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1099 Economy
Futur et Travail
L’économie « 1099 ». Si ce terme ne vous dit rien, pour le moment, c’est normal ! Car s’il est très peu utilisé en France, il prend de plus en plus d’ampleur outre atlantique. En effet, cette expression fait référence au document fiscal associé aux métiers de la freelance aux États-Unis, car avec l’essor des plateformes telles que Uber, on estime que plus de 53 millions d’américains travaillent aujourd’hui sous cette forme et ce statut fiscal. Ces travailleurs à la demande sont la cible de nombreuses études pour essayer de comprendre les modifications que connaît le monde du travail actuellement, et tenter d’identifier le profil de ces actifs qui sont de plus en plus nombreux. Néanmoins, s’ils transforment l’économie telle que nous la connaissons aujourd’hui, il reste difficile de les interroger et de définir une cartographie précise de cette nouvelle force. Si Uber diffuse chaque année quelques données concernant plus de 600 de ses chauffeurs, celles-ci doivent être traitées avec précautions, car il est vrai que la compagnie essaie de proposer aux médias un discours positif et valorisant. De nouvelles études indépendantes voient donc régulièrement le jour. Des étudiants de Stanford, notamment, se sont penchés sur les populations utilisant cette nouvelle frange de l’économie : 72% d’entre eux sont des hommes, majoritairement étudiants avec près de 50% d’entre eux encore en études. D’ailleurs, l’une des raisons pour eux de travailler selon ces conditions est la possibilité de choisir leurs horaires de travail. Cependant, si normalement le luxe des freelances est de pouvoir choisir et changer d’employeurs au fil des missions, les nouvelles entreprises de ce marché tentent de plus en plus de conserver leurs employés. Uber, encore une fois, est l’un des précurseurs en ce domaine : entre la privatisation des places de parking à la sortie des concerts et des modes de paiement qui différencient les chauffeurs travaillant plus ou moins souvent pour eux dans la semaine, leur but est évidemment de conserver leurs collaborateurs le plus possible. L’enjeu est important lorsque l’on sait que plus de 30% de ces travailleurs ne se voient pas faire toute leur carrière dans ce domaine. Un challenge de plus pour ces compagnies qui emploient des travailleurs indépendants et souhaitent modifier durablement le marché de l’emploi !
Réforme du travail et extension du CDI de mission : le futur de la freelance ?
Futur et Travail
A la fin du mois d’août cette année, il n’y avait pas que la rentrée qui faisait parler d’elle : c’était aussi, et surtout, l’annonce et la publication par le gouvernement des cinq ordonnances visant à réformer le code du travail. Parmi les ordonnances relatives au compte professionnel de prévention, à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail ou bien celles concernant les mesures relatives au cadre de la négociation collective, une ordonnance notamment a fait beaucoup parler d’elle : celle relative à la prévisibilité et à la sécurisation des relations de travail. Mesure attendue (et réclamée) pour les uns, ou bien décriée par les autres, elle a, en ce début d’année scolaire, fait couler beaucoup d’encre. Le 31 Aout, donc, Muriel Pénicaud, actuelle ministre du travail, a introduit ce nouveau contrat « d’opération » ou « de projet » qui a été pensé comme une extension des « CDI de chantiers » jusque-là seulement autorisé dans le secteur du BTP. Censé permettre aux entreprises de faire face à des pics d’activités suivant la signature de contrats limités dans le temps à la réalisation de projets spécifiques, ce nouveau contrat de travail se situe à la frontière du CDI et du CDD ou de l’intérim. Autorisé par accord de branche, ce nouvel outil de recrutement a pour but de permettre une plus grande flexibilité à l’embauche. Dans les faits, le salarié embauché sous ce contrat le sera en CDI, mais il sera affecté à une mission précise, exceptionnelle et cadrée dans le temps. La fin de celle-ci sera une cause réelle et sérieuse de licenciement lui donnant droit à une indemnité de licenciement mais pas d'indemnité de précarité. Un contrat : deux visions du monde Réclamé depuis longtemps par plusieurs secteurs et organisations patronales comme le MEDEF, ce contrat doit apporter une réponse aux nouvelles entreprises, notamment du numérique, qui aujourd’hui répondent de plus à plus à des commandes exceptionnelles ou à des phases de développement plus longues que les 18 mois maximum prévus par les contrats en CDD. Au contraire, pour les syndicats, cette disposition pourrait bien marquer la fin du CDI et des protections qui lui sont associées. Ainsi, pour la secrétaire nationale de la CGT Catherine Perret, « tous les métiers peuvent être attachés à une opération. Les entreprises vont sans doute y recourir avant tout pour les métiers de l'encadrement, de l'informatique ou des nouvelles technologies. Mais les fonctions support, une secrétaire par exemple, peuvent tout à fait être aussi concernées". Signées le vendredi 22 Septembre par le président Emmanuel Macron, nul doute, donc, que la mise en place et l’utilisation de ces ordonnances feront l’objet de toutes les attentions et observations durant les mois à venir !
