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Qu’est-ce que le travail de nuit ?
Temps et Travail
Le travail de nuit, ça commence quand ? C’est la Convention Collective du secteur d’activité qui définit la planche horaire du travail de nuit. Lorsqu’il n’y a pas de convention collective, ou que celle-ci ne précise pas les horaires du travail de nuit, celui-ci est le travail effectué entre 21 heures et 6 heures du matin. Sauf dispositions conventionnelles particulières, tout travail qui sera effectué entre minuit et 5 heures du matin, pendant au moins 9 heures consécutives, sera considéré comme du travail de nuit. L’entreprise peut fixer elle-même sa définition de la période de travail de nuit, sous réserve de consultation et d’accord de l’inspecteur du travail et des délégués du personnel. Selon la législation, le recours au travail de nuit ne doit pas être une norme : il doit rester exceptionnel. L’entreprise qui a recours au travail de nuit doit justifier de la nécessité de celui-ci pour son activité économique (ou l’utilité sociale), et impérativement prendre en compte la nécessité de protéger la santé du salarié et d’assurer sa sécurité. Les entreprises ne respectent pas toujours leurs obligations relatives au travail de nuit. Qui sont les travailleurs de nuit ? Sous réserve d’une disposition différente définie par la convention collective, le travailleur de nuit est le salarié qui accomplit au moins 2 fois par semaine au moins 3 heures de travail en horaire de nuit. A noter que sauf exception, le travail de nuit des moins de 18 ans est interdit ! Le travail de nuit est répandu dans plusieurs secteurs d’activité : le transport, le commerce, la presse, l’industrie, le secteur paramédical ... Les travailleurs de nuit représentent 15% de la population active en France selon l’INRS. Pour plus de chiffres sur le travail de nuit. Travail de nuit et contrepartie Les travailleurs de nuit bénéficient de contreparties pour les périodes de travail de nuit. Ces contreparties sont des compensations salariales et/ou des périodes de repos supplémentaires. L’employeur doit également garantir à ses salariés une visite médicale de prévention, pour informer le salarié des risques pour sa santé. Le travail de nuit peut être refusé par un salarié qui estime qu’il est incompatible avec ses obligations familiales. Son refus ne peut pas constituer un motif de licenciement. On vous parle un peu plus des changements des conditions de travail ici et là. Enfin, un salarié qui travaille de nuit dans une entreprise et qui souhaiterait passer en travail de jour est prioritaire. Les risques du travail de nuit La pénibilité du travail de nuit est avérée. Récemment, dans les débats autour de la réforme du système de retraite, le Premier Ministre a fait part de son souhait de voir réduire le nombre de nuits de travail nécessaires pour pouvoir bénéficier du bonus retraite « pénibilité». Suivez ce débat ici. Le travail de nuit a un impact sur la vie privée des salariés, qui peuvent se trouver en situation d’isolement social, ou avoir des difficultés à concilier leurs vies familiales et professionnelles. Les travailleurs qui ont des enfants sont soumis à des contraintes majeures pour suivre les rythmes scolaires par exemple. Les risques pour les santés sont également importants : anxiété, insomnies, addiction, risque augmenté d’accidents du travail, voir augmentation du risque de développer un cancer!
Confidentialité et vie professionnelle : les bonnes pratiques
Garder une confidentialité de sa vie privée au travail : le blurring, phénomène du monde du travail contemporain De plus en plus de travailleurs confessent avoir du mal à gérer vie privée et vie professionnelle. Ces difficultés portent bien sur la confidentialité : que garder en dehors de la vie professionnelle ? Que garder pour soi ? Doit-on tout partager ? Comment réussir à cloisonner ? Ces difficultés et cette tendance à tout mélanger a un nom : le blurring . En effet, selon une étude de Edenred Ipsos de 2015, "les cadres seraient 81% à régler des problèmes personnels au travail". Plus récemment, une autre étude, « Révélez vos talents» d’Automatic Data Processing (ADP) qui a interrogé plus de 2 500 travailleurs montre que 39% des salariés interrogés ne pensent pas avoir un bon équilibre vie professionnelle-vie privée. Pourtant, toujours selon l’étude, trois quarts des salariés français (75%) préfèrent garder bien distinctes et clairement séparées leur vie professionnelle et leur vie personnelle : quelles sont les clés pour préserver une forme de confidentialité au travail tout en ne se laissant pas trop impacter par sa vie professionnelle dans sa vie personnelle ? Derrière ce nom de " blurring", en réalité donc, une idée toute simple : le bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle est en effet difficile à tenir et la frontière est rapidement floue entre ces deux domaines, et ce, d’autant plus à l’heure des technologies digitales. Celles-ci accentuent le flou : le travail s’infiltre à la maison, on transporte partout nos ordinateurs portables et on continue à consulter nos mails dans les transports en commun. Ces comportements touchent autant les cadres que les freelances ou les télétravailleurs pour lesquels pourtant il existe des méthodes permettant de se déconnecter. Dans ce cadre, la confidentialité de sa vie privée est parfois dure à garder et à maîtriser, notamment sous le fait du stress. Doit-on tout révéler à ses collègues ? En effet, nous passons près de 1.500 heures par an au travail avec généralement, un même groupe de personnes dans un lieu clos. C’est finalement plus que le temps consacré à notre famille ou à nos amis. Cette promiscuité peut encourager les confidences, sans se soucier des conséquences. Mais s’il est indispensable de parler de soi pour s’intégrer, les liens se faisant à mesure que l’on est capable de connaître quelqu’un. Il convient aussi de le faire avec prudence en choisissant bien son cercle de collègues proches, pour ne pas ébruiter des informations sur sa vie privée qu’on souhaiterait ne pas