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La révolution de l’Intelligence artificielle
Futur et Travail
Sur les plateaux télé, dans les journaux et la littérature scientifique, dans de nombreuses conférences, elle est partout : l’Intelligence Artificielle est le nouveau sujet à la mode. C’est même devenu un thème politique, avec pour toile de fond l’élection présidentielle de mai 2017. Tantôt décriée et accusée de tous les maux, tantôt présentée comme une révolution qui va améliorer notre quotidien, l’Intelligence artificielle cristallise les débats. Toutefois, sous ce mot-valise se cache une réalité complexe et généralement méconnue du grand public. Au travers de cet article, nous allons essayer de mieux comprendre les différentes applications de « l’intelligence artificielle », de découvrir son potentiel et d’étudier les risques qu’elle peut présenter pour l’économie, l’emploi voire même notre modèle de société. Tout d’abord, l’intelligence artificielle ne s’applique pas seulement à des robots qui seraient capables de remplacer l’humain dans de nombreux domaines. Les algorithmes, les voitures autonomes ou encore certaines applications mobiles sont autant de formes différentes d’intelligence artificielle. Il faut noter ici que l’intelligence artificielle est en plein développement et que l’un des derniers bouleversements du secteur réside dans la manière de faire apprendre. On est passé du « machine learning », un apprentissage passif du plus de données possibles, au « deep learning », ou la capacité d’auto-apprentissage (les machines cherchent elles même les données et les intègrent, en voir plus ici ou là). Avec cette nouvelle méthode, les machines sont capables d’apprendre elle-même et dépendent de moins en moins de l’intervention humaine, ce qui ouvre autant de possibilités que cela effraie certains observateurs. En effet, certains redoutent encore un scenario à la Matrix, où les machines finissent par se retourner contre l’homme. De plus, le développement des intelligences artificielles pose de nombreuses questions sur l’organisation de notre société : après les tâches répétitives, les machines pourront-elles bientôt remplacer les travailleurs plus qualifiés dans leurs tâches intellectuelles ? Mais passons sur ces perspectives pessimistes pour nous arrêter sur les perspectives que nous ouvre l’intelligence artificielle. Car force est de constater que les machines, dotées d’impressionnantes capacités de calcul et de répétition, peuvent améliorer notre quotidien. Tout d’abord, dans le domaine de la santé, les attentes sont grandes, l’IA permettant déjà de compléter voire d’améliorer le diagnostic du médecin, en s’intéressant aux données génétiques et médicales du patient et les comparant avec de nombreux cas similaires. Par ailleurs, les IA pourraient transformer notre manière d’apprendre en personnalisant l’éducation mais aussi ce que nous allons apprendre, puisque les enseignements vont devoir s’adapter à ces nouvelles logiques. Enfin, le procédé pourrait permettre de prévoir les catastrophes naturelles, la délinquance, les cycles économiques, mais aussi l es besoins des clients, etc… Il va sans dire que l’intelligence artificielle est une mine d’or pour de nombreuses start-up et grandes entreprises qui investissent des millions en recherche pour inventer le robot le plus utile et innovant de demain. Toutefois, ces pratiques ne sont pas sans risques et posent de nombreux défis au législateur, tant en termes de réglementation et d’éthique que de taxation ou d’organisation de la société.
Les magasins, le futur du e-commerce ? Ou pourquoi Amazon ouvre des points de vente
Futur et Travail
La manière dont nous faisons nos courses a été profondément bouleversée par le digital et le numérique, avec l’avènement du e-commerce. Le marché est en constante progression, comme le montre le graphique suivant (marché du e-commerce en France, de 2009 à 2016). Le e-commerce a cru de 11,5% en 2014 et même de 14,3% en 2015, quand le commerce traditionnel peinait avec une croissance autour de 1% les deux années. Le chiffre d’affaire du secteur représente désormais plus de 70 milliards d’euros, rien que dans l’hexagone ! Et tous les indicateurs sont au vert : panier moyen, nombre moyen de cyberachats, nombre de sites marchands actifs… Dans ces conditions, de nombreux observateurs ont prédit que d’ici quelques années, la quasi-totalité de nos achats se feraient en ligne, tuant totalement le commerce classique. Si cette tendance semble bien partie, on en observe une autre, qui peut paraître curieuse : le e-commerce commence à ouvrir des points de vente physiques, comme le projet de magasins sans caisse Amazon Go. Et les e-commerçants français suivent également la tendance, comme le montrent les exemples de LDLC, Spartoo ou encore materiel.net. Pourquoi une telle décision, quand on sait que les principales économies réalisées par les géants de l’internet proviennent de l’absence de loyers ou encore de coûts logistiques réduits du fait de l’absence de magasins ? Une première raison que l’on peut invoquer est la nécessité de créer une réelle expérience client, notamment pour l’industrie du textile où les clients réclament de plus en plus la possibilité de pouvoir essayer des vêtements avant de les acheter. C’est ainsi que de nombreuses marques online ouvrent des pop-up stores offline. De même, ces magasins physiques rendent plus faciles les retours d’articles. Par ailleurs, cela permet aux marques à succès de devenir encore plus attractives vis-à-vis de ses partenaires. Ainsi, Amazon a ouvert des libraires physiques pour devenir plus attractif en tant qu’éditeur, et attirer des auteurs à succès. Cela lui permet aussi de mettre en avant ses produits stars, comme le Kindle, et de lier ainsi sur le long terme les consommateurs avec la marque. Enfin, c’est également un levier important dans la course à la livraison la plus rapide possible, en étant au plus proche des consommateurs. Enfin, dernier argument de taille, cela permet aux commerçants de continuer à croire et d’alimenter leur base de données clients de millions de nouvelles données, le nouvel or digital ! Alors, finalement, pensez-vous comme The Guardian , que le futur du e-commerce réside dans les magasins « en briques et en ciment » ? Enregistrer Enregistrer
Fin du travail, mythe ou réalité ?
