y a une chose que nous tendons tous à oublier lorsque nous faisons défiler le fil de photos sur notre compte Instagram : c’est que derrière beaucoup de ces comptes que nous likons et dont les photos nous émerveillent il y a avant tout des professionnels de la photographie. Si un certain nombre d’entre eux a commencé en prenant des photos avec leur smartphone, la majorité ont acquis un matériel professionnel et des techniques de traitement d’image. Derrière cette photo de plage de sable de blanc, il y a des heures de sélection, et probablement un peu de retouche. Si pour la majorité d’entre nous, une photo postée sur Instagram, c’est l’histoire d’une ou deux minutes, les professionnels du média y investissent des heures entières. Instagram a vu migrer vers sa plateforme toute une génération de photographes, qui a très vite compris la manne commerciale que représente le média. Si le métier de photographe de voyages existe depuis longtemps déjà, la plateforme sociale a profondément transformé la profession. Alors qu’ils vendaient leurs clichés à des agences de voyages ou des offices de tourisme, pour des dépliants, cartes postales, affiches, ils deviennent aujourd’hui des médias eux-mêmes, prisés par les marques de voyage. Certains instagrameurs voyage sont même devenus des superstars, comptabilisant des millions d’abonnés. Cependant, comme pour l’ensemble de la sphère de l’influence, qui englobe aujourd’hui les bloggeurs, les youtubeurs et autres stars de l’internet, avec différentes spécialités (lifestyle, mode, beauté, jeux vidéos, etc.), le métier d’instagrameur voyage comporte un certain nombre de points noirs. Déjà, la relation qu’entretiennent les marques avec beaucoup d’entre eux restent pour le moins ambigu : si quelques-unes prennent le temps de comprendre leur ligne artistique, pour beaucoup, ils ne sont encore que des panneaux publicitaires vivants dans des stratégies de brand content. Un contrat standard entre un influenceur voyage et un acteur du tourisme ou du voyage, c’est souvent un voyage défrayé, souvent sans indemnisation, contre un nombre prévu à l’avance de clichés postés. Certains photographes refusent alors de mettre leur travail en ligne sur Instagram, considérant ces conditions comme dévalorisantes pour leurs œuvres. D’un autre côté, Instagram impose aussi ses propres codes visuels. Si dans un contexte classique le photographe expose dans une galerie ou dans un lieu dédié, où les spectateurs peuvent prendre le temps de considérer l’originalité de son travail, l’espérance de vie d’un post Instagram est l’affaire de quelques heures de visibilité seulement. Cette visibilité est conditionnée par les codes de la plateforme, où les publications qui attirent le plus l’œil sont les plus colorées, dynamiques et épurées. Pas beaucoup de place pour la réflexion entre deux photos de copains en week-end. La vie d’un instagrameur voyage n’est donc pas aussi idyllique qu’elle peut paraître, entre des exigences commerciales parfois dévalorisantes et un consumérisme visuel encourageant la standardisation des contenus. S’ils peuvent donc passer des mois à faire le tour du monde pour prendre des clichés des plus beaux lieux, c’est au prix de relations complexes avec leurs publics et leurs clients.
Les nouvelles technologies au service des personnes âgées : un bilan mitigé
Digital et Travail
M–E. Bobillier Chaumon et R. Oprea Ciobanu de l’institut de psychologie de l’université Lyon-2 ont mené une étude sur les enjeux des nouvelles technologies de l’information et de la communication au service des personnes âgées (PA). Celle-ci se penche sur le paradoxe qui émerge de cette relation. En effet, si les NTIC contribuent à améliorer le confort et la qualité de vie des PA, elles aboutissent également à une forme d’indépendance et de stigmatisation des PA par la construction d’une nouvelle identité : « la PA assistée techniquement ». Etat des lieux A l’heure où la population française vieillit et que l’espérance de vie augmente, les NTIC apparaissent comme une solution innovante aux problèmes auxquels les PA sont confrontées aujourd’hui : un coût trop élevé et un déploiement insuffisant des modes d’assistances traditionnels. En effet, on assiste à un manque crucial de personnel pour l’aide à domicile ou l’aide soignante. Les NTIC élargissent les horizons de la modernisation de la prise en charge des PA. Déjà mises en pratique dans plusieurs institutions médicales et sanitaires, comme la télémédecine et le télédiagnostic, les NTIC se propagent dorénavant dans les domiciles des PA. Mais le caractère impersonnel et la vitesse d’évolution de ces dispositifs contrastent avec la qualité humaine exigée par l’assistance à ces personnes vulnérables. Les personnes âgées, une population aux besoins spécifiques Toute personne vieillit à sa manière, selon des facteurs biologiques, environnementaux, sociaux ou économiques qui lui sont propres. Certaines PA connaissent un vieillissement dit optimal, et ne connaissent pas de dégradation inexorable de ses fonctions humaines, d’autres connaissent un vieillissement dit réussi et ne vivent pas mal les changements qu’ils doivent endurer. D’autres enfin, vivent un vieillissement pathologique et sont pris par la maladie. De fait, toutes ces personnes ne font pas appel à un même besoin. Un autre phénomène accentue la spécificité des besoins des PA, à savoir la fragmentation du lien social qui engendre un repli sur soi de la personne. Une étude menée par David et Starzee souligne que 65% des plus de 75 ans vivent totalement isolés. Cette marginalisation de la société, qu’elle soit naturelle (Cumming et Henri) ou provoquée (Rosow et « la théorie du rôle »), accentue la vulnérabilité des PA. Les NTIC au service des PA : quelles solutions pour quelles compensations ? Il existe plusieurs technologies d’assistance au service des PA : Les technologies de compensation ou de substitution, qui compensent ou pallient les déficits des personnes âgées. Les technologies de renforcement, qui stimulent ou accentuent les capacités et ressources des individus. Ces dernières s’inscrivent soit dans le groupe des technologies tangibles/palpables (leur présence est visible) ou dans les technologies enfouies/intangibles (elles sont invisibles à l’utilisateur). Les technologies visibles comme la domotique, l’assistance à domicile (téléassistance, télésurveillance, télémédecine, télé vigilance) et les services médiatisés diffusés par le WEB (télé services, E-administration) ont le défaut d’être trop visibles, et participent à la stigmatisation des PA et à leur dépendance (télésurveillance). Pour atténuer cet effet de « marqueur de vieillesse », d’autres technologies paraissent mieux adaptées. On peut citer la nanotechnologie, la biotechnologie, l’informatique et la cognition (NBIC) qui intègrent la technologie aux fonctions humaines. Elles pallient les déficiences de l’humain, pour en faire un « homme augmenté», également appelé « l’homme symbiotique ». On peut parler par exemple des implants cérébraux qui permettent de commander des fauteuils roulants. Une autre technologie est la robotique mise au service des PA, comme les robots Asimo au Japon capables d’interagir comme une personne de compagnie. Ces innovations se substituent ainsi aux échanges sociaux qui manquent aux PA. Elles permettent également une ouverture spatiale et avec le monde extérieur. Elles aménagent leur environnement et contribuent à leur bien-être, en maintenant la personne actrice de son propre vieillissement. La question qui se pose alors est l’adoption des NTIC par les PA. Dans quelle mesure les personnes vieillissantes sont-elles prêtes à adopter un nouveau mode de vie tourné vers les technologies, le numérique et le digital, alors qu’ils anticipaient une assistance plus traditionnelle ? Car en somme, bien que les nouvelles technologies se présentent comme une solution à certains problèmes, leur adoption demeure sujet à un choix personnel.

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