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La robotisation du travail : quels impacts pour notre société ?
Futur et Travail
De nombreuses tâches manuelles ainsi qu’intellectuelles sont désormais réalisables par des machines. Les innovations scientifiques restructurent non seulement le marché du travail, mais transforment également l’ensemble de nos relations professionnelles, et même personnelles. Parce que la société suit l’évolution de la science et des progrès technologiques, l’apparition de nouveaux robots humanoïdes, bien que récente, annonce une transformation du monde dans lequel nous vivons. Cela dit, celle-ci n’est pas forcément à craindre ! Un monde du travail transformé Les chiffres de l’IFR (International Federation of Robotics) nous permettent de prendre conscience du véritable changement structurel de l’emploi : en 2018, plus de 1,3 millions de robots industriels seront actifs dans le monde! Alors que robotisation dans le monde de l’automobile lors de ces dernières décennies s’est apparentée à une véritable révolution, c’est désormais dans de nombreuses industries que l’image traditionnelle du travail ouvrier à la chaîne a disparu. À titre d’exemple, l’entreprise chinoise Foxconn a remplacé la moitié de ses 110 000 travailleurs par des machines innovantes en mai dernier. Bien qu’à court terme, la hausse du chômage en soit une des conséquences, la robotisation dynamise le processus global d’innovation, tant au niveau global qu’au niveau individuel, et le nombre d’emplois liés à la robotique ne cesse de croître. Par ailleurs, l’IFR a publié une étude selon laquelle la robotisation du travail, accroissant la productivité des entreprises, stimulerait ainsi la demande et donc la demande de travail dans les secteurs concernés. Une réduction du travail domestique Que ce soit l’invention du robot aspirateur Rooba, du frigidaire intelligent ou du robot Asymo qui sait décapsuler des bouteilles, notre travail ménager ne fait que s’alléger. Après les produits électroménagers qui ont participé à l’émancipation de la femme dans les années 60, la robotisation pourrait désormais libérer l’ensemble du ménage des corvées chronophages, nous accordant plus de temps à d’autres activités. D’autres robots comme le robot japonais Nao ou Pepper, qui lui sait danser, serrer la main et reconnaître les émotions, peuvent remédier à des problèmes de solitude auxquels les personnes âgées ou certaines personnes isolées connaissent. Ces derniers dont d’ailleurs déjà présents dans certains maisons de retraite, notamment en région parisienne. Les robots incarneraient alors une extension à  famille, des sortes de pièces rapportées à notre société humaine. Une société plus en sécurité ? La Darpa (le département de la défense américaine) travaille actuellement sur un robot à usage militaire. Cela signifie qu’un jour, certaines professions militaires dangereuses pour les hommes pourraient bien être effectuées par des robots soldats. Ces derniers participeraient ainsi à la défense et à la sécurité de notre société. En somme, la robotisation du travail, si elle demeure maitrisée, ne serait pas que néfaste pour le développement de notre société !
Transhumanisme et travail : danger ou opportunité ?
Futur et Travail
Tantôt décrit comme un espoir pour l’humanité ou une idéologie dangereuse, le transhumanisme fait débat, tant sur le plan médical que philosophique : quelles avancées sont réellement possibles, et surtout, lesquelles sont éthiquement acceptables ? A l’heure où la robotisation a déjà fortement touché nos emplois, le développement du transhumanisme appelle aujourd’hui à la vigilance quant à ses impacts sur le monde du travail. François Berger, neuro-oncologue et directeur de l’unité INSERM « BrainTech lab », nous explique pourquoi il prône la méfiance face aux promesses transhumanistes. Pour commencer, qu’est-ce que le transhumanisme ? Au contraire de la réparation de l’homme malade, c’est l’augmentation de l’homme sain, non atteint par une pathologie, à l’aide de drogues, de technologies voire de modifications génétiques. Le transhumanisme fait encore aujourd’hui figure de science-fiction dans les médias : en sommes-nous encore au stade de la théorie, ou le transhumanisme est-il déjà une réalité qui pourrait impacter nos vies dans un futur proche ? L’apport des micro-nanotechnologies et des technologies de l’information comme l’intelligence artificielle permet d’envisager de disposer d’implants, par exemple rétiniens, qui sont déjà utilisés en clinique chez les patients aveugles. Les interfaces cerveau-machine sont aussi utilisées pour pallier aux déficits des patients handicapés tétraplégiques. Il faut faire attention au fait que ces technologies génèrent des fantasmes (créer des surhommes hypermnésiques et immortels par exemple). Concrètement, comment le transhumanisme va-t-il se manifester dans le monde du travail ? Est-ce une façon de prévenir les pathologies liées au travail ? Prévenir les pathologies au travail fait partie de la médecine et n’est pas pour moi dans le champ du transhumanisme : par exemple, prévenir les pathologies liées à l’exposition aux facteurs de risque du