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Le slashing : nouvelle organisation du travail ?

6/6/2022

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Qu’est-ce que le slashing ?

 

Parmi la ribambelle de nouveaux anglicismes utilisés pour qualifier les nouvelles pratiques du monde du travail, le slashing n’est pas le moindre. Apparu en 2007 sous la plume de l’Américaine Marci Alboher dans l’ouvrage « One person/multiple carreers » en 2007, il désigne l’occupation simultanée par une personne de plusieurs emplois.

Ce phénomène s’oppose à la carrière traditionnelle menée au sein d’une même entreprise ou structure. Il est en hausse et selon une étude conduite par le Salon des microentreprises en 2015, il concernait déjà à cette date 4,5 millions de Français, soit 16 % des actifs, un chiffre en dessous de la situation actuelle. Et selon une étude Ipsos, 61 % des salariés pensent voir le slashing émerger comme une norme d’ici quelques années.

Dans les pays anglo-saxons, le cumul de plusieurs emplois est une réalité vécue depuis longtemps par certains travailleurs précaires, pour compenser le faible niveau des salaires. Cette situation subie dûe à une nécessité économique existe également en France — à une moindre ampleur — mais un autre type de slashers existe : ceux qui choisissent de manière délibérée et volontaire d’exercer plusieurs métiers.

De qui s’agit-il ? Souvent de jeunes, qui recherchent du dynamisme dans leur vie professionnelle et choisissent de diversifier les expériences pour acquérir et utiliser de multiples compétences.

 

Pour quelles raisons le slashing attire-t-il de plus en plus d’actifs ?

 

Plusieurs raisons expliquent la montée en puissance du slashing choisi par les actifs. Parmi elles, l’accroissement des missions de freelance et au développement du statut d’auto-entrepreneur, qui offrent de nouvelles possibilités. Ainsi, les mutations du marché du travail, avec également une circulation plus fluide d’un poste à l’autre, la généralisation du télétravail sont des facteurs explicatifs. Néanmoins, le principal tient dans la volonté des jeunes actifs, qui voient de nombreux avantages dans le slashing et conçoivent mal la monoactivité comme corollaire d’une carrière professionnelle.

Ce choix de carrière qui est aussi un choix de vie comporte de nombreux bienfaits. Encore faut-il avoir une personnalité adaptée au slashing, qui peut ne pas convenir à tout le monde. Les slashers sont souvent des multi-potentiels, c’est-à-dire des individus dynamiques, curieux et qui ont la capacité à faire du lien entre les sujets. Ils ont besoin d’être stimulés, de rencontrer souvent de nouveaux défis et apprécient le changement et savent et aiment apprendre vite.

À ce titre, cumuler deux ou trois emplois leur permet de se réaliser pleinement. Ce souhait est rendu possible par les nouvelles articulations du temps de travail rendues possible par les entreprises, qui savent que ces profils généralistes, polyvalents et créatifs, ont beaucoup à leur apporter. Le slasher exerce souvent des métiers très différents : employé dans le marketing le lundi et mardi, il est professeur de yoga le mercredi et jeudi et musicien le vendredi et samedi. Le slashing ne désigne par une personne qui a diverses activités dans un seul domaine de compétences.

Le slashing, s’il peut être source d’épanouissement, recèle cependant son lot de travers : mauvaise organisation de ses activités, et donc risque d’être débordé, burn-out. C’est pourquoi il est nécessaire de faire preuve de rigueur, bien s’organiser et savoir se remettre en question.

Il peut être possible de réaliser deux activités en slashing par le biais du portage salarial chez OpenWork. Pour en savoir plus sur ce mécanisme, consultez notre page dédiée au sujet.

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