voir divulguées. Mais comment trouver la bonne mesure entre confidentialité exacerbée et bonne entente avec ses collègues ? Une règle simple permettra d’éviter de tout mélanger : commencer par écouter les autres avant de se livrer reste une règle évidente quoiqu'efficace. Plus précisément, selon Olivier de Clermont-Tonnerre, coauteur de « Toutes les clés du savoir-vivre en entreprise» dans un premier temps, une règle pour garder une forme de confidentialité est de se cantonner à la sphère personnelle. Celle-ci désigne les discussions sur des événements anodins de la vie quotidienne (goûts musicaux, commentaire d’un match de foot …) et des éléments de ressenti assez vastes (ses lieux de vacances, son jour préféré de la semaine...). Révéler plus que cela, c’est, selon Olivier de Clermont-Tonnerre, c'est entrer dans une zone d’intimité, c’est-à-dire ouvrir le jardin secret qu’on partage seulement avec ses amis : histoires sentimentales, réseaux privés, événements familiaux… Confidentialité au travail : pourquoi un tel besoin d’équilibre ? Pourquoi cela est important ? En effet, dans un monde idéal, pourquoi, si nous sommes passionnés par notre travail, ne pas voir naturellement nos deux sphères s’entremêler ? Pourquoi faut-il absolument voir le cloisonnement comme un risque ? En réalité, il faut garder en tête que si la confidentialité est une question à se poser, c’est parce que pour pouvoir apprécier individuellement ces deux vies menées côte à côte, celles-ci ne devraient pas avoir d’influence l’une sur l’autre. Etre irritable en rentrant chez soi lorsqu’un projet ne s’est pas déroulé comme prévu, se sentir préoccupé par un collègue ayant mal agi, est très courant et peut impacter notre quotidien. De la même manière, la vie personnelle a souvent de lourds impacts sur notre performance professionnelle. D’où la nécessité de préserver un certain équilibre.
Auto entrepreneur ou portage salarial : se renseigner pour bien choisir
Auto entrepreneur ou portage salarial : les différences à connaître avant de se lancer Vous voulez vous lancer mais ignorez tout des différences entre le portage salarial et l’auto-entrepreneuriat ? Vous vous demandez si le modèle du freelance est fait pour vous? Pour bien faire son choix, tout dépend de votre projet : démarrer une activité ou faire un choix après plusieurs années, les statuts auto entrepreneur ou portage salarial offrent chacun des avantages bien différents. En début d’activité, il faut savoir que le statut d’auto entrepreneur est un régime juridique intéressant lorsqu’on cherche un tremplin pour sa création d’activité. Comme il s’agit bien évidemment d’un début d’activité, la législation impose un plafond de chiffre d’affaires, qui s’élève à 70 000 euros pour les activités libérales et prestations de services. Plus précisément, entre auto entrepreneur ou portage salarial, les avantages du salarié sont nombreux, mais l’auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel inscrit au RNE (Registre National des Entreprises), totalement indépendant. Il a un numéro SIRET, et facture directement ses clients, paye lui-même ses cotisations sociales au régime social des non-salariés : une forme d’indépendance idéale en début d’activité. Il peut aussi effectuer une grande variété d’activités. Enfin d’un point de vue financier, contrairement au salarié porté, l’auto entrepreneur ne doit pas s’acquitter des frais de gestion. Néanmoins cette partie peut prendre beaucoup de temps : l’auto entrepreneur doit alors assurer sa gestion administrative et financière lui-même ou la déléguer à un expert-comptable. De même, les cotisations sociales et les charges fiscales sont moins élevées par rapport au porté salarié dont la société de portage doit reverser charges et cotisations, notamment la première année. Entre auto entrepreneur ou portage salarial, pour le professionnel qui se sent en capacité de gérer son activité de A à Z sans besoin d’être encadré, le statut d'auto-entrepreneur est donc le plus adapté. C’est aussi vrai pour le freelance qui dispose d’une activité supplémentaire uniquement en tant que complément de revenu à un salaire fixe : le statut d’auto entrepreneur sera le plus souple pour ce type d’activité. Les avantages du portage salarial Entre auto entrepreneur ou portage salarial, il s'agit donc de se poser les bonnes questions. L’auto entrepreneur qui dispose de beaucoup de libertés peut voir son projet évoluer, au vue de ce qu’offre le portage salarial. Plus en détail, du point de vue juridique, le portage salarial est défini par le Code du travail comme un statut qui permet d’exercer une activité professionnelle de salarié en bénéficiant des avantages de ce statut. Il permet au porté de conserver son autonomie de travail et garantit les droits du porté salarié. Face à l’auto-entrepreneuriat, le portage salarial offre donc plus d’accompagnement, de sécurité et de suivi dans l’exercice de son activité professionnelle. Financièrement, s’il dispose de frais de gestion, en confiant sa partie administrative à la société de portage, il dispose aussi de certains avantages : par exemple, la possibilité de confier ses frais (déplacements, frais professionnels) à la société de portage, ce qui n'est pas possible en tant qu'auto entrepreneur. Auto entrepreneur ou portage salarial ne sont bien évidemment pas les seuls statuts qui existent, mais le statut d'auto entrepreneur est finalement particulièrement adapté aux professionnels qui veulent se concentrer sur le développement d’une activité indépendante en tant que consultant, tout en profitant d’un environnement sécurisant : le portage salarial constitue un cadre de travail qui répond particulièrement aux attentes des professionnels ayant déjà un premier portefeuille de clients, qui cherchent à stabiliser leur activité. Si ce statut vous intéresse, il ne vous rester plus qu’à bien choisir votre société de portage : pour bien choisir sa société, consultez également sur le blog cet article : https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/societe-portage-comment-bien-la-choisir.