monde du travail fait partie intégrante de la médecine du travail moderne. C’est d’ailleurs une des premières utilisations des exosquelettes, qui permettent aux militaires et aux ouvriers de moins subir les charges lourdes génératrices de pathologies ostéo-articulaires. Il s’agit aussi d’éviter, à l’aide de bras robotisés commandés à distance, la toxicité d’environnement par exemple radioactifs. En revanche, l’utilisation d’implants connectés au cerveau du pilote de chasse pour détecter avant qu’il en ait conscience l’attaque d’un ennemi ou l’utilisation pendant la guerre du golfe de drogues pour neutraliser le sommeil sont des exemples de la frontière où des problèmes médicaux et éthiques se posent de façon évidente. Pour les entreprises, le transhumanisme serait une opportunité de gagner en productivité ? Encore une fois, non pas le transhumanisme, mais une utilisation éthique et médicale des technologies. La recherche biomédicale encadre fortement ce type d’interventions, or le transhumanisme vise à libéraliser ces développements en dehors de tout contrôle, en négation de possibles effets secondaires. Cette libéralisation et déréglementation doit être combattue. Vous prônez un positionnement ferme des scientifiques contre l’idéologie transhumaniste en raison des dangers qu’elle représente : quels sont selon-vous les risques que représentent les promesses transhumanistes dans le milieu du travail ? Un exosquelette peut générer des pathologies telles que des troubles cutanés ou blesser le travailleur suite à une perte de contrôle. S’il intègre une électronique élaborée, il peut aussi surveiller à son insu le travailleur et fournir à l’employeur des données confidentielles sur sa santé ou ses capacités. C’est donc une approche médicale qui doit être mise en place, anticipant et surveillant ces risques et protégeant la privacité du sujet. Il faut rappeler les principes éthiques de base ( primum non nocerer, privacité, équité de l’accès à l’innovation technologique …) !
Industrie 4.0
Futur et Travail
L’industrie 4.0 arrive après les révolutions qui ont rythmées l’histoire du travail manuel : la mécanisation, l’industrialisation et l’automatisation. Cette nouvelle manière d’organiser les moyens de production repose sur la connexion permanente entre internet, les objets et les systèmes cyber-physiques. Egalement appelées « cyber-usines » ou « usines digitales », l’implantation de smart-cities caractérise cette nouvelle ère industrielle, qui peut parfois s’apparenter à de la science-fiction de par son apparence futuriste. Cependant, certaines entreprises françaises connaissent déjà cette transformation. Une révolution ou une mutation Alors que certains comme Frédéric Abbal, Président du Gimélec, pensent que l’industrie 4.0 est « une rupture technologique majeure», d’autres parlent davantage d’une réorganisation du mode de production à partir d’outils qui sont déjà utilisés très communément. En effet, le big data et les automates sont déjà très largement répandus dans les usines de production ! Des enjeux pour la formation professionnelle Si l’organisation de l’entreprise évolue, il semble naturel que les formations des salariés évoluent également ! Le développement de l’industrie 4.0 s’accompagne de la montée des qualifications exigées, due au remplacement des ouvriers peu qualifiés par des machines connectées. Elle rend également indispensable la formation de profils interdisciplinaires, avec des informaticiens en mesure de comprendre la mécanique des machines, et inversement avec des ingénieurs renseignés sur les technologies de l’information, selon le Professeur Wolfgang Wahlster. Une évolution humaniste ? Pas de panique, l’homme ne disparaitra pas de l’usine ! Bien que les syndicats concernés rappellent que l’homme doit régir ces systèmes de machines connectées et non la situation inverse, le discours général n’est ni anxieux, ni pessimiste. A titre d’exemple, le syndicat ouvrier allemand IG Metall rassure que la valeur-ajoutée de l’homme face aux machines et face à internet, sa capacité à innover, à penser par lui-même, à être créatif, lui confère une supériorité. Par ailleurs, il faudra toujours selon eux des hommes pour assurer la sécurité au sein de l’usine et superviser la qualité de l’information transmise et des produits finis. Pour Navi Radjou, consultant à la Sillicon Valley, l’industrie 4.O serait non seulement humaine car elle repose sur l’ingéniosité des hommes,
La société automatique de Bernard Stiegler
Futur et Travail
