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L’inspecteur général, ce globe-trotteur méconnu
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Economie et Travail
Connaissiez-vous les inspecteurs généraux, ces voyageurs méconnus du secteur bancaire ? Corps d’élite dans le monde de la banque, les inspecteurs généraux sont peu nombreux, sélectionnés sur le volet et responsables de contrôler et de régulariser les activités du groupe aux quatre coins du monde. Les missions de l’inspecteur général Les récents scandales dans le secteur bancaire (Madoff, Kerviel) montrent à quel point le contrôle des activités de la banque en interne est crucial. C’est justement ce rôle que revêt l’inspecteur général qui est chargé des missions d’audit interne. Dépêché par la direction générale de la banque, il est responsable de contrôler les activités de ses agences et filiales, en France et à l’étranger. Il s’assure que les lois, les règles et procédures internes sont bien respectées. Ses missions durent en moyenne deux ou trois mois ce qui l’oblige à être très mobile. Par exemple, chez BPCE, la mission peut tout aussi bien s’effectuer dans une région française qu’en Asie ou aux Etats-Unis. A la Société Générale, qui possède une banque importante en Russie, les inspecteurs peuvent être envoyés en Sibérie. A la Société Générale, un inspecteur passe 40% de son temps à l’étranger. « Audit is the new sexy » L’audit n’est pas forcément un secteur d’activité populaire parmi les jeunes diplômés de la génération Y, plus attirés par les startups et le monde du digital que celui de la banque. Pour rehausser l’image du métier, les banques n’hésitent pas à mettre en valeur plusieurs arguments de poids : un environnement jeune et stimulant, la diversité des missions, la mobilité à l’étranger et la possibilité de voyager dans plusieurs pays, le contact privilégié avec des dirigeants du groupe, une vision transversale de la banque qui permet d’explorer tous les métiers et un tremplin de carrière vers des postes à haute responsabilité à la fin d’un parcours de 6 ans dans l’Inspection Générale qui s’apparente ainsi à une voie royale. Par exemple, à la Société Générale, 25% des dirigeants du groupe sont issus de l’Inspection Générale. Ce métier attire d’ailleurs de plus en plus de femmes (jusqu’à la moitié des candidatures) pour des salaires attractifs. Dans son étude de rémunération 2015, le cabinet Robert Half estime le salaire des débutants (1 à 3 ans d’expérience) entre 35 et 45K€ ; celui des plus expérimentés (entre 3 et 6 ans d’expérience) entre 45 et 65K€ ; et pour ceux qui ont plus de 10 ans d’expérience, leur salaire s’élève à 80K€ et plus ! Pour intégrer ce prestigieux corps, la sélection est rude. Chaque banque organise un concours externe dont le parcours de sélection dure plusieurs mois. Ainsi pour rejoindre l’Inspection Générale à la Société Générale, les inscriptions se font début décembre avec des tests de personnalité et de logique entre la mi-décembre et la mi-janvier ; des entretiens RH, des études de cas, des épreuves de synthèse écrite entre fin janvier et mi-février ; le tout parachevé par un Grand Oral en mars. Une quarantaine d’heureux élus sont ensuite intégrés en septembre ou en janvier… alors à vos starting-blocks !
