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Le bien-être au travail ? La réponse de la psychologie du travail

Bonheur et Travail

4/15/2016

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Le bien-être au travail, un nirvana inatteignable ?

Selon la CGSST* de l’université de Laval au Québec, le bien-être au travail se définit comme : « un état plus englobant que celui de santé puisqu’il prend en considération la personne dans son ensemble, ce qui se traduit par un sentiment et une sensation d’épanouissement, de confort, de satisfaction générale, tant en parlant du corps que de l’esprit. »

Cette définition apparaît exigeante, à juste titre : le bien-être est autre chose que l’inverse du burn-out. Il ne s’agit pas seulement de se sentir relativement peu fatigué le lundi matin ou de ne pas être au bord de la dépression pour se dire heureux au travail !

La psychologie du travail prend la notion beaucoup plus au sérieux et propose cinq dimensions constitutives du bien-être pour aider chacun à évaluer sa qualité de vie au travail.

Les 5 ingrédients du bien-être au travail

  1. La volonté d’engagement

Que l’on soit salarié d’une PME, d’une grande entreprise ou indépendant, la volonté de s’engager dans son organisation et de contribuer activement à son succès est capitale pour se sentir heureux au travail. Robert T. Kiyosaki, auteur américain de motivational books, fait d’ailleurs sur ce point une piqûre de rappel simple mais non moins inspirante : « Je ne laisse pas la peur de perdre être supérieure à l’excitation de gagner. »

  1. L’épanouissement

Notre réalisation de nous-même en tant qu’individu est intimement liée à la perception que nous avons du travail que l’on accomplit chaque jour comme signifiant et stimulant car « l’homme en faisant des choses se fait lui-même » selon François Tosquelles, psychiatre espagnol fondateur de la psychothérapie institutionnelle.

  1. Le sentiment de compétences

La maîtrise des techniques nécessaires à notre travail et l’aptitude que nous avons à les mettre en œuvre efficacement agissent comme des éléments renforçant notre confiance en notre travail et, in fine, en nous-même. Quoi de plus rassurant en effet que ce sentiment d’avoir été à la hauteur ?

  1. L’adéquation interpersonnelle

Vivre des relations interpersonnelles riches au travail est essentiel. 83% des français* en sont d’ailleurs convaincus : la qualité des relations sociales fait partie des fondamentaux de la satisfaction professionnelle.

  1. La reconnaissance

Parce que nous sommes des animaux sociaux, le sentiment de notre mérite personnel ne nous appartient pas totalement. Nous avons aussi besoin de le lire dans le regard des autres. Ainsi que l’affirme Eugène Enriquez, sociologue et co-fondateur du CIRFIP* : « le sujet est toujours écartelé entre le désir de reconnaissance et la reconnaissance de son désir. »

Si loin en ces temps de plans sociaux, RPS et autre burn-out, le bien-être au travail reste bien accessible à chacun d’entre nous mais surtout avec tous. Vous l’aurez compris, notre bonheur relève de nos ressources personnelles certes, mais aussi des autres. Mettre de soi au travail peut sembler dangereux, effrayant ou naïf pour les jeunes diplômés comme pour les plus expérimentés mais reste la condition sine qua non de notre bien-être professionnel.

Références

CGSST : la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail dans les organisations est une structure de recherche, unique au Canada et de réputation internationale, regroupant des chercheurs, des entreprises publiques et privées, ainsi que des étudiants aux études supérieures.

Sondage : « La Qualité de Vie au Travail, c’est quoi ? » de TNS SOFRES, mai 2013

CIRFIP : Centre International de Recherche, d'Intervention et de Formation Psychosociologique

Pour les autres auteurs et citation : mon cours de psychologie du travail

" Qu’est-ce que le bien-être au travail ?  La réponse de la psychologie du travail", Fabien Salicis - Le Monde Apres

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