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Les slashers, des freelances aux mille et une facettes

11/28/2017

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Manel El Robrini

Avez-vous déjà entendu parler des slashers ? Ces gens qui sont graphiste « slash » photographe? Ou encore informaticien/peintre, musicien/traducteur, journaliste/professeur ? Bref, vous l’avez compris, les slashers sont des travailleurs aux multiples facettes qui cumulent plusieurs métiers !

Le slasher, une nouvelle tendance ?

Le terme slasher vient du mot anglais « slash » qui représente ce symbole « / ». ll a été popularisé par  Marci Alboher dans son livre One Person/Multiple Careers qui parle de la difficulté de certaines personnes de se présenter en fonction de leur métier… puisque celles-ci n’ont pas un métier mais plusieurs !

Dans son livre, la sociologue Marci Alboher présente le « slashing » comme un antidote que certaines personnes ont adopté contre l’ennui, le burn-out, l’insécurité du travail…  et comme un moyen de s’épanouir professionnellement et personnellement.

Pour la majorité des slashers, cumuler plusieurs activités est un choix. L’idée n’est pas de d’accumuler les petits boulots pour arranger les fins de mois. Les slashers peuvent avoir un job qui leur convient très bien à la base mais pour eux, faire plusieurs activités est tout simplement un moyen de ne pas se limiter à une « case » et d’exprimer plusieurs facettes de leur identité, de leur personnalité. On peut être expert dans un domaine, avoir une passion qui n’a rien à voir et vouloir faire les deux ! D’ailleurs, selon une étude menée au salon des micro-entrepreneurs en octobre 2016, il a été estimé que dans 77% des cas où les personnes cumulaient au moins deux emplois, ceux-ci étaient dans des domaines complètement différents.  À titre d’exemple, le magazine ChEEK Magazine a fait le portrait de 15 femmes « Recto / Verso » qui ont deux activités très différentes : elles sont ingénieure/activiste, styliste/judoka, psy/youtubeuse, écrivaine/photographe, fleuriste/DJ…

Cette idée séduit de plus en plus de jeunes dits de la « génération Y ». Nés entre 1980 et 2000, ils ont été habitués à l’idée qu’ils ne pratiqueront pas le même métier pendant 40 ans de leur vie. Les jeunes de la génération Y ont aussi une autre vision du travail et une autre façon de travailler, à l’heure où les nouvelles technologies permettent de travailler à distance et en horaires décalés… et donc de cumuler plusieurs activités plus facilement ! Toujours selon l’étude menée au salon des micro-entrepreneurs, la plupart des slashers, même s’il n’y a pas de profil type, sont jeunes (moins de 30 ans pour 25% d’entre eux) et indépendants (pour un tiers). Le statut d’auto-entrepreneur facilite en effet cette tendance en donnant un cadre aux slashers entrepreneurs dans l’âme.

Trouver l’équilibre

Évidemment, être un slasher ou « pluriactif » en Français, n’est pas de tout repos et demande beaucoup d’organisation. L’équilibre n’est pas toujours facile à trouver.

Dans sa série de portraits de slashers, L’Obs prend l’exemple de Myriam Pro-Poilvet, 40 ans, doctorante en histoire de l’art/conseillère en stratégie numérique/entrepreneuse/enseignante en stratégie culturelle. Elle donne des cours de stratégie culturelle à l’Ecole du Louvres, à Sciences Po et au Celsa ; elle mène des missions de conseil auprès de grandes entreprises et start-up sur leur stratégie de communication ; elle a fondé La Dentellière Éditions Numériques, une startup qui édite des œuvres sur tablette pour les enfants… tout en faisant une thèse en Histoire de l’Art. Elle explique qu’au départ, elle travaillait 24/24h et 7/7j… avant d’apprendre à s’organiser autrement. Elle confie même se chronométrer parfois pour mieux gérer son temps ! Elle partage son emploi du temps hebdomadaire qui est loin de ce qu’on pourrait appeler la routine. Lundi : travail pour un client en stratégie ; Mardi : cours de stratégie pour des étudiants ; Mercredi : tâches administrative pour ses deux entreprises ; Jeudi : animation d’un séminaire pour un client ; Vendredi : séance de travail et marketing pour sa start-up… Si mener plusieurs activités peut être stressant, pour elle c’est juste un moyen de « s’aérer le cerveau » !

 

 

 

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