Futur et Travail
La fin du salariat, annoncée par des auteurs tels que Pierre-Yves Gomez ou Jean-Pierre Gaudard, est une expression consacrée depuis quelques années qui désigne le déclin du statut dominant sur le marché du travail. Né de la société industrielle, le salariat serait voué à disparaitre face aux différentes évolutions qui se profilent sur le marché du travail. La faute aux robots ? Après le dumping social, la grande substitution. Le marché des travailleurs est gangréné par la peur de la concurrence déloyale, du robot et de l’intelligence artificielle. Pourtant, les différentes études menées sur l’impact de ces technologies sur l’emploi se contredisent. En 2014, Roland Berger annonçait la destruction de 3 millions d’emplois d’ici 2025. L’OCDE revoyait ce chiffre à la baisse en 2016 avec 9% des emplois soit, 2,4 millions. Puis début 2017, le Conseil d’Orientation pour l’Emploi divisait ce chiffre par deux. Toutefois, toutes ces études s’accordent sur le fait que la création d’emplois ne suivra pas l’ampleur des destructions. Faut-il, comme le suggère Bill Gates, taxer les robots pour financer les reconversions ? Faut-il espérer que la robotisation apportera de tels gains de productivité et de compétitivité qu’elle contribuera à relocaliser certaines activités? La faute des free-lances ? Au cours du forum économique mondial de 2016, les nouvelles technologiques inquiétaient moins que la concurrence entre salariés et nouvelles formes d’emploi. La tendance des entreprises à la suppression d’emploi et au recours à des contrats précaires ou aux  travailleurs externes est l’autre versant de la théorie de la fin du salariat. La popularisation de formes alternatives d’activité, illustrée par les notions d’uberisation, de gig economy ou encore de slashers, interrogent sur l’avenir des salariés et du modèle social. En effet, le salariat est devenu une norme davantage par rapport aux droits sociaux attachés à ce statut (sécurité sociale, chômage, retraite…) que par le statut de travailleur. La concurrence entre freelances et salariés est-elle une réalité ? Contribue-t-elle à la remise en cause du pacte social entreprise-salarié basé sur la subordination juridique, la légitimité du syndicalisme et autres droits collectifs… ? A la remise en cause des droits sociaux attachés au statut professionnel et non à la personne ? Si l’avenir du salariat pose de nombreuses questions, il semble plus probable qu’il s’affaiblisse en tant que norme au profit d’une coexistence de statuts au sein des entreprises. Toutefois, sa fin n’est pas pour demain…
Le revenu universel : genèse d’une promesse de campagne
Futur et Travail
Le revenu universel est une rémunération versée par une communauté donnée à chacun de ses membres sans conditions de ressources ou d’emploi. Il s’agit de redistribuer les revenus générés par l’exploitation d’une propriété commune. Au XVIe siècle, le Saint patron des hommes politiques, Thomas More, avait théorisé cette idée dans son œuvre Utopia. Avant d’être une mesure sociale, le regain d’intérêt pour le revenu universel émane d’une réflexion qui dépasse nos frontières sur l’avenir de la valeur travail. Le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle vont reconfigurer notre modèle économique de telle sorte que la répartition des richesses sera un enjeu. Les revenus du travail deviendront un vecteur insuffisant pour redistribuer les richesses générées par ces technologies. Certains considèrent le progrès technique comme un bien commun et le revenu universel comme une forme de dividende reversé à chacun. D’autres le voient comme une solution pour amortir les inégalités supplémentaires générées par les nouvelles technologiques telles que le chômage technologique ou l’accroissement des disparités régionales. Loin d’être contradictoires, ces différents paradigmes sont portés à la fois par des philosophes, des sociologues et des économistes qui appellent à re -conceptualiser - plus globalement - le travail. Favoriser la créativité et l’innovation Marshall Brain, fondateur de HowStuffWorks, dans son roman Manna nous transporte dans une société imaginaire où les citoyens se distribuent les richesses générées par des machines. Affranchis du travail, ces citoyens se concentrent sur des activités de création et d’innovation. Si la création et l’innovation sont vectrices de réalisation personnelle, ce sont surtout à l’heure actuelle des impératifs de marché. La destruction créatrice des emplois atteint aujourd’hui un rythme inégalé. Les individus sont d’ores et déjà amenés à reconfigurer leurs carrières au gré des évolutions du marché du travail, ce qui nécessite du temps et des moyens. Financer le libre arbitre… Le revenu universel permettrait d’amortir les situations d’aliénation, de