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Travailler comme Einstein : et pourquoi pas ?

Bonheur et Travail

5/11/2018

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Travailler comme Einstein : Le jour où j’ai compati avec Einstein

Einstein, Albert Einstein

Dans l’imagination populaire, Einstein est intimement relié à la bombe atomique, tout comme le savant fou est littéralement attaché à une bombe atomique, à la fin du film Dr Folamour. C’est effectivement son équation, E = mc2, qui a rendu l’explosion nucléaire réalisable. Cette vision de l’histoire, si elle est aujourd’hui débattue, nous rappelle encore et toujours avec une pointe d’amertume que ce que notre intelligence, notre effort, notre travail produit, nous ne le contrôlons pas.

Pourtant, le sentiment d’appartenance – et à travers ce sentiment se cache bien souvent un contrôle réel – est la base de tout projet que l’on souhaite voir aboutir. Ce n’est que lorsque l’on se sent impliqué que l’on commence à se soucier du résultat, à envisager des développements.

Einstein : esprit d'équipe vs. individualisme

Mais comment faire, si nous sommes tous comme Einstein (figurativement, s’entend) ? Si nous sommes tous plus ou moins dépossédé de ce que nous faisons, tous les jours, à notre travail ? Si nous ne pouvons pas tous être à notre propre compte, ou fonder une start-up ?

Une réponse possible : gouverner en groupe ce que l’on produit en groupe. La première femme lauréate du prix Nobel d’économie, Elinor Olstrom, oriente ses travaux vers la théorie de l’action collective, la gestion des biens communs (forêt, ressource hydraulique, pêche, ondes radios…). Sa notion phare est surtout celle du dilemme social, c'est-à-dire : comment gérer collectivement et efficacement quelque chose, alors que la quête de l'intérêt personnel conduit trop souvent à un résultat plus mauvais pour tous ?

L'autogouvernement : définition

Avant ses travaux, on imaginait comme seul moyen efficace l’intervention d’un acteur puissant – l’Etat, par exemple, mais pourquoi pas l’entreprise ? – pour imposer codes et normes visant à ce que l’action collective aboutisse. Mais Elinor Ostrom y voit une autre solution, bien plus efficace : celle de l’autogouvernement, dont elle définit les piliers essentiels : la confiance, la réciprocité… bref, une cohésion de groupe essentielle à la compréhension d’un code commun. Pensez par exemple à la Mafia : tous hors la loi, mais tous unis dans le clan.

Et l’auto-gouvernance, au travail, ça peut ressembler à quoi ? La différence est ténue, mais perceptible : c’est celle entre un travail que l’on considère comme « dû », et un travail que l’on considère comme « mien ».

En tête de liste des probables pires raisons qui peuvent pousser quelqu’un à travailler, on trouve : « pour faire plaisir à mon supérieur ». Ce travail, une fois perçu et défini comme « dû », transforme tout un vocabulaire : le salarié devient « corvéable », le succès « fade », l’effort « inutile ».

Ne soyez pas comme Einstein ; ne soyez pas reliés à votre travail, création, ou production par un lien psychologique si ténu que vous-même doutez de son existence. Prendre contrôle de ce que l’on fait, c’est un premier pas vers l’auto-gouvernance.

À retrouver également sur le blog : Vaincre la solitude au travail et Comment gagner du temps au travail ? La formule du gain de temps

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