Députés des français de l'étranger : quand la politique nationale s'expatrie
Actualités

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Economie et Travail
Ils s’appellent Paula Forteza, Amal Amélia Lakrafi, Frédéric Petit, M'Jid El Guerrab, Samantha Cazebonne, Pieyre-Alexandre Anglade… Leurs noms ne vous disent peut-être pas grand-chose, et pour cause ! Ce ne sont pas les marchés de la France métropolitaine que ces députés ont arpentés en juin dernier pour faire campagne, mais ceux d’Espagne, du Canada, d’Afrique du Sud ou encore de Chine. En effet, le 23 juillet 2008, une révision constitutionnelle a permis de doter la France de 11 nouveaux députés. Ces derniers viennent s’ajouter aux 566 députés « nationaux » et ont pour but de représenter les intérêts des Français expatriés aux quatre coins du monde. Si, comme leurs homologues, ils sont élus au scrutin majoritaire, il existe tout de même certaines spécificités relatives à leur élection ou méthode de représentation. Pour commencer, bien qu’il soit possible pour les électeurs de voter par correspondance et voie électronique en plus des bureaux de vote habituels, ces élections continuent de souffrir d’un taux d’abstention bien supérieur à celui connu dans le reste du pays (80% au dernier scrutin). Une autre différence qu’il convient de noter concerne le calendrier : si les candidats en France, ont droit à une semaine entre les deux tours pour pouvoir faire campagne jusqu’au scrutin final, les candidats de l’étranger bénéficient, eux, de deux semaines. Cela est fait pour leur permettre de parcourir au mieux leurs circonscriptions qui sont, le plus souvent, très vastes. À titre d’exemple, la 11ème circonscription s’étend de l’Afghanistan à l’Australie en passant, entre autres, par la Russie, le Vietnam et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ! Ainsi, le 18 juin 2017, ces députés ont commencé à partager leur vie entre leur pays de résidence et leurs nouveaux bureaux à l’Assemblée nationale. Pour Joachim Son Forget jusqu’ici radiologue spécialiste du cerveau au Centre hospitalier universitaire de Vaud, à Lausanne, c’est donc une nouvelle vie qui commence en tant que député de la 6ème circonscription qui comprend le Liechtenstein et la Suisse. Anne Genetet, de son côté, va maintenant partager son temps entre Singapour, ou elle réside et travaille en tant que consultante depuis 2005, et Paris, ou elle a été élue pour représenter les expatriés d’Asie, d’Europe de l’Est et d’Océanie. Meyer Habib, enfin, continuera pour encore 5 ans à allier ses fonctions de directeur général du groupe Vendôme à celle de représentant des Français de Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Saint-Martin, Turquie et du Vatican. Finalement, si tous ces députés ont en commun le fait de vivre loin de nos frontières, ils partagent aussi et surtout avec le reste de leurs collègues parlementaires le même attachement aux valeurs françaises et au futur de notre pays.
Les inégalités socio-économiques à l’heure du repas
Economie et Travail
Le Food Gap Les disparités nutritionnelles entre les riches et les pauvres ne cessent de croitre, c’est ce qu’on appelle le Food Gap. Une étude publiée par l'École de santé publique de Harvard analyse les habitudes alimentaires de 29 124 américains au cours de la dernière décennie. Ses résultats sont que la qualité du régime alimentaire s'est améliorée chez les personnes ayant un statut socioéconomique élevé, mais s'est détériorée chez celles de l'autre extrémité du spectre. L'écart entre les deux groupes aurait ainsi doublé entre 2000 et 2010. Frank Hu, professeur de nutrition et d'épidémiologie à Harvard et l'un des auteurs de l'étude, a également établi un parallèle entre la qualité du régime alimentaire et les tendances du revenu, notant : «Après la crise financière, le premier pourcentage se porte très bien, mais les personnes dans les groupes socioéconomiques inférieurs se nourrissent mal". L'accès à une nourriture de haute qualité est également crucial au regard de la santé publique, car dans les groupes de faible statut socioéconomique, le taux de maladies liées au régime alimentaire est disproportionnellement élevé. "Avec une détérioration de la qualité du régime au fil du temps", a déclaré Pr. Hu, "cela peut même augmenter les disparités dans l'obésité et d'autres maladies liées au régime alimentaire". La cantine en entreprise, un moyen de réduire ces inégalités ? La cantine, une pratique de restauration collective, est un espace étroitement lié à la vie de l’entreprise. Elle se positionne ainsi comme un lieu de cristallisation d’un grand nombre de rapports sociaux. Les cantines d’entreprises ont l’avantage de proposer à un prix moindre la même qualité de produits alimentaires à tous. Encadrées par la loi, qui garantit un accès à de la nourriture « saine  et variée », elles réduisent par conséquent les inégalités d’accessibilité à de la nourriture de qualité. Toutefois, les cantines d’entreprises ne se débarrassent pas (du tout) des inégalités socio-économiques. Le simple fait d’aller à la cantine ou pas divise le corps salarial. En effet, même si la cantine d’entreprise est un moyen de restauration privilégié par les employés, tous n’y vont pas. Ce n’est pas souvent que vous croiserez Bernard Arnault à la cantine du siège LVMH par exemple… Les Big Boss iront davantage au restaurant, dont les prestations dépassant généralement les budgets des salariés. Des inégalités qui se manifestent dès les petites classes La cantine écolière est également un lieu où se manifestent les inégalités socio-économiques. Certaines familles ont les moyens de payer une inscription de leur enfant à la cantine, tandis que d’autres non. C’est pourquoi le Collectif de la table des écoliers propose une solution durable pour réduire ces inégalités sociales et intégrer des bonnes habitudes alimentaires chez tous les enfants : La Cantine pour Tous. Ce programme a pour but de permettre aux écoliers d’avoir une alimentation saine et équilibrée, sans tenir compte ni du revenu de leur famille, ni de la localisation de leur école. Un beau projet à découvrir ici.