Savoir gérer ses moments de pause au travail
La définition juridique de la pause Les pauses au travail sont pour la productivité. De nombreuses études démontrent que l’interruption du temps de travail est vitale pour une meilleure gestion de son temps de travail tout au long de la journée. Et il suffit d’un peu de recherche pour comprendre que ce sujet est une source de préoccupation pour les travailleurs : lorsque l’on regarde les recherches associées au “ temps de pause ” sur Google, on constate que les préoccupations se situent bien au niveau du droit : “temps de pause légal pour 7 heures de travail” est la recherche qui arrive en tête, tandis que les recherches par mots-clés “temps de pause obligatoire” ou “temps de pause pour 8h de travail” n’ont cessé d’augmenter dans les 5 dernières années (respectivement de +110% et +60%). Mais que dit réellement la loi quant à ce temps de pause ? Un temps de pause est défini comme l’interruption du temps de travail effectif. D’après le site du service public français exposant l’article L3121-33 du Code du travail, dès que le temps de travail quotidien atteint 6 heures, le salarié doit bénéficier d'un temps de pause d'au moins 20 minutes consécutives. Dans les faits, le salarié n'a aucune obligation à prendre sa pause sur 20 minutes consécutives. Il peut fractionner cette durée, par exemple 10 minutes le matin et 10 minutes le soir, ou bien 4 pauses de 5 minutes pour les fumeurs, par exemple. La pause est accordée : soit immédiatement après 6 heures de travail, soit avant que cette durée de 6 heures ne soit entièrement écoulée. Il faut noter que ce temps de pause est obligatoire : il est dû à l’employé. Mais comment gérer ses temps de pause rationnellement, en fonction de ses humeurs et de son énergie du moment ? Comment gérer ses pauses Si le temps de travail au bureau et ses temps de pause varient beaucoup des moments de repos chez soi, car ils demandent plus de discipline, comme l’indique cet article du blog, plusieurs méthodes assez simples existent et sont à tester pour trouver celle qui convient le plus : La méthode Pomodoro . Le nom fait référence au minuteur en forme de tomate (pomodoro en italien), souvent utilisé dans les années 80. Celle-ci se divise en 5 étapes. En commençant par choisir une tâche à effectuer, on règle un minuteur sur 25 minutes. Au bout de 25 minutes, on s’octroie une pause de 5 minutes, puis on recommence. Toutes les 4 sessions, une pause plus longue, de 15 à 20 minutes est conseillé. Cette méthode est supposée favoriser l’agilité d’esprit en s’obligeant à alterner souvent de tâches. Les sessions de 90 min. Le 90/20 se base sur un temps de travail de 90 minutes, puis de 20 minutes de pause. Cette méthode est connue des musiciens et athlètes de haut niveau pour améliorer leurs performances. Si cette méthode maximise la productivité, d’après les chercheurs William Dement et Nathan Kleitman, c’est parce qu’elle s’appuie sur le rythme corporel du sommeil, qui suit des cycles de 90 minutes (en sommeil et éveillé). Les deux pauses de 15 min par jour. De manière plus classique, ponctuer sa journée en dehors du temps du déjeuner de deux pauses de 15 minutes est assez efficace pour reposer son cerveau. Marcher, écouter de la musique ou même discuter avec un ami permet de se ressourcer pour mieux se concentrer à nouveau ensuite. Plus largement, il faut se rappeler que le temps de pause est aussi un moyen de se prémunir de la déconcentration, comme le souligne cet article à retrouver sur le blog !