domination ou encore d’autocensure liées aux impératifs de subsistance. La pauvreté et l’exclusion réduisent le champ des possibles. Elles font peser des contraintes sur individu et entravent sa volonté. Fournir un revenu de base permettrait de garantir la dignité de chacun, socle de toute liberté. … ou encourager l’oisiveté ? Les débats autour du revenu universel oscillent entre arguments sociaux et arguments universalistes. L’une des réalisations concrètes visée par ce projet est de supplanter les aides sociales. Le concept de revenu universel remet profondément en cause le paradigme de l’aide sociale existant en France basé sur la réciprocité et la redistribution. D’une part, l’absence de réciprocité revient à accepter qu’un revenu puisse être perçu sans contrepartie et que la participation à la société serait un choix. D’autre part, l’universalité du dispositif implique de renoncer à l’idée de rétablir une équité par la redistribution.
Les micro-travailleurs, les nouveaux freelances du tiers monde
Futur et Travail
La nouvelle économie collaborative et numérique n’est pas uniquement composée des youtubeurs ou des géants du web que sont les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), les NATU (Netflix, AirBnb, Tesla, Uber) voire les chinois BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi). Derrière ces multinationales aux comptes de résultat bien garnis se cachent la partie émergée de l’iceberg, des millions d’anonymes qui font marcher cet écosystème au quotidien, du chauffeur Uber au vendeur Apple ou au développeur Google. Mais l’économie numérique cache aussi d’autres pratiques et formes de travail. C’est le cas notamment du « micro-travail », une pratique en plein essor qui a été récemment médiatisée. Définition Le micro-travail désigne un ensemble de toutes petites tâches numériques qui ne peuvent pas encore facilement être robotisées et qui sont sous-traités sur des plateformes numériques afin d’être réalisées par des internautes, les micro-travailleurs. Ces tâches peuvent être très diverses et font appel à des niveaux de qualification très variés. Sur ces plateformes, on peut par exemple trouver l’identification d’images, la vérification de mots-clés, des traductions, l’inscription sur des sites internet voire même l’écriture de commentaires sur des forums ou des sites Internet. Aucun statut particulier n’est requis pour s’inscrire sur les plateformes que sont par exemple Mechanical Turk, Tongal, Taskrabbit, 5euros.com… Ce ne sont d’ailleurs pas les offres qui manquent : elles proviennent principalement d’entreprises, des grands groupes (Amazon a créé la plateforme Mechanical Turk et a popularisé le jobbing, qui regroupe plus de 500 000 micro-travailleurs réguliers). Ces micro-travailleurs - ils seraient plus d’une centaine de millions dans le monde!- sont majoritairement issus des pays en développement d’Afrique et d’Asie : on y trouve notamment beaucoup d’Indiens et d’Indonésiens, qui maîtrisent souvent l’anglais et bénéficie d’un fort taux de connexion. Mais des Français commencent également à rejoindre le mouvement. Limites et perspectives Les critiques à l’égard de ces plateformes sont légions. Nombreux sont les observateurs à dénoncer une nouvelle forme d’exploitation, profitant de la condition d’habitants de pays peu développés pour leur offrir un salaire de misère pour réaliser des tâches parfois chronophages. Ainsi, selon l’institut de recherche américain Pew Research Center, près de deux tiers des offres sur la plateforme d’Amazon proposent un salaire de moins de 10 centimes de dollar. De plus, ces micro-jobs n’offrent bien sûr aucun système de protection sociale et pour couronner le tout : les jobbers ne sont pas payés si leurs employeurs ne sont pas satisfaits de leur prestation. Enfin, ces tâches sont extrêmement divisées et parcellées, ce qui ré-ouvre le débat du sens du travail face à des tâches de plus en plus partielles, mis en avant dès 1956 par le sociologue Georges Friedmann. On parle parfois de « l’économie du partage des restes », définie ici par l’ancien secrétaire d’Etat américain au travail Robert Reich : «De nouvelles technologies informatiques rendent possible le fait que pratiquement tout emploi puisse être divisé en des tâches discrètes qui peuvent être morcelées entre travailleurs le moment voulu, avec une rémunération déterminée par la demande pour ce job particulier à un moment particulier». Alors, partage des restes et avilissement des travailleurs d’un côté, change d’améliorer le quotidien pour quelques travailleurs pauvres de l’autre, toujours est-il que la face cachée de l’économie numérique n’est pas aussi sexy que le laissent croire les locaux colorés de Google ou la décontraction de Mark Zuckerberg…
Quelle entreprise pour demain ?