L’économie dans le cinéma de Constantin Costa-Gavras
Economie et Travail
Il est de ces artistes que l’on ne présente plus, Constantin Costa-Gavras est un réalisateur Français dont la jeunesse nous éclaire peut-être un peu plus sur la tonalité de ses films. Né à Athènes au début des années 1930 dans une famille d’origine russe, son père est à l’époque soupçonné d’avoir des idées communistes, ce qui le pousse à s’installer en France. Son diplôme de littérature en poche, il s’inscrit à l’Institut des Hautes Etudes Cinémathographiques en littérature où il côtoie les plus grands réalisateurs et acteurs de l’époque (René Clément, Henri Verneuil, Yves Montand…). La postérité retiendra surement ces scénarios très engagés politiquement. C’est d’ailleurs de ceux-là, Z, un réquisitoire contre la dictature militaire de son pays natal, qui lancera sa carrière (Prix du Jury à Cannes, Oscar du Meilleur film étranger et celui du Meilleur montage). Dans cette lignée, se succèdent de nombreuses projections dénonçant les totalitarismes et les impérialismes : L’Aveu, Etat de Siège, Porté Disparu, Hanna K, et j’en passe. Pourtant, plus récemment, ce cinéaste engagé a également traité de questions économiques dans son œuvre. Et cela ne vous surprendra pas, le prisme adopté n’est pas vraiment celui d’un admirateur du capitalisme. Analyse. 1 – Le Couperet (2005), avec José Garcia et Karin Viard ( voir la BA) Résolument noir, Le Couperet se veut une parabole des effets néfastes du capitalisme, en montrant la dégringolade d’un ingénieur au chômeur, incarné par José Garcia, qui semble pourtant tout avoir du bon père de famille. Poussé à bout, ce dernier va laisser les passions humaines l’emporter et se met en tête d’éliminer physiquement tous ces concurrents. La volonté du réalisateur de dénoncer les dérives du capitalisme est manifeste, et c’est la mondialisation qui semble particulièrement ciblée. Avec Le Couperet, il choisit la voie d’une caricature qui laisse certains critiques amers mais qui rappelle la brutalité de la société vis-à-vis de ces individus qui se sentent déclassés et qui feraient tout pour reconquérir leur place… 2 – Le Capital (2012), avec Gad Elmaleh ( voir la BA) Après José Garcia, c’est un deuxième humoriste que l’on retrouve pour un film pourtant assez grave sur les dérives du système financier. Le film, pas le plus abouti sur le plan de l’explication économique, emprunte plus que le titre à la pensée de Marx. Le personnage incarné par Gad Elmaleh, un banquier véreux et cupide, symbolise ce qu’est selon Gavras le monde capitaliste : une jungle peuplée par l’égoïsme, gouvernée par l’intérêt et dont rien ne semble pouvoir arrêter l’extension. On y retrouve également la dénonciation des méfaits de la dérégulation et la critique sous-jacente de la mondialisation (mis en scène par les très nombreux voyages du banquier). Vous l’aurez donc compris, l’économie et le monde de l’entreprise ne sont pas regardés avec bienveillance par le réalisateur français, qui met une fois encore son talent cinématographique au service de ses combats idéologiques. Avec beaucoup de réussite il faut bien le reconnaître !