Les règles de versement des IJSS
FAQ

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Portage Salarial

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Temps et Travail
IJSS : Les règles de versement Les IJSS sont parfois sources de confusion : CPAM, subrogation, indemnités complémentaires… on vous clarifie les règles d’indemnisation ! Qu’est-ce que les IJSS ? Le site de référence : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F3053 Les indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie aux salariés en arrêt de travail. Elles représentent 50% du salaire journalier de base. Ce salaire correspond à la moyenne des salaires brut des trois derniers mois divisés par 91,27. Le salaire utilisé pour le calcul est plafonné à 1,8 fois le SMIC appliqué le mois précédent l’arrêt de travail. Les IJSS représentent 50% du salaire journalier, avec un plafond de 45 euros. Au bout de trois mois ce plafond est relevé à 60 euros pour les salariés ayant au moins trois enfants à charge. Ces indemnités sont versées après un délai de carence de trois jours. Quelles sont les conditions pour toucher les IJSS ? Afin de toucher les IJSS versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, il faut pouvoir justifier de plusieurs éléments. Pour toucher les IJSS lors des six premiers mois de l’arrêt de travail, il faut justifier lors du début de l’arrêt de travail : un total d’heures travaillés de 150h cours des trois derniers mois ou d’avoir cotisé lors des six derniers mois sur une rémunération globale au moins égale à 1015 fois le montant du SMIC horaire. Pour continuer à toucher les IJSS après six mois, il faut avoir été affilié à la Sécurité Sociale au moins un an avant le début de l’arrêt de travail, avoir travaillé au moins 600 heures sur l’année précédent l’arrêt de travail ou avoir cotisé sur la base d’une rémunération globale égale au minimum à 2030 fois le SMIC horaire au cours des douze derniers mois. Une vidéo qui vous récapitule tout ça : https://www.youtube.com/watch?v=rie0oDtAZT0&feature=emb_title. IJSS et principe de subrogation Dans certaines entreprises, les IJSS ne sont pas versées directement par la CPAM mais par l’employeur, par le principe de subrogation. Avec le principe de subrogation, c’est l’employeur qui va verser directement à son salarié les indemnités journalières, et sera ensuite remboursé par la CPAM. Les indemnités versées par l’employeur ne peuvent pas être inférieures à celles que toucherait le salarié indemnisé directement par la CPAM. On vous explique tout sur l’arrêt maladie en portage salarial : https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/larret-maladie-quand-vous-etes-en-portage-salarial IJSS complémentaires Certaines entreprises versent des indemnités complémentaires aux IJSS. Cela concerne les salariés bénéficiant d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise au 1er jour d’absence, et qui transmettent dans les 48 heures un certificat médical à leur employeur. Ces indemnités sont versées après un délai de carence de 7 jours. La durée de versement des indemnités dépend de l’ancienneté dans l’entreprise. Vous pouvez consulter le récapitulatif ici : https://www.editions-legislatives.fr/maintien-de-salaire#5. Si vous avez déjà bénéficier de ce dispositif au cours des douze mois précédent, la durée du versement des indemnités complémentaires est déduite du nombre de jours durant lesquels vous avez déjà été indemnisé. Sauf dispositions conventionnelles plus favorables, vous pouvez toucher avec les indemnités complémentaires jusqu’à 90% de votre rémunération brute. Ce montant est ensuite réduit à 66,66% après 90 jours d’arrêt.
Se lancer dans le web portage
Portage Salarial

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FAQ
Les métiers du web ont le vent en poupe. Le niveau de rémunération pour un développeur web est parfois similaire à un diplômé de grande école de commerce. La demande des entreprises est en effet exponentielle depuis plusieurs années. La révolution internet et des Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication ont fait émerger de nouveaux métiers parfaitement adaptés au portage salarial. Le web portage désigne ainsi une forme d’emploi atypique : un développeur web freelance porté par une société de portage. Comment concilier sécurité, liberté et rémunération alléchante en se lançant dans le web portage ? Cet article donne quelques pistes à explorer pour ceux qui souhaitent suivre cette voie. La demande pour le web portage Il existe un consensus autour de la question des métiers du web. Loin d’être une mode liée à la bulle internet, les métiers du web ont encore de beaux jours devant eux. Faire fonctionner une application ou un site internet nécessite des compétences sans cesse nouvelles et innovantes. Comme le démontre cet article du blog, savoir coder commence à s’apprendre même à l’école. D’un autre côté, le métier de freelance n’est plus une forme exotique de l’emploi. Cela concerne désormais 11 millions de travailleurs selon la plateforme Malt. Concilier les deux est le pari lancé par le web portage. Gérer les difficultés du web portage Être un développeur web porté par une société de portage salarial n’exempte pas de rencontrer certaines difficultés. L’ avantage du portage salarial est de vous laisser vaquer à vos occupations professionnelles sans avoir à gérer les aspects juridiques, comptables, commerciales et administratives du freelance. L’une des difficultés pour un freelance est de recevoir la rémunération de sa mission en temps et heure. Cette problématique est justement résolue par la société de portage salariale qui s’occupe à la place du freelance de récolter les fonds auprès de l’entreprise. Par ailleurs, la négociation du contrat entre le freelance et l’entreprise est souvent à l’avantage du dernier car il est difficile pour le freelance d’estimer sa valeur de marché et de négocier seul. Il convient alors de comparer son taux journalier avec les autres freelances de votre domaine de compétences. Se lancer dans le web portage Pour devenir web porteur, il n’existe pas un chemin balisé mais des parcours et profils particulièrement variés. Suivre une formation initiale en école d’ingénieur ou accomplir DUT en informatique constitue l’une des portes d’entrée à ce métier. A défaut, il est possible d’acquérir les compétences requises via une formation sur Openclassrooms ou un cours intensif en développement web dispensé par des structures privées telles que LeWagon. Avant de se lancer dans le web portage, il serait approprié de commencer le soir et week-end en parallèle d’une activité salariée. Cela évite de se jeter dans le grand bain d’un seul coup et de subir un stress qui va de pair. D’autres vous conseilleront de négocier un temps partiel ou prendre un congé de quelques mois pour commencer votre activité en réduisant les risques. Trouver des missions est en effet une tâche moins simple qu’il n’y paraît. Il convient de participer à des formations dans ce domaine telles que celles proposées gratuitement par OpenWork. Il existe également de nombreuses plateformes pour trouver des missions : Freelancerepublik, Comet et Toptal sont parmis les plus connues. L’équipe d’OpenWork reste à votre disposition pour vous aider à franchir le pas et vous lancer dans le web portage !