Les archéologues français : des Indiana Jones 2.0 ?
Actualités

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Futur et Travail
Découvrir le tombeau perdu d’un ancien pharaon grec, mettre à jour les vestiges d’une civilisation disparue depuis des millénaires ou encore reconstituer un squelette de dinosaure… ce sont souvent ces images qui nous viennent en tête lorsque l’on pense à l’archéologie ou que l’on s’imagine, enfant, réaliser ce métier. Pourtant, cette représentation est aujourd’hui bien dépassée ! Cinq années d’études plus tard, ce ne sont plus des jungles inexplorées que les jeunes diplômés s’apprêtent à arpenter, mais plutôt des sites high-techs où se côtoient les meilleurs experts scientifiques de tous les pays. Véritables laboratoires de recherche, les sites de fouilles sur lesquels les archéologues français sont amenés à travailler ne sont pas pour autant seulement des espaces scientifiques. Ils agissent en effet pour la France comme de véritables plateformes diplomatiques. Dans ce cadre, il existe actuellement dans le monde 12 instituts de recherche français à l’étranger ayant une activité dans le domaine archéologique. Ils se situent en Afghanistan, en Afrique du Sud, en Éthiopie à Jérusalem-Ouest, au Kenya, au Koweït, au Moyen-Orient (Liban – Irak – Jordanie – Syrie), en Amérique Centrale (Mexique – Guatemala), an Amérique du Sud (Pérou – Bolivie – Colombie – Équateur), en Russie, au Soudan et enfin en Turquie. Mais il est important de noter également que de très nombreux partenariats se mettent aussi en place en dehors de ces zones : ainsi, la France est par exemple le seul pays étranger à disposer d’une équipe de recherche en Corée du Nord (mission archéologique à Kaesŏng, dirigée par E. Chabanol), suite à la sollicitation de la National Authority for the Protection of Cultural Heritage (NAPCH) . Car si la France est si bien implantée à l’étranger, c’est parce qu’elle s’est dotée très tôt (dès 1945 !) d'une instance d'évaluation et d'orientation de sa politique archéologique en dehors du territoire : la Commission des fouilles. Créé dans une perspective traditionnelle d'échanges entre l'archéologie extra-européenne et la diplomatie française, cet organisme permet une politique suivie quant au choix des partenaires comme à l'exigence d'une rigueur scientifique. Regroupant les grands acteurs de la recherche nationale (musées, C.N.R.S., universités, Collège de France, École pratique des hautes études, I.N.R.A.P.), la commission soutenait financièrement, en 2005, plus de cent quarante missions réparties dans soixante pays. Elle permet ainsi à près de 1 800 personnes chaque année (dont près de 800 non-français) de travailler à l’étranger. Si ces places sont très majoritairement réservées aux cadres scientifiques, ce fonctionnement permet également à certains étudiants en fin de master de participer à des missions exceptionnelles et de leur faire découvrir le terrain, entre collègues internationaux et outils numériques dernier cri !