Futur et Travail
L’entreprise de demain, celle de 2030 ou de 2050, celle qu’on léguera à nos arrières petits enfants, mais n’a jamais été plus incertaine. La révolution technologique se multipliant, elle a entraîné avec elle la transformation des entreprises, mais aussi de nombreux métiers. Certains disparaissent, certains apparaissent, mais surtout, personne ne sait quelle conséquence cela aura pour les emplois. Plus que « quelle entreprise ? », il faut aussi s’interroger sur « quel travail ? ». En effet, le temps hebdomadaire et quotidien de travail n’a plus vraiment de réalité et les emplois vont se détacher de ces règles de droit commun. Le délitement de l’organisation du travail va potentiellement remettre en cause les organisations dans leur globalité. Que ce soient les usines, les magasins, ou les bureaux tous les secteurs sont concernés. En parallèle, des économies se développent, tendant à sortir des schémas libéraux classiques. L’entreprise de demain n’a donc pas de frontière, elle peut reposer sur l’économie collaborative et ses salariés auront un statut à mi-chemin entre l’auto entrepreneur et le salarié tel qu’on le connaît actuellement. Cette révolution marque la fin du salariat tel qu’on l’imagine et tel qu’on le connaît. C’est donc le rôle de la nouvelle génération de travailleurs de se démarquer et de s’émanciper du salariat pour créer un nouveau modèle social et économique. Dans une organisation aplatie, où la hiérarchie a de moins en moins sa place et où la question n’est plus de savoir faire mais de savoir être, il faut réinventer le monde du travail. Le temps de travail est aussi remis en question par ces transformations car il semble difficile d’imaginer que cela reste à l’identique. En effet chacun est déjà influencé par l’apparition de la technologie dans la sphère professionnelle mais cela pourra se développer davantage avec la robotisation du travail qui demandera quelques ajustements. Le travail humain sera un travail plus intelligent, plus pointu. Cela implique de repenser la manière donc l’entreprise s’organise puisqu’elle dépend aujourd’hui d’une manière générale d’investisseurs, d’actionnaires, de détracteurs et ne s’appartient plus 1. Les organisations les plus innovantes replacent d’ores et déjà l’homme en leur centre. L’homme qui innove et comprend les mutations contemporaines. L’homme qui s’adapte et coopère dans l’intérêt commun. Ce n’est pas simplement une douce utopie qui agite le marché du travail dans une période d’élections. C’est plutôt la prise en compte de données réalistes que beaucoup d’entreprises ne sont pas encore en mesure d’absorber. Celles qui font appel à l’externe pour gérer leur transformation numérique se voient pourtant déjà rappelé le conseil de l’accompagnement humain avant la mise en place de tout processus « outil ». En profitant de l’expertise et de la vision innovante des consultants freelance ou des cabinets de conseil, ces entreprises inventent leur futur, celui de l’entreprise de demain. 1 Armand Hatchuel et Blanche Segrestin dans leur livre « Refonder l'entreprise " (La République des idées, Seuil, 2012)
Focus : MySezame, formateur à l’innovation sociale
Futur et Travail

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Bonheur et Travail
Pour les personnes engagées dans une vie professionnelle intense, il n’est pas toujours évident de continuer à apprendre. Pourtant, suivre des formations dans le cadre professionnel est un droit, mais aussi un moyen de maintenir et d’enrichir ses compétences tout au long de sa carrière. Apprendre, cela ne doit donc pas être uniquement réservé aux élèves de collège et aux étudiants, loin de là. Si de nombreuses voies existent pour se former (plan de formation, congé individuel de formation, conseil en évolution professionnelle…), il est aujourd’hui crucial de s’ouvrir à des domaines relativement peu familiers pour son entreprise, afin d’avoir une meilleure prise sur les outils et les enjeux de l’avenir. Or, à une époque de bouleversements économiques, sociaux et environnementaux, il est urgent de savoir rebondir et transformer les risques et les inconnues en opportunités. C’est ce que propose la jeune pousse MySezame, organisme de formation à l’innovation sociale : une découverte et un apprentissage des clés d’une « économie durable, du partage, source d’innovation et de croissance pour l’entreprise et ses leaders. » L’objectif ? Développer un leadership responsable et connecté aux enjeux du monde de demain. Comment ? En suivant un programme se déployant sur 4 mois, en parallèle du temps de travail ou bien au sein de l’entreprise, comprenant entre autres une masterclass sur les innovations à impact social, des temps de co-création, un