Temps de pause au travail : que dit le droit du travail ?
Temps et Travail

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Economie et Travail
Trop peu selon les salariés, trop selon des employeurs ... le temps de pause au travail est un sujet important pour les managers. Récemment, des études ont montré qu' utiliser son smartphone pendant son temps de pause au travail était contreproductif. (Nous vous avions déjà parlé des dangers des téléphones portables pour la concentration ici). Ces études soulèvent cependant la question du temps de pause au travail, qui mérite d’être balayée d’un point de vue juridique pour bien comprendre de quoi il s’agit ... Temps de pause au travail : une définition Par définition, lors de son temps de travail le salarié est à disposition de son employeur. Il est subordonné à celui-ci, et met à disposition sa force de travail. En revanche, lors de son temps de pause au travail, le salarié a le droit de vaquer à ses occupations personnelles. Le temps de pause au travail est considéré comme un arrêt de travail. La relation de subordination est donc suspendue pendant ce temps. Cependant, l’employeur peut imposer au salarié de rester sur son lieu de travail durant son temps de pause – celui-ci étant par définition « de courte durée, sur lieu de travail et à proximité». Selon cette définition, l’arrêt de travail n’est pas rémunéré. Il arrive que le salarié prenne un temps de pause au travail durant lequel il continue d’être à disposition de l’employeur. Il s’agit alors d’une pause qui compte comme un temps de travail effectif, dans la pratique c’est le cas de la pause-café, de la pause cigarette... Cette pause est quant à elle rémunérée. L’employeur surveille évidemment les excès, et peut être amené à sanctionner ses salariés en cas d’abus. A noter : la pause déjeuner est considérée comme un temps de pause. Celui-ci peut être fractionné ou pris en une seule fois. Et si vous profitiez de votre pause au travail pour faire du yoga? Le code du Travail prévoit des temps de pause Le Code du Travail, à l’article L3121-16, indique que dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié doit bénéficier d’un temps de pause obligatoire. La durée de ce temps de pause au travail est d’une durée minimum de 20 minutes. D’après la hiérarchie des normes en droit du travail, les accords collectifs (convention collective, accord d’établissement ...) ne peuvent pas prévoir des temps de pause au travail inférieurs au Code du Travail. La plupart des conventions collectives prévoient des temps de pause au travail plus importants, notamment sur la pause déjeuner. Dans certains secteurs, le temps de travail continue minimum avant d’avoir une pause est inférieur en raison de la pénibilité du travail ou des contraintes physiques : pour les hôtes(ses) de caisse, les serveurs et serveuses...
Qu'est-ce que la reconnaissance travailleur handicapé ?
