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Quand Google fait de la nourriture un moteur de l’innovation…

3/28/2018

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Jean-Hugues Zenoni

Sergey Brin, le cofondateur de Google a un jour exigé de ses architectes que « personne ne devrait être à plus de 60 mètres de la nourriture ». D’aucuns diront que la nourriture gratuite (ainsi que les multiples autres services sur le campus comme le salon de coiffure ou la laverie gratuite ou encore les espaces pour faire des siestes par exemple) est un moyen de faire du lieu de travail un endroit attrayant et agréable, incitant les employés à rester plus longtemps au bureau. Les plus optimistes d’entre eux admettront qu’un employé heureux, est un bon employé, à la fois plus productif et peut-être plus innovant. Mais il y une raison plus profonde qu’un simple retour sur investissement à la disposition gratuite de nourriture de bonne qualité pour les employés.

En effet, le but ici recherché est en fait d'inspirer une pensée novatrice. Quel rapport avec la nourriture me direz-vous ? Ce lien, Laszlo Bock (l’ancien sénior vice-président des opérations du personnel) l’explique dans son livre Work Rules!: Insights from Inside Google That Will Transform How You Live and Lead. Le but des cafétérias et des petites cuisines est de créer un endroit où les employés peuvent quitter leur bureau et interagir avec d'autres personnes dont les bureaux ne sont pas proches des leurs. Bock explique que la plupart de ces sources de nourriture sont stratégiquement placées entre deux équipes de travail distinctes, et le but de ce placement est de rassembler ces différentes personnes et de les inciter à interagir et à collaborer. "Au minimum, ils pourraient avoir une bonne conversation. Et peut-être qu'ils trouveront une idée pour nos utilisateurs qui n'a pas encore été utilisée. "

Bock cite dans son livre le sociologue Ronald Burt, qui a montré que les idées novatrices ont tendance à se produire à l'intérieur des «structural holes» d'un réseau. Nous avons à nous regrouper autour d'intérêts ou de background commun. Dans le cas de l’entreprise, cela se matérialise par différents départements. Le problème, c’est que le réseau créé par ces communautés très soudées tend à étouffer la pensée novatrice. Pour essayer de briser cette tendance, Google rempli les «structural holes» par de la nourriture pour relier des personnes d’équipes ou départements différents. C’est en ce sens que le sociologue Burt soutient que les personnes qui se tiennent près des «structural holes» sont plus susceptible d’avoir des idées innovantes. Toutes les idées sont des combinaisons d'idées préexistantes. En gardant une connaissance pratique des différents domaines, nous sommes plus susceptibles de développer une combinaison originale et une idée jamais vue auparavant.

C’est pourquoi chez Google, plus qu’un moyen de garder les salariés plus heureux et plus longtemps au travail, la nourriture est d’abord une tentative d'inspirer une pensée novatrice.

 

 

 

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