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Surdiplômé : quand les études deviennent un obstacle au développement professionnel

7/6/2021

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Surdiplômé : quand les études deviennent un obstacle au développement professionnel. Surdiplômé : Entre 1967 et 2017, le taux de réussite au Bac a bondi de 61,7% à 87,9%.

Ainsi, de plus en plus d’étudiants peuplent les bancs d’université mais le nombre d’emplois qualifiés disponibles n’a pas évolué aussi vite. La conséquence de cela, c’est que les étudiants même diplômés ont désormais du mal à décrocher les emplois qualifiés auxquels ils aspiraient et sont désormais nombreux à continuer leurs études pour se distinguer du lot. On définit ainsi un surdiplômé comme le détenteur de diplômes de niveau supérieur à ceux dont il aurait besoin pour l’emploi qu’il cherche à occuper ou qu’il occupe déjà. 

Surdiplômé : Pourquoi ce phénomène gagne en importance

Surdiplômé : En période de crise économique et de raréfaction du travail, les études deviennent la valeur refuge pour les étudiants. 

En effet, même si les diplômes ne garantissent pas un emploi, ils donnent un avantage conséquent : selon une enquête du Céreq, 49% des jeunes sans diplômes étaient au chômage en 2016, contre seulement 10% des Bac+5.

Ainsi, on assiste à une véritable course aux études, qui incite les étudiants à décrocher un maximum de diplômes et augmente donc leurs chances d’être surdiplômés. Parfois cela va même à l’encontre de leurs aspirations profondes, puisque de nombreux diplômés sont insatisfaits des métiers qu’on leur propose à la sortie des études et se réorientent vers des tâches plus manuelles.

🖋 Cela est bien expliqué dans l’article Faut-il faire un CAP après un master ?

🎥 Pour un exemple concret, on a ici une vidéo d’un alumni d’HEC Emmanuel Gunther : The French Bastards qui a ouvert une boulangerie : 

Surdiplômé : En quoi cela pose problème ?

Surdiplômé : Le problème d’être surdiplômé n’est pas tant vos diplômes en eux-mêmes, mais plutôt le manque d’expérience professionnelle.

En effet, le monde du travail est plutôt différent du milieu académique. Même un étudiant diplômé des meilleures universités aura du mal à trouver un emploi sans avoir effectué de stage au préalable.

Ainsi, si vous vous engagez dans des études longues ou faites plusieurs licences/master, il est essentiel de placer un maximum de stages dans votre parcours (même pendant l’été). Les entreprises sauront alors que vous aurez acquis des compétences pratiques, utilisables et seront moins hésitantes pour vous recruter.

Surdiplômé : Le problème secondaire est celui de la motivation. En effet, le recruteur sait que vous avez fait des études poussées où vous avez été habitué à être « challengé » intellectuellement.

Ainsi, il peut avoir peur que l’emploi moins qualifié qu’il vous propose vous ennuie, ne soit pas adapté pour vous et que vous le quittiez au bout de peu de temps. Par exemple, si vous avez un doctorat en littérature anglaise et que vous postulez pour un poste de traducteur, il est possible que vous soyez ennuyé par le décalage entre votre niveau intellectuel et celui de l’emploi.

Or, les recruteurs préfèrent toujours sélectionner les candidats qui sont réellement motivés et qui sont susceptibles de rester longtemps dans le poste. Il est donc important que vous rassuriez le recruteur sur ce point-là. 

🖋 Pour plus d’informations, vous pouvez lire l’article : Surdiplômés et difficulté de la mise à l’emploi, qu’en est-il vraiment ? 
 

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