Bonheur et Travail

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Economie et Travail
Qu’est-ce que la reconnaissance travailleur handicapé ? La reconnaissance travailleur handicapé permet de mieux intégrer au monde du travail les porteurs de handicap. Les démarches pour avoir la reconnaissance travailleur handicapé Le Code du Travail à l’article L5213-1 définit ce l’expression « travailleur handicapé». Il s’agit de « toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychiques ». La reconnaissance travailleur handicapé permet à tous ceux dont le handicap a des répercussions sur la capacité de travail d’être reconnus, pour faciliter l’accès à l’emploi ou améliorer la situation professionnelle. La reconnaissance travailleur handicapé est systématiquement engagée pour les personnes touchant ou demandant à toucher l’allocation adultes handicapés. Pour ceux ne percevant pas cette allocation, il faut remplir un formulaire et fournir différents justificatifs. Ces documents sont à faire parvenir à la Commission des droits et de l’autonomie handicapées. C’est cette commission qui attribuera ou non la reconnaissance travail handicapé. Une plaquette officielle qui résume ce qu’il faut savoir sur la RQTH. Une meilleure protection des travailleurs handicapés Les travailleurs handicapés peuvent bénéficier de dispositif « emploi accompagné». Ce dispositif permet d’aider les travailleurs handicapés à obtenir et à conserver leur emploi hors structures spécialisées, en leur proposant un accompagnement médico-social et un soutien à l’insertion professionnelle. L’employeur bénéficie également d’un accompagnement, qui lui permet par exemple de pouvoir adapter le poste de travail. Pour favoriser l’insertion des travailleurs handicapés, il existe une obligation légale pour les employeurs. En effet, toutes les entreprises d’au moins 20 salariés sont tenus d’employer des personnes avec une RQTH dans une proportion de 6% de leurs effectifs totaux. Si l’employeur ne respecte pas son obligation d’emploi, il est tenu de verser une contribution annuelle à l’Association de gestion du fond pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Se faisant, tous les employeurs sont amenés à se pencher sur ce sujet et à se sentir concernés. En ce sens, être reconnu "travailleur handicapé" peut-être perçu comme un plus pour votre futur employeur : pensez-y. Les employeurs peuvent également bénéficier d’une aide financière pour l’embauche de travailleurs handicapés. Malgré tous ces dispositifs, la situation concernant l’emploi des travailleurs handicapés est loin d’être parfaite… Par ailleurs, des conseillers Pole Emploi dédiés peuvent conseiller les personnes avec une reconnaissance travailleurs handicapés. Dans l’actualité récente, la question de la reconnaissance travailleur handicapé dans le projet de loi sur les retraites soulève de nombreuses interrogations. Être formé sur ces sujets permet de mieux comprendre les enjeux sur ces sujets, et de savoir quoi faire lorsque l’on est concerné…
Quels sont les nouveaux jobs d’internet ?
Futur et Travail
Machine learning, intelligence artificielle, analyste de données, si ces termes étaient l’apanage des fans de science-fiction il y a quelques décennies, ils sont aujourd’hui porteurs de nouveaux jobs. Comme décrit dans cet article, l’innovation technologique va profondément bouleverser le monde du travail dans quelques années. Pour mieux s’y préparer, il convient d’identifier les métiers généralistes de demain et de trouver la formation adéquate pour acquérir les compétences. Les nouveaux jobs de demain Développeur tu dois devenir ! L’explosion de la demande pour les applications mobiles et web a créé un besoin incommensurable de développeurs. La richesse du métier de développeur tient dans les nombreuses spécialités (front-end, back-end, mobile, etc.) et les nombreux langages informatiques (Java, Python, Ruby, Salesforce, etc.). De plus, le développement web est encore relativement abordable puisqu’il existe des formations courtes professionnalisantes. LeWagon est l’un des organismes de formations les plus en vue dans cette niche. Il est même possible de cumuler le chômage ou d’utiliser le Compte Personnel de Formation pour bénéficier de cette formation courte comme l’indique cet article du blog. Le data scientist analyse les problématiques métiers et les traduit en données in fine pour les résoudre avec des algorithmes. Sur le marché du travail, le data scientist est l’un des nouveaux jobs les plus recherchés. Élu trois années consécutives meilleur métier aux Etats-Unis par Glassdoor et meilleur métier en France en 2019, l’avenir du data scientist est devant lui. UX designer est l’un des nouveaux jobs pour lequel les barrières à l’entrée sont faibles en comparaison des autres métiers nécessitant des compétences mathématiques avancées. Un UX designer améliore l’expérience utilisateur en élaborant des produits ergonomiques et agréables à utiliser pour le client. Il a la lourde tâche de coordonner les fonctionnalités du produit pour rendre le tout esthétique, efficace, simple et intuitif. De plus en plus d’entreprises font appel à des UX designers pour les aider à créer un excellent produit. Ingénieur Machine Learning est une spécialisation du data scientist. Il se concentre sur les algorithmes d’apprentissage automatique du Big data. Désigné meilleur métier en 2019 par le classement Indeed, le métier d’ingénieur Machine Learning est en explosion comme le témoigne le salaire moyen aux Etats-Unis s’élevant à 122 761$. L'ingénieur en intelligence artificielle (IA) développe des programmes IA pour de nombreux usages (chatbot, objets connectés, etc.). C’est l’architecte de la transformation du monde du travail puisqu’il va automatiser de nombreux métiers à l’avenir et créer les nouveaux jobs de demain. Mieux vaut être du bon côté de la force … Comment se former aux nouveaux jobs de demain ? Compte tenu de l’obsolence de nos compétences techniques au fur et à mesure de l’innovation technologique, il convient d’apprendre à apprendre continuellement comme le démontre cet article du blog. Il existe heureusement de nombreuses ressources disponibles pour réussir sa réorientation professionnelle. Vous pouvez trouver une introduction à ce sujet dans cet article du blog. Mais plus encore, il s’agit d’éviter d’arriver au point de rupture (dépression, licenciement, faillite, etc.) pour se réorienter. Comme l’indique cet article du blog d’ Openclassrooms, l’apprentissage de compétences en parallèle d’un métier à temps plein est accessible au plus grand nombre. Pour conclure, vous pouvez vous inspirer de la présentation d’Openclassrooms par son fondateur Mathieu Nebra :
Portage salarial - Salaire complémentaire : comment le calculer?
