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L'entrepreneuriat féminin : mêler vies familiale et professionnelle

7/18/2022

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🧡 L’entrepreneuriat féminin incite davantage les femmes à mêler vie familiale et vie professionnelle contrairement aux hommes. Comment expliquer ces phénomènes ?

Selon l’étude de la BPI, « Comment les dirigeants et les dirigeantes des PME et EI concilient vies familiale et entrepreneuriale ? », les femmes chefs d’entreprise ont tendance à davantage mêler monde privé et monde professionnel.

 

Femmes dirigeantes vs hommes dirigeants 👩‍💼 🧑‍💼

En effet, seulement 69 % des dirigeantes souhaitent sĂ©parer vie privĂ©e et vie professionnelle (l’étude de Bpifrance, Le Lab « Chef.fe d’entreprise, chef.fe de famille »). C’est notamment le cas dans le cadre de prises de dĂ©cision. Les femmes prĂ©fèrent ainsi davantage recevoir des avis extĂ©rieurs, contrairement aux hommes. En effet, 69 % des femmes consultent leur entourage familial dans le cadre de ces prises de dĂ©cision, contre 55 % des hommes. Les hommes apparaissent donc plus enclins Ă  prendre des dĂ©cisions de leur propre chef. La consultation d’avis extĂ©rieurs permet a contrario aux femmes de raffermir leurs intuitions. Elles ne dĂ©pendent pas pour autant des avis de leurs conjoints.

Pour Anne Boring, directrice de la chaire de l’entrepreneuriat fĂ©minin Ă  Sciences Po, une telle diffĂ©rence peut s’expliquer. C’est notamment « l’activitĂ© du conjoint qui va largement dĂ©terminer les discussions au sujet de l’entreprise, Ă  l’intĂ©rieur du couple. » En effet, au sein d’un couple oĂą la femme occupe la fonction de dirigeante d’entreprise, 88 % des conjoints ont un poste Ă  temps plein. Dans le cadre inverse, quand l’homme occupe la fonction de dirigeant, seulement 56 % des femmes conjointes ont un poste Ă  temps plein.

Cette diffĂ©rence peut Ă©galement s’appliquer dans le cadre de l’apprĂ©hension de l’avis du conjoint. Pour 54 % des hommes dirigeants, leurs conjointes ont une bonne comprĂ©hension de leur profession. Elles seraient alors susceptibles de leur fournir des avis utiles. Tandis que les femmes chefs d’entreprises considèrent pour 69 % que leurs conjoints masculins leur sont utiles dans la prise de dĂ©cision.

Il apparaît donc que la différence entre les hommes et les femmes dans le cadre de la porosité du monde familial et du monde professionnel, s’appréhende de cette manière. L’entrepreneuriat féminin a tendance à penser que l’insertion de leur conjoint dans le monde du travail leur offre une vision intelligente des choses. Tandis que les hommes ont moins tendance à accorder une telle confiance à leurs femmes, quand bien même celles-ci occuperaient un poste à temps plein.

 

👉 Une plus grande délégation de responsabilités…

Au-delĂ  du simple conseil dans le cadre de prise de dĂ©cisions, la porositĂ© entre vie familiale et vie professionnelle peut aller jusqu’à la rĂ©alisation de tâches par le conjoint au sein de l’entreprise. Ainsi, la marge entre les femmes et les hommes dirigeants est encore plus accrue. Pour seulement 19 % des hommes dirigeants, ceux-ci dĂ©lèguent des tâches non rĂ©munĂ©rĂ©es Ă  accomplir Ă  leur conjointe. Tandis que dans l’entrepreneuriat fĂ©minin, celles-ci ont recours pour près d’un tiers d’entre elles aux services bĂ©nĂ©voles de leurs maris. De mĂŞme, environ 37 % des femmes dirigeantes emploient leur conjoint au sein de l’entreprise qu’elles dirigent.

La femme dirigeante semble donc davantage Ă  l’aise Ă  l’idĂ©e que son conjoint ait un rĂ´le Ă  jouer dans l’entreprise. Elle accepterait plus facilement la dĂ©lĂ©gation de tâches que l’homme dirigeant ne le ferait avec sa conjointe. Cette dĂ©lĂ©gation de responsabilitĂ©s peut notamment aller jusqu’à la nomination Ă  des postes de direction. 75 % des femmes confient de telles responsabilitĂ©s Ă  leur conjoint contre 54 % des dirigeants hommes. Ces derniers ont donc tendance Ă  faire moins confiance Ă  leur conjointe que les femmes entrepreneures.

 

… au-delà de la seule relation avec son conjoint. 💡

Finalement, la porositĂ© entre sphère familiale et sphère professionnelle ne s’étend pas au seul conjoint. La famille entière peut ĂŞtre amenĂ©e Ă  jouer un rĂ´le dans l’entreprise. En effet, les femmes entrepreneures sont une nouvelle fois plus enclines Ă  Ă©tendre leurs rĂ©seaux. Elles vont ainsi davantage accepter de l’aide de leurs proches (72 %) que les hommes (59 %). Une telle disparitĂ© pourrait peut-ĂŞtre s’expliquer par l’accession au poste de dirigeante des femmes grâce Ă  une succession familiale (37 % des femmes y accèdent ainsi contre 21 % des hommes).

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