Les difficiles questions de fiscalité de notre nouveau monde digital
Economie et Travail

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Digital et Travail
Dans un monde en changement, bouleversé par l’économie numérique et digitale, les questions qui se posent au législateur sont nombreuses. Au centre des débats figure notamment l’épineux sujet de la taxation. Ainsi, on peut par exemple se demander comment taxer à l’heure du numérique, si la « taxe Google » est une bonne idée ou encore s’il faut taxer les robots… Eclairages des débats et des principales positions à quelques semaines de l’élection présidentielle françaises. 1.La taxe « google » Tout d’abord, arrêtons-nous sur la fameuse « taxe Google », débattue depuis de nombreuses années et expérimentés dans plusieurs pays. Son objectif est de répondre au manque à gagner fiscal issu de l’optimisation réalisée par les multinationales du web, qui ne déclarent pas la totalité des activités de leurs filiales dans les pays où elles opèrent, mais plutôt dans des paradis fiscaux au taux d’imposition nettement plus faible. Le Royaume-Uni avait été le premier pays à expérimenter cette taxe Google, en mettant en place un impôt plus élevé sur les « bénéfices détournés » des grands groupes. Cette mesure a cependant été retoquée par le Conseil constitutionnel en 2016. Il semble toutefois que la meilleure façon d’arrêter ce détournement fiscal serait d’organiser une harmonisation fiscale au niveau européen. 2.La taxation des robots Qui eut cru que cette proposition choc fasse consensus entre Benoît Hamon et Bill Gates : il faut taxer les robots. Le rationnel de cette taxation serait qu’elle compense. Pour le patron du géant américain Microsoft, comme pour le candidat socialiste à l’élection présidentielle, cette taxe devrait compenser la perte de cotisations sociales entrainée par l’automatisation des tâches. D’autant que selon l’OCDE, au moins 9% des emplois des pays développés seraient menacés par les robots. Demain, ce seront peut-être les robots qui financeront notre sécurité sociale, nos routes ou encore la formation des travailleurs qu’ils auront condamné au chômage... 3.Taxer l’exploitation des données personnelles Ne croyez pas que la plupart des services internet soient gratuits ! En échange, les éditeurs de contenu et fournisseurs de services gratuits collectent, stockent, utilisent ou revendent les millions de données personnelles de leurs utilisateurs. Plusieurs propositions actuelles suggèrent un système de taxation des plateformes numériques pour limiter l’exploitation de données et permettre une augmentation des recettes fiscales. Par exemple, la revente de donnée ou les achats de mots-clés sur les moteurs de recherche seraient visés par une telle taxe. Si le sujet vous intéresse, voici une étude scientifique très intéressante de ce mécanisme (en anglais).
Diversifier ses activités et ses revenus en tant que freelance
Economie et Travail
Le travail en freelance est encore parfois considéré comme une activité d'appoint, un pis-aller en ces temps de crise. Pourtant, en gérant bien son activité, en saisissant les opportunités et en élargissant son champ d'action, il est possible de multiplier les sources de revenus et de s'assurer des gains substantiels ainsi qu'un train de vie confortable. Pour ce faire, il faut opérer avec méthode. Si le freelance offre de nombreuses possibilités, gardez à l’esprit que se diversifier, cela ne doit pas vouloir dire se disperser. Il convient de concentrer ses efforts pour parfaitement cibler son ou ses domaine(s) d'expertise. Il sert d'assise, de pivot autour duquel articuler sa "politique" de diversification. Ainsi, un graphiste qui se consacre à l'élaboration de logos pourrait aussi envisager de créer et vendre des « templates » graphiques pour des sites web. De même, un consultant expert d’un domaine n'hésitera pas à mener des actions de formation continue ou initiale, dans ses différents domaines d’expertise. Diversifier ses revenus, c'est aussi diversifier son réseau. Celui-ci fonctionne en arborescence : le cultiver, c'est varier la demande, rencontrer de nouveaux clients qui mènent à d'autres, qui, parfois, ouvrent à des secteurs d'activité inconnus et qui pourtant permettraient d'exprimer ses compétences et savoir-faire. Les séminaires, les journées de formation, les conférences, les speed meetings sont l'occasion de faire de telles rencontres. Il faut les multiplier, sans cesse se tenir informer et, en parallèle, ne pas hésiter à mener des actions de prospection : Linkedin peut alors être un bon point de départ, notamment couplé à des services comme Datananas, qui permettent de récupérer les adresses emails de vos prospects. Enfin, pourquoi ne pas essayer de rendre récurrents vos flux de revenus ? Ainsi, un blog recevant la visite quotidienne de centaines, de milliers de visiteurs gagne à être monétisé. Certes, il ne s'agit pas de doubler son revenu mais quelques dizaines ou centaines d’euros supplémentaires à la fin du mois ne sauraient être négligés. Toujours dans une perspective d'optimisation, il est possible de monter un site "one-page" sur lequel mettre en vente les dossiers, les projets ou les applications refusés par d'anciens clients. Et n’oublions pas un produit bien plus ancien, mais qui peut à la fois vous rapporter de l’argent et des clients : le livre ! Il est aujourd’hui extrêmement facile d’auto éditer un livre et de le distribuer en eBook et en papier sur Amazon.