FAQ

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Portage Salarial
La différence entre salaire complémentaire et salaire de base Comprendre sa fiche de paie en tant que porté salarié n’est pas toujours chose facile. De nombreuses complexités, comme le salaire complémentaire ou le prélèvement à la source dont vous pouvez comprendre la logique ici, mais aussi, plus simplement, les lignes qui composent votre revenu général. Votre fiche de salaire affichera le salaire de base, le salaire brut mais aussi le “salaire complémentaire”. Pour comprendre la notion de salaire complémentaire, il faut d’abord se pencher sur les salaires de base. Le salaire de base désigne le salaire minimum de la convention collective de portage salarial pour l’équivalent d’un temps plein, soit 151,67 heures par mois. Comment mieux lire sa fiche de paie ? Ainsi, la fiche de paie d’un porté salarié se décompose donc de la manière suivante : Le salaire de base (salaire minimum que la société de portage doit payer en fonction du temps de travail) Le salaire brut La prime d'apport d'affaires (5%). La loi prévoit ainsi que puisque le salarié porté apporte sa mission (en principe), il bénéficie d'une prime. Le salaire complémentaire, qui correspond à la différence entre le salaire de base et le salaire brut. Le salaire complémentaire, sur la fiche de paie, correspond donc à la différence entre le salaire brut (hors prime d'apport d'affaires) et le salaire de base. Or, le cadre légal stipule qu'un salarié ne peut travailler au delà de 151,67h/mois, taux duquel le logiciel de paie de la société de portage se rapproche pour rémunérer l’équivalent d’un temps plein. Une fois que le salarié atteint le maximum du rapport taux horaire avec le salaire de base, le salaire complémentaire permet d’atteindre son objectif de paie : on considère que c’est le reste du chiffre d’affaires qui n’a pas été pris en compte par le cadre légal du nombre d’heures maximum travaillé par mois. Enfin, pour mieux identifier vos frais en général en tant que salarié porté, renseignez-vous également sur les frais en situation de portage salarial et comment faire des économies.
Arret de travail et portage salarial : tout savoir
FAQ

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Portage Salarial
Arrêt de travail et portage salarial sont tout à fait compatibles, découvrez ce qu’il faut faire en cas de maladie. Une grippe, une chute sur un trottoir mouillé ... l’automne est propice aux petits accidents ! Pour les indépendants tout arrêt de travail représente une perte de revenu conséquente, et qu’il faut donc éviter à tout prix. Au risque parfois de voir sa santé se dégrader ! Le statut de salarié porté, hybride, permet d’effectuer ses missions comme un consultant indépendant et d’avoir la même protection que les salariés. Y compris pour les arrêts de travail ... Découvrez avec nous tout ce qu’il faut savoir sur l’arrêt de travail et le portage salarial. Arrêt de travail et portage salarial : dans quelles conditions ? Lorsque vous êtes un salarié porté, vous recevez des bulletins de salaire émis par votre société de portage. Sur votre fiche de paie apparaissent un certain nombre de prélèvements, qui correspondent aux cotisations que verse pour vous la société de portage salarial. Si vous avez des questions sur la fiche de paye, consultez notre article sur comment lire une fiche de paye ici https://www.lemonde-apres.com/fr/blog/comment-lire-une-fiche-de-paie. Les salariés portés sont donc couverts par le régime général de la sécurité sociale. C’est cette couverture qui vous permet de partir en arrêt maladie et de continuer à toucher quelque chose. Lorsque vous êtes arrêté vous recevez en effet des indemnités journalières qui vous sont versées par la CPAM : la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Vous trouverez toutes les infos sur les indemnités journalières sur le site de l’assurance maladie : Ameli.fr.https://www.ameli.fr/assure/remboursements/indemnites-journalieres/arret-maladie. la rémunération lors d'un arrêt de travail ? Pour calculer les indemnités journalières, la CPAM se base sur la moyenne des trois derniers salaires bruts. Une limite est fixée à 1,8 fois le montant du SMIC mensuel. Cette moyenne est ensuite divisée par trente, le nombres de jours de référence dans un mois, pour obtenir le montant du salaire journalier. Lorsque vous êtes en arrêt de travail, vous touchez 50% de ce salaire journalier. Ce taux peut cependant augmenter, notamment si vous avez plus de trois enfants. Quelles sont les règles à suivre pendant un arrêt de travail ? En tant que salarié porté vous êtes soumis aux mêmes règles que les autres salariés de droit privé. Vous devez informer la Sécurité Sociale et votre employeur dans les 48 heures qui suivent votre arrêt maladie. Qui dit arrêt de travail dit repos, et sauf autorisation de votre médecin ou pour raison de soins médicaux, vous devez être chez vous durant la journée, de 9h à 11h et de 14h à 16h.
