Logo OpenWork

Nos clients témoignent

Excellent

114 avis 4.8 sur 5 basé sur

Le Meilleur des Mondes (2)

6/23/2014

0 commentaire(s)

Benoit Debray

Le Meilleur des Mondes - Mon entreprise est un endroit agréable pour travailler, mes collègues sont la plupart du temps disposés à rechercher un consensus lorsqu'un problème se pose. Les conflits sont rares mais depuis peu on observe quand même de plus en plus de personnes en train de se plaindre. Même si personne n'exprime ouvertement ses ressentiments une certaine morosité commence à s'installer. Beaucoup de managers sont plus difficiles à rencontrer en face à face malgré, ou à cause, de leur usage compulsif des "smart phones". Les discours ont tendance à devenir ambigus : tout va bien pour le moment mais que font nos concurrents ? Comment vont réagir nos dirigeants ? Que vont penser nos actionnaires ?

le meilleur des mondes

le meilleur des mondes

Pourtant la majorité des gens sont animés de bonne volonté, ce seraient plutôt notre manière de fonctionner, nos procédures, qui nous pénalisent. En se développant notre entreprise a forcément généré des niveaux supplémentaires de management. Il n'est donc plus toujours évident de comprendre qui doit décider de quoi. En conséquence, l'information qui circule devient incomplète, ambigüe. Elle ne donne pas aux différents acteurs une compréhension claire sur la contribution de leur travail à la performance globale de l'entreprise.

Si les symptômes ci-dessus sont décrits par les spécialistes de l'entreprise comme potentiellement très dangereux, les remèdes existent depuis longtemps et ceux ci sont encore plus aisées à mettre en œuvre depuis l'avènement du Réseau Social d'Entreprise. En effet, à la base de cette tendance à la procrastination dans les entreprises se trouve une caractéristique de notre fonctionnement d’être humain que j’avais essayé de présenter dans un article précédent (voir « Le Meilleur des Mondes »).

On croit souvent que la question essentielle est celle de la lutte des différentes ambitions personnelles qui, pour être légitimes d’un point de vue individuel, deviennent contre-productives au niveau de la performance globale de l’entreprise. Cette croyance donne à mon avis trop de poids à nos individualités supposées créatives et contrariantes. Le manque d’ambition pour l’entreprise me parait beaucoup plus dangereux que le trop plein d’ambitions personnelles qu’il suffirait de fédérer autour d’un projet commun. Il faudrait en fait accorder plus d’importance à la tendance que nous avons tous de vouloir organiser, tout seul dans son coin, sa propre représentation du monde. Le meilleur des mondes pour moi est celui que je construis seul en fonction des avantages que j’ai obtenu et des risques que je perçois de les perdre.

Au contraire, travailler ensemble à une représentation plus rationnelle du monde qui nous entoure remobilise les ressources de l’entreprise qu’une vision négative insidieuse était en train de détruire. Il y a une asymétrie entre connaissance et action : nos actes dépassent toujours notre savoir. La phase de réorientation de ses propres idées au contact des autres après chacun de nos actes est essentielle. Nous pouvons ainsi réussir à déborder notre intuition pour percevoir les morceaux de réalité qui nous échappent. Encourager cette démarche dans l’entreprise, le Réseau Social d’Entreprise est fait pour cela, fera émerger un mode d’organisation plus flexible où le tout sera effectivement supérieur à la somme des entités individuelles qui le composent.

Le Meilleur des Mondes, Benoit Debray - Le Monde Après

Que pensez vous de cet article ?