Fixez votre propre salaire
Economie et Travail
Que pensez-vous de l’idée de fixer votre propre salaire ? Si l’idée semble séduisante, sa mise en pratique requiert évidemment de suivre quelques règles ! Le patron de la société d’investissement brésilienne Semco est célèbre pour avoir rendu publics les salaires de ses employés et les avoir encouragés à fixer eux-mêmes leur propre salaire, en fonction de plusieurs critères. Comme dans le cas des congés illimités, où l’on a vu que les entreprises qui les proposaient ne connaissaient ni problèmes d’absentéisme chronique ni difficultés économiques, les salariés de Semco ne se sont pas pour autant fixés des rémunérations de patrons de Hedge Funds. Pour ce qui est des travailleurs à leur compte, la question est plus complexe car elle touche directement à la stratégie de développement commercial de l’activité. En effet, vous pouvez par exemple décider de ne rien vous verser pendant la première année d’activité, même si vous faites du chiffre d’affaires, pour accumuler de la trésorerie et pouvoir faire face aux coups durs à l’avenir. Cela peut être une bonne technique pour avoir dans le futur la même rémunération mensuelle, stable et fixe, quoi qu’il se passe pour votre activité (perte de clients, activité cyclique ou saisonnière…). Patrick Hannedouche et Stéphane Castellani, de Business Angel France, préconisent de se fixer une rémunération nulle au début puis de se payer le minimum vital par la suite (en tout cas au-dessous de son niveau de vie habituel) avec une partie variable sur objectifs, qui vous motivera pour aller trouver des clients et développer l’activité. Evidemment, le but à terme (disons 3 ans après le début de votre activité) étant de vous rémunérer très confortablement, tout en parvenant à vous dégager le maximum de temps libre, ce qui devrait logiquement être l’un des buts de tout entrepreneur… but que parfois ceux-ci ont tendance à oublier vu leurs horaires à rallonge !
Salaire net et monde de brutes : la mini-série qui vous réconcilie avec votre situation financière
Economie et Travail
Avec la mini-série du moment sur Arte " Salaire net et monde de brutes ", notre rapport à l’argent, et plus particulièrement notre rapport au salaire, est interrogé en ces temps de crise. Que ne feraient pas Elise et Sébastien pour sortir de leur précarité chronique, en forme de chambre de bonne mal chauffée sous les toits parisiens, et de frigo exigeant une certaine inventivité ? Pour les deux personnages principaux, la rémunération constitue bien un Saint Graal libérateur. N’ayant pas le luxe de s’encombrer de réflexions sur la passion au travail, sur la valeur de la richesse ou la façon de négocier une augmentation de salaire avec son patron, Elise et Sébastien ne cherchent qu’à subvenir à leurs besoins. Un dessin animé pour les grands dont le succès repose sur trois piliers : Salaire net et monde de brutes : Des histoires inspirées de faits réels Le matériau principal à l’origine de ces projections d’environ cinq minutes n’est autre que l’expérience personnelle des deux auteurs. Elise Griffon et Sébastien Marnier ont enchaîné à eux deux, pendant dix ans, des dizaines de contrats courts tous plus originaux les uns que les autres : serveur dans un restaurant à l’hygiène douteuse, animatrice de vente de camping-cars dans un salon, gardien de musée contemporain…des expériences spéciales, qui inspirent les auteurs dans la conception de chaque épisode. Salaire net et monde de brutes : un humour acide Si c’est si drôle, c’est, malheureusement, parce que c’est vrai. Bien sûr, les auteurs se réservent une petite marge de manœuvre pour « romancer » leurs histoires. Par exemple, le personnage de la chargée de recrutement en agence d’intérim qui les appelle pour leur proposer tous ces contrats est complètement fictif. Finalement, une réflexion sur notre rapport à l’argent Mais le succès de la série ne serait pas le même si nous ne vivions pas à notre époque. La crise actuelle sensibilise tout un chacun. Que l’on soit en CDI, en CDD, en contrat de mission, tout le monde est à même de ressentir sinon de l’empathie, au moins de la sympathie pour ces personnages à la vie précaire. Et c’est là tout le génie de la série : en faisant du drôle avec une triste réalité, elle est universelle. Puisque le bonheur souffre de la comparaison, il y gagne lorsqu’elle nous est favorable : ainsi ceux qui estiment percevoir un revenu confortable se sentent-ils soulagés après un épisode. Pour les autres, c’est dans un sentiment de solidarité et de communauté de destin qu’ils peuvent trouver du réconfort. La série fait donc du bien à tous, quels que soient les professions et salaires des téléspectateurs, et consultants compris ! Références - Plusieurs épisodes de la mini-série : http://www.franceinfo.fr/player/resource/773193-1706641
Indépendants, attention aux coûts d’opportunité !