Mythes et réalités de la méthode design thinking pour innover
Futur et Travail

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Digital et Travail
Le cadre de la méthode design thinking : un peu d’histoire Galvaudé, répandu dans toutes les sphères de la vie professionnelle, aujourd’hui le design thinking semble se “ manger à toutes les sauces ”. Mais quand on parle de design thinking, on dissocie très rarement cet élément d’une méthode. On parle principalement de “méthode design thinking”. Mais que se cache t-il derrière cette fameuse méthode ? Un peu d’histoire peut permettre de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une méthode miracle, mais d’une méthode comme bien d’autre pour activer sa créativité. Le Design Thinking émerge dans les années 1960 dans le milieu publicitaire sous la forme du “brainstorming” et se fait connaître grâce à la publication du livre de Peter Rowe : Design Thinking, dans la presse du MIT, en 1987. Le succès de cette thèse tient au fait que la méthode design thinking se base sur l’utilisateur : elle met au coeur l’expérience utilisateur, et donc, l’humain. Or l’apparition de la méthode design thinking va de pair avec un changement de paradigme dans l’économie : “La valeur économique a commencé avec les ressources (céréales, minéraux). Les individus ont transformé les ressources en biens, réduisant les ressources à des marchandises. Puis, les services sont nés, réduisant les biens à des marchandises à leur tour. Aujourd’hui, vous l’aurez compris, ce sont les services qui deviennent des marchandises. Les expériences représentent le nouveau type de valeur économique, avec les services comme scène et les biens comme piliers." B. Joseph Pine II, The experience economy En effet comme le souligne Joseph Pine, auteur américain, la valeur marchande s’est déplacée vers l’expérience, ce qui a donné les conditions favorables à l’émergence de la méthode design thinking. Plutôt que de se concentrer sur le produit, le design thinking met au centre l’utilisateur et son expérience, en mettant en avant l’empathie. Ce qui va de pair avec la nouvelle «économie de l’expérience» que l’on connaît toujours aujourd’hui. Design thinking : quelles étapes pour innover ? La méthode est souvent oubliée, ou réinventée. Pourtant, elle est bien cadrée et fondée sur un processus en quatre temps : Empathize, Define, Ideate, Prototype, Test (Comprendre, Définir, Idéer, Prototyper, Tester). Avec un fil rouge qui soutient le tout : le brainstorming et le lâcher prise (à explorer sur le blog avec cet article sur la créativité et le lâcher-prise). La force du design thinking vient de cette capacité à tirer profit de ce qui n’est pas visible à première vue et de provoquer des tensions dans l’appréhension des problèmes : l’imprévu, l’échec, le sacrifice, les problèmes non identifiés par un management laxiste, les processus inconnus, l’héritage, ce que font vraiment les gens, les coûts indirects, les risques, bref tout ce qui coince et frotte dans une situation donnée. Mais concrètement, la méthode design thinking ça donne quoi ? L’agence de design IDEO très reconnue dans le milieu, située à New York, nous en donne un aperçu sur sa page consacrée. Il est intéressant de constater que chaque agence possède sa propre définition et que celle-ci varie beaucoup d’une agence à l’autre. Chez IDEO, le design thinking n’est pas qu’une méthode, il s’agit d’une façon de voir le monde, d’une stratégie, d’un processus de pensée au croisement de la désirabilité, viabilité, faisabilité. L’agence propose plusieurs cas d’étude pour comprendre l’application de la méthode à des cas concrets. Par exemple, on trouve le design thinking problématique “comment designer un système alimentaire viable dans le futur ?”. Les autres méthodes pour innover Mais la méthode design thinking n’est pas unique, ni la meilleure pour innover, elle est très efficace sur certains sujets, mais d’autres méthodes ont fait leurs preuves et sont intéressantes à explorer : Le Jugaad, où l’innovation frugale : D’abord, le Jugaad, c’est le bricolage rapide. Mais en hindi, le mot correspond aussi à l’idée de “fraude”, donc de ruse : il s’agit d’élaborer des manières pour échapper à la fiscalité locale. Plus largement, le Jugaad est devenu l’idée de faire avec ce qu’on a ou faire avec peu. Le Jugaad incite à la flexibilité, puisqu’il y a une forme de résilience (a solution ne tombera pas du ciel). Cette manière d’innover permet aussi de changer d’échelle, car il faut avoir une perception fine des paramètres particuliers du terrain d’opération. La prospective et l’exploration des futurs possibles, puis plausibles, puis probables. La prospective est tout d’abord une science de l’action et sa dimension essentielle qui est la systémique puisqu’elle analyse des systèmes complexes et tout une série de facteurs et d’agents qui interagissent ensemble. Le travail prospectif est collectif (diversité et coproduction) et politique (valeurs, préférences, tensions), il intervient pour essayer de réduire le champ de l’incertitude concernant un futur donné : travailler le futur ça n’est pas le prédire mais essayer de faire advenir un avenir plutôt qu’un autre. Il existe un ensemble de méthodes pour innover dont la méthode design thinking, qui est sûrement une des plus anciennes. Elle reste une valeur sûre dans un monde soumis à la complexité croissante des entreprises.

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