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L'holacratie ou le bénéfice de la coopération décentralisée

3/1/2021

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Une coopération décentralisée au travail repose sur le principe du partage

La culture d’entreprise française est très marquée par la tendance à garder les choses pour soi : le partage d’informations, de compétences, n’est pas forcément instinctif. C’est précisément à l’école que tout se joue : promouvoir une culture de la coopération plutôt que de la compétition est un enjeu majeur du XXIème siècle.

En effet, depuis l’enfance, la culture de la coopération n’est pas aisée à s’approprier : elle demande d’accepter de laisser quelqu'un faire de la valeur avec son travail, ce qui implique de le rendre diffusable, accessible tout le temps et n’importe où, mais surtout de renoncer au principe sacré de “propriété”. Si aujourd’hui, les nouveaux outils numériques ont permis des avancées du point de vue de la collaboration décentralisée, le système sur lequel repose cette collaboration est crucial à interroger.

Un exemple de ce principe de partage réussi et de coopération décentralisée est la plateforme GitHub. GitHub est la plateforme de référence du partage en “Open Source”, c’est-à-dire accessibles à tous. Cette plateforme démontre qu'une bonne coopération, c’est une coopération qui repose sur le partage, dont l’enjeu est finalement moins celui de la transparence (tout montrer) que celui de la praticité (être compréhensible pour les autres) : en effet, GitHub permet de travailler sur des projets avec n’importe qui et de n’importe où. Lorsqu’un changement est effectué, il doit être commenté afin que les autres contributeurs comprennent sa pertinence. La plateforme s’inscrit donc dans un processus collaboratif constructif, puisqu’il s’agit de faire don d’une idée, d’un processus ou d’une méthode pour coder, créer, inventer, apprendre (par exemple une nouvelle langue, ou créer des objets connectés). Mais la coopération décentralisée a besoin d’un cadre pour s’épanouir, notamment un cadre hiérarchique adapté.

Don et coopération : comment intégrer l’holacratie dans l’entreprise ?

En effet, si la coopération est si difficile à atteindre, c’est qu’elle repose sur le principe de don : “pour Norbert Alter, sociologue du monde du travail, la coopération doit s’analyser – du point de vue des salariés comme des dirigeants – sous l’angle du don. Au-delà d’un échange purement contractuel, elle s’inscrit dans un mouvement de « donner, recevoir et rendre » (cf. Marcel Mauss, Essai sur le don). En entreprise, cela se traduit par des échanges sociaux, par la mobilisation personnelle et les émotions et par le don du temps et de l’ingéniosité. Le don vise, aussi bien à l’égard des collègues qu’au sein de l’"être collectif" qu’est l’entreprise, la reconnaissance, la gratitude mais aussi le sentiment d’exister.”.

Or, la hiérarchie impacte souvent ce processus du don, puisqu’elle impose de fait une forme de pression de l’ordre propre aux relations humaines : par un processus de pression hiérarchique, de besoin de confiance en soi, de devoir prouver aux autres, on oublie parfois que la collaboration peut être bénéfique. Voire, on retient des informations, ou, on refuse de partager son travail : c’est la fameuse crainte de “passer le bébé”, lorsqu’on gère un projet depuis de longs mois et qu’on a lutté pour faire éclore. L’holacratie est un modèle qui challenge la coopération : elle met en lumière le fait que la coopération qui aurait du mal à s’extraire des enjeux politiques d’une entreprise.

Holacratie où la coopération “décentralisée”

L’holacratie se base sur une flat hierarchy, c’est-à-dire une hiérarchie “horizontale” : afin de rendre les liens interpersonnels plus horizontaux, chacun est une unité indépendante faisant partie d’un tout (holos, signifiant «le tout» en grec, et cratie, le pouvoir). On parle donc de coopération décentralisée car l’holacratie se veut fonctionner avec le moins de chef possible, une grande autonomie et une prise de décision collective où chacun a une voix égale. Et de fait, les entreprises l’ayant adoptée sont généralement convaincues par ce système : comme l’indique Tony Hsieh, directeur de Zappos, une entreprise de commerce en ligne de chaussures et de vêtements, « ce n'est pas le plus rapide ou le plus fort qui survit, c'est celui qui s'adapte ». Si le test n’a pas forcément été réussi il demeure néanmoins que l’expérience a le mérite de proposer une alternative pour une coopération décentralisée grâce à un fonctionnement en cercle, c’est-à-dire une alternative à la hiérarchie pyramidale dont vous pouvez retrouver les règles ici.

Depuis la coopération fait souffler un vent nouveau sur l'entreprise de multiples manières de collaborer existent : holacratie, coopération décentralisée, lean management, sont des vrais atouts pour l'entreprise et son rapport avec ses collaborateurs. Pour aller plus loin, lisez cet article pour apprendre comment bien collaborer ensemble ou encore les ficelles du management agile pour fluidifier la coopération en entreprise.

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