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Mon patron me parle mal : je fais quoi ?

Futur et Travail

6/8/2020

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👉 Il peut arriver que mon patron me parle mal pendant que je travaille.

Face à cette situation, moi, en tant que simple salarié, tenu de respecter les ordres dans le but d’éviter la rupture conventionnelle de contrat, je pourrais ne pas savoir comment m’y prendre pour me faire respecter.

Si mon patron me parle mal, ce n’est que la première étape d’un processus qui peut mener au harcèlement au travail et qu’il faut éviter. Il existe des moyens, pour un salarier, d’exiger le respect. Mais nous ne savons pas toujours comment nous y prendre.

🙂 Ainsi, nous proposons ici différentes techniques pour obtenir de la part d’un supérieur le respect, et, ainsi, pour améliorer l’atmosphère de travail.

RĂ©tablir le dialogue

Si mon patron me parle mal, c’est le signe d’une mauvaise communication entre lui, en tant que patron, et moi, en tant que salarié.

Cela signifie qu’une de ses consignes n’a peut-être pas été suffisamment comprise par exemple.

En premier lieu, il s’agit de proposer une solution pacifique pour rétablir le dialogue, pour éviter que mon patron ne me parle à nouveau mal. Lors d’un rendez-vous avec le patron, si cela est possible, c’est-à-dire si le patron est ouvert à une discussion calme et équilibrée, il faudra privilégier le rétablissement d’une communication saine avec le salarié. Le cas échéant, l’entretien doit être méticuleusement préparé.

Rien ne doit être laissé au hasard, et les possibilité de rattraper la situation doivent être clairement prises en compte. Avant l’entretien, on peut tout d’abord se relaxer, respirer, pratiquer la sophrologie. Au cours de l’entretien, il est impératif de savoir choisir ses mots, il est aussi impératif de ne pas couper la parole au patron. Au cours d’une négociation, il est aussi très important de ne pas se laisser perturber, d’être ferme sur ses convictions. Pour rétablir le dialogue et une communication saine, il est impératif de garder à l’esprit que le patron est un supérieur d'un point de vue hiérarchique au travail, mais qu’en tant que salarié, nous avons des droits et nous exigeons le respect.

En cas d’échec, les instruments juridiques à ma disposition.

🔍 L’article L1152-1 du Code du travail qualifie le harcèlement moral d’"agissements rĂ©pĂ©tĂ©s qui ont pour objet ou pour effet une dĂ©gradation des conditions de travail [du salariĂ©] susceptible de porter atteinte Ă  ses droits et Ă  sa dignitĂ©, d’altĂ©rer sa santĂ© physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel".

🔍 Une insulte au travail est parfaitement rĂ©prĂ©hensible par la loi.

Si, malgré les tentatives de rétablissement d’une communication saine, mon patron me parle mal toujours et encore, cela peut tourner au harcèlement moral, tel que le Code du Travail le définit.

Il m’est possible, en tant que salarié, d’user des ressources juridiques à ma disposition pour me défendre. Je peux alerter des représentants du personnel, un médecin du travail, ou plus encore l’inspection du travail, le tribunal des prud’hommes ou le juge du travail. Mais le salarié se trouve dans une situation délicate : il doit être en mesure d’apporter des preuves réelles, selon lesquelles il a réellement été victime de harcèlement au travail.

💬 Or, selon l’adage, scripta manent, verba volent : les écrits restent, les mots s’envolent.

Le fait que mon patron me parle mal pourrait difficilement constituer une preuve. Le salarié doit alors faire appel à tout ce qui est à sa disposition pour prouver l’infraction. Des témoignages d’autres salariés, des vidéos, des relevés précis des paroles prononcées pourraient être, le cas échéant, de la plus grande utilité pour constituer l’infraction.

La solution la plus simple, dans ce cas-lĂ , est sans doute la rupture conventionnelle. Ce n'est pas parce que mon patron me parle mal dans une entreprise, que je risque de subir la mĂŞme chose dans toutes les entreprises. Mieux vaut sans doute ne pas tirer sur une ambulance !

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