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Le Business Model du Rubik’s Cube..

Bonheur et Travail

6/23/2014

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Le Business Model du Rubik’s Cube- Fabien Salicis 

Pour commencer cet article, une petite histoire qu’on m’a racontée récemment : un homme possède une vache qui produit suffisamment de lait pour le faire vivre. Elle meurt subitement laissant l’homme dans le dénuement le plus total. Bien décidé à s’en sortir, il décide d’organiser une loterie dont le gagnant remportera une vache. Il vend beaucoup de tickets, suffisamment pour démarrer un nouveau business, car les gens connaissent de réputation sa vache productrice de lait. Il procède au tirage et le gagnant se présente le lendemain devant chez lui réclamant son lot. Il décide alors de l’emmener voir la vache qui git toujours là ou elle était morte. Le gagnant s’exclame :
- Mais elle est morte ta vache !
- Ah ben oui, elle a du mourir dans la nuit, je suis vraiment désolé. Tiens, je te rembourse ton ticket.

business model

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Un business model est changeant, n’importe quel cours de stratégie nous le dira.

D’un jour sur l’autre, il peut changer à tout point de vue parce qu’une bonne idée vient de germer dans un des esprits de l’entreprise. Ce qu’il reste à déterminer, c’est une fois qu’on a eu l’idée à opérer, à quel moment tourne-t-on le Rubik’s Cube pour donner une nouvelle allure au problème ? ça, j’ai bien peur qu’aucun livre ne le dise.

Plaçons-nous à l’instant T, notre idée implique à la fois une manœuvre opérationnelle, commerciale et financière. Faut-il tourner la face commerciale en premier, financière en premier, opérationnelle, voire une autre ? Dès fois, la réponse est évidente. Et puis dès fois, (et même bien souvent), ce n’est pas le cas.

Que fait-on alors ? Nos prochains mouvements ne vont-il pas casser tout ce que nous avons construit, aligné et coordonné précédemment ?

Pourtant, si nous voulons aller de l’avant et si nous voulons avancer dans la résolution du Rubik’s Cube, nous devons bouger une face, deux, et voire même plus.

Et bien la beauté du Rubik’s Cube est la suivante : quelque soit l’état du Rubik’s Cube, on peut le résoudre en 20 mouvements. Ce qui veut dire que lorsqu’on tourne une face, certes on a changé quelque chose dans la résolution du problème, mais nous ne sommes jamais qu’à 20 coups maximum de la résolution.

Donc pour savoir quelle face bouger pour notre entreprise, ne faudrait juste-il pas être en accord avec la devise Keep It Simple and Stupid ? Arrêtons de s’attarder et de remanier dans sa tête ce qui n’a pas marché, de toutes les manières, au pire nous n’avons pas bougé. L’immobilisme peut certes s’avérer grave mais en aucun cas il est impossible à résoudre. On a bougé la mauvaise face, c’est un coup pour rien, on constate, on reconfigure les variables et on enchaine. Se demander comment c’était 3 coups avant, de toutes les manières, la beauté de ce jeu est qu’il est facile d’avancer, déjà beaucoup plus compliqué de revenir en arrière.

Il y a également une autre particularité intéressante du Rubik’s Cube. On ne peut pas, si on se positionne à un endroit quelconque, voir toutes les faces (et oui, même devant 3 miroirs, essayez donc de voir les 6 faces d’un coup). Ne pouvant voir toutes les phases d’un coup, lorsqu’on se rapproche de la résolution finale, la phase avant le dernier coup ne ressemble pas vraiment à un rubik’s cube complet. Mais le fait d’avoir placé les cases dans un certain ordre fait que le dernier mouvement forme un tout cohérent et complète le Rubik’s Cube. Et là, la phase 1 du business model est achevée.

Nous n’avons plus qu’à nous procurer un Rubik’s Cube avec un carré supplémentaire et attaquer une nouvelle résolution, mais avec comme appui l’expérience de la résolution du premier.

Que pensez vous de cet article ?