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Insulte au travail : que faire ?

Bonheur et Travail

3/11/2019

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Insulte au travail : que faire ?

Une dispute, des vieux conflits… le lieu de travail peut être le lieu de débordements. Que faut-il faire en cas d’insulte au travail ?

Insultes au travail : que faire ?

En 2011, une étude de la Harvard Business Review réalisée auprès de salariés américains révélait que 98% des salariés avaient déjà subi des incivilités sur leur lieu de travail. Ces incivilités peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la santé mentale voir physique, et il est important d’adopter les bons réflexes face à une insulte au travail.

● insulte au travail et la loi :

Une insulte au travail est considérée par le code du travail comme une forme de violence, et est fermement prohibée :
"aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel" (article L. 1152-1 du Code du travail).

Les insultes entrent dans le cadre de cette définition du harcèlement, car elles portent atteinte à la dignité du salarié, et peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé de celui-ci.

● La responsabilité de l’employeur :

En cas d’insulte sur le lieu de travail, il faut à tout prix en informer l’employeur qui possède par ailleurs une obligation de prévention du harcèlement moral pour ses salariés, mais aussi les personnes en formation ou en stage. Aucune victime ne pourra être licenciée ou subir des mesures répressives de la part de son employeur après que des faits de violence à son égard aient été avérées.

En cas d’insultes répétées et de dommages causés par des agressions verbales, cela signifie que l’employeur a échoué à son devoir de prévention. Le salarié victime est dans son droit de demander le versement de dommages et intérêts, après une procédure aux Prud’hommes contre son employeur.

Quant à l’auteur des insultes, s’il diffère de l’employeur, la victime peut le poursuivre devant les juridictions pénales jusqu’à 3 ans après les faits.

Officiel Prévention a publié un dossier très complet concernant le harcèlement moral au travail, ses caractéristiques, sa réglementation et sa prévention : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=403.

● Avoir les bons réflexes

En cas de tensions avec un collègue, n’attendez pas que celui-ci franchisse la ligne rouge en vous insultant… ou que vous même ne dépassiez celle-ci en étant poussé à bout.

Discuter avec votre manager ou avec des membres des équipes de ressources humaines pour trouver des solutions, soyez dans la négociation et la discussion pour résoudre ce conflit. Vous pouvez également vous adresser à vos délégués du personnel.

En amont, il est important d’insister sur la communication au sein d’une équipe pour prévenir les tensions. Avoir des points réguliers en groupe, et individuels avec le manager permettent de voir venir les différents conflits.

● insulte à l’égard de l’employeur

Les tribunaux des Purd’hommes sont fréquemment amenés à se pencher sur la question de licenciement à la suite d’insultes d’un salarié vis à vis de son employeur.
Selon les cas, les tribunaux peuvent estimer que le licenciement pour faute grave est justifiée ou non. Le caractère répété ou public des insultes d’un salarié à son patron est généralement considéré comme un facteur aggravant. En revanche, il est très rare qu’une insulte soit acceptée comme prétexte pour un licenciement pour faute lourde - c’est à dire un licenciement sans préavis et sans indemnités - puisqu’il faut prouver une intention de nuire de la part de l’employé.

https://www.capital.fr/votre-carriere/insulter-un-collegue-de-bureau-quand-ca-passe-et-quand-ca-casse-846200

Pour aller plus loin :



 

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