Quand apprendre rime avec entreprendre
Actualités

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Futur et Travail
On a pu en apercevoir une caricature dans le film La crème de la crème de Kim Chapiron : mais qui sont vraiment ces étudiants qui se lancent dans le freelancing ou l’entreprenariat ? De plus en plus d’étudiants choisissent en effet de financer leurs loisirs ou leurs études en se lançant dans ce genre d’aventures plutôt que de prendre un job étudiant. Du job étudiant au freelancing En France, 70% des étudiants travaillent chaque année en parallèle de leurs études. Travailler dans un fast-food, dans une boulangerie, garder des enfants, donner des cours : nombreux sont les petits jobs qui permettent aux étudiants de gagner un peu d’argent. Cependant, force est de constater que la majorité de ces jobs sont peu valorisantes pour l’étudiant et ne lui permettent pas vraiment d’acquérir une expérience professionnelle en lien avec leur domaine d’études.  Alors un certain nombre d’entre eux, en particulier dans les écoles de commerce, de design ou encore d’informatique, se sont lancés dans l’aventure freelance. La plateforme La crème de la crème, inspirée du film de Chapiron, propose par exemple aux entreprises les services des étudiants issus des meilleurs établissements français prenant le statut de freelance. Dans les grandes écoles, les Junior Entreprises, qui proposent des missions diverses à vocation pédagogique et lucrative aux étudiants, ont elles aussi grandement acquis en crédibilité auprès des entreprises. Des étudiants devenus experts du numérique Qu’est-ce qui pousse donc les étudiants à se lancer dans le freelance au fond ?  Une meilleure rémunération, une charge de travail flexible, une grande autonomie, un gain d’expérience professionnel, une expertise ? Probablement un peu de tout ça à la fois. Du côté des entreprises, c’est une preuve de confiance que de confier une mission à un étudiant, mais souvent une expérience concluante. En effet, sur des marchés où certaines compétences, notamment liées au digital, sont encore très rares ou très coûteuses (data analyse, community management, développement web…) les étudiants ont une longueur d’avance sur de nombreux salariés. Pour les associations, les PME, mais aussi les grandes entreprises, proposer une mission à un étudiant freelance est donc devenu une alternative très sérieuse à l’embauche d’un nouveau profil, ou au recours à une agence spécialisée. De l’autre côté, c’est l’occasion pour l’étudiant de mettre un pied (voire les deux) dans son futur environnement de travail. Le travail indépendant : une tendance générale du marché du travail Ce mouvement d’autonomisation des étudiants peut d’autre part être relié à deux tendances plus lourdes dans notre société : l’augmentation du nombre d’années d’études et du prix de celles-ci d’une part et l’émergence d’une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants. En effet, d’un côté 44.7% d’une classe d’âge obtient aujourd’hui un diplôme du supérieur (là où environ 28% de la génération née entre 1966 et 1970 en obtenait) : il n’y a donc jamais eu autant d’étudiants du supérieur. De l’autre, depuis 2004, le nombre de freelance a augmenté de 45%, et les moins de 26 ans représentent 12% d’entre eux. Que peut-on en conclure ? Que de plus en plus d’étudiants étudient de plus en plus longtemps et qu’ils sont en passe de devenir une ressource humaine pour les entreprises qui peuvent trouver parmi eux des compétences qu’elles ne possèdent pas encore en interne. Les étudiants freelance ont beau être dans l’ombre de la masse des travailleurs indépendants, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer chaque année.
Et si, vous aussi, vous délocalisiez votre auto-entreprise au soleil ?
