'

Sources de la motivation : la théorie XY, management & le leadership

Bonheur et Travail

9/30/2019

0 commentaire(s)

Travail agile, organisations non-pyramidales, les manières d’organiser les entreprises changent de plus en plus, et la conception du leadership également. Mais quelles sont les origines de ce changement ? Qu’est ce qui pousse les employés à être encore motivé au bout d’une semaine de travail ?

La théorie XY, les différentes techniques de management et leur impact sur la motivation

Les théories XY développées par Douglas Mac Gregor, docteur en psychologie et professeur au MIT (1965) proposent d’expliquer les comportements et la motivation au travail à partir des pratiques managériales. Douglas Mac Gregor, comme beaucoup d’autres, souhaitait alors identifier les sources de la motivation au travail.

Sources de la motivation : la théorie XY, management & le leadership

Ces théories reviennent sur la perception par les dirigeants de leurs employés. Nous devons rappeler qu’elles sont parfaitement hypothétiques. D’une part, soit la théorie X considérant que la sanction et la pression hiérarchique sont les outils qui font avancer, produire, les travailleurs. Dans cette théorie, on considère donc de facto que les travailleurs ne sont pas intéressés par leur travail, et seule l’idée du gain financier aurait un impact sur leur activité et leur productivité.

Dans la théorie Y, Douglas McGregor postule au contraire que les travailleurs sont prêts à s’engager dans leurs missions : plein de ressources et capables d’initiatives, les travailleurs de la théorie Y seraient plus épanouis car on leur laisse une autonomie. Les dirigeants croient au fait qu'ils peuvent aimer leur travail.

La théorie XY rappelle donc à quel point la vision des dirigeants et l’intention qu’ils portent dans leur management est important : l’espoir et la confiance qu’ils placent en leurs équipes a bien plus d’impact sur la motivation qu’il n’y paraît.

Motivation au travail : quels liens avec le leadership?

Ces développements remettent au goût du jour l’idée que le travail peut être enrichissant, formant une rupture, dans les années 70, avec le management dit “scientifique” inspiré du cadre fordiste de production, dans lequel tout est rationalisé.

Aujourd’hui, ces réflexions sur le management ont leurs effets : le meilleur leader n’est plus forcément celui qui parvient le plus à faire respecter l’ordre et la discipline par le contrôle et la sanction, ainsi que la règle, contrairement au dirigeant de la théorie Y qui considère ses employés en leur accordant sa confiance.

Ainsi on voit poindre de plus en plus, en rapport avec la motivation, la notion d’autonomie. Cela se manifeste par exemple avec la croissance du télétravail : la plupart des tâches n’ont plus besoin d’être effectuées dans un lieu physique grâce à la dématérialisation. En d’autres termes, le présentiel est démodé : le bureau ne s’arrête plus à ses quatre murs, non seulement il s’étend en open space, mais il se veut “flex” : on parle de flex office, et donc de techniques de management souples, adaptables et adaptées. D'autres styles de management, comme le management agile suivent également cette voie. Ceci implique évidemment une certaine confiance dans ses employés et leurs capacités

Le travail et ses nouveaux espaces, dans la perspective de la théorie Y, sont donc régis par une confiance mutuelle employés-dirigeants. La motivation, dans cette théorie, repose sur la confiance. C’est pourquoi le portage salarial prend tout son sens dans la mesure où il repose sur l’autonomie, et que de plus en plus de personnes sont attirées par ces nouvelles manières de travailler.
 

Que pensez vous de cet article ?