Dans La Société automatique, l’avenir du travail publié en 2015, l’auteur philosophe Bernard Stiegler s’interroge sur les fondements et les enjeux des changements structurels que connait notre société à l’heure de sa robotisation. Comment devons-nous appréhender les transformations économiques, sociales et politiques qui résultent de « l’automatisation générale » de la société ? Une automatisation intégrée La réflexion de Stiegler s’appuie sur l'interview de Bill Gates en mars 2014 pour l’AET sur la « software substitution ». Ce dernier affirme qu’avec le développement exponentiel des robots logiques et des algorithmes en mesure de contrôler des machines, l’emploi deviendra une situation exceptionnelle. Selon le philosophe, cela s’explique par l’avènement contemporain de « l’économie des datas », où des quantités astronomiques de données sont analysées littéralement à la vitesse de la lumière notamment par le biais du Big Data, des robots et des réseaux sociaux qui tracent l’activité des individus (souvent malgré nous : faites attention aux cookies !). La société automatique intégrée vers laquelle nous nous orientons, serait dépravée d’emploi car elle ne reposerait que sur des smart cities, des smart phones et des robots fonctionnant en complémentarité en intégrant tous les automatismes humains. Autrement dit, le travail humain n’existera plus car les machines connectées pourront le faire plus vite que nous ! Désautomatiser les automatismes : réfléchir par nous même Selon Stiegler, si la société automatique n’apparaît qu’aujourd’hui et pas sous l’ère du fordisme c’est parce que jusqu’à maintenant l’homme dominait la technique. Platon appelait le « pharmacon » cet homme qui extériorise son savoir dans la technique, lui permettant ainsi de « s’augmenter », la condition de la survie et du développement de nos sociétés humaines. Mais sous l’ère de la « gouvernementalité algorithmique », fille du Big Data, les machines vont plus vite que nous et nous dépassent en anticipant nos choix et nos actions, et par définition nous empêchent de raisonner par nous-même, donc de créer. Stiegler affirme que cette « économie des datas » nous « décultive ». Prenons l’exemple de Google, qui se perfectionne en traduction linguistique avec les mathématiques appliquées et non pas grâce à des professeurs de langue, mais qui nous prive de toute réflexion linguistique. Vers une économie de la contribution Pour Stiegler, la société automatique est inévitable. Les machines nous dépasseront, et le non-emploi sera la norme. Pétrifiant non ? Pas pour lui ! La seule raison pour laquelle cela nous alarme est parce que nous appréhendons ces changements dans le cadre d’une société capitaliste, qui étouffe notre capacité à s’émanciper de l’automatisation intégrée et à réfléchir par nous-même. Selon le philosophe, il faudrait repenser la société entière et généraliser le régime des intermittents, qui existe aujourd’hui dans le monde du spectacle. On reconstruirait une société sans salariés ni employés, où l’on travaillerait par intermittences et où nos heures libres seraient indemnisées… De quoi nous faire réfléchir pour les années à venir.
Demain, vous travaillerez debout
Futur et Travail
Les cadres subissent différentes mutations. Leur statut évolue beaucoup ces dernières années. Et il semblerait que même la position qu’ils adoptent pour travailler soit elle aussi en pleine révolution. Exit la station assise, vive la station debout ! La sédentarité, mauvaise pour la santé Aujourd’hui, quand vous travaillez, vous êtes probablement installé sur une chaise, devant votre ordinateur. Vous reprenez votre voiture dans laquelle vous êtes encore assis. Ou vous prenez les transports en commun dans lesquels vous allez aussi vous asseoir. Vous rentrez chez vous et vous allez assez rapidement retrouver cette position. Bref, vous êtes assis toute la journée ! L’observatoire de la sédentarité a mis en lumière les dangers liés à ce mode de vie considéré comme plus mortel que le tabac ! Une infographie du Washington Post répertorie d’ailleurs les effets néfastes de la position assise sur la santé. Douleurs dans le dos, risques de maladies cardio-vasculaires, dégénérescence musculaire, diabète… La liste est loin d’être exhaustive. C’est pour cette raison que de plus en plus d’entreprises encouragent leurs salariés à travailler debout ! Travailler debout, et en marchant Voilà pourquoi depuis quelques années maintenant certaines entreprises comme Facebook ou encore Google mettent à disposition de leurs employés des « standing desks ». L’idée n’est pas de passer du « tout au tout » et de travailler toute la journée debout. De la même façon que nous ne sommes pas faits pour rester assis toute la journée, nous ne sommes pas faits pour rester debout toute la journée non plus. Ce qui est conseillé est plutôt d’avoir des moments où vous pouvez aller vous dégourdir les jambes tout en continuant à travailler. L’idéal serait de le faire deux heures par jour. A Washington, une société va encore plus loin et propose le « Rebel Desk» : un bureau avec un tapis roulant. Vous travaillez en marchant ! Des bénéfices incontestables Les bénéfices de cette nouvelle façon de travailler semblent nombreux : maux de dos réduits productivité augmentée meilleure stimulation intellectuelle meilleure respiration et donc oxygénation … Quel standing-desk allez-vous choisir ? Vous avez envie de vous y mettre ? Votre entreprise souhaite mettre en place des bureaux-debout ? Il existe une offre assez importante dans les « standing desk » à tous les prix. Vous en trouverez chez notre Suédois préféré : Ikea. Et même en carton! Pour avoir une offre complète et vous faire une idée sur ce que vous voulez vraiment, voici LE site de référence : http://www.bureau-debout.com/acheter.html Vous vous y mettez quand ?