Economie et Travail
Connaissez-vous le principe des coûts d’opportunité ? C’est un principe d’Économie, applicable à de nombreux domaines et de nombreuses situations, dont notamment la situation du travailleur indépendant, ou consultant. Coûts d’opportunité, qu'est ce que c'est ? Il s’agit du coût que représente le fait de faire un choix. Par exemple, si, en tant que consultant indépendant, vous préférez prendre votre journée et aller vous promener dans un parc plutôt que répondre à une mission payée 500 euros la journée, on peut considérer que votre coût d’opportunité ce jour-là est de 500 euros. C’est ce que vous auriez pu gagner si vous aviez accepté cette mission. A moins que vous ne considériez que la promenade dans le parc vous procure un plaisir équivalent à un revenu de 500 euros : dans ce cas-là, le coût d’opportunité serait de 0… Les coûts d'opportunité en pratique On peut bien entendu appliquer ce concept à un choix entre plusieurs missions professionnelles. On peut par exemple considérer que si vous acceptez une mission de trois jours qui vous rapporte 100 euros par jour (donc 300 euros en tout) et que, après coup, vous apprenez que vous auriez pu décrocher une mission d’un jour qui vous aurait rapporté 500 euros, le coût d’opportunité serait de 500 – 300 = 200 euros et même bien plus, si l’on considère le fait que vous auriez eu 2 jours de libre en plus, que vous auriez pu consacrer à d’autres missions rémunératrices ou bien à vos loisirs, auxquels vous attribuez peut-être une valeur élevée ! Il vaut donc parfois mieux décliner certaines  missions pour garder une certaine disponibilité pour d’autres missions éventuelles, qui peuvent être plus rémunératrices. D’une manière générale, dès lors qu’un investissement en temps ou en argent vous rapporte moins que la moyenne constatée de votre activité, vous pouvez considérer que ce n’est pas une bonne allocation de vos ressources et que vous devez pouvoir trouver mieux. Evidemment, ceci reste théorique car en réalité nous ne sommes pas toujours (ou pas encore) dans une situation de concurrence pure et parfaite, même si l’on s’en approche avec la multitude de places de marché mettant en relation les travailleurs en freelance et les entreprises.
