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Sommes-nous prisonniers de notre identité

Bonheur, Travail

10/11/2018

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Sommes-nous prisonniers de notre identité ?

Notre identité est la façon dont nous nous percevons, nous présentons aux autres et sommes identifiés par eux. Alors, sommes-nous prisonniers de notre identité ? Cette identité peut devenir source d’angoisse lorsqu’on la recherche ou parfois même une prison lorsqu’elle nous catégorise. Combien de personnes définissent par exemple leur identité en fonction de leur activité professionnelle ? Comment ne pas perdre son identité lorsqu’on change d’emploi ? Ou encore comment se libérer d’une identité qui nous est assignée et qu’on ne souhaite plus ?

Sommes-nous prisonniers de notre identité

Qu’est-ce vraiment que l’identité ?

Dans notre culture, l’identité est un objet déterminé. Au-delà de la carte d’identité qui nous définit en fonction de notre nom, prénom et caractéristiques physiques, la notion du “soi” qui est une idée plus profonde est presque aussi figée. En effet, dans la tête de la plupart des gens, la notion de “soi” est perçue de manière essentialiste. Nous aurions une essence, le fondement de notre identité, qui serait immuable et propre à nous. Nous aurions tous une personnalité propre et permanente qui définirait notre identité - en témoignent les nombreux tests psychologiques disponibles dans les magazines spécialisés ou encore effectués par les RH en entreprise (le fameux test MBTI).

L’identité est aussi définie par l’histoire que l’on se raconte sur soi. Cette histoire est influencée par notre emploi, notre famille, nos amis ou nos passions.

Notre identité serait donc un objet défini, qui cumulerait expériences, souvenirs, désirs, croyances, connaissances et sensations. Lorsque nous n’arrivons à pas nous connaître autant que nous le voudrions, nous nous mettons en quête de cette identité à découvrir ou à trouver.

Pour Julian Baggini, journaliste et philosophe, ce modèle de pensée est FAUX. Il n’y aurait pas de réel ou d’unique “soi”. Notre identité ne serait pas à penser comme un objet immuable qui détiendrait des expériences mais plutôt comme la somme de ces expériences.

La nuance peut paraître subtile mais elle modifie énormément notre paradigme puisqu’elle postule que nous ne sommes pas permanents mais la composition d’un tout. Julian prend l’exemple de la molécule d’eau : elle est en réalité un alliage de plusieurs atomes qui individuellement ne sont rien mais assemblés donnent ce qu’on appelle “l’eau”. De même qu’une montre n’existe pas comme objet en soi mais est en réalité un assemblage de plusieurs pièces et mécanismes qui lui permettent d’être qualifiée de “montre”.

L’identité serait-t-elle une illusion ?

Cette vision de l’identité n’est pas nouvelle ou farfelue : on la retrouve dans le bouddhisme et également dans les courants philosophique du 17e et 18e siècle de Locke à Hume.

Mais alors, si notre identité est mouvante et impermanente, cela signifie-t-il qu’elle n’existe pas vraiment ou bien qu’il s’agit d’une illusion ?

Pour Julian, la réponse est NON. Notre identité n’est pas une illusion, elle est bien réelle. Comme la cascade d’eau dont les mouvement de l’eau en chute libre changent constamment, la figure de la cascade reste clairement stable et idenfiable. Il en est de même pour notre identité.

Cependant, nous ne sommes pas une personne définie. Nous pouvons influencer notre développement et la personne que nous devenons. Il ne faut, certes, pas raisonner à l’extrême en pensant que nous pouvons être tout ce que nous voulons car chacun a ses propres limites mais il s’agit d’un modèle libérateur. Un modèle libérateur car nous n’avons plus à chercher pour trouver désespérément qui nous sommes ou encore à nous sentir prisonniers d’une identité qui nous aurait été déterminée : nous pouvons et devons créer la personne que nous souhaitons devenir. Sommes nous prisonniers de notre identité : la réponse est non.

À retrouver sur le blog : 5 conseils pour construire votre personal branding et Les outils du Web 2.0, “personal branding” et référencement

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