Retenir les nouvelles générations de femmes cadres, un challenge pour les entreprises ?
Futur et Travail
L’arrivée de la « génération Y » sur le marché du travail bouscule bon nombre d’entreprises. En effet, que l’on reconnaisse ou non l’existence et l’homogénéité de cette « génération Y », une chose est sûre : les jeunes diplômés, mais aussi progressivement leurs ainés, sont de moins en moins prêts à faire des concessions sur leur vie personnelle et leur épanouissement, et attendent donc de leurs employeurs qu’ils intègrent leurs ambitions extra-professionnelles. Dans un monde globalisé, où les cadres peuvent facilement tenter l’aventure de l’expatriation (lien article expatriation) ou de la start-up, un salaire confortable et des perspectives de promotion ne sont ainsi plus suffisants pour permettre aux entreprises classiques de retenir leurs cadres. Il est donc urgent pour les entreprises de s’interroger sur les attentes des jeunes cadres pour mieux les retenir ! C’est sur ce sujet que s’est penché l’ICEDR, en s’interrogeant plus spécifiquement sur les attentes des jeunes femmes cadres. Cet institut, spécialisé en conseil et formation pour cadres dirigeants, a interrogé des cadres de grandes entreprises entre 22 et 35 ans (hommes et femmes) sur leurs motivations à rester ou quitter un travail. Leurs conclusions ? Première surprise selon les auteures, les femmes cadres quittent globalement leur emploi pour les mêmes raisons que les hommes : contrairement à la génération précédente, la recherche d’un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et personnelle ne serait pas une priorité pour les jeunes femmes cadres. Les « millennials» (l’équivalent de la génération Y aux Etats-Unis) quittent leur travail pour trois raisons principales : un salaire trop bas, un manque d’opportunités d’apprentissage et de développement, et le sentiment que le travail réalisé n’est pas suffisamment intéressant et porteur de sens. On voit donc que les motivations classiques et extrinsèques comme l’argent ou la promotion restent importantes. Pour autant, il apparait clairement que les nouvelles générations de cadres recherchent bien plus dans leur travail et ont besoin d’éléments de motivation plus intrinsèques [1], liés à leur épanouissement personnel et professionnel. C’est ce qu’apparait clairement dans les données recueillies par l’ICEDR quant aux raisons pour lesquelles les jeunes femmes cadres rejoignent, s’engagent et restent dans la même entreprise : elles attendent que l’entreprise développe leurs compétences, donne un sens à leur travail, les prennent mieux en compte comme individu, les connecte à une communauté et enfin leur permette de prendre et mener des initiatives. [1] Comme théorisé par Deci et Ryan (1985), on distingue deux types de motivations : la motivation intrinsèque (l’intérêt et le plaisir que l’individu trouve à l’action, sans attente de récompense externe) et la motivation extrinsèque (une circonstance extérieure à l’individu).
Les cadres sont-ils " freelancisables " ?
Futur et Travail
On lit beaucoup, sur ce blog et sur d’autres, que les emplois tendent à se flexibiliser, que les entreprises tendent à confier des missions à des indépendants plutôt qu’à recruter des salariés. Si ces affirmations sont plutôt vraies dans certains secteurs d’activités et pour certaines fonctions dans l’entreprise (support, communication, services ponctuels), on a du mal à l’imaginer dans d’autres secteurs et pour certaines fonctions de l’entreprise. Pourtant, on a même vu des exemples de patrons prenant de la distance ( 1) physique avec leur entreprise et leurs équipes, et continuant pourtant à gérer leurs affaires, à distance. C’est donc que cela peut être possible pour des cadres ! D’ailleurs, de nombreuses multinationales emploient des cadres qui ont la responsabilité d’équipes disséminées dans plusieurs pays dans le monde, et qui sont donc géographiquement éloignés de celles-ci. Mais il s’agit encore de cadres salariés. Pour l’instant, l’exemple du cadre freelance est plutôt à chercher du côté des missions courtes ou moyennes, qui requièrent des compétences particulières, un savoir-faire précis, et peut-être un profil différent de ceux présents dans l’entreprise. Il peut s’agir par exemple de la gestion d’un incubateur corporate, de coaching et de formations d’équipes à qui il faut inculquer une culture un peu différente de celle de l’employeur ou de missions en étroite relation avec des acteurs que l’entreprise n’a pas l’habitude de côtoyer. Il peut aussi évidemment s’agir de situations particulières, comme la période qui suit une fusion entre deux entreprises, une reprise d’activité par de nouveaux actionnaires ou encore une période de difficultés économiques. Ces managers de transition sont là pour restructurer, donc temporairement. Demain, on peut imaginer que des cadres indépendants puissent rester plus longtemps dans l’entreprise, et pas uniquement dans des situations difficiles ou spéciales. On peut aussi imaginer que ces cadres se partagent entre plusieurs entreprises, comme un travailleur indépendant le fait aujourd’hui.