Dissocier lieu d’habitation et lieu de travail pour optimiser son revenu disponible
Economie et Travail
Avec les moyens de communication et de transport disponibles aujourd’hui, il est possible de dissocier presque complètement son lieu d’habitation et son lieu de travail, pour optimiser ses charges, ses revenus et son temps de travail. Choisir son lieu de travail Plus de 350 000 personnes habitent en France et travaillent à l’étranger, principalement en Suisse et au Luxembourg, attirés par des rémunérations bien plus élevées que dans l’hexagone. Ce sont ceux que l’on appelle les frontaliers, qui possèdent généralement un statut fiscal particulier. Il y a aussi tous les autres, non salariés, qui sont amenés à travailler ponctuellement à l’étranger, pour des missions, en tant qu’indépendants. Et ceux-là n’habitent pas forcément près des frontières. Parfois un déplacement sur la journée en train ou en avion suffit pour un brief ou un premier rendez-vous par exemple, puis l’essentiel de la mission peut être fait à distance. C’est le cas pour les activités de prestation intellectuelle comme la traduction, la rédaction, le dessin, la programmation… Choisir son lieu d'habitation A l’inverse, il y a ceux qui décident d’aller habiter à l’étranger, dans des pays où la vie est moins chère, tout en s’adressant à des clients en France. Il en existe de plus en plus qui s’établissent ainsi pour quelques années ou définitivement au Portugal, à Bali, au Maroc ou à l’Île Maurice… Mais il n’y a pas forcément besoin d’aller à l’étranger pour jouer sur la différence entre le coût de la vie et les revenus. Vous pouvez aussi choisir d’habiter une région française où la vie est moins chère et prospecter vos clients partout en France et notamment dans les grands centres urbains, où vous aurez plus de facilité à imposer un prix plus élevé. Grâce au haut débit et très haut débit qui se développe presque partout, aux lignes de TGV et aux vols low-costs, il est aujourd’hui beaucoup plus facile d’optimiser ainsi son rapport coûts / revenus et de gagner en pouvoir d’achat, notamment immobilier. En prenant l’exemple d’un couple de Parisiens qui partiraient s’installer à une heure de train ou de TGV de Paris, on arrive facilement à multiplier par 3 ou 4 la surface d’habitation disponible pour les mêmes mensualités… Tout le monde n’y pense pas, mais ces solutions sont en fait plus faciles à mettre en œuvre qu’on pourrait le croire : faites le calcul !
42….c’est ce que vaut mon entreprise?
Economie et Travail
42….c’est ce que vaut mon entreprise?- Voici la réponse à la question ultime de l’univers, la vie et tout le reste.  On rencontre souvent de nombreuses méthodes d’évaluation des entreprises mais concrètement, lors d’un rachat, que valorise-t-on ? En particulier pourquoi quand on évalue une entreprise, valorise-t-on mal le capital humain ? On valorise une réussite financière mais quasiment jamais cet actif intangible qu’est le capital humain. Est-ce parce qu’on a peur du prix qu’on aurait a payer si on le faisait ? Est-ce parce que les débats seraient pour le coup encore plus infini qu’ils ne le sont déjà ? Encore pire, on irait jusqu’à le dévaloriser en prétextant que les coûts de structure sont trop importants. On nous définit souvent le but premier d’une entreprise comme celui de gagner de l’argent. Mais cette définition est-elle complète ? Ne pourrait-on pas la généraliser comme quelque chose du style « créer de la valeur pour elle et ses employés » (ceux là même qui aident à la créer) ? mon entreprise Lors de la valorisation, on prend une photo contemporaine, on établit une prévision future et on dit, "je pense que l’entreprise vaut tant", sans jamais tenir compte d’un facteur aussi intangible, mais aussi clef que, par exemple le degré de collaboration entre les hommes. Ou la capacité pour les entreprises d’avoir des salariés capables de se sacrifier à un moment donné, quand ça va mal, et qui, au moment du rachat, après un redressement, ne sont pas récompensés de leur sacrifice passé. Ils sont bien souvent simplement soumis à un échange, basé uniquement sur des critères de gestion, sortis tout droit de nos chers ERP. On tombe ainsi dans une aberration économique car l’entreprise aurait sombré et serait tombé à une valeur zéro à l’instant de la faillite, mais, le potentiel actif collaboratif des employés, pourtant non répertorié sur le bilan de l’entreprise, a permis de créer une valeur de survie, puis le regain d’activité et de nouveau une situation économique stable. Pourtant d’un autre côté, on est prêt à valoriser une entreprise comme Facebook à 20 Milliards de Dollars pour ses 500 millions d’utilisateurs, qui ne créent de valeur que par leur degré de collaboration et de connexions entre eux Finalement, Facebook, c’est l’expression même de la collaboration entre les gens tournée vers un but personnel. Mais l’entreprise Facebook est valorisée sur ces schémas d’interconnexion collaboratifs et l’est très cher (grâce notamment à la pub). Facebook a ainsi valorisé le degré d’interconnexion entre ses membres. Pourquoi une entreprise ne pourrait-elle pas le faire ? N’est-ce pas finalement important que des entreprises comme Facebook ou Google nous montrent qu’on a forcément à y gagner à se prendre un peu la tête pour valoriser certaines entreprises au-delà des actifs tangibles (le terme d’actif intangible ne se rapportant qu’aux brevets et licences). Finalement, les employés n’auraient-ils peut-être  pas droit eux-mêmes à leur ligne comptable, avec, lorsque la collaboration s’accroit entre eux, une valorisation de l’entreprise elle-même, et lorsque leurs rapports se détériorent, une forte dépréciation de l’entreprise. Comme dit l’adage, une entreprise, ce sont des hommes avant tout. Pourquoi ne cherchons nous dans ce cas pas à le valoriser ? Une chose est sure, on serait surement surpris de la valeur de certaines entreprises. Merci beaucoup à Benoit Debray et à Pierre Sarton du Jonchay pour leurs conseils dans l'écriture de l'article. " 42….c’est ce que vaut mon entreprise?", Fabien Salicis - Le Monde Après
Quel système d’information pour une petite entreprise ?
