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L'anxiété au travail, c'est du passé !

Futur et Travail-Bonheur et Travail

6/15/2020

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La campagne pour les élections présidentielles de 2017 a fait surgir une question importante : faut-il ou non reconnaître le burn-out comme une maladie, donnant droit à des congés et des indemnités ?

Si une telle question a pu être posée, c’est bien la preuve d’une évolution considérable des mentalités concernant l’anxiété au travail. Pendant un certain temps, les considérations sur l’anxiété au travail étaient reléguées au second plan. Le travail (dont nous rappelons l’étymologie : tripalium, signifiant « le joug ») 😬 ne servait qu’à gagner de l’argent. Les considérations, progressistes pour une certaine époque, sur l’anxiété au travail n’étaient pas de bonne guerre.

👉 Néanmoins, ces dernières années, beaucoup d’efforts ont été faits pour concilier travail productif et environnement agréable.

La progressive prise de conscience du problème de l'anxiété

L’anxiété au travail constitue une problématique dont la prise de conscience a été tardive et progressive.

Tout commence en 1936 (21 juin), lorsque le Front Populaire, crée deux semaines de congés payés, ainsi que la semaine de 40 heures de travail. Réduire le temps de travail, et permettre aux salariés de bénéficier des congés payés est considéré, pour cette époque, comme une manière d’atténuer l’anxiété au travail et d’augmenter le bien-être.

Progressivement, s’ajoute une troisième, puis une quatrième, puis une cinquième semaine de congés payés. Par ailleurs, le gouvernement Jospin, en 1999, abaisse la durée du temps de travail à 35 heures. La problématique de l’anxiété au travail ne saurait néanmoins se limiter au seul cadre légal qui fixe le temps hebdomadaire de travail et les congés. Il s’agit aussi d’une problématique propre de la vie en entreprise.

L'anxiété au travail, c'est du passé !

👉 Là encore, de nombreux progrès ont été faits. L’atmosphère, au sein des entreprises, s’est détendue, avec, depuis les années 1990, la possibilité d’assouplir ses heures de travail ou même de télé-travailler. L’aménagement des locaux, les relations entre les différents salariés constituent, là encore, une problématique capitale. Des améliorations ont été faites, comme la création d’open-spaces, aménagés de manière à favoriser l’interaction avec les autres salariés, et la recherche du bien-être, avec des décors propices à la détente et à la concentration.

🔍 Sanofi, par exemple, aménage ses espaces pour mettre au premier plan la détente et la concentration des salariés. Ainsi, on peut dire que l’anxiété au travail appartient au passé.

L'anxiété au travail demeure-t-elle toujours ?

Malgré tous ces efforts, il serait faux de dire que l’évolution de la loi et les entreprises ont totalement réglé le problème de l’anxiété au travail, et que tout est parfait.

Si les lois ont donné un cadre que les entreprises sont normalement tenues de respecter, et si les entreprises ont concentré leurs efforts sur l’aménagement d’espaces propices au bien-être et à l’harmonie des relations entre les salariés, néanmoins, des efforts restent à faire.

Concernant l’application des 35 heures, force est de constater que, si d’un côté, dans le secteur public, les 35 heures sont respectées, en revanche, il n’en va pas du tout de même dans le privé. 🤔

👉 La plupart des entreprises proposent des contrats théoriques de 39 heures, mais où, en pratique, les salariés travaillent beaucoup plus.

Dans certains secteurs particuliers, le temps de travail hebdomadaire peut même avoisiner les 60 heures. On est quasiment au double de la limite imposée par la loi de 1999. Par ailleurs, de nombreux efforts restent à faire en termes de santé au travail.

Selon certaines organisations syndicales, plus d’un salarié sur trois en France a déjà été sujet au burn-out.

De nombreux efforts restent ainsi à faire dans ce domaine-là, et, pour réduire l’anxiété au travail, l’employeur doit s’occuper de la santé de ses collaborateurs, et, pour le bien du salarié comme pour le bien de l’entreprise, prévenir le burn-out. Dans cette dynamique, depuis 2003, l’ANACT, l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail, organise tous les ans une semaine pour la qualité de vie au travail. Elle regroupe l’ensemble des acteurs de l’entreprise (chefs d’entreprise, responsables RH, managers, salariés…) autour de discussions et de débats, dans le but d’améliorer le bien-être au travail.

👉 Ainsi, on voit que des efforts restent à faire pour ranger totalement l’anxiété au travail dans la case passé.
Pour faire face à cela, il est important de reconnaître les symptômes du stress. Il ne faut pas non plus hésiter à parler de son anxiété à un médecin du travail ou à son employeur. Une solution est toujours possible.

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