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La coopération : un vent nouveau dans l'entreprise

Futur et Travail-Economie et Travail

12/2/2019

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De la concurrence à la coopération : un vent nouveau dans l’entreprise

L’entreprise est souvent vue comme un monde impitoyable, sans aucune coopération. Il est temps de changer cette croyance.

La coopération et la concurrence sont des phénomènes sociaux

L’arbitrage entre concurrence et coopération est un sujet de management de plus en plus important.

Lorsqu’il y a un conflit dans l’entreprise, l’explication la plus souvent donnée est qu’il s’agit d’un problème lié à la personnalité de l’individu. Telle personne est autoritaire et sera toujours en concurrence, telle autre est gentille et fait volontiers preuve de coopération … l’implication est que certaines personnes sont plus enclines à la coopération que d’autres. Cependant la sociologie, et notamment la sociologie des organisations, a montré que ces explications ne sont pas pertinentes pour expliquer tous les conflits et les relations que l’on peut observer au sein d’une entreprise.

De la concurrence à la coopération : un vent nouveau dans l'entreprise

Comme la résistance au changement, le manque de coopération est un problème qui ne renvoie pas à la personnalité des individus, mais bien aux relations déséquilibrés que ceux-ci entretiennent avec leur entourage ou à leur rapport à leur environnement. Les individus ne coopèrent pas car l’intérêt de la coopération ne leur apparaît pas comme suffisamment important. Cela peut-être car le bénéfice de la non coopération, par exemple en se mettant en concurrence, leur semble supérieur. Ou parce que le coût de la coopération, en temps par exemple, paraît trop important.

Il faut absolument rejeter les explications déterministes qui cherchent à faire de l’être humain une espèce résolument concurrente et égoïste, ne pratiquant jamais la coopération sans y être absolument forcée. A partir de l’instant où une personne a un intérêt à coopérer, il est irrationnel et donc très peu probable qu’elle ne le fasse pas. Pour comprendre un refus de coopérer, il faut chercher à se mettre à la place de la personne. Cela permet d’identifier pourquoi la coopération n’est pas pour elle la solution optimale.

Comment renforcer la coopération ?

Plusieurs études d’économistes ont montré que la coopération était économique plus favorable pour une entreprise que la concurrence. Il est donc dans l’intérêt du chef d’entreprise d’encourager celle-ci.

Pour montrer à tous le bénéfice de la coopération, il faut que les managers mettent en avant les membres de leurs équipes de la même manière. En réduisant au maximum le sentiment d’inégalités vous donnerez moins envie aux salariés de se différencier à tout prix en se mettant en avant. Il ne faut pas que celui qui ne collabore pas soit mis en avant, quelle que soit la qualité de son travail. Le chemin pour arriver au résultat doit être considéré comme aussi important que le résultat lui même.

Il existe aussi de nombreuses méthodes pour favoriser la collaboration : faire des ateliers de team-building, aménager des espaces de travail communs… En faisant se mélanger les collaborateurs vous mettez en avant les bénéfices de la collaboration. Une hiérarchie plus souple, comme dans le cas du management agile vous permet aussi d’avancer vers plus de coopération.

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