dîner networking, des séances de coaching et des rencontres avec des entrepreneurs sociaux et autres inspirateurs du changement social. « Beaucoup d’entreprises répondront qu’elles se sont déjà engagées, qu’elles travaillent à réduire leur empreinte écologique, qu’elles développent le mécénat d’entreprise, qu’elles ont créé une fondation. C’est bien. Mais est-ce assez pour pouvoir dire à leurs talents qu’elles contribuent vraiment à une société plus vertueuse ? A une économie inclusive et durable ? » interroge Laurence Grandcolas, fondatrice de MySezame. « Les entreprises doivent réinventer leurs business, apprendre à innover frugalement, à faire mieux avec moins de ressources, à servir des clients de plus en isolés, de plus en plus pauvres, à intégrer des parcours de vie compliqués dans leurs équipes, à penser à leur empreinte écologique dans chacune de leur décision, à remettre en cause leur tendance à faire de l’obsolescence programmée… » Il est d’ailleurs prouvé par France Stratégie que les entreprises boostant leur stratégie RSE (responsabilité sociale des entreprises) sont jusqu’à 13% plus performantes que les autres. De nombreux individus et entreprises ont déjà fait appel à MySezame, parmi lesquels Accenture, Ardian, Mobivia Groupe, Happychic… A quand une formation systématique à l’innovation sociale et environnementale dans toutes les entreprises ?
Institute for the Future - Les compétences du travailleur de demain
Futur et Travail
Le monde du travail est en proie à de profondes mutations : l’essor du numérique et la mécanisation croissante des tâches notamment, demandent aux travailleurs et aux organisations de s’adapter pour ne pas rester sur le côté de la croissante. Afin d’anticiper ces changements, l’Institut pour le Futur ( Institute for the Future) propose une étude sur les compétences du travailleur à horizon 2020. Alors, quelles sont les 10 compétences indispensables au travailleur du futur ? 1. Le Sense-Making C’est la capacité à décrypter la signification et le sens profond d’un propos. A l’heure où la machine prend de plus en plus d’importance, la demande pour ce qu’elle n’est pas –encore ?- capable de faire augmente fortement. C’est le cas pour la « pensée de haut niveau », qui ne peut pas être codé pour une intelligence artificielle 2. L’intelligence sociale L’humain a cette capacité de sentir les émotions et de s’adapter en conséquence pour collaborer en équipe ou vendre par exemple. On valorisera cette compétence chez le travailleur de demain, car elle est notre principal atout face aux machines. 3.L’innovation et la capacité d’adaptation Les trajectoires professionnelles étant de moins en moins linéaires, il sera demandé au travailleur de s’adapter à des situations très variables et à mobiliser sa capacité à penser hors des schémas habituels pour trouver des solutions innovantes. 4. L’adaptation aux différences culturelles Dans un monde globalisé et connecté, les groupes de travail composés de différentes cultures vont devenir de plus en plus nombreux et seront certainement plus créatifs que les structures très homogènes. Dans ce contexte, les employés qui réussiront le mieux seront ceux qui réussiront à communiquer dans un cadre multiculturel. 5. La « pensée computationnelle » Derrière ce terme un peu barbare se cache la capacité à comprendre et à interagir avec la « data », pour produire des raisonnements abstraits et généralisés à partir de constats empiriques basés sur de très nombreuses données. 6. L’écriture des nouveaux médias Afin de persuader et d’engager son audience, le travailleur de demain devra nécessairement maitriser les nouveaux médias et leurs codes 7. La transdisciplinarité Les problèmes actuels et futurs étant de plus en plus complexes, la capacité de raisonner et de les lire selon plusieurs domaines d’étude sera très recherchée à l’avenir. Le travailleur de demain sera très spécialisé dans son domaine, mais devra aussi avoir cette capacité à apporter des connaissances annexes 8. Le Design Mindset Les recherches récentes montrent que l’environnement et les méthodes de travail influent sur le résultat. Pour obtenir les meilleures productions possibles, l’employé du futur devra réussir à adapter son environnement et ses méthodes au résultat souhaité : c’est le design mindset 9. Le Cognitive Load Management Ce terme difficilement traduisible désigne la capacité à utiliser différentes techniques pour filtrer et traiter l’information, afin de prioriser les tâches par importance et de ménager une partie des capacités mentales pour la créativité. 10. La collaboration virtuelle Car demain, les interactions seront de plus en plus virtuelles, il faudra montrer sa capacité à être productif dans ce contexte.