Quel sera l'intitulé de votre poste demain ?
Futur et Travail
Un même poste peut pourtant être dénominé de plusieurs façons. La culture d’entreprise et ce qu’elle souhaite envoyer comme message influence largement l’intitulé d’un poste. En anglais, dans un jargon incompréhensible ou résumé en un mot, quel sera le titre de votre poste dans les années à venir ? English power Auparavant, les noms de poste étaient assez clairs et précis. Il suffisait d’énoncer son titre pour que notre interlocuteur identifie immédiatement notre rôle au sein d’une entreprise. Puis, sont arrivés les noms anglais : le Président Directeur Général est devenu CEO (Chief Executive Officer), le Directeur Général, COO (Chief Operating Officer), le chef de projet est « Project Manager », l’ingénieur commercial « Account executive » le cadre simplement « Executive »… A l’instar d’une mode qui doit sans cesse changer, les noms de poste ont encore évolué. Le terme anglais ne semblait plus suffisant, on est venu lui affubler un mot « technique », « jargonneux ». Histoire que plus personne ne comprenne vraiment bien ce que l’on fait. Vous avez peut-être rencontré des « chief evangelist officer », des « sales development representative » ou encore des « Senior Licensing Executive »… Et avouez-le, à l’énoncé de leur titre, vous n’avez rien compris à leurs missions. Le bonheur est dans l’intitulé du poste Mais cette tendance est déjà loin derrière nous ! Aujourd’hui l’heure est au « rebranding de poste » (oui c’est comme ça qu’on dit). Et qui dit nouveau look, dit inévitablement nouveau nom. Les personnes les plus concernées sont celles qui travaillent dans les RH. Depuis quelques années, la notion de bien-être au travail a pris beaucoup d’ampleur. Conscients que le bonheur en entreprise est une clé essentielle à l’épanouissement des équipes, les dirigeants ont introduit la notion de bonheur dans le titre même du poste de leurs employés. En Anglais bien sûr. Sinon c’est pas cool. Vous n’avez plus rendez-vous avec une RRH (Responsable des Ressources Humaines) mais avec une Chief Happiness Officer, Chief Happiness Manager, Talent & Happiness manager… Même si le titre peut faire sourire, il introduit cette notion de bonheur et envoie un signal fort et positif à tout le reste de l’entreprise. Et demain ? Une autre tendance se dessine : l’invention complète d’intitulés. L’idée n’est plus de définir ce que vous faites au quotidien mais d’être conceptuel. On voit alors fleurir des « futurist » ou « futurologue » par exemple. Impossible à cette simple énonciation de savoir ce que fait la personne. Mais l’image que cela renvoie est positive et dynamique. Un terme. Rien d’autre. La recette de l’efficacité est posée. Même si cet intitulé peut prêter à sourire, vous ne pourrez pas dire que votre curiosité n’est pas piquée. Et c’est justement l’effet recherché. Ce type de titre séduit les (futurs) clients d’une entreprise, toujours en quête de nouveautés, de concepts, de surprise. Demain, votre patron vous demandera peut-être de trouver vous-même l’intitulé de votre poste. Si vous êtes en panne d’idées, allez faire un tour sur ce générateur : http://siliconvalleyjobtitlegenerator.tumblr.com/
Ces cadres qui se réorientent vers l'ESS
Futur et Travail
Si vous vous rendez dans certains incubateurs de start-ups, que vous allez aux conférences-cocktails où l’on rêve de changer le monde grâce à toutes sortes d’innovations sociales et environnementales ou que vous vous demandez en quoi consiste ce projet de reconversion professionnelle évoqué au déjeuner familial dimanche dernier par votre belle-sœur, cadre dans la finance à la Défense…Ne cherchez plus, vous avez croisé des spécimens de moins en moins rares : « ces cadres qui veulent se réorienter vers l’Economie Sociale et Solidaire. » Et vous n’êtes pas le premier à vous intéresser au sujet, car c’est là l’intitulé précis d’une étude d’octobre 2015 menée par l’Apec (Association Pour l’Emploi des Cadres) et le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers). Sociologie de ces cadres sociaux et solidaires Professionnels de tous horizons, généralement issus d’un milieu plutôt favorisé, ils cherchent à corriger les biais de leur orientation initiale dans la vie professionnelle, alors encore influencée par leur cadre familial. Tous posent le travail sinon au centre, en tous les cas à une place privilégiée dans leur vie. L’étude affine ainsi l’analyse en distinguant trois types de cadres : Les « aventuriers » : qui cherchent à se découvrir personnellement au travers de leur travail et multiplient en cela les expériences atypiques. Les « militants » : qui cherchent l’adéquation entre leur travail et leurs idées citoyennes, assimilant même leur travail à un moyen de promouvoir ces idées. Les « ambitieux » : en quête de mobilité ascendante ainsi