Futur et Travail
Du sable fin, une eau turquoise et… un ordinateur ! Ne serait-ce pas le bureau idéal ? C’est en tout cas l’une des possibilités qui pourrait s’offrir à vous si vous décidiez de devenir auto-entrepreneur à l’étranger. En effet, à l’heure où les métiers de l’informatique, du digital ou encore du conseil ne cessent de se développer et affichent des taux de croissance record (plus de 10% pour les agences digitales et environ 8,5% pour les filières du conseil en France ces dernières années), il n’a jamais été aussi simple de faire ses valises pour délocaliser son activité à l’autre bout du monde. Pour ce faire, une formule en particulier séduit ces aventuriers du 21ème siècle : le statut d’auto-entrepreneur. Créé en 2008, celui-ci continue de convaincre chaque année plus de 200 000 individus, et, s’il n’est pas réservé au secteur du numérique, cette branche est tout de même la plus propice à l’expatriation. Effectivement, rien de plus simple que de déménager lorsque son activité ne nécessite qu’un ordinateur et un coin de table ou de canapé pour se développer : une prouesse rendue possible grâce à l’essor d’internet et des métiers tels que graphic designer, développeur ou encore consultants en tous genres ! Quel que soit le projet considéré, et au-delà d’un attachement particulier envers de possibles clients français, ce qui pousse généralement ces travailleurs expatriés à maintenir la domiciliation de leur activité en France, ce sont surtout les avantages sociaux garantis par notre système. Sécurité sociale, retraite… Autant d’éléments que ces travailleurs indépendants souhaitent conserver où qu’ils se trouvent. Bon à savoir Néanmoins, si à la lecture de ces quelques lignes l’envie de réaménager votre bureau dans un coin de paillote au bord de la mer vous démange, quelques points importants sont tout de même à connaître avant de se lancer. Ainsi, il est par exemple primordial de bien se renseigner auprès des autorités locales pour connaître les règles en matière de fiscalité. Les auto-entrepreneurs payent leurs impôts en France : certains pays ne sont donc pas toujours emballés à l’idée qu’un résident ne reverse pas une partie de ses revenus à son pays d’accueil (plusieurs entrepreneurs en ont fait l’amère expérience dans des pays comme la Thaïlande par exemple). De même, s’il est possible de résider à l’étranger tout en effectuant une activité imposable en France, il est nécessaire de domicilier celle-ci sur le territoire national. Pour ce faire : Boites postales, adresse de proches ou société de domiciliation d’entreprises… Les solutions ne manquent pas ! Pour finir, comme vos collègues basés en France, vous serez soumis aux conditions imposées par le statut d’auto-entrepreneur : notamment des limites en matière de chiffre d’affaires ou encore des règles strictes en matière de TVA qui seront applicables différemment selon les pays des clients que vous facturerez. Encore quelques détails à approfondir, donc, avant d’acheter enfin votre billet d’avion !
Travailler 32h par semaine
Bonheur et Travail

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Futur et Travail
Impossible de passer à côté d’un des points clés du programme des présidentielles 2017 : le temps hebdomadaire de travail. C’est un débat qui anime la société depuis l’établissement des 35h par semaine de travail en 2000 par Martine Aubry sous le gouvernement Jospin. Le passage des 39h aux 35h a en effet marqué un tournant dont l’objectif, la création d’emplois, est loin d’avoir été atteint à long terme. La question de réduire encore une fois le temps de travail à 32h hebdomadaire a fait son apparition à de brefs instants durant cette campagne. Le principal argument en faveur des 32h était que la moyenne des heures travaillées par les français correspond déjà à 32h. Ainsi, si la plupart des employés effectuent entre 35 et 39h de travail, une grosse partie est réellement en deçà de ces repères. Principalement à cause du temps partiel. Travailler moins permettrait-il finalement de correspondre à la moyenne hebdomadaire du temps de travail ? Il s’agit surtout en théorie d’une manière de redistribuer le temps hebdomadaire en prenant en compte l’amélioration technologique. L’idée est finalement de faire travailler les robots à la place des salariés, libérant ainsi ces derniers de la contrainte du métier. Cette vision utopique qui aurait sûrement séduit Marx laisse songeur. Pourtant cela implique de repenser totalement les échelles de rémunérations calculer sur des heures travaillées et des compétences. Peut être que d’autres critères sont à prendre en compte désormais. Mais lesquels ? Le débat politique ayant survolé la question, aucune réponse n’a été réellement apportée ce qui empêche de se projeter dans ces solutions. Le travail à 32h sera-t-il le futur ? Difficile à dire vu d’aujourd’hui, mais le débat est ouvert. La France n’est d’ailleurs pas le seul pays concerné, l’Allemagne aussi a vu mentionné cette idée dans son débat politique. Il faut juste imaginer qu’un jour il ne sera pas repris uniquement entre ceux qui sont pour et ceux contre maintenir l’emploi. Il s’agit plutôt de repenser de manière plus durable notre lien avec le travail et la place qu’il doit prendre. Ce n’est pas juste une question de sauvegarde des professions mais plutôt un sujet d’une plus grande ampleur. L’impact de la technologie dans la vie de nombreux employés (ou non employés) en France n’est pas à minimiser, et ce sont ces débats de fond qui permettront de se projeter un peu plus loin dans la société.