Travail à distance, coworking et bureau du futur : où travaillerons-nous en 2047 ?
Futur et Travail
A l’aube de changements majeurs pour les entreprises, la question de l’espace de travail prend une importance cruciale. En plus d’avoir un impact important sur la productivité et la créativité des collaborateurs, « le bureau » fait partie des préoccupations majeures des jeunes générations. Cet espace jadis standardisé et souvent peu attrayant a déjà subi de profondes transformations sous l’influence –notamment- des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et des start-up du numérique. La question qu’il faut aujourd’hui poser est multiple. Il s’agit non seulement de réfléchir à l’évolution de ce lieu de travail, mais aussi de reconsidérer son utilité. En effet, tout laisse à penser que le travailleur de demain ne travaillera plus obligatoirement depuis les locaux de son entreprise, mais que ces derniers ne seront que l’une des plateformes de travail à disposition. Tout d’abord, imaginons à quoi ressemblera le bureau de demain. Selon cette hypothèse, le bureau de demain sera un espace de vie totalement intégré. Plusieurs espaces coexisteront pour créer un environnement à la fois propice à la productivité et à la créativité, mais aussi des salles de détente et même des espaces verts, pour préserver la qualité de vie des collaborateurs. Les nouvelles technologies et des designs innovants sont au service de ce nouveau mode de travail. Par ailleurs, de plus en plus de services sont proposés pour faciliter le quotidien, comme des parkings intégrés ou un service de conciergerie. Toutefois, tout laisse à penser que le bureau de l’entreprise ne sera demain plus le lieu de travail privilégié. En plus du home-working, le co-working s’impose déjà comme une alternative crédible. Et entre flexibilité, économies ou encore créativité, ce ne sont pas les bonnes raisons qui manquent pour l’adopter. D’autant plus que le co-working s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle vers plus de travailleurs indépendants et répond en partie aux attentes de la jeune génération, qui souhaite plus de mobilité et de collaboration. Mais l’innovation ne s’arrête pas au co-working. Demain, il sera par exemple sans doute possible de travailler efficacement depuis sa voiture autonome.
Une journée de travail en 2053
Futur et Travail
En 2013, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) célébrait ses 40 ans. A cette occasion, elle a commandé une étude se projetant 40 ans plus tard. Plusieurs experts ont alors tenté d’imaginer à quoi ressemblerait une journée de travail en 2053, en couvrant le plus de sujets possibles : rythmes et organisation du travail évidemment, nouveaux outils et connaissances utilisés mais aussi des questions de société comme des sexes ou le vieillissement. Tout d’abord, au sujet de l’organisation du travail, il en ressort la fin de la hiérarchie que l’on connaît actuellement, et qui est déjà remise en cause pas les nouvelles formes de travail comme le freelance. L’entreprise de 2053 ne serait plus dirigée par une direction et ne connaît plus la « dictature des petits chefs » puisque les niveaux hiérarchiques sont au nombre de 2. La gestion passe davantage par le dialogue social et le partenariat avec les salariés, dont on prendra en compte les avis et sentiment. Par ailleurs, un chercheur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), évoque la disparition des lieux de travail, qui touchera presque toutes les professions. Les entreprises conserveront certainement leurs locaux, mais ils ne seront occupés que ponctuellement, en alternance avec d’autres espaces comme les espaces de co-working ou encore des espaces publics ou des cafés. Le travailleur sera beaucoup plus libre sur la manière d’organiser son travail et sur les lieux où il préfère l’effectuer. Concernant les trajectoires professionnelles des individus, une des conséquences de l’augmentation de l’espérance de vie serait de travailler davantage mais