Economie et Travail
Quel système d’information pour une petite entreprise ? - Je propose dans cet article de passer en revue les besoins d'une entreprise pour commencer à orienter des choix et construire une architecture. Chaque entreprise est-elle aussi complexe et unique que le croient ses acteurs pour que cette tâche soit impossible ? En réalité, les points communs sont nombreux et cela explique le succès d'un grand nombre de produits très standardisés. Commençons par bâtir les hypothèses : Une entreprise doit construire et faire évoluer son offre par de nombreux échanges avec ses clients et partenaire. Elle doit prospecter, faire des offres et les suivre, exécuter des prestations, échanger avec ses clients et partenaires puis facturer. Elle a externalisé les services qui réclament des compétences particulières et qui ne sont pas son métier (Comptabilité, Payes, Juridique). Elle croit en sa réussite et en la croissance de son activité. Les solutions choisies doivent donc grandir avec elle. Le client est évidemment au centre de ses préoccupations et cela est vrai pour les trois piliers de l'entreprise que sont Make (cost and quality) ; Deliver (branding & distribution) et Invent. L'informatisation de la relation client touche maintenant les trois piliers de l'entreprise. L'optimisation des échanges avec les clients, centralisée dans un outil, favorise la bonne connaissance des besoins et rend donc possible la création de nouveau produits. La collaboration améliore fortement la réalisation et la distribution des services puis entretient les bonnes relations après la vente. système d’information- petite entreprise Cela est d'autant plus vrai que les tâches administratives sont facilement externalisées : Envoi des présences au chargé des payes (utilisation d'un tableur). Les achats se limitent à la signature des bons de commande des fournisseurs. Envoi des factures fournisseurs à l'expert comptable (par la poste ou scannées). La Gestion de stock se limite souvent au déclenchement de besoin visuel et à un inventaire physique annuel (fait aussi avec un tableur). Un petit mot sur la gestion du cash qui doit être optimisée. Une conclusion rapide montre qu'il y a donc deux outils qu'il faut bien traiter dès la création de la société pour que les bonnes habitudes soient prises dès le départ : La gestion de la relation client (GRC/CRM) car tous les échanges listés font partis de cette classe d'outils. Les Outils de communication collaboratifs. Le CRM a été le premier outil à être disponible comme un service sur Internet. Ce n'est pas un hasard. Il a évolué pour prendre en compte l'usage des réseaux sociaux. Le monde a changé très vite ces dernières années en mettant à disposition des entreprises ces outils structurants sans quelles soient obligées d'investir ni d'avoir un informaticien en permanence pour les gérer. Il est possible de commencer tout cela pour une somme modique comparé aux enjeux (environ 640€ annuel par collaborateur). Dans une situation économique qui se caractérise par une surproduction de produits banalisés et une demande en berne, il vaut mieux s'assurer, quand on démarre, qu'il existe des clients solvables pour les produits à vendre. Le CRM est l'outil pour cela lorsqu'il est associé à la mise au point de communautés de clients dès le début pour réajuster le tir et attendre la cible par approximations successives. " Quel système d’information pour une petite entreprise ? ", Jean-Pierre Cointre - Le Monde Apres

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