Etre en Mouvement ... et le Rester !

Bonheur et Travail

6/23/2014

0 commentaire(s)

Benoit Debray

Etre en Mouvement ... et le Rester ! -  La mise en mouvement de l’entreprise  modifie la représentation qu’elle se fait de son environnement. Elle y découvre des opportunités nouvelles et libère les énergies humaine et financière nécessaires pour les atteindre.  Cette dynamique l’amène à s’écarter du modèle hiérarchique traditionnel.  Les nouvelles technologies de l’information, en particulier le Réseau Social d’Entreprise, amplifient et concrétisent cette volonté d’action et de différenciation. La balle est désormais dans le camp des acteurs de l’entreprise. C’est maintenant à eux de jouer !

Le jeu suppose une accélération continue qui dépend du savoir faire des acteurs et de leur capacité  à travailler ensemble. Le principe est d’enclencher une mise en mouvement qui s’approfondira d’elle-même en gagnant l’adhésion d’un nombre croissant d’acteurs.  L’enjeu est de bien se représenter chaque étape de la chaine de valeur de l’entreprise pour pouvoir simplifier et harmoniser les processus qui relient chacune de ces étapes. Le mouvement stimule les capacités d’organisation de l’entreprise, l’intelligence collective, pour déployer au mieux les compétences, les ressources et les actifs conditionnant sa poursuite.

Etre en mouvement

Etre en mouvement

Cette démarche se nourrit de l’approche stratégique car la présentation d’indicateurs sur la progression vers des cibles choisies permet d’initier un travail sur la résistance au changement avec les acteurs. En particulier ces indicateurs aident à distinguer à un moment donné les activités qui créent de la valeur et celles qui en consomment. Plutôt que de distribuer des bons ou des mauvais points, l’objectif est d’entretenir une forme de consensus au sein de l’entreprise sur les priorités affichées et les allocations de ressources.

L’important est de créer des liens entre les différentes compétences nécessaires à la chaine de valeur mais aussi et surtout  celles qui permettent de mieux s’interfacer avec les chaines de valeur des  partenaires, clients ou fournisseurs. Cet état d’esprit est propice aux décisions d’arbitrage qui sont constamment nécessaires pour l’entretien du mouvement et son accélération continue.

Comme l’explique très bien Olivier Zara dans ses blogs et ses livres sur l’intelligence collective, trois conditions sont nécessaires pour maitriser ce mode de fonctionnement:

  • Pouvoir : des outils collaboratifs sont nécessaires mais non suffisants, pour permettre la pratique des échanges d’idées et la consolidation de savoirs collectifs. Les technologies Web 2.0 font partie de ces outils, ils viennent en support de la volonté de la communauté d’acteurs qui les utilisent.
  • Savoir : il s’agit de maitriser les usages adaptés à l’entraide sur les activités intellectuelles liés aux processus d’invention. Ce savoir faire s’acquiert essentiellement par la pratique et la confrontation avec l’expérience des autres, en pratiquant par exemple les techniques de « personal branding », de création de blogs, de participation à des Wiki, etc.
  • Vouloir : « la où il y a une volonté, il y a un chemin ! », cette volonté doit s’exprimer au niveau du collectif comme résultante des principes de solidarité et de confiance qui émane d’une communauté d’acteurs unis par des objectifs partagés et clairement définis.

De ces trois conditions, la plus importante et la plus difficile à mettre en œuvre est « Vouloir ». Ce n’est pas nouveau mais, dans le monde que nous connaissons aujourd’hui, c’est sur ce point que se fera de plus en plus les écarts de performance entre les organisations humaines.

Etre en mouvement et le rester, Benoit Debray- Le Monde Après

Que pensez vous de cet article ?