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Le freelance aux US versus le freelance en Europe : où en est-on ?

Actualités-

12/5/2016

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Comparaison de l’évolution du travail en free-lance aux États Unis et en France.

Le travail indépendant connait un essor sans pareil, notamment grâce à la démocratisation de l’informatique et l’informatisation des entreprises. Aux États-Unis, le freelance représente une part importante des activités professionnelles. Cette tendance commence à conquérir l’Europe.

Les chiffres

Selon l’étude américaine « A vision for the economy of 2040 », menée par la fondation Kauffman et l’Institut Roosevelt, le travail en freelance prendra le dessus sur le travail traditionnel d’ici 2040. Aujourd’hui, le travail en freelance représente 34% de la force de travail aux États Unis. Un américain sur trois exerce donc une activité professionnelle en freelance. Au vu de l’évolution, ce taux va dépasser les 50% en 2020. Le nombre de travailleurs indépendants est aussi en hausse perpétuelle en Europe. Selon des analyses économiques, le nombre de travailleurs indépendants européens va surpasser le nombre de salariés dans quinze ans, en Europe. Dane Stangler, vice-président du département Research and Policy au sein de la Kauffmann Fondation explique que cette évolution aura un impact important sur le système économique en place actuellement, pour ne citer que la disparition des impôts sur le revenu. Les impôts financent pourtant les prestations sociales.

La plupart des free lanceurs optent pour le portage salarial.

En Europe comme aux États-Unis, le travailleur indépendant bénéficie de régimes légaux. Les free lanceurs peuvent choisir entre trois statuts :   auto entrepreneur, travailleur indépendant ou salarié porté. Le portage salarial est le plus profitable pour le free lanceur, d’un point de vue administratif. Le constat est le même en Europe comme aux États unis, le régime de portage salarial intéresse le plus de free lanceurs. Les entreprises trouvent, dans ce nouveau système, la meilleure solution pour faire face à la crise économique. Faire appel à un consultant permet de réduire le budget alloué aux personnels. L’entreprise peut solliciter les compétences du travailleur indépendant au besoin et verse une rémunération, sous forme d’honoraire à son consultant, pour chaque mission accomplie. La société n’a pas à s’acquitter d’autres charges supplémentaires, en dehors de la rémunération. De leur côté, les salariés portés peuvent encore bénéficier de certains aspects du statut salarié, notamment du point de vue de la couverture sociale.

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