Travailler en Australie

Actualités-

3/2/2017

1 commentaire(s)

Rochna Zaki

L’Australie fait partie de ces pays attractifs qui font rêver. Entre l’attrait de la destination lointaine et l’envie de commencer une nouvelle vie, nombreux sont ceux qui font le choix de l’expatriation en Australie et près de 50 000 français y travaillent.

Pourtant fait-il si bon vivre au pays de l’Ayers Rock ?

Tout d’abord, il est important de noter que l’Australie a un des taux de chômage les plus bas du monde, et que la flexibilité du travail est de mise dans un pays qui compte beaucoup sur ses emplois saisonniers.

Les Australiens travaillent en moyenne 38h par semaine et sont soumis à un régime strict de vacances avec uniquement quatre semaines annuelles. Les expatriés abondant le marché, la concurrence est rude et les places chères.

L’Australie a une réglementation du travail qu’on pourrait penser similaire à celle des Etats-Unis et aux pays anglo-saxons. Pourtant, l’Etat y joue un rôle primordial de régulation et de réglementation du marché du travail. Le code du travail institué depuis la fin du XXème va favoriser les conventions collectives de branche pour définir entre autres le salaire minimum de base, les horaires de travail, les congés...

L’Australie : un pays attractif mais...

Un des gros sujets sur le marché du travail australien est celui du temps de travail. C’est la grosse problématique qui agite le monde du travail, car la longue durée du travail (surtout chez les cadres qui n’avaient pas de contrôle de leur temps de travail, et les personnes à plus faibles revenus qui cumulent les travails) nuit à la productivité. Ce constat effectué, il y a quelques années. En effet, si l’Etat régule le temps de travail à 38h hebdomadaires, cette norme est rarement respectée et les salariés cumulent généralement plus de 40h de travail.

Plusieurs secteurs de travail sont également bouchés avec peu d’opportunités. Pourtant certains secteurs au contraire sont de plus en plus attractifs. C’est le cas par exemple du secteur viticole qui attire chaque année. Malgré ces exceptions, l’Australie ressemble de moins en moins à l’eldorado du travail. Comme tous les pays qui ont subi un effet de mode de ce type, l’Australie est arrivé au point difficile de l’essoufflement.

 

Quelles perspectives ?

L’Australie profite toujours de sa formidable attraction touristique qui lui garanti une dynamique stable. Sa proximité avec l’Asie va probablement attirer un nouveau profil de salariés plus enclin à travailler dans les secteurs en demande d’emploi comme dans les mines de charbon toujours très actives dans le pays. En renforçant sa position sur le marché de l’export, l’Australie va pouvoir proposer de nouveaux emplois qui vont conforter les vagues d’émigrations qui arrivent sur le territoire surtout dans le secteur des services qui représente plus de 80% du PIB des pays.

Entre intégration de la forte émigration et adéquation avec les challenges relatifs au temps de travail de ses salariés, l’Australie se débat pour garder son image de modèle économique attractif.

 

 

Que pensez vous de cet article ?

Commentaire

4/6/2017