Les robots peuvent-ils nous remplacer ?

Actualités-

8/30/2016

4 commentaire(s)

Rochna Zaki

Les résultats d’une étude du cabinet Roland Berger, selon lesquels 1,5 million d’emplois non qualifiés pourraient disparaître de la zone euro pour être remplacés par des robots, ont de quoi nous affoler. Mais attention, la culture populaire et la science-fiction tendent à nous faire oublier le fossé, pourtant bien existant, entre la réalité sur les avancées de la robotique et nos fantasmes sur l’intelligence artificielle (IA).

 

Le robot humanoïde, une machine sans émotions

L’apparition de robots humanoïdes, ces machines physiquement semblables à l’homme, suscite de nombreuses interrogations quant à l’avenir de la famille. Dans The Industry of the Future, le spécialiste américain en politiques technologiques Alec Ross craint une réinvention de la structure familiale, où les robots en deviendront des membres élargis. C’est déjà le cas au Japon, où des robots remplacent les infirmières dans certaines maisons de retraite et même dans certaines familles où la nouvelle génération leur délègue cette responsabilité. Cela dit, un patient ne trouvera jamais chez un robot le regard apaisant ou le ton de la voix bienveillante dont il a besoin pour se sentir à l’aise et en sécurité. Un robot, même humanoïde, manque du degré d’humanité nécessaire pour mettre en confiance !

 

La productivité des robots versus la subtilité humaine

De nouveaux robots pouvant effectuer des tâches intellectuelles apparaissent déjà dans les entreprises. C’est le cas par exemple au Los Angeles Times, où un algorithme a publié des articles concis sur les séismes de la région plus rapidement que les journalistes. Cependant, à la lecture des articles écrits par des algorithmes, on se rend vite compte du manque de style et de l’aspect très factuel de la rédaction. On ressent le manque d’une belle plume, ou d’une opinion réfléchie sur un sujet, nourrie d’une culture personnelle. L’humour et les émotions, ce qu’il y a d’attachant et de fidélisant chez l’homme, n’existent pas ou ne relèveraient que d’une simulation chez le robot, comme le souligne Jean-Claude Heudin, spécialiste en IA.

 

Face aux avancées technologiques, mettre en avant sa valeur ajoutée

Dans le monde de l’entreprise, la valeur ajoutée humaine est toujours plus appréciée, et dans un monde qui se robotise, elle sera d’autant plus valorisée. Un appel téléphonique avec un client de longue date ou un rendez-vous de visu l’emporteront toujours sur un email algorithmiquement programmé. C’est pourquoi nous ne devons pas négliger l’apport qualitatif humain et continuer de mettre en avant nos atouts personnels !

Que pensez vous de cet article ?