sur des périodes plus courtes. De même, le concept de retraite n’existerait plus nécessairement comme une obligation, les individus ayant le choix de poursuivre ou non leurs activités tant qu’ils le souhaitent et que leur santé leur permet. Enfin, l’étude confirme une des idées en vogues actuellement : la trajectoire professionnelle ne sera plus linéaire mais valorisera l’alternance des métiers et même des filières. Certains travailleurs pourront d’ailleurs cumuler plusieurs activités, comme c’est déjà parfois le cas aujourd’hui. La question technologique est également traitée par les experts. Les robots viendront supprimer la notion de pénibilité en effectuant toutes les tâches manuelles, et même des tâches plus complexes. Anticipation plus alarmante, la technologie serait peut-être au service de la surveillance des salariés. Ainsi, dans un scénario digne de 1984, certains experts de l’ANACT imaginent que des logiciels pourraient surveiller le temps réellement consacré à des activités productives, ou encore que des tests génétiques pourraient venir valider les compétences…
Le lifestyle du travailleur du futur : interview de Olivier, « digital nomad »
Digital et Travail

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Futur et Travail
Est-ce que le fait d'être un travailleur nomade change beaucoup de choses et quoi ? (niveau pro et perso) Au niveau pro, quitter un bureau et des horaires fixes impose une organisation assez stricte, et finalement on gagne en productivité. Chaque fois que j’allume mon ordi, je sais que je vais être efficace. Cela a également modifié mon rapport au travail. Mon job n’est plus une contrainte ("il est 7h, le réveil sonne, je dois y aller") mais une activité qui me permet de mener la vie que j’ai choisie. Cela me permet de travailler avec beaucoup plus de plaisir et d'enthousiasme. Au niveau personnel, difficile de résumer en quelques lignes tous les bienfaits de vivre dans des pays différents, de choisir sur un coup de tête l’endroit où on pose sa valise, de déterminer son emploi du temps en toute liberté… Te vois-tu travailler de manière plus sédentaire un jour ? Continueras-tu à être plus ou moins nomade toute ta vie ? Après avoir constaté au cours des dernières années comme il était facile de mener une vie nomade, je ne vois pas pourquoi j’y renoncerais. La stabilité géographique ou professionnelle n’est donc pas à l’ordre du jour, pas pour tout de suite. En revanche, avec l’âge, je ressens davantage un besoin de sécurité financière - cela se traduit notamment par la recherche de revenus plus réguliers. Penses-tu que ton mode de vie / de travail va se développer et toucher beaucoup de monde ces prochaines années ? En écoutant mes amis ‘sédentaires’ se plaindre de leur de vie et rêver de davantage de flexibilité, je me dis que le nomadisme va séduire de plus en plus de travailleurs. La dématérialisation des outils de travail rend la transition extrêmement aisée. Penses-tu que c'est un mode de travail compatible avec le fait de travailler pour une grande entreprise ? Il y a dix ans, les seules personnes qu’on voyait travailler en voyageant étaient des blogueurs, amateurs ou professionnels. Aujourd’hui, on croise toutes sortes de profils, et non plus seulement des freelances. Dans les lobbys des hôtels, au bord de la piscine, au comptoir d’un Starbucks ou dans un espace de coworking temporaire, ils sont tout aussi efficaces que s’ils étaient dans le siège de leur boite... le sourire en plus ! Les entreprises doivent s’adapter aux aspirations d’une génération de travailleurs biberonnés à l'Erasmus. A 23 ans, ils ont déjà étudié ou fait des stages dans 5 pays, et ils ont du mal à imaginer que le début de leur carrière signe la fin des voyages. Où te vois-tu dans 10 ans ? Dans un bureau, au 28ème étage d’une tour à La Défense. J’aimerais connaitre ce genre d’expérience une fois dans ma vie. Mais pas plus de deux semaines, bien sûr !
L’intrapreneuriat, la clé du succès de l’entreprise de demain ?
