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Génération z : est-elle vraiment différente ?

Futur et Travail

5/6/2019

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Redoutée, critiquée, ou au contraire source de tous les éloges, la génération z n’arrête pas de faire parler d’elle. Est-elle vraiment différente ?

Qu’est-ce que la génération z ?

La génération z est celle née après 1995, ce sont les enfants de la génération X. On parle d’une génération z très curieuse, connectée depuis sa naissance, exigeante et entreprenante.
Il s’agit d’une génération ayant grandie dans un monde mondialisé, et beaucoup de jeunes voient aujourd’hui le monde comme un terrain de jeu. Ils multiplient les expériences à l’étranger, font le tour du monde, parlent plusieurs langues et grâce aux nouvelles technologies vont vivre leurs projets à l’international.

Leur rapport à l’apprentissage est également différent, les bancs de l’Université ne sont plus le seul lieu de transmission de la connaissance : Internet est une mine d’informations dans laquelle ils savent parfaitement piocher. De plus, pour la génération z l’apprentissage est vu comme un processus continu qu’ils développeront toute leur vie.

Génération z : est-elle vraiment différente ?

La génération z et le travail

La génération z est souvent cataloguée comme une génération qui n’aime pas travailler. Il n’y a rien de plus faux que ce cliché. La génération z a une vision et une logique du travail différente de celle des générations précédentes !

Dans une enquête menée par BNB Paribas et The Boson Project, menée auprès de 3200 français âgés de 15 à 20 ans en 2015, l’entreprise est vue comme une source de stress pour 36% d’entre eux et seulement 23% se disent attirés par ce modèle. L’entreprise est jugée trop dure et compliquée, avec des relations entre les salariés basées sur la compétition.

Si l’entreprise est vue comme une entité déshumanisée et déshumanisante, certains aspects sont valorisés. Le travail en équipe, l’innovation, l’acquisition d’expérience sont valorisées. Les nouvelles formes de travail, en flex office, open-space, en mode “startup” sont plébiscitées par la génération z !

Dans l’étude de BNB Paribas et de The Boson Project, près de 47% des jeunes de l’enquête souhaitent créer leur entreprise. Cela montre bien qu’ils ne rejettent pas totalement le modèle de l’entreprise, ils veulent juste l’adapter. Ce sont les passions, et non plus la raison qui les aideront à choisir leur métier pour 84,5% des interrogés

Autre point qui marque cette génération c’est le pragmatisme dont elle fait preuve. Cette génération Z prend ses propres décisions et assume les conséquences de ces actes, c’est pourquoi l’entreprenariat est une sorte d’évidence pour eux. Il est aussi à noter que les slashers sont des passionnés, 84.5% d’entre eux choisiront leur métier par passion et non par raison.

Un autre élément déterminant est la volonté de ne pas mettre de côté leur vie personnelle au profit de leur vie professionnelle. Ils ne veulent pas d’une carrière en contradiction avec leurs valeur, et souhaitent conserver du temps pour leurs activités. Les entreprises l’ont bien compris et mettent en avant leur politique RSE, ainsi que leurs investissements pour les projets et les activités personnels de leurs salariés. Attirer les talents de la génération z est désormais un enjeu clé pour les RH !

Il ne s’agit pas uniquement de les attirer, mais également de les fidéliser. Une étude menée par le cabinet de conseil Accenture en 2018, montre que 72% des jeunes diplômés de Grandes Écoles interrogés et rentrés sur le marché du travail en 2017 se considéraient comme “sous-employés” et envisagent de quitter leur premier emploi.

Les recommandations d’Accenture pour retenir les talents sont multiples, il faut que les entreprises encouragent la création de lien, encouragent les expériences croisées en affectant les nouvelles recrues sur des projets multi-domaines et les aident à élaborer des plans de carrière sur le long terme.

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