que de reconnaissance. Une reconversion-réaction et une reconversion-affirmation Pourquoi ces professionnels souvent bien avancés dans leur carrière, jouissant d’un bon positionnement hiérarchique et de tous les avantages associés, choisissent-ils de tout quitter pour l’ESS ? L’étude relève deux raisons qui se nourrissent l’une l’autre. D’abord, il s’agit d’une réaction contre des expériences professionnelles à caractère traumatique. « Chaque histoire est singulière, mais on note que la première cause des intentions de changement est liée à des réorganisations ou des changements de direction ou dans les stratégies de management des entreprises, perçus comme dégradant l’activité professionnelle. » Mais au-delà de ce déclic, la reconversion dans l’ESS n’est pas une simple fuite en avant. Elle révèle une réelle volonté d’affirmation de soi à travers le choix d’un secteur aux valeurs démocratiques et humanistes. En effet, pour ces cadres, l’ESS représente une « alternative sérieuse au capitalisme », la promesse d’une société qui s’améliorerait en profondeur. La coopération portée et mise en pratique au sein de ce secteur, pensent-ils, aboutit d’ailleurs à divers innovations sociales et techniques solides. Pas de long fleuve tranquille mais… En plus de l’éventualité d’une baisse de salaire, l’ESS suscite bien sûr des craintes. Celles-ci peuvent être conceptuelles comme « des interrogations sur le pouvoir réel de ces structures [les associations de l’ESS] et sur le soutien que les pouvoirs publics y apportent » ou pratiques : « on ne sait pas réellement ce qui permet de s’insérer et d’évoluer » dans l’ESS. Mais apparemment le jeu en vaut la chandelle pour ces cadres qui aspirent à : S’exprimer et se dépasser de façon authentique au travers de divers projets et mieux maîtriser leur rythme de vie. Tirer parti de leur potentiel et de leurs compétences grâce à un contexte de collaboration. Être en accord avec leur éthique personnelle, le fameux argument du métier qui a du sens. Le mode opératoire Cette reconversion bien réfléchie est aussi habilement dirigée. L’engin moteur ? La formation, perçue comme « un sésame d’intégration, un signe fort lancé aux employeurs, qui manifeste une adhésion aux principes du secteur ». C’est ainsi qu’un certain nombre de formations apparaissent depuis quelques années, comme le Diplôme d'Université Business Management Parcours Entrepreneur Social de Paris Dauphine par exemple. En 2012, l’Observatoire national de l’ESS identifiait 47% des étudiants dans les cursus liés à l’ESS comme des étudiants en formation continue. Mais la formation peut aussi se faire directement sur le terrain, et des start-ups, comme OnPurpose par exemple, se développent en proposant à ces cadres de mettre la main à la pâte grâce à deux CDD de 6 mois dans des entreprises de l’ESS. Des efforts qui ont de grandes chances d’être récompensés puisque, selon cette même étude, « l’ESS devrait connaitre un grand nombre de recrutements d’ici 2020 ». Références https://cadres.apec.fr/files/live/mounts/media/medias_delia/documents_a_telecharger/etudes_apec/Ces%20cadres%20qui%20veulent%20se%20r%C3%A9orienter%20vers%20l'%C3%A9conomie%20sociale%20et%20solidaire.PDF https://cadres.apec.fr/files/live/mounts/media/medias_delia/documents_a_telecharger/etudes_apec/Ces%20cadres%20qui%20veulent%20se%20r%C3%A9orienter%20vers%20l'%C3%A9conomie%20sociale%20et%20solidaire.PDF http://onpurpose.fr/ http://www.entrepreneur-social.dauphine.fr/
Incubateur de start up : La liberté de changer le monde
Futur et Travail
Avec quelques 3000 start-ups et 100 000 m2 d’incubateurs, il fait bon innover à Paris. Depuis quelques années, la course à entrepreneuriat agile, fondé sur la réunion d’une bonne idée et du talent de start-uppers motivés pour la concrétiser, fait rage dans la capitale. Un terrain de bataille est privilégié : les incubateurs de start-ups Dans ces nouveaux lieux de liberté, on s’affranchit de tous les inconvénients des départements de R&D classiques des grands groupes. Les espaces sont délibérément décloisonnés et inspirants. Comme si l’ouverture physique appelait naturellement l’ouverture des esprits. Les bureaux non nominatifs, les bars et autres petits salons lounge propres à vexer un designer d’intérieur Starbucks sont conçus pour susciter la créativité et, surtout, le partage de cette créativité. Ainsi, l’ingénieur peut y croiser le développeur qui créera sa future application ou le financier qui l’aidera à lever les fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Les Mark Zuckerberg en herbe et autres Bill Gates en puissance habitent ces bureaux 2.0 pour profiter du wifi, pour participer à des conférences sur l’innovation sociale ou sur la façon de monter son business plan, mais surtout pour se rencontrer. Car l’autre nom de la liberté ici, c’est bien