Petite histoire de l’Intelligence Artificielle

Digital et Travail

10/26/2016

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Manel El Robrini

L’homme a depuis longtemps cherché à recréer l’équivalent de son cerveau. On trouve trace de cette idée dès l’Antiquité, puis les premiers véritables travaux concrets ont lieu au XIX ème siècle.

Mais ce n’est que dans les années 1950 que l’intelligence artificielle devient une véritable discipline académique. Les chercheurs de l’époque, comme le célèbre Alan Turing, commencent à émettre des hypothèses sur la possibilité de reproduire le fonctionnement numérique du cerveau, c’est à dire en constituant un réseau électrique pouvant transmettre des impulsions de type 0 ou 1. Plusieurs prototypes sont alors réalisés, c’est la naissance des « machines intelligentes » qui peuvent disputer une partie de dames ou démontrer quelques grands théorèmes de mathématiques.

En 1956, la conférence de Dartmouth lance véritablement l’intérêt de la communauté scientifique et des militaires pour le sujet : la Darpa notamment, décide d’investir du temps et de l’argent sur le sujet. A l’époque, tout est basé sur un raisonnement par tâtonnements : la machine essaie plusieurs combinaisons avant de trouver la bonne, et ce, pour la résolution d’un problème ou la démonstration d’un théorème. Lorsqu’il y a trop de possibilités, on inculque à la machine certaines règles, des heuristiques, qui sont valables la plupart du temps, pour éviter qu’elle ne s’égare dans des pistes ayant peu de chances d’aboutir et qui prennent beaucoup de temps.

Vient ensuite le développement exponentiel des puissances de calcul des ordinateurs, avec la fameuse loi de Moore, mais aussi la reprise des recherches liées au connexionnisme, qui mènent aux récents travaux sur les réseaux neuronaux et l’apprentissage automatique. Depuis une vingtaine d’années maintenant, on assiste à des victoires des machines sur l’hommes dans divers domaines : les échecs (en 1997, une machine a battu Kasparov, le champion du monde en titre), la conduite de véhicule (la Google car qui parcourt des millions de kilomètres sans accident), la logistique (voir les entrepôts d’Amazon presque entièrement gérés par des robots et des logiciels)…

Il reste encore évidemment beaucoup d’activités pour lesquelles un humain est plus doué qu’une machine, ne serait-ce que pour programmer lesdites machines. Certains prévoient de sérieux problèmes de société le jour où les machines sauront mieux programmer d’autres machines que les hommes…

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