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Industrie 4.0

9/1/2016

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Manel El Robrini

L’industrie 4.0 arrive après les révolutions qui ont rythmées l’histoire du travail manuel : la mécanisation, l’industrialisation et l’automatisation. Cette nouvelle manière d’organiser les moyens de production repose sur la connexion permanente entre internet, les objets et les systèmes cyber-physiques. Egalement appelées « cyber-usines » ou « usines digitales », l’implantation de smart-cities caractérise cette nouvelle ère industrielle, qui peut parfois s’apparenter à de la science-fiction de par son apparence futuriste. Cependant, certaines entreprises françaises connaissent déjà cette transformation.

 

Une révolution ou une mutation

Alors que certains comme Frédéric Abbal, Président du Gimélec, pensent que l’industrie 4.0 est « une rupture technologique majeure », d’autres parlent davantage d’une réorganisation du mode de production à partir d’outils qui sont déjà utilisés très communément. En effet, le big data et les automates sont déjà très largement répandus dans les usines de production !

 

Des enjeux pour la formation professionnelle

Si l’organisation de l’entreprise évolue, il semble naturel que les formations des salariés évoluent également ! Le développement de l’industrie 4.0 s’accompagne de la montée des qualifications exigées, due au remplacement des ouvriers peu qualifiés par des machines connectées. Elle rend également indispensable la formation de profils interdisciplinaires, avec des informaticiens en mesure de comprendre la mécanique des machines, et inversement avec des ingénieurs renseignés sur les technologies de l’information, selon le Professeur Wolfgang Wahlster.

 

Une évolution humaniste ?

Pas de panique, l’homme ne disparaitra pas de l’usine ! Bien que les syndicats concernés rappellent que l’homme doit régir ces systèmes de machines connectées et non la situation inverse, le discours général n’est ni anxieux, ni pessimiste. A titre d’exemple, le syndicat ouvrier allemand IG Metall rassure que la valeur-ajoutée de l’homme face aux machines et face à internet, sa capacité à innover, à penser par lui-même, à être créatif, lui confère une supériorité. Par ailleurs, il faudra toujours selon eux des hommes pour assurer la sécurité au sein de l’usine et superviser la qualité de l’information transmise et des produits finis. Pour Navi Radjou, consultant à la Sillicon Valley, l’industrie 4.O serait non seulement humaine car elle repose sur l’ingéniosité des hommes,

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