l’émulation. Pas de hiérarchie, beaucoup de solidarité Les gens viennent d’horizons différents et sont tous potentiellement porteurs de l’information pertinente qui transformera une bonne idée en pépite. Les équipes de start-uppers ignorent ainsi les organigrammes classiques des directions de grands groupes : tout le monde apporte de façon originale sa pierre à l’édifice. Autre prérequis : la solidarité. Pour s’en convaincre, un rapide focus sur MakeSense, une de ces start-ups dynamiques, en dira que de longs discours. Proposant de réunir ponctuellement et sur des problématiques spécifiques des professionnels dont les compétences sont susceptibles de résoudre ces problématiques, MakeSense fédère une horde de « gangsters » relevant divers « défis » dans le monde entier. Mobiliser deux cent bénévoles pour l’organisation d’un festival à Dakar, trouver une solution d’autofinancement pour une association médicale au Liban, convaincre des restaurants d’être partenaires d’un événement culinaire solidaire à Paris font ainsi partie des missions à prendre en charge par les membres de MakeSense répartis aux quatre coins de la planète. Elément notable : les gangsters se retrouvent autour d’un manifeste dont certaines affirmations s’avèrent particulièrement révélatrices de l’esprit start-up comme « nous sommes responsables de nous-mêmes et conscients des autres » ou « nous sommes toujours une équipe ». Pourquoi est-il si facile de devenir un créateur libre à Paris ? Grâce aux crédit d’impôts recherche, qui défiscalise 30% des coûts de recherches, aux aides aux Jeunes Entreprises Innovantes et aux aides au financement comme le prêt à taux 0 de BPI France, les start-uppers, d’un naturel déjà peu frileux, sont d’autant plus encouragés à se lancer dans leur aventure dans la capitale. L’an dernier, ils ont ainsi réussi à lever 50 millions d’euros, à créer 4 000 emplois et à réaliser 45 millions d’euros de chiffres d’affaires. Et ce n’est que le début. En février 2017, la Halle Freyssinet, plus grand incubateur de start-ups au monde, ouvrira ses portes. Xavier Niel, le patron de Free, financera, avec l’appui de la Caisse des Dépôts et Consignations, ces 30 000 m2 de liberté offerts à la créativité. La promesse d’un terrain de jeu à la hauteur de l’audace enivrante des entrepreneurs modernes. Des réductions exceptionnelles Millesia vous attendent avec Bazarchic Références http://madame.lefigaro.fr/societe/lesprit-lasouffle-sur-paris-110915-98139 http://www.silicon.fr/halle-freyssinet-xavier-niel-ouvrira-debut-2017-135477.html https://www.makesense.org/fr/pages/team
Messagerie d'entreprise, quel avenir ?
Futur et Travail
La messagerie d'entreprise est utilisée et a du succès. Même si elle gêne parfois (consommatrice de temps, boîtes volumineuses), c'est un fait. Il fut un temps pas si lointain (que ceux qui ont plus de 40 ans ont connu) où le choix des moyens de communication écrite était plus simple. C’était un document manuscrit ou tapé à la machine, puis photocopié et envoyé par courrier. Il y avait, certes, des inconvénients : Le courrier arrivait entre un et trois jours après à ses destinataires et il n'était donc pas possible de corriger rapidement. Mais il y avait aussi des avantages indéniables : Il fallait réfléchir au texte et aux destinataires, un soin particulier était mis à son archivage pour pouvoir le retrouver (mots clefs, résumé, classement physique) et des personnes étaient destinées à cette fonction. Après les serveurs de fichiers, la messagerie d'entreprise est arrivée en masse au début des années 1990. Il y a quatre effets majeurs : * La vitesse de transmission quasi instantanée a changé notre mode de fonctionnement parfois au détriment de la prise d'initiative par des acteurs isolés. * Le classement collectif a quasiment disparu. On ne jette plus rien, mais il reste difficile de retrouver l'information pertinente. * Les textes sont souvent moins réfléchis et les destinataires plus nombreux. Ces deux inconvénients se cumulent rendant la communication confuse. * Le contrôle des communications par une autorité devient quasiment impossible. C'est peut-être l'avantage majeur d'Internet de rendre les individus acteurs responsables. Vu de l’utilisateur, cela entraîne un sentiment partagé entre la facilité et la perte de temps passé à lire des textes inutiles et répondre à de trop nombreuses sollicitations. On estime aujourd’hui qu’un cadre passe en moyenne onze minutes devant un sujet avant d’être sollicité. C’est peu pour des sujets complexes !  