Futur et Travail
L’intrapreneuriat en bref « 30 ans après la création du post-it par 3M, on n’a jamais autant parlé d’intrapreneuriat que ces derniers mois. Aujourd’hui encore, l’histoire d’Arthur Fry fait toujours rêver les entreprises à la recherche du produit innovant qui révolutionnera leur marché et du collaborateur qui en aura eu l’idée. » Talentis, société de coaching de dirigeants. La notion d’entrepreneuriat vous est sans doute familière... mais quid de l’intrapreneuriat, néologisme suscitant tout autant de perplexité que de curiosité ? L’intrapreneuriat, c’est la contraction des termes « interne » et « entrepreneuriat », car cela consiste en le développement d’un projet au caractère novateur, porté par un salarié au sein d’une entreprise, en accord et avec tout le soutien de sa direction. L’intrapreneur est « celui qui transforme une idée en activité rentable au sein d’une organisation » selon Advencia (2008). Une des différences entre l’entrepreneur et l’intrapreneur est que le premier développe son projet en indépendance, à partir de ses idées, sa volonté, et son capital propre, tandis que le deuxième bénéficie de la sécurité et de la bienveillance de son entreprise, tout en devant gérer un budget pour mener à bien son projet. Il est en effet essentiel de garder à l’esprit que l’objectif n’est pas de créer sa propre entreprise sous la protection d’un chaperon : « Toutes les initiatives servent la vision de l’entreprise » rappelle pour Challenges Aude Bohu, directrice associée de la société de coaching de dirigeants Talentis. Nourrir l’innovation Comment se distinguer sur des marchés de plus en plus concurrentiels ? Voilà la question qui hante les jours et les nuits de nombreux dirigeants d’entreprise. Les sujets d’actualité entrepreneuriale portent ainsi beaucoup sur le besoin criant d’innovation pour se renouveler, sur les nouvelles manières d’appréhender le travail et les structures professionnelles, sur la meilleure méthode pour attirer et conserver les talents... L’intrapreneuriat apparaît comme l’une des clés d’une entreprise qui prépare sa bonne santé pour les années à venir : non seulement il permet de révéler les talents d’innovation qui se trouvent au sein d’un groupe, mais en plus il devient un facteur d’attraction pour les nouveaux talents, pour qui l’entreprise classique avait quelque peu perdu de sa superbe. Le rôle de l’entreprise Pas évident pour l’entreprise d’aujourd’hui de chambouler son mode de fonctionnement et de réajuster sa vision pour faire face aux défis de demain. Avant de créer les conditions idéale pour que l’intrapreneuriat bourgeonne, les dirigeants doivent être capables de remettre en cause le management traditionnel afin d’assouplir les carcans hiérarchiques existant. Il s’agit notamment d’être en accord avec le besoin d’innovation de l’entreprise et d’activement révéler les talents en interne. Laisser sa chance aux salariés motivés et porteurs d’un projet viable, c’est une occasion unique pour une entreprise d’être l’actrice de sa valeur ajoutée. Il est donc nécessaire de donner aux intrapreneurs d’une part des moyens financiers et d’autre part le soutien professionnel adéquat. Les avantages Le cœur de l’entreprise, c’est-à-dire ses salariés, est également la source vive de l’intrapreneuriat ; L’esprit créateur des salariés est valorisé et leur permet de renouveler les valeurs de l’entreprise qu’ils portent ; La soif d’autonomie et le désir d’entreprendre qui grouillent chez les futurs intrapreneurs ont l’opportunité d’être étanchés ; L’image de marque de l’entreprise prend un coup de jeune et un pouvoir d’attraction, c’est- à-dire une bonne dose de start-up attitude, ce qui à l’heure actuelle est un des critères clés dans la recherche d’emploi chez les jeunes diplômés ;Quelques exemplesL’intrapreneuriat est porteur d’espoir par son caractère démocratique et ouvert : il peut en effet concerner tout.e salariée, pourvu qu’il ou elle ait envie de faire bouger les lignes en s’attaquant à son projet à part entière et avec un véritable esprit d’innovation. Ce qui en résulte : de nouveaux produits, de nouveaux services, une amélioration du fonctionnement interne, l’émergence d’une activité totalement nouvelle... Et autant de performance accrue pour l’entreprise. BPI France : la Banque Publique d’Investissement a donné sa chance à Cécile Brosset, qui a créé Le Hub, une plateforme dont le but est de connecter les grandes entreprises aux startups pour faire émerger l’innovation ; Snecma, motoriste aéro-spatial de Safran, possède désormais un Fablab piloté par Fabrice Poussière pour détecter les talents intrapreneuriaux ; La Poste : le service de garde d’animaux domestiques Aniweedoo a été développé par l’intrapreneur Jean-Jack ; Le Groupe Poult : après un bouleversement interne, les salariés ont piloté l’abolition des structures hiérarchiques classiques avec la suppression de la Direction des Ressources Humaines, de la Communication, du Comité de Direction, et ont mis en place des programmes d’intrapreneuriat comme une légumerie solidaire, un réseau avec les écoles de la région toulousaine, le cluster agroalimentaire Sud-Ouest ou encore le Poult Startup Programme, un écosystème de lancement de projets innovants et stratégiques au sein du Groupe.• A vous de jouer ! Manageurs et intrapreneurs sont complémentaires selon Martin Richer, consultant en Responsabilité sociale des entreprises : les premiers apportent le cadre et la stabilité tandis que les deuxièmes prennent des risques et se lancent à l’aventure, avec toutes les incertitudes que cela comporte, mais aussi toutes les opportunités. Et si la formule magique de la réussite sereine résidait dans la confiance et la liberté ? Comme le souligne pour Les Echos Gay Hamel, professeur à la London Business School, « accorder bien plus de liberté aux salariés est la clef car si l’entreprise veut de l’innovation et de l’inattendu, elle doit laisser la possibilité aux salariés de le provoquer. »

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