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L'impact des NTIC sur le bien-être au travail

4/6/2016

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Fabien Salicis

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont eu un impact formidable sur le monde du travail : grâce à elles, nous avons pu faire évoluer nos modes d’organisation, augmenter nos connaissances, nos compétences, notre productivité, notre flexibilité ou encore nos capacités d’innovation.

Cependant, comme le clament les défenseurs du droit à la déconnexion, l'impact des NTIC, qui se développement toujours de façon plus important au travail, dans notre vie présente de nombreux risques pour notre bien-être.

En effet, comme le montre ce rapport de Capgemini, l’impact des NTIC sur notre mode d’organisation du travail peut mettre en péril notre bien-être et in fine notre santé, notamment en augmentant le risque de surmenage et de burn-out.

Impact des NTIC - Charge de travail additionnelle, fragmentation des tâches et culture de l’immédiateté : des rythmes de travail plus difficiles

Les NTIC ont incontestablement intensifié nos rythmes de travail. La cause ? L’immédiateté de la communication numérique et la facilitation de la recherche d’information nous empêchent de souffler et nous obligent à réaliser plus de tâches et à traiter plus d’informations. Dans ces conditions, se concentrer devient de plus en plus difficile. Cette tendance a d’ailleurs fait évoluer nos pratiques et nos attentes : nous nous habituons progressivement à une culture de l’immédiateté qui nous pousse à travailler plus et à être toujours disponible, et gare à celui qui n’y adhère pas ! La conséquence ? Par peur de nous faire distancer, nous nous enfermons dans un état de perpétuelle urgence et de débordement.

Une surexposition à l’information : l’infobésité

Si les NTIC sont un formidable outil en termes d’accès à l’information, elles nous exposent cependant à un risque : celui de la surinformation. Surexposés à des informations de qualité et au ciblage variables, nous perdons beaucoup de temps à l’analyser, la trier et en faire bon usage. Le risque ? Nous perdons du temps, de l’information et le sentiment que nous contrôlons notre temps. En un mot, nous gagnons en anxiété !

Dématérialisation et devoir d’hyper-disponibilité : difficultés à se couper et à protéger sa vie personnelle

La dématérialisation du travail permise par les nouvelles technologies réduit les contraintes spatio-temporelles qui séparaient auparavant travail et vie personnelle : nous sommes joignables et pouvons travailler partout et à tout heure ! Un envahissement de nos temps et nos espaces de vie personnels qui deviennent de plus en plus important avec le développement d’une culture de l’immédiateté qui crée une attente d’hyper-disponibilité.

Le risque de se sentir isolé

Le recours systématique à la communication numérique peut poser problème : souvent dépersonnalisés et déshumanisés, ces modes de communication peuvent participer à l’érosion des rapports collectifs. Une culture de l’efficacité dans la communication aura ainsi tendance à créer un sentiment d’isolement et à réduire le sentiment d’appartenance à un collectif.

Pour autant, comme le défend le rapport Mettling sur l'impact des NTIC et du numérique dans le milieu professionnel, « la transformation numérique peut permettre d’aboutir à une réelle amélioration de la qualité de vie au travail, si les risques sont bien identifiés et si la conduite de la transition les prend en compte ». Il est donc essentiel de mieux maitriser le développement des NTIC dans notre activité professionnelle :

  • Mieux évaluer l'impact des NTIC sur notre vie professionnelle et notre santé
    La première étape, c’est de faire le diagnostic de l’usage que nous avons des NTIC dans notre activité professionnelle : qu’en tirons-nous en terme de productivité et comment peuvent-elles négativement impacter notre bien être ? L’idée est de mettre en lumière ce pourquoi les NTIC nous aident, et les points que nous pouvons et devons améliorer.
  • Réguler notre communication numérique
    Face à l’infobésité et afin de protéger notre vie personnelle, nous devons apprendre à réguler notre communication numérique.

Pour ce faire, les expérimentations mises en place par différentes entreprises sont une bonne source d’inspiration :

  • Mettre en place un mécanisme de réponse automatique visant à favoriser la prise de conscience de l’émetteur.
  • Différer l’envoi des mails envoyés après une certaine heure.
  • Mieux configurer ses outils de communication pour réduire leur caractère invasif (par exemple, limiter la fonction pop-up pour les nouveaux messages aux heures de travail et pour les messages urgents).

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