Nouvelles technologies, nouveaux métiers
Futur et Travail
Lorsque vient le sujet des nouvelles technologies, deux camps s’affrontent irrémédiablement. D’un côté, les plus conservateurs vous expliquent que ces nouvelles technologies de l’information et de la communication vont tuer toute forme de travail, en commençant par celui des moins qualifiés. De l’autre, les plus modernistes (ou les plus libéraux, c’est au choix) vous serviront le classique « les NTIC sont une formidable opportunité économique pour tous les acteurs ». Ces deux camps irréconciliables ont, dans une certaine mesure, raisons tout en même temps : le processus Schumpetérien de destruction créatrice implique que toute innovation soit à la fois destructrice et créatrice d’emploi. Sans calculer les gains nets (ou la perte nette d’emploi), il est toutefois difficile de trancher ce débat. C’est pourquoi nous allons simplement nous contenter d’observer quelques-uns de ces nouveaux métiers que l’économie numérique a créés. Tout d’abord, il y a les développeurs. Parlez d’un développeur à votre grand-père, il vous demandera très certainement si ça sert à tirer les photos… Les développeurs sont les personnes derrière chaque site web, chaque application mobile, chaque logiciel que vous utilisez. Leur croissance a été exponentielle. Selon une étude de LinkedIn aux Etats-Unis, le nombre de développeur iOS a été multiplié par 12,634 en 5 ans (x10,554 pour les développeurs Android). Egalement derrière les écrans, on trouve les webmasters (en charge du contenu sur un site web) et leurs collègues des réseaux sociaux, les Community Managers . Au centre de toutes les attentions, la data. Internet en regorge et des sociétés se sont spécialisées dans leur exploitation. Si vous n’avez jamais entendu parler des Data Analysts (ou Scientists), sachez que c’est un poste de plus en plus recherché (selon La Tribune « on se les arrache. ») qui demande une formation pointue (de nombreux analystes de données sont issus des meilleures écoles d’ingénieurs). Enfin, autres métiers à forte valeur ajoutée : les CDO ( chief digital officer ou Chief Data officer) et autres Chief Marketing Technologist. N’oublions pas pour finir les métiers les plus précaires qui ont été créés par la disruption de différents secteurs, comme chauffeur Uber ou coursier Deliveroo mais aussi Youtuber ou Instagramer. Ainsi, s’il est utopique de penser que l’ économie digitale apporte du travail à tout le monde, il est parfaitement inexact de soutenir qu’elle ne fait que détruire des emplois. Au travers de ces quelques exemples (parmi tant d’autres), nous pouvons constater que des centaines de milliers d’emplois ont été créés par le digital, profitant in fine surtout aux plus jeunes et/ou aux plus diplômés.
Les emplois qui vont disparaître
Futur et Travail
Peut être avez-vous remarqué que la caissière de votre supermarché préféré avait changé ces dernières années. Elle est devenue beaucoup plus carré et fait du bruit quand vous vous trompez en scannant l’article. Parce que vous en revanche, vous avez développé une nouvelle compétence. Le métier de caissier est donc en train de disparaître, et c’est loin d’être le seul. En effet, les transformations digitales que connaissent les entreprises donnent lieu à de très fortes rationalisations des organisations. Les technologies numériques prennent de plus en plus de place dans le quotidien et permettent aux collaborateurs de développer des compétences qu’ils n’avaient pas le temps de développer précédemment. Plusieurs métiers sont donc remis en question comme celui des secrétaires, des assistants ou des personnels administratifs, postes de moins en moins indispensables dans les organisations. C’est également le problème de nombreux emplois d’ouvriers (dans la mécanique par exemple). Charlie Chaplin nous le présentait déjà en 1936 avec Les Temps Modernes mais l’envahissement de la technologie est chaque jour plus réel. Des secteurs sont touchés de manière plus globale également : celui de textile, de l’automobile (principalement liés à la délocalisation), celui de la poste, des télécommunications. Il est possible d’aller plus loin encore, en imaginant la voiture autonome de demain. Elle n’aura plus besoin de conducteurs, donc plus besoin de passer le permis de conduire. Fini les auto-écoles et les inspecteurs liés à l’examen. Fini les assurances aussi car plus d’accidents liés aux comportements humain. Ce n’est qu’un exemple. Peut-être l’un des plus proches en passe d’être réalisé car la voiture autonome a déjà une roue dans le marché. Quelles solutions sont proposées par les entreprises et la société ? Pour accompagner l’émergence à grande échelle de la technologie dans les entreprises, ces dernières mettent en place des solutions innovantes. Que ce soit grâce à la mobilité interne pour permettre des reclassements ou grâce à la formation pour permettre aux collaborateurs de changer de profession, les solutions sont multiples. En effet, face à un métier « en voie de disparition », l’entreprise a plusieurs angles d’attaque.  