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Rupture technologique et activité économique

6/23/2014

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Benoit Debray

Les périodes de crises exacerbent le phénomène de rupture technologique, en particulier lorsqu’il touche à l’emploi des personnes. Quand tout va bien, avant de s’intéresser aux changements innovants à mettre en œuvre dans son organisation, on consacre ses efforts à suivre son marché. Quand tout va mal, la crise est souvent utilisée comme un prétexte pour « réduire la voilure » au détriment de la solidarité.  On cherche alors à exploiter toutes les innovations disponibles mais plus pour réduire les couts que pour développer les affaires.

rupture technologique

rupture technologique

Quelle est donc la rupture technologique majeure qui affecte sur le long terme l’activité économique dans son ensemble ? La rupture vient du fait que les robots et les ordinateurs deviennent des substituts au travail humain de plus en plus utilisés, quel que soit le domaine d’activité. On lira avec profit pour s’en convaincre l’excellent article publié par Thomas Friedman dans le New York times en Octobre dernier. Notre système industriel, centré sur des processus automatisés, produit des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. A la longue le système se bloque, en l’état actuel des systèmes de redistribution, puisque moins de travail signifie moins de salaires distribués et donc une demande insuffisante par rapport à l’offre, en l’absence d’un endettement généralisé (ce dernier finissant par produire une crise encore plus grave !).

Cette rupture technologique est en train de nous faire passer d’une période centrée sur les processus de production vers une période d’optimisation des échanges entre les personnes. « The Economist » a proposé une segmentation intéressante qui aide à comprendre ce phénomène. Considérons donc que notre emploi appartient à l’une des 3 catégories suivantes : transformation (comme le travail productif dans les usines ou le génie civil), transaction (comme les banques ou les assurances) ou interaction (métiers d’expertise intellectuelle et de communication). Autant le dire tout de suite, si vous vous situez dans les 2 premières catégories tôt au tard vous serez en compétition avec des robots si vous ne l’êtes déjà.

Il ne nous reste donc que la dernière catégorie pour gagner notre vie : interaction. Ce qui nous incite à revoir complètement notre projet professionnel pour se diriger vers une activité de consultants à forte valeur ajoutée. C’était le thème que « Le Monde Après » avait choisi pour sa conférence donnée lors du dernier salon des micro-entreprises. Car comme l’explique très bien  “The Economist” et le “New York Times”, le contexte actuel (crise plus mutation technologique sous-jacente) incite les entreprises à faire de plus en plus appel à des consultants qui sont à l’évidence, plus flexibles que des employés permanents mais surtout mieux à même de fournir l’expertise nécessaire quand l’entreprise en a besoin et pour la durée nécessaire.

Nous vivons donc une situation paradoxale où il a rarement été aussi difficile de trouver un job traditionnel mais aussi où, pour ceux qui savent le faire, développer son projet et trouver ses clients n’a jamais été aussi facile.  Le portage salarial associé au plasma collaboratif représente une voie d’avenir en plein développement !

Rupture technologique et activité économique, Benoit Debray- Le Monde Après

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