Cela permet aussi de se réfugier dans l'action, le micro management, au lieu de déléguer pour libérer du temps pour réfléchir. Il est aussi perdu devant les trop nombreuses possibilités qui lui sont offertes (ou interdites !). messagerie d'entreprise Vu de l’administrateur de la messagerie d’entreprise , c’est souvent un cauchemar. * Si le système s’arrête, c’est la révolte. * Chaque employé a parfois mieux chez lui (taille, outil de recherche, disponibilité, etc.) où il peut décider ce qui est bon pour lui sans être traité comme un enfant. * Les contraintes légales d’archivage et de restauration sont contraignantes. * Les contraintes de sécurité brident les évolutions. Le choix devient toujours plus difficile entre les fonctionnalités : * Serveurs de fichiers, * Sites web collaboratifs, * Édition de document simultanément à plusieurs, * Messagerie instantanée, * Blog personnel, * Forums, * Bases de connaissances, * Twitter, * Réseaux sociaux. Le partage de document et la réalisation collaborative dans un environnement web sont en passe de devenir un standard qui complémente efficacement la messagerie. Quelles fonctionnalités faut-il adopter ? Doivent-elles être différentes en fonction des émetteurs et des destinataires ? Doivent-elles être hébergées en interne ou utilisées en SaaS ? Doit-on utiliser les solutions gratuites ? Sans faire de grandes démonstrations, je fais le pari du scénario suivant : * L’hébergement et l’administration technique sont une affaire de spécialiste. Les entreprises achèteront donc des services (SaaS) au détriment de l’hébergement interne pour permettre au DSI et son équipe de se concentrer sur la stratégie, les processus de l'entreprise, l'architecture et les contrats de service. * Les documents seront tous créés sur les serveurs web collaboratif au détriment des serveurs de fichiers qui seront réservés à l’administration technique chez les fournisseurs de service. Ces sites web collaboratifs seront structurés autour des projets et des processus. Ceci permettra de définir les droits d’accès aux documents liés. Ils seront bien sûr ouverts vers les partenaires extérieurs dont les droits seront définis par le projet ou le processus. * La messagerie instantanée sera utilisée pour des échanges d’idées sur un délai court comme avec le téléphone. On peut imaginer que le PC reconnaisse la présence par la proximité  de son téléphone mobile. * La messagerie classique continuera d’exister pour la communication non structurée autour des projets et processus. Le transfert de pièces jointes sera remplacé par des liens vers les sites collaboratifs. * Les profils sur les réseaux sociaux interopérables entre eux seront une des fonctionnalités de base gérées par chaque employé. Une partie gérée en collaboration avec les ressources humaines de l'entreprise restera privée à l'entreprise une autre partie suivra chacun durant sa vie numérique. * La fonction de blog sera utilisée par ceux qui le souhaitent pour publier et défendre leurs idées en dehors de la structure projet/processus. C'est là où s'exprimera la créativité nécessaire au progrès de la société. Il y faudra donc une grande liberté et des méthodes pour que cette précieuse information puisse être collectée en respectant chaque individu. Il restera à choisir les solutions et tracer la route vers ce Monde d'Après. Les sociétés s'adapteront à des vitesses différentes en fonction de leur environnement. Lecture du 28 février 2010 ( http://www.indexel.net/management/reseaux-sociaux-comment-en-tirer-profit.html) : "Les personnes physiques posséderont leurs données personnelles et elles n'autoriseront que certaines entreprises à les"consommer". En proposant un format XML d'échange de données, la plate-forme OpenSocial de Google est une première étape dans cette direction",précise Didier Girard. " Messagerie d'entreprise, quel avenir ? " , Jean-Pierre Cointre - Le Monde Après
Les entreprises qui domineront le monde en 2035 !
Futur et Travail
Les entreprises qui domineront le monde en 2035 !- Daniel Franklin, journaliste à The Economist, imagine le monde des sociétés corporate en 2035 : énergie, finance, électronique...les mégas fusions se multiplient. En tête des 10 premières méga sociétés de 2035 classées par D. Franklin, 'Exxon-Hydro', la ressource la plus précieuse n'est plus le pétrole mais l'eau ! Notons l'arrivée en 8ème position de  'Talentia' : start up  dont l'objectif est de résoudre la 'quête de talents des entreprises dans le monde' : une expansion fulgurante grâce à des solutions innovantes pour équilibrer l'offre et la demande. Pardon M. Franklin, 'all due respect', cette société n'est pas tout à fait une start-up, elle a été fondée 2010 et s'appelle 'The World After' ( Le Monde Après dans le texte !) avec son fameux plasma collaboratif : les individus au cœur des relations d'où émergent les entreprises. Une sorte de pérennisation des relations entres les gens : "les gens d'abord, les entreprises ensuite". Vivement 2035 ! "Les entreprises qui domineront le monde en 2035 !" , Fabien Salicis - Le Monde Apres

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