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Don't Panic !

2/23/2015

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Fabien Salicis

Don't panic - A votre avis, quel serait l’adage écrit sur la couverture du guide de l’entreprise intergalactique. Il y a fort à parier que ce serait la même chose que sur le guide du voyageur inter-galactique.
Faisons un test sans précédent, essayons de nous projeter sur une action qui paraitrait assez débile mais qui finalement pourrait porter plus de fruits que prévu : et si nous ne paniquions pas ?

Juste comme ça pour tester. L’espérance du gain finalement ne serait que positive de tenter un tel exercice. Si ça ne marche pas, on gagne, en revanche si ca marche, on a tout gagné.
La réaction de panique provient du déclenchement d’une action de peur et d’intense passion négative lorsque l’on sort du référentiel de calcul classique admis par notre subconscient. Cette réaction provient lorsque nous n’avions pas prévu une action négative et que nous nous rendons compte qu’elle vient de se produire. Sur cet axiome, on serait tenté de dire que ne sommes pas responsable de l’émotion générée. C’est vrai ! Mais le traitement consécutif de cette émotion, nous en avons malheureusement la pleine responsabilité. Sortons des considérations où la panique est générée lorsque l’intégrité physique d’une personne est mise en jeu pour nous intéresser à la panique dans le contexte de l’entreprise.

panique

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La panique entraine souvent des décisions guidées par la passion, et dans le but de résoudre un problème le plus rapidement possible. Cela pourrait sembler correct à l’exception du fait que, comme toute réaction guidée par la passion, nous avons réellement le danger de prendre une décision à coefficient aléatoire très fort alors que 10 minutes de réflexion sur le même sujet réduirait peut-être la partie aléatoire de la décision de 80%. Le krach boursier en est peut-être l’illustration la plus aboutie. La panique a conduit des pertes financières colossales (pertes financières basées sur des valeurs clairement surestimées mais ceci est un autre débat), occasionnant la chute d’une des plus grandes banques mondiales, précipitant la crise financière la plus dure que nous ayons connue depuis bien longtemps.

La réaction a-t-elle été meilleure avec la panique ? Les mouvements boursiers pris sur le coup pour limiter la perte ont-ils résolu le problème de la crise financière ? Ou au contraire l’ont-ils amplifiée ?

Si tout le monde financier s’était arrêté 10 minutes pour gérer l’effet d’une mauvaise annonce, l’avait digéré et avait lancé des plans réfléchis en réaction, cela aurait peut-être été différent. C’est facile de commenter à postériori, je m’arrêterais donc là sur ce qui aurait pu se passer et commence maintenant l’exercice « et si nous ne paniquions pas dans le futur».
Admettons le droit à l’erreur, celui-ci est intégralement une constante humaine. Lorsqu’on nous demande sur une action de la réussir à 100%, avec l’expression « ceinture et bretelle », ne faisons juste nous pas une belle erreur ? Tout est dépendant des probabilités de réussite. Le refus de reconnaitre cet axiome conduit à la panique et la panique conduit à l’erreur de jugement dans l’action.

Mais ce n’est évidemment qu’un exercice optionnel. Une question m’intrigue quand même : qui serait prêt à se livrer au jeu de rôle, juste pour tester?

"Don't Panic ! ", Fabien Salicis - Le Monde Après

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