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Pourquoi vous aimez détester votre travail ?

6/12/2018

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Pourquoi vous aimez détester votre travail : Le besoin social de travailler

Avons-nous besoin de travailler ? Non, avant ça, posons-nous une autre question, de quoi avons-nous besoin pour vivre. D’air, d’eau, de quoi nous nourrir, de protection et d’autres êtres vivants. Le travail ne fait donc pas parti de ces choses qui nous sont nécessaires pour vivre, cependant, il nous permet de combler ces besoins. En travaillant, on se donne les moyens d’obtenir tout cela. Alors, pourquoi vous aimez détester votre travail ?

Pourquoi vous aimez détester votre travail ?

Au-delà de ces considérations matérielles, le travail a pris une place considérable dans notre vie. Pour preuve certains noms de famille à l’instar de “Lefevre” qui se réfère au forgeron. Le métier d’une personne le caractérise, et ce, depuis longtemps. Aujourd’hui encore quand on demande à quelqu’un de se présenter, il donnera son nom et son métier. Si l’on demande à un jeune - y compris les enfants - ce qu’ils veulent faire plus tard, ils parleront des métiers qui les intéressent. Dans ce contexte, avoir un travail, un métier est une chose centrale dans la création de notre identité et a fortiori notre identité sociale

Le travail est également ritualisé. Il y a les études ou la formation, le CV, la lettre de motivation, l’entretien, l’entrée dans l’entreprise - là encore codifié. Tous les matins, on se réveille, se prépare, on va au travail et là-bas il y a les pauses, les “cafés-clope” entre collègues, les réunions, les after-works, les badges avec son nom. Le soir, en rentrant, on se plaint de notre journée. C’est toute cette construction de rythme autour du travail qui rend son absence compliquée pour ceux qui ne sont pas employé. Voilà pourquoi vous aimez détester votre travail.

Prenons les femmes au foyer par exemple. Celui qui ose dire qu’elles ne travaillent pas n’a jamais vécu une journée dans leur peau. Cependant, bien qu’elles travaillent, n’étant pas employées, elles ne sont pas considérées comme des travailleuses et se plaignent parfois de ne pas être prises au sérieux quand elles parlent de leurs activités ou d’être moquées pour leur absence de “vrai” travail. Il leur arrive aussi de déplorer le fait qu’elles ne rencontrent personne et qu’elles ressentent un manque de ce côté-là. Le problème est encore plus accentué avec les personnes qui cherchent un travail. Ils ont souvent honte d’avouer qu’ils ne travaillent pas et se sentent exclus socialement - amicalement ou amoureusement.

Le travail est devenu un besoin nécessaire à notre bonne insertion dans le groupe - au sens large. On est définit par lui et nos vies tournent autour. Alors certes, ce n’est pas une nécessité vitale, mais ça l’est devenu pour notre nous social.

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