Avec cette vision globale elle peut mettre en place des stratégies de transformation des métiers. Par exemple, le métier de comptable se dirige de plus en plus vers l’analyse et de moins en moins vers la saisie. C’est donc le cas de plusieurs emplois administratifs. De manière générale, ce sont les métiers d’analyse et de conseil qui perdurent face à la suprématie digitale. Ils complètent en effet à la perfection le côté exécutif du numérique qui est lui beaucoup plus efficace à cette mission. L’entreprise reste plutôt réactive face à ces difficultés et ces transformations. Il n’est pas possible d’en dire autant de l’école qui a du mal à proposer des solutions proposant de la visibilité aux écoliers. Avec quelques années de retard, il sera sûrement possible d’être formé aux nouveaux métiers.
Le reverse mentoring
Futur et Travail
L’entreprise est en constante évolution. Confrontée à un défi générationnel lié à l’ère du numérique et à l’apparition de la génération Y sur le marché du travail, elle a dû compenser cet écart. D’abord en formant ses employés aux outils techniques numériques. Ensuite en permettant à cette nouvelle génération d’utiliser ses compétences et de les transmettre aux profils plus séniors. L’apparition du reverse mentoring Ces dernières années, la tendance du reverse mentoring aussi appelé mentorat inversé fait fureur dans les entreprises. En effet, ces structures ont vite compris que la nouvelle génération allait pouvoir transmettre ses compétences en termes de nouvelles technologies. Il a donc été mis en place un véritable travail de partage entre les jeunes et leurs dirigeants. L’objectif de cette collaboration est de casser la relation classique entre le manager et son subordonné. En effet, traditionnellement cette relation s’effectue plutôt unilatéralement. Le manager transmet traditionnellement son expérience, il a un rôle de mentor. Aujourd’hui cette relation, si elle n’est pas en passe de disparaître, est en train de s’enrichir d’un nouveau volet. En effet le jeune salarié occupant un poste d’apprenti peut lui aussi transmettre une expérience. Cela aboutit à la transformation des entreprises et de leur acquis du management. Des ateliers sont ainsi organisés en général sous forme de rendez-vous individuels quelques heures par semaine pour aider les managers seniors dans leur utilisation des outils numériques. L’avantage de cette pratique est également de ne pas faire appel à l’extérieur pour cette formation et donc de créer un lien entre le jeune qui se sent utile dès son entrée dans l’entreprise et le manager qui peut donc rester ancré dans son époque en développant des compétences qui lui manquaient pour prendre pleinement conscience des enjeux du numérique. En effet, le manager se doit d’être acteur de son utilisation des outils digitaux pour ne pas se retrouver distancé. Apprendre à utiliser les réseaux sociaux, à poster sur l’intranet de l’entreprise ou à gérer sa fiche de paye numérique sont des actions quotidiennes qui témoignent de la réactivité du manager. LinkedIn, par exemple est un des réseaux sociaux les plus reconnus parmi les professionnels et nombreux sont ceux qui n’ont pas les codes pour s’en servir. La révolution de la culture du numérique n’est pas qu’une question d’outils mais aussi d’intégration des codes qui y sont liés. Trouver la bonne attitude, poster le bon nombre de fois, susciter l’adhésion et transmettre de l’information ne se fait pas de la même manière sur le web. La création d’une solidarité intergénérationnelle dans l’entreprise participe à une meilleure cohésion sociale. Ce sont donc des volets essentiels au développement et le renforcement de ce lien de reverse mentoring enrichi les deux générations de bien des manières. Pour le digital native c’est la possibilité d’apprendre les rouages de l’entreprise et de garantir son intégration. Pour les personnes plus âgées, c’est la possibilité de comprendre et d’appréhender les codes du monde digital.
Le Bitcoin pour les entreprises
Futur et Travail
Le Bitcoin est un moyen de paiement dont la cote de popularité ne cesse de croitre, notamment auprès des entreprises. En effet, si 60 000 marchands utilisent le Bitcoin dans le monde, de plus en plus d'hôtels, de cafés ou de restaurants n'hésitent plus à afficher qu'ils acceptent les paiements en bitcoins (on peut citer par exemple la Brasserie O’Caire à Paris). Son développement a même conduit le site Quartz.com à émettre l’idée que le Bitcoin pourrait être la nouvelle monnaie nationale si le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse se révélait positif… Les entreprises sont de plus attirées par cette monnaie cryptographique et les atouts qu’elle présente face aux autres formes de paiement. En voici quelques-uns : Une protection contre la fraude Les entreprises sont parfois confrontées au problème de la fraude et des paiements en retard. Comme les transactions par le réseau Bitcoin sont irréversibles et sécurisés, les coûts engendrés par la fraude ne sont pas à la charge des commerçants. Des transactions vers l’international sans délai supplémentaire Comme les unités Bitcoin n’ont pas d’emplacements physiques réels, les transferts se font sans délai, car il n’y a plus de passage par une banque intermédiaire. Des frais moins onéreux L’émission et la réception des paiements par Bitcoin se réalisent quasiment sans aucun frais. Souvent, les frais sont optionnels (si on veut que la confirmation de la transaction se fasse plus rapidement). Des multi-signatures Le réseau Bitcoin a une fonctionnalité qui, si activée, autorise la transaction de Bitcoins seulement si un ensemble de personnes choisies ont validé la transaction. A titre d’exemple, cette option permet de mener à bien les décisions d’un conseil d’administration, pour éviter des dépenses non autorisées. Une comptabilité transparente En utilisant Bitcoin, on a accès à un haut niveau de transparence car les transactions et les soldes sont vérifiables à tout moment. Les associations non-lucratives peuvent ainsi montrer combien elles perçoivent en dons.
La révolution des métiers – Nouveaux métiers, nouvelles compétences : Quels enjeux pour l’entreprise ?
Futur et Travail
Anticiper les transitions pour mieux y répondre, voici ce que chaque entreprise cherche à faire pour créer les conditions optimales de sa croissance. Cet article s’attache à résumer un rapport du cabinet d’audit EY abordant les nouveaux métiers et les nouvelles compétences dans l’entreprise. Un sujet très actuel tant l’économie numérique et l’arrivée des millenials sur le marché de l’emploi modifie les perspectives en termes d’organisation et de gestion du capital humain. Si les dirigeants semblent assez inquiets quant à leur capacité à accompagner ces changements, leurs priorités semblent claires : la formation est le levier prioritaire, suivie de l’embauche de nouveaux collaborateurs. Tout d’abord, le rapport s’arrête sur les nouvelles formes d’emploi, porté par l’augmentation du travail temporaire et la croissance exponentielle de l’entreprenariat, mais aussi du travail indépendant (notamment pour les métiers créatifs ou intellectuels). La tendance de fond semble donc être la remise en cause du salariat. Cela s’accompagne de nouveaux modes de travail tel que le télétravail et de collaborateurs de plus en plus connectés. Les dirigeants sont bien conscients de cette réalité puisque 90% d’entre eux anticipent des évolutions, et 39% pensent que plus d’un quart de leurs collaborateurs va voir leur métier évoluer d’ici 5 ans. Sans surprise, ils estiment que les deux causes principales de changement sont les nouvelles technologies (41%) et la mondialisation (31%). Les niveaux hiérarchiques les plus faibles en seront vraisemblablement les premières victimes. Lorsqu’on en vient aux compétences techniques, la connaissance du digital et des NTIC sont logiquement plébiscité. Elle arrive en tête devant la gestion de relation client et la capacité d’innovation. Du côté des compétences comportementales, travail d’équipe, gestion du stress et intégration du changement constituent le tiercé gagnant du travailleur du XXIème siècle. EY esquisse même le portrait de la recrue idéale ; et puisqu’un bon dessin vaut souvent mieux qu’un long discours, les analystes ont réalisé ce très joli schéma qu’il nous fallait nécessairement vous partager. A l’échelle mondiale, les métiers les plus en croissances sont liés aux marques (marketing, ventes), aux médias, mais aussi à l’économie sociale et solidaire et à la santé (portés notamment par l’aide à la personne dans les pays à la population vieillissante). A l’inverse, on observe une certaine dilution des postes en IT, gestion de projet ou achats : des métiers techniques qui correspondent maintenant à des compétences requises. Le rapport détaille enfin dans ses dernières pages les principales transitions à attendre secteur par secteur et métier par métier et conclut sur 10 clés pour l’avenir parmi lesquelles : une gestion des RH rattachée à la stratégie, plus de formation et de mobilité pour répondre à la pénurie de compétences, la valorisation des talents mais aussi et surtout : faire confiance ! Enregistrer Enregistrer
2030 selon Keynes
Futur et Travail
En 1930, l’économiste britannique John Meynard Keynes publie sa « Lettre à nos petits enfants » dans laquelle il livre une réflexion prospective sur l’avenir du capitalisme. Il y décrit sa vision du monde un siècle plus tard, en 2030. Keynes y prédisait la semaine de 15h, la fin de la « lutte pour la subsistance » et l’émergence d’une société d’abondance dans laquelle les « besoins absolus » de l’homme seraient assouvis, la fin d’une société gouvernée par l’économie au profit des valeurs humaines et le travail comme source de plénitude et de réalisation de soi. A 13 ans de l’échéance, faisons donc le bilan… Selon Keynes, le capitalisme serait un régime transitoire, nécessaire pour rompre avec l’état de rareté qui aliène l’Homme. Une fois qu’il aurait satisfait les besoins essentiels de l’individu, le capitalisme serait amené à disparaitre afin de permettre à l’Homme de se recentrer sur son propre développement. Cela serait d’autant plus nécessaire que le capitalisme perverti l’Homme en le rendant incapable de s’ancrer dans le présent et en cultivant la cupidité. Les économies européennes entreraient dans cette phase de transition au début du XXIe siècle, à une période où les évolutions technologiques auront permis des gains de productivité suffisants pour libérer progressivement l’Homme de la nécessité de produire. Keynes craignait même que cette période de découverte de l’oisiveté et de « réajustement des habitudes et des instincts que devra effectuer l’homme moyen » ne se traduise par « une dépression nerveuse collective ». Alors que la production des pays développés a été multipliée par quatre depuis les années 1930, la satisfaction des besoins essentiels n’a pas conduit à une disparition du capitalisme ou une réduction aussi importante du temps de travail. A l’inverse, les bribes de dépression nerveuse collective qui existent dans le monde contemporain sont davantage le fait du surmenage que de l’oisiveté. Comment expliquer un tel écart entre les prédictions de Keynes et la réalité? Bien que le développement personnel ou l’ascétisme soient des valeurs éminemment contemporaines, nous n’avons pas été capables de nous contenter de la satisfaction de nos besoins primaires. Est-ce uniquement l’amour de l’argent ou bien encore à la création des nouveaux besoins ? Et si Keynes avait sous-estimé l’importance de la croissance qualitative ? Bien que le temps de travail ne se soit pas réduit aussi spectaculairement qu’il le prédisait, l’amélioration des conditions de travail a été considérable. De même, le renouvèlement de la demande s’explique pour partie par l’amélioration continue de la qualité de l’offre. Cette œuvre, au croisement de l’économie et de la philosophie, fait profondément écho aux réflexions contemporaines. Il enjoint notamment l’Homme de 2030 à tirer les leçons des sociétés humaines qui l’on précédent afin d’ « utiliser l’abondance nouvelle tout autrement » ; en